‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 15 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

que soutenaient quatre pièces d'artillerie et se dirigea sur Vendrell. Arrivé à Villa-Franca , il donna ordre à Van Halen de le joindre avec cinquante chevaux. L'aspect imposant de sa colonne suffit pour lui ouvrir le chemin jusqu'à Cervera.

Le chef de la province ne pouvait ^s rester éloigné de Barcelone; il ne pouvait pas non plus y retourner avant d'avoir pris quelques mesures capables de remplir l'objet pour lequel il s'était mis en campagne. Il manda le général Bellido, gouverneur de Lérida, le général Torrijos, et arrêta avec eux un petit plan de campagne. Il ne suffisait pas, puisqu'il n'embrassait que le centre de la Catalogne. Mais c'était du moins ce qu'on avait encore fait de mieux. Les troupes qui se trouvaient à Cervera furent partagées en trois colonnes dont la première , commandée par le général Torrijos, devait opérer sur la ligne de Cervera et Solsona. La seconde, dirigée par

le général Carrillo de Albornoz , fut chargée de manœuvrer dans les environs de Cardone.

La troisième, aux ordres du colonel Santos San Miguel , dans le Vallès. Ces dispositions prises , les colonnes se séparèrent et le général Porras regagna Barcelone.

Alboipoz ne tarda pas à joindre Romanillo.

Le tocsin sonnait partout, il fut bientôt enveloppé de paysans dont il réussit néanmoins à contenir les efforts. Il continua son mouvement, atteignit Gep-Dels-Estans devant Berga et le chassa de la ville. Après une vingtaine de courses et de combats , il gagna Cardone que Torrijos venait de secourir. Ils se dirigèiaent ensemble à Solsona. C'était le*lieu de la proT vince dont l'esprit était le plus mauvais. On peut dire que lé soldat y mangeait le pain de son sang. Chaque fois qu'on envoyait du grain au moulin , il fallait le faire escorter par un détachement et se battre tout le temps que durait la mouture.

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