CHAPITRE IL
Population.
L'indice le plus sûr de la stabilité et des progrès d'un état, a dit un écrivain, c'est le mouvement progressif de sa population; en l'examinant, un gouvernement voit si ses dispositions ont été bonnes, et lorsqu'on l'attaqué de ce côté, ce serait en vain qu'il recourrait it d'autres signes équivoques : on peut répondre à des raisonuemens et non à des chiffrés.
Les tableaux de la population se trouvent bien défectueux en Espagne. Même en supposant que celui formé dernièrement soit
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exact, ce qui serait. accorder :bjeaKiepup> il e^t survenu dans ceps^s plusifellrs goerres etdes révolutions intestines; des villes ont prospéré, tandis que d'autres ont beaupG^ souffert; on a établi des nouvelles cçdoiQe» et il^ y :& eu des émigrations générales. C'e3t en vain que le gouvernenaent s'est efforcé d'ei^iger des villes les renseigneoiens nécessaire pour les avoir sous les yeux lorsqu'il est q^esti^R de partager les impositions, se&agens ont ét^ frustrés ou séduits; les Corps roumcipaux ont presque toujours procédé de m^Mivaise f<^^ les uns pour se- délivrer des diarges justes, et d'autres pour se délivrei? des injiidtes et ne pas être victimes de. la 'Simérîté de leurs décitations. De là vient la disproportion énorme et très souvent monstrueusç^esi rép^titi<Hi^ et le défaut d'un thermomètre approximatif pour connaître les province» qui souffirent et les effets des améliorationssur diacuned'dles. On voit donc par là combien il serait difi&<^
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cile et même dangereux de domier avec une moyenne exactitude le cens de la population de Barcelone. En peu d'années cette irille a éprouvé des changemens considérables. Avant la guerre de l'indépendance elle était arrivée au degré le plus florissant. La voix cammunè, que nous ne saurions garantir , lui donnait alors cent cinquante mille âmes. Jusqu'à Tannée 181 4 que les troupes françaises évacoèrent la ville, il y eut une grande diminuticm dans la population. Elle s'accrut ensuite, mais elle ne remonta pas à son état de splendeur primitive , soit parce que beaucoup de monde périt pendant la guerre , soit parce que les circonstances mettaient des entraves aux mariages, soit enfin parce que Vindustrie avaH reçu un coup £sitàl dont elle n'a pas encore pu se relever. Les espérances de prospérité qu'on conçut en 1817 attirèrent visiblement quelque population , mais qui , à ce qu'il paraît , resta stationnaire jusque vers la moitié de iSai