‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 163 sur 196 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

que survint l'épidémie. Tka ravages qu'elle a faits sont connus. La population n'a pas été seulement diminuée par ceux qui forent victimes de la maladie exterminatrice, mais aussi par l'émigration de nombreuses .

&milles qui s'établirent dans d'autres points avec leurs capitaux et leur industrie, et qui n'osèrent pas retourner, de crainte que le fléau ne reparût les années suivantes. Dans l'année 1822, Ifescîrconstances politiques amenèrent à. Barcelone beaucoup de fugitifs.

A plusieurs reprises dans le courant de 1823 on aperçut la même augmentation jusqu'à ce que depuis le commencement de juillet on remarqua une émigration asses considérable à cause du blocus. Celui-ci ayant été levé le 4 de novembre par l'entrée des troupes françaises, la ville recouvra ses habitans, et en gagna un grand nombre de nouveaux par la sûreté qu'offwt l'état de' tranquillité dans laquelleelle s'est maintenue. Telles

sont les causes des augmentations et des diminutions sensibles que la population de Barcelone a éprouvées dans ces dernières années.

Réduire à des nombres précis celle qa'élie'a eue à chaque époque, est une entreprise supérieure à nos moyens. De ce côté tctat te que nous pouvons Ëiire c'est de réunir et oflGrir la comparaison de plusieurs cens, qocnqoe nous soyons intimement convaincus de lear inexactitude.

En prenant pour base un tableau , dalé du î®^ janvier 1819, et qui se trouve dans une des salles de la municipalité de Barcelone, on trouve qu'il y avait alors dans cette ville cinq mille sept cent quatre-vingt-dix-sept maisons, dix-neuf mille six cent dix feux , vingt-trois mille deux cent seize hommes et trente-huit mille six cent dix -neuf femmes, sans coboprendre les chefs de famille. On ne comprensit pas non plus dans ce nombre les ecclésiastiques séculiers et réguliers 5 ni les individus

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(lépendans des maisons de rédiasion, oorteo lion et isienfiaisanoe, m ceux qui jouissent- dy droit (t) militaire et de marine, Biles.aul»es esempts. fie toutes ces catégorie» réuniies'', il résulterait une population de quatre-Tin^un mille quatre cent quarante-cinq âmes.

Dans une relation ^publiée par Ieigonv«n|itta ment politique de Catalo^e le '«5 mars i8a2, on donqe à Barc^ne,, co^ilit«mMit avec le village de Gracia, ^diic^huil saille' hHft cent soixante-seize £eos. Il' faut tependant avertir que celte rulalioii est la plus défectueuse qui puisse être imaginée. Il y a des endroit$ où on compte plus da deux cent cinquante habitans et qui dans cette relation étaient indiqués comme n'en contenant que huit!

Dws un Manuel (les voyageurs qui fut imprimé dans le mois de miirs i8aa, ou doun?

à Barcelone quatre-vingt dix*huit mille cinquante habitans ; évaluation dont nous ignorons la source.

Nous avons vu de plus un cens qui, d'après le canal par lequel il est arrivé à notre oonnaissance, doit être considéré comme le plus approximatif. On y donne à Barcelone ^ingt mille cent quatre-vingt dix-huit feux, qiii,8uivant la proportion d'un à cinq devraient former cent un mille habitans.

Mais si nous ne pouvons pas compter sur ces tableaux pour obtenir une certitude rigooreuse sur le nombre des habitans , nous pourrons en parler avec un peu - plus d'assurance , d'après ceux qui ont été dressés par naissances et décès.

Dans le Guide des étrangers , pour Vannée i8âf , que publia la municipalité, nous trouvons les données suivantes : ^

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