‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 173 sur 196 · CHAPITRE V. 4î · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 4î

Dans les dernières années, on l'avait chargée de plusieurs commissions, comme d'aller à Tortose, lorsque s'y était propagé le tifus ictérodes; à Premiâ, lor^u'on soupçonna la contagion dans cette partie de la côte de Catalogne. Elle fut encore employée lors^ de la lèpre qui commença à faire ses ravages dans le camp de Tarragone, et aussi pour empêcher les mauvais effets de la vapeur du chanvre en fermentation , et pour vacciner. Elle fit plusieurs rapports au gouvernement, entre autres un sur l'épidémie de 1 821, qui est imprimé.

Le nombre des membres a été dernièremeâl augmenté de professeurs distingués : voilà tout ce qui est arrivé à notre connaissance.

Dans cette ville florissait une académie de jurisprudence pratique qui avait publié plusieurs travaux estimables. Nous ignorons l'époque de sa fin ; nous savons seulement qii'op avait tenté de la réformer et quon n'a pu y réussir.

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des exercices publics littéraires ; ils consistent en thèses de théologie et philosophie, examens de grammaire et rhétorique, discours tant en prose latine qu'en v^s latins ou castillans. Nous ne pensons pas qu'en i6a3 ces exercices aient eu lieu. En i8ao, leséleTesqui assistaient aux cours de cet établissement étaient au nombre de huit cent quat3*e-vingtcinq; savoir : quatre cent quatre-vingts pour celle de grammaire^ cent vingt pour celle de rhétorique j cent soixante-dix-huit pour celle de philosophie , vingt - quatre pour celle de théologie scolastique et trente-cinq pouor odle de droit canon; l'académie de prédication eut vingt-cinq disciples : nous ne savons rien des années postérieures.

En 1 76a fut créé le collège royal de chirurgie médicale, lequel en i8ao comptait trois cent quarante-hwt disciples. Il se composait de six profess^^ en titre , de deux surnuméraires et d'un démonstrateur d'anatomie. En

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1806 on fonda le collège de pharmacie^ qui

par disposition ultérieure fut appelé de i5crj7 Victoriano. £n 1 820 il avait cent soixanteonze élèves, et était composéde trois dhak'é^, savoir : une de physico^hùniey lùié àe mattè" res phannaceutiques et une d* histoire naturelle et pharmacie expérimentede. Depuis Tanliée 1799 on avait formé là classe de ^//mî^Ec^ divisée en deux chaires mus la -directimi de rA«cadémie royale de médecine praticfM. Toil^ ces établissemens en -vertu de dîs^>06itîoftë données à la fin du iSai par la directkmdeis études, furent réunies avec les «protés^etlrs de médecine de l'université de C^vera^ et formèrent V école spéciale de la science de guérir-, on y comptait en 1822 dnqceat <^ disciples et elle continua de «ubsister juétqu^à la fin de 1823.

Plusieurs chaires de la pjus grande knportance, tant pour le commerce et industrie qne pour l'instruction en général, ont brillé

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sous la protection de l'illustre junte de gouvernement du commerce de Catalogne; entre autres celle de navigation quia produit tant d'excellens marins. Un de ses premiers professeurs fut le P. Augustin Canellas, connu parmi les astronomes de plus grande réputation de notre siècle. En i8o5 on institua l'école de sténographie ; peu de temps après une chaire de chùnie j et ensuite une autre de statique et hidrostatique. Les malheurs de la guerre interrompirent successivement la carrière brillante qu'on avait commencée, jusqu'à ce qu'en i8i4 on rétablit les anciennes chaires, et on y joignit celles à! économie politique et physique expérimentale , et en 1 8 1 5 celle â^aritlimétique commerciale et de botanique. On adopta en 1 8 16 dans celle de statique la méthode technogra* phique de l'école Polytechnique. L'académie des sciences naturelles et arts conservait d'ailleurs deux chaires de mathématiques pures et une autre Ae cosmographie. Toutes ces chaires,

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