‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 176 sur 196 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

disparurent avec la suppression de ces maisons religieuses. Dans tous ces établisseiaens les enfans recevaient des principes de religion, apprenaient à lire , écrire , compter et la grammaire castillane. Les établissemens partîculiei^ avaient plus de deux mille élèves et les couvetis plus de douze cents. Dans l'école de charité dout nous avons parlé dans le chapitre de bienfaisance, on instruisait plus de trois cents enfans. Dans le collège des écoles pieuses, établi eu i8i5 dans ie bâtiment qui appartenait à l'ordre Aesantonins, outre les premiers élémens d'éducation on apprenait la latinité, la rhétorique , la poésie et les mathématiques pures. Eu 1822 il contenait sept cent trente-six élèves. Il y a loin des livres qu'on mettait dans les mains des enfans pour leur inspirer le goût de la lecture, à ceux d'un effet plus important qu'on avait introduits dernièrement dans cette école , tels que celui intitulé Simon de ISantua, écrit par M. L. I*. Jussieu

qui en 1818 obtint le prix de la société efm*^ struciion élémentaire de France, eoimne le meilleur livre et le plus convenable poor la jeunesse. Quant à nous , nous penchons i croire que les anecdotes de Berqutft oÉirent de plus grands avantages. Mais, en adcrptant ce petit ouvrage, c'est déjà on graûd pas qu^on* a fait. Il est à regretter que la tradudioo soit déparée par quelques gallicismes.

Le P. Catalâ, trinitaire chaussé, avec la pro^ tection des autorités de celte époque fonda en 1820 sous le titre d'académie civique tw éte* blissement dont le but était d'instruire ceux d'im âge plus avancé qui dans leur jeunesse n'avaient pu recevoir d'éducation^ Les egçk»

rances qn'avail fai^ concevoir ce plan tra^ ment d'un philanthrope, furent frustrées par k mort de ce zélé ecclésiastique, victime, pen^ dant l'épidémie, de son amour pour rbumanité. Depuis lors nous ignorons qu'une si géné^ reuse idée ait eu des suites.Trois religieux -dMt^

CÎIAPJTBS VII. 4^9

liaient les premières leçons à deux ceat trwtequatre adultes; un prêtre, les éléqiei»» de la grammaire castillane à quarante-sept; deux séculiers , la langue française à cent soixante-* quinze; un autre la langue allemande à vingthuit, un autre epifin, l'anglais à trente-sepi élèves. On prenait toujours pour base le système mutuel. Dans cet établissement il y avait et il y a encore aujourd'hui une classe pour apprendre aux aveugles, au moyen de planches et instr umens nouveaux, à lire, écrire, compter, et la musique. On avait aussi depuis quelques années institué l'académie des sourda-et-muets; on y recevait trente-cinq élèves à qui Ton apprenait la grammaire castillane , la géographie et la religion.

Nous regrettons de ne pouvoir nous étendre davantage sur des institàtions qui noua r|tp? pellent les noms de Sanderson, GuiHiév Sicard^ de l'Epée et d'autres hommes bienfaisana auitquels l'humanité est tant redevable.

44o LIVRE VI.

£n 1820 on forma un gymnase militaire qui se composait d'un bataillon de jeunes gens de dix à seize ans qu'on instruisait dans l'ordonnance , la tactique et le dessin militaires, dans les mathématiques, l'idéologie, la musique et la lecture des actions héroïques des grands ca* pitaines. Ce qui étonnait le plus , c'était Texcellente musique composée de ceux d'entre eux qui avaient le plus de goût pour cette partie. Dans le mois d'octobre dernier on avait dissout cette école qui y établie sur d'autres bases , serait aussi importante que le sont pour la jeu*^ nesse les exercices du gymnase.

L'éducation si négligée des filles n'a pas reçu d'améliorations sensibles depuis qu'en i65 1 on établit les religieuses enseignants qui apprennent à lire, écrire et toutes les occupations du sexe. Dans cette école bien£dsante on reçoit régulièrement environ six cents élèves. Pour ce qui est des autres écoles particulières, nous ne pourrions guère en

Page 1