CHAPITRE VIII
Bibliothèques , Cabinets et archive».
La plus importante bibliothèque publique, à Barcelone, parait être celle du séminaire épi»copal: elle se compose de seize mille volumes. On Ta formée petit à petit des bibliothèques particulières de tous les évéques : tout ce qu'il y a de plus précieux est dû à MM. Climent et Yalladares. Nous avons entendu £aiire beaucoup d^éloges de la bibliothèque choisie de M. Diaz de Valdés, et nous croyons qu'il n'en a pas encort^ doté cet établissement. Dans une
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pièce contigaë et vers Faufilée 1 8 17, em a fonné une bibliothèque appelée Catalane, sous les auspices de rillustrissîme aeignAur SîcharcL, Quoique encore à sa naissance:, elle ne laisi^it pas de contenir, en 1 8ai ^ phis de quih2» œi^ ouvrages d auteurs to^s natifs de la province.
I^bibliol^que du ccfuiaent deSaniteCatbe»v rhie n'était pas aussi dioîsie. Cependanl; eUe contenait vingt mille volumes^ quelcfues ma* nuscrits et cartes de géographie ; celle du (xmih vent de Saint-François cT Assise contenait neu£ mille six cent dix-huit volqmes, et celle des carmélites déchaussés huit ipâle cent soixante et quelques manuscrits précieux^ Il paraît qaé les bibliothèques de tous ces^ouvens, et queU ques autres, furent réunies à cduLde Saint-p Augustin, où elles sont encore sous clef.
Les cabinets de Cccsa Salvador ^ les éccdes de chirurgie et pharmacie , Fàpadémie des scieuces naturdiles , la junte de oommerce n'ont pas fiait, à ce que nous croyons, des
acquisitions bien importantes , et Ton peut dire qu'ils sont, à peu de chose près, dans le même état que les années précédentes.
Nous pouvons nous féliciter de ce que, dans les troubles qui nous ont divisés , on a sauvé les précieux documens qui existaient dans les différens monastères qu'on supprima. On les gardait avec beaucoup de soin dans les archives générales de la couronne d'Aragon ; et nous faisons des vœux, puisque c'est à cette circonstance que ces objets ont du leur conservation, pour qu'ils restent tous en dépôt dans cette capitale , afin de servir à Tinstruction des amis de l'antiquité. Combien ne s'en serat-il pas perdu dans la marche des siècles , pour ne pas avoir été mis dans des lieux de sûreté ?
Nous devons faire mention dans ce chapitre de la souscription pour la lecture ouverte chez don Thomas Gorchs. La collection se compose d'ouvrages estimables en espagnol, français
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et italien; mais elle mérite particulièrement notre citation, tu qu'elle est la seule entreprise en ce genre qui se soit tentée à Barcelone.