CHAPITRE VU
qui, dès le commencement de l'insurrection et jusqu^à la fin de la guerre , ne cessèrent de coopérer au salut public; nous disons la s^ile reconnaissance 'et l'honhéuri, ear la plu* part était loin d'approuver dans tousiles points les doctrines qu'ils, défendaient j II est vrai qiton avait proclamé à Nàples et à Turin la constitution espagnole; mais ce^ne fut que dans un moment'de hâte,> et dans le dessein d'adopter plus tard quelque chose de plus conforme auxmdsurs, aux besoins et aux circonstances de la patrie. Les Italiens réunis; à Girone sous les ^ ordres du colonel Olini, faisaient partie delà brigade Lloberas. Ceux. de Mataro^ commandés par le lieutenant-colonel Pacchierottiv étaient attachés à la division Milans. Les premiers comptaient soixante hommes d'infanterie et vingt de (Galerie. Les derniers s'élevaient à deux cents hommes, cavaliers et fantassins compris. Le cercle d'opérations du général Lloberas s'étendait de Gi-
rone à Fîguères. Le brigadier Blanco^ commandant du régiment de Navarra , lui servait de lieutenant. C'est lui qui dirigea l'action de Besalu contre Missas et Malavilla. Les £sictieux' . étaient au nombre de deux mille et les consti*^ tutionnels de quatre cents. Blanco fut deux jours à forcer la fortune à se ranger de son côté. Les insurgés renaissaient de leurs dé^ faites. Missas reparut a Olot avec une bande presque aussi nombreuse que celle qu*il avait à Besalu" II s'empara de la ville et la traita du* rement. Lloberas et Blanco accoururent avec sept cents hommes qu'ils parvinrent à rassembler. Ils tombèrent brusquement sur ses avantpostes , entrèrent dans les rues , l'arrachèi^nt des maisons et le chassèrent après lui avoir fiait essuyer une perte considérable. Lloberas était déjà de retour à Girone lorsque Olinise trouva compromis dans une affaire qui mérite d'être rapportée. Il était parti de cette ville pour escorter la correspondance de Barce-