CHAPITRE VII
lone. A son arrivée, à Casa de la Selva 9 il se
Tit enveloppé par huit cents factieux guidés par Carnicer ; hors d'état de leur résister avec son faible détachement , il se jeta dans l'église , tint tête toute la nuit aux insurgés et fut dégagé au point du jour par une partie de la garnison de Girone que secon-^ daient les miliciens volontaires de San Feliù de Goisols. Cette affaire coûta aux Italiens quatre ou cinq morts, perte légère, si on n'a égard qu'au ninnbre, mais plus sensible , si on considère que les soldats d'Olini étaient presque tous d'anciens officiers.
Le général Lloberas avait déployé la plus grande activité dans la guerre de l'indépendance. Il en montra encore beaucoup dans les excursions qui nous occupent. Néanmoins diverses personnes en attendaient davantage.
La position d'Olini et de Lloberas présentait un singulier contraste. Lloberas commandait en 1809 au siège de Girone un des postes' prin-
cipaux du fort Mont*Joui, quand les Français en tentèrent l'assaut dans la nuit du 8 au 9 juillet. En vain le terrein était partout d'un accès très difficile et la brèche réputée impraticable ; l'intrépidité des troupes fmnçaiseset des véiites italiens avait tout Mirsaonté. Déjà leis assaillans arboraient leurs drapeaux sur les raurs dont ils s'étaient rendus maîtres; la garnison ne songeait qu'àse réfugier dan^là cité. Lloberâs qu'anime d'importance « du > poste J0 force ,de retourna au combat. La porte qui lui était confiée^ tétait la seule issue du fort. Il la ferme devant les fuyards et les»contraint de chercher leur salut dans leur couragév Ils reviennoatà la charge v: obligent après de longs efforts les Français et les Italiens de se retirer, et reprennent le po§te qu'ils ne cédèrent enfin aux assaillans qu'après qu'il leur^ eût,<:oûté bien des peines et des sacrifices.
. Olini commandait à cet assaut qui fut 'l'origine de la fortune de Lloberâs. Quel avantage