‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 26 sur 196 · CHAPITRE VIU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIU

et arriva le 4 à Ostalrich. Il n'eut plus d'obstacles pour rentrer à Vich. Le id il fit une nouvelle sortie ; il attaqua seize cents factieux dans les fortes positions de Pujol et Gouet , et les défit complètement. De retour à Vich, sans même laisser reposer' ses troupes, il en détacha une partie contre Mosen Anton qui, de la route de Faradell , s'était porté sur l'ermitage de San Marcos et. menaçait Vich avec deux pièces de canon. Mosen Anton reçut l'attaque sans s'ébranler ; mais enfin il fut obligé de prendre la fuite après avoir perdu une partie des siens. Le général, pei: de temps après , résolut de tenter un nouveau coup ; il sortit pendant la nuit et marcha sur Parafurgel où il espérait surprendre les factieux. La^ distance est de trente-sept lieues ; il la parcourut en deux jours , et son dessein fut accompli. Il descendit en suite à Granolj^ rs ^ù ildéfit Malavilla. Milans ne pouvait sortir de Vich sans que la place ne fut menacée. * Une autre

circonstance la compromettait encore, elle manquait de munitions; heureusement il en arrivait un convoi de Barcelone; le général fut chargé de l'introduire : il battit les factieux qui js'étaient groupés le long du Pla de la Calma et de Coll Formich pour empêcher l'opération , et réussit à la mener à fin. Vich était à peine secouru que la marine courait de nouveaux dangers. Malavilla s'était porté une seconde fois sur GranoUers et s'était fait sour tenir par Mosen Anton. Milans revint sur ses pas et fondit si brusquement sur le village que tout ce qui l'occupait fut dispersé; Mosen Anton lui-même fut obligé de s'enfuir sans cravate et avec la barbe à moitié faite. Il joignit encore les insurgés à San Feliù del Pinô , à Breda, et les tailla en pièces.

Ces succès avaient un peu calmé l'effervescence de la^ontagne ; il en profita pour ravitailler Cardone où il introduisit un convoi comme il avait fait à Vich.

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