‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 27 sur 196 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Pendant que Milans poussait cette expédition y Pacchierotti allait chercher les insurgés à Tardera. Il les battit , mais le succès faillit lui coûter la vie; il fut atteint d'un coup de feu qui lui perça le sein.

•Milans se mit de nouveau en route : ayant appris que les factieux au nombre de six cents étalent stationnés à Pineda , il sortit de Canet à la nuit, prit, afin de donner le change aux espions, un chemin oppoâé à la direction qu'il ▼oulait suivre, et faisant tout-à-coup volte- &ce, il arriva avec le lever du soleil au village où la plupart des factieux étaient encore au lit. La surprise est complète; tout fuit, tout se' disperse; les uns se cachant dans les maisons , les autres sur les toits ; un grand nombre en cherchant à se sauver se précipitent par les fenêtres ou vont périr dans la mer. Milans néanmoins fit deux cents prisonniers; il eût désiré sauver le reste des insurgés, mais la frayeur les avait emportés, la plu-

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part n'existaient plus. Ils s'étaient entassés dans de frêles embarcations; elles ne purent supporter le poids : hommes et esquifs, tout dis*parut. Parvenu à Santa-Coloma de Famés , Milans fut attaqué à son tour; il éprouva d'abord quelque embarras , mais il finit par i^pousser l'ennemi et le mit en déroute. Ce résultat fut en partie dû au dévoûment de deux Italiens, le chevalier Ceppi et le jeune Gaddi. Ils donnèrent tête baisr.ée au milieu de Tennemi et entraînèrent la colonne sur leurs pas. Victimes généreuses ! vos compagnons d'infortune ne prononcent jamais vos noms sans qu'un soupir ne leur échappe !

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