‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 29 sur 196 · GH4.PITRE IX · texte numérisé non relu

GH4.PITRE IX

aussitôt devant les forts où s'enfermèrent le peu de miliciens volontaires delà ville d'Urgel. Vassiégeans étaient près de cinq mille; les assiégés ne comptaient pas quatre-vingts combattans.

^ la nouvelle que la place d'Urgel était pressée, le comte Linati, italien, propriétaire en Cerdagne, et le colonel Casas, mirent tout en œuvre pour réunir les constitutionnels du Haat-Sègre et les soldats du nouveau resguardo (douaniers). Ils parvinrent à rassembler trois cents hommes avec lesquels ils se portèrent sur les forts dans l'intention d'y pénétrer et de renforcer la trop faible garnison. Mais le capitaine Calpe du resguardo , refusa de marcher la nuit avec les siens , comme de franchir la ligne des assiégeans et 6t ainsi manquer l'expédition qui se borna à surprendre les avant-postes des insurgés et à leur enlever une vingtaine d'hommes. Les assiégés harassés de fatigues, effrayés de leur petit

nombre, et n'ayant plus d'espoir d'être recourus , consentirent à traiter. Il fut convenu d'honneur avec les factieux que la vie de^lisièges serait sauve , que leur liberté et leurs fortunes seraient respectées.

La garnison crut à la bonne foi des sfesiégeans et rendit la place; mais elle avait à peine déposé les armes que la capitulation fut indignement violée. Les hommes furent chargés de fers, les femmes outragées, l0s enfans même ne furent rendus à leurs parens qu'au prix de l'or.

.. Pendant tout le tewps que dura leur captivité, des propriétaires aisés, des hommes de loi , des gens de lettres furent obfi^és de travailler aux fortifications que faisaient élever les insurgés, te ne fut pas assez. Trois d'entre eux que leurs opinions, leur fermeté rendaient plus odieux aux chanoines d'Urgel qui dominaient dans les conseils , furent fusillés.

Linati et Casas apr(^s avoir protesté contre

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