CHAPITRE IX. Sgi
la conduite de Calpe, se replièrent sur la Cerdagne et trouvèrent le pays dans le découragement. Refusant d'écouter les propositions du chapitre d'Urgel et des chefs Romagosa et Miralles, qui lui offrirent le coiiimandement de leur cavalerie s'il voulait abandonner la cause constitutionnelle, Linati fut contraint de se réfugier sur le territoire français. Après beaucoup de dangers , Casas parvint à gagner Vich d'où il se rendiwà Rarcelone.
Tels étaient les progrès de l'insurrection que les factions d<3s différentes provinces commençaient à se croiser. Celle de Navarfe s'était portée en Catalogne. A son passage en Aragon, le colonel Tabuenca s'était mis à sa poursuite et ne l'avait plus abandonnée. Mais les Navarrais ayant été renforcés par le Trapiste et autres chefs, marchèrent à sa rencontre et l'attaquèrent avec vivacité. Tabuenca qui ne comptait que huit cents hommes en eut tout-à-coup plus de deux mille sur les bras.
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Il les contint néanmoins plusieurs heures mais à la fin il succomba sous le nombre , et fut obligé de mettre bas les armes. Sa troupe fut abreuvée d'outrages, et lui-même lâchement assassiné par un capitaine navarrais qm le perça d'un coup d'épée.
Cette victoire enhardit le baron d'Eroles; il leva tout-à-Êiit le masque, prit le titre de capitaine-général et fut r^u à Urgel au milieu des acclamations. Ij^^ régence d'Urgel que présida don feernardo Mozo Rozalès, marquis de Mataflorida, fut installée immédiatement après cette entrée triomphale.