CHAPITRE I
bité à toute épreuve , docteur en droit et avocat des plus versés dans la jurisprudence militaire , fut chargé de diriger l'instruction.
Quelque graves que fussent ces embarras , notre position financière Tétait encore plus. La campagne allait s'ouvrir; la caisse était vide. Il £adlaitdes fonds pour assurer la solde , entretenir les vêtemens et nourrir le soldat. On ne savait où prendre les moyens de £siire £ace aux besoins qui nous pressaient.
On réussit néanmoins, à l'aide de quelques mesures qui furent concertées entre l'intendant de l'armée et les autorités de Barcelone, à se procurer. les fonds nécessaires aux premières opérations. On fit arriver l'artillerie pour commencer le siège de Castel-FuUit.
La promptitude avec laquelle on posa les bases qui devaient assurer le succès de la campagne n'empêcha pas néanmoins ceux qui ne voyaient Calaf qu'à laide de leur imagina-
tion, ou se bornaient à guerroyer sur la carte, de se plaindre de l'inaction du nouveau général en chef. Ils remarquaient qu'Eroles n'était pas un Annibal , et reprochaient à Mina d'imiter la lenteur de Fabius.