‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 35 sur 196 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

* ' Siège de Castel-FuUii.

L'artillerie était arrivée; toutes les forces dont le général pouvait disposer s'ébranlèrent à-la-fois, et, suivant des chemins différons , allèrent s'établir sur les hauteurs de Castel-Fullit. Elles s'élevaient à environ sept mille hommes de toutes armes. Mais il ne s'agissait pas non plus d'emporter une place de premier ordre. Loin de là, elle ne consistait qu'en un vieux réduit en forme de parallélo^

gramme protégé de trois côtés par des tours moresques qui couronnaient différentes hauteurs. Le village qui est situé au pied de la colline se liait par un mur à la fortification centrale. La place assurément n'était pas inexpugnable; mais elle était couverte par des ravins^, des abîmes, derrière lesquels on pouvait se croire en sûreté. - * '•

Au moment où nous parûmes, c'était Romanillo qui commandait Castel - FuUit. Le baron d'Eroles s'était porté à. la hauteur de Torâ pour observer nos mouvemens.

Le canon ne se fut pas plus tôt fait entendre que nous aperçûmes que les défenseurs de Castel-Fullit n'étaient plus les bandes de Cervera. Ce n'étaient plus des factieux, c'étaient des braves.

Comme on ne pouvait approcher de la place sans s'emparer des tours , nous commençâmes nos opérations par l'attaque de celle qui présentait le moins d'obstacles et le plus d'avan-

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