‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 50 sur 196 · CHAPITRE VI. ioi · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. ioi

mée espagnole , le major dé Bosas ; celui de la cavalerie un ofiBcier français en retraite. La colonne entière se composait d'un ramas d'aventuriers des deux itations.

Les ennemis qui suivaient avec le plus de constance la première division citait Missas, et Mosen Anton qui, par exception, n'obéissait au baron d'Eroles qu'autant qu'il lé trouvait bon. Lloberas les rencontra à Banolèâ , et quoiqu'il n'eût que huit cents hommes c6n^ tre trois mille, il les attaqua et les défit.

Depuis le commencement de l'insurreètion jusqu'à l'arrivée du général Mina, Milans avait presque toujours agi de son chef. 11 ne ta)*dà pas néanmoins à faire preuve d'obéissafnce , et montra par la déférence avec laquelle il exécutait les ordres qu'il recevait, combien il était digne de commander. *

Pendant que le général en chef, comin<è nous l'avons vu plus haut, était à Caiaf, les autorités de Barcelone lui avaient trrfhs-i^

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mis «ne désuoaciation de Pol de Qimidbcrt c[ai îâpialait c^ix qui soseilaieiit k» trodUcs de la Qitalogiie. Cet hooiiDe aurait été initié an secrets des meneurs; il les coRnsMSsmt et pvo^ dnisait des preures à raj^ni des fiûts qull sfrgoabit.IiCsmonidpalttés€OMstitationneil«%i^ triboMun. de prevoière instance, les secrétHNS des cfae& pobtiqiies auraient en ontie léoM diverses charges omtre pkisiearsdes.prqvf— t Lêâî dcmnqes étaîi^ot trop graves; le gâaéal en chef n^ put se dis|penser de les melbt) en îug^m^^9 ^t. chargea le fiscal de. les powrevi- Tre^ An nombre die» prévmus était nonsèe gDeur Straucbf évéque de. Vi(^ Le général Milans fut chargé dei l'arrêter et de le condinre à Barcelone. U ne discuta ni $ur la natuire de Tordra ni sur les difficultés de rentrq>rise ; il ne pensa qu'à obéir* Il piurtit de Graiiollers , et passant par SaUfC^eloni , il arriva à Sa«ta- Coh>ina de Farnès. Une chose inconcévaUie!, c'e^ que dans ui^e affaire aussi se>cvéte,. aiissi

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déKcate , les factieux aient pu pénétrer et connaître sitôt l'objet de son expédition. La résistance vigoureuse et non interrompue qu'ils loi opposèrent depuis Santa «- Coloma jusqu'au terme de son voyage prouve qu'ils ne l'ignoraient pas. Ils le harcelèrent tout un jour et toute une nuit. Voyant alors qu'ife ne pouvaient l'arrêter, ils allèrent s'emparer d'tm défilé par lequel il devait passer , et le retranchèrent de manière à le rendre inattaquable.

Le général Milans ne se laisse pas imposer par ces obstacles. Il fak face en arrière , prend un ^emin de traverse, et arrive à Yick à deux heures après midi. Le lendemain toutes les coUines qui environnent la place se couvrent d'insurgés que conduisent Missas et Mosen Anton. Le général Milans né se fiait pas attendre; mais les ennemis efïrayés de sa résolution jugent prudent de s'éloigner. Deux compagnies d'élite de la bande de Missas osent seules feire tète à l'orage et attendent de pied

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ferme. Le général met à profit cette bravoure irréfléchie ; il les fait amuser par ses tirailleiu*s pendant qu'il porte sa cavalerie sur leurs derrières. Quand les dispositions sont &ites, que la retraite est interceptée , il les fait charger et leâ met en déroute. Ce qui avait échappé à la baïonnette eût tombé sous le tranchant du sabre , si le terrein eût été moins difficile pour la cavalerie. Les plis du sol, les ravins en sauvèrent une partie qui se dispersa dans^ les bois.

Ceux qui ont gémi dans l'exil, et qui savent combien la vie a d'amertume pour l'homme sans patrie, n'auront pas de peine à s'expliquer les petites dissensions qui éclataient de temps à autre parmi les Italiens qui, après la révolution de leur pays , avaient été obligés de le quitter, et soutenaient la cause constitutionnelle dans la guerre de Catalogne. Une altercation des plus vives eut lieu à cette époque*

Ija blessure que Pacchierotti avait reçu6

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