CHAPITRE VIII
Surprise de Camprubijd laPueblt^de LUlet.— ^rret de Blast. — Surprise du convoi^ à Oliana. — Horreurs des factieux contre les dames, — Surprise et mort de Miraîles.
La jeunesse de la Cerdagne constituait ce
qu'il y avait de mieux parmi tes guérilles qui
secondaient les mouvemens de notre armée.
Elle était partagée en deux petits corps , Tun
aux ordres du comte Linati, l'autre à ceux du
capitaine Camprubi. Ce dernier était à la
Puebla de Lillet lorsqu'il fut surpris par une
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bande de factieux très supérieure en nombre , guidée par Mosen Ramô, prêtre de la n^tagne. Hors d'état de résister dans la plaine, Camprubi se jette dans l'église et oppose une longue résistance. Les factieux iiTités qu'une poignée de constitutionnels rende inutiles tous leurs efforts , mettent le feu aux maisons contiguës à l'église et apportent du bois de tous côtés pour augmenter l'effet de l'incendie. Les assiégés à moitié suffoqués se battent encore. A la fin les flammes gagnent la porte du temple de l'église , et Camprubi est obligé de se rendre. Quelques morts, quelques blessés, une centaine de prisonniers ne sont pas une perte bien considérable pour une armée. L'or l'atténua encore : moyennant cent onces de ce métal, Camprubi obtint sa liberté. Quelques autres réussirent à s'échapper. Le mal ne paraît donc pas bien grSnd; mais l'atrocité des factieux suppléa au nombre des victimes. .Quatrevingt-dix jeunes g'Cns, l'espoîr et la gloire