‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 96 sur 196 · CHAPITRE XII. %ig · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. %ig

campagne, tournent et fatiguent les troupes constitutionnelles. Le nombre l'emporte enfin. Après une heure de résistance le village est enlevé , et les troupes qui le défendent obligées de se mettre en retraite. Les Français les suivent sur trois colonnes. Lloberas résiste dans ses positions, mais bientôt il n'a plus aucune chance de succès. Sans cesse menacé par les colonnes qui se présentent sur ses flancs ^ obligé de contenir celle qui l'attaque de front, il ne lui reste d'autre ressource que de tâcher de vendre chèrement aux ennemis une victoire à laquelle il ne pouvait pas prétendre.

Il fit sa retraite par échelons, disputa chaque tertre, défendit chaque défilé, en sorte que le feu qui avait commencé à onze heures du matin à l'entrée de Castel Tersol, ne se termina que le soir à celle de San Feliù del Pinô. Les constitutionnels eurent environ cent hommes hors de combat; les ennemis en perdirent davantage. ^

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Dans la nuit Lioberas rjejoignit le général Milans à Moncada , petite ville à deux heures de Barcelone. La première division se maintint autour de cette place jusqu'au 6 de juillet, époque à laquelle les Français occupaient déjà Matarô , Carpes et GranoUers.

La troisième division suivait tantôt les mouvemens de la première , tantôt ceux de la quatrième.

Le général en chef, présumant qu'à l'aide des marches, des contre-marches qu'il n'avait cessé de faire, il avait donné le change à l'ennemi et lui avait dérobé sa véritable position , résolut de profiter de l'indécision où il devait être pour frapper un coup vigoureux.

Un convoi de vivres considérable était arrivé à Vich; il projeta de s'en emparer. Il sortit de son camp à l'entrée de la nuit, faisant, suivant l'usage, prendre à sa troupe une fausse direction. Au bout de quelques heures il rebroussa chemin, se dirigea su%le point qu'il voulait

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