DE L’APPENDICE
Proclamation de Mgr. le duc de Bourbon (i).
Nous, Louis-Henri- Joseph de Bourbon, duc de Bourbon, prince du sang, pair de France, grand-maître de la Maison du Roi , en survi-
(i) Ce n’est que depuis quelques ]Ours que je me suis procuré l’original de cette proclamation, signé tle la main du prince; si je l’avais eu plus tôt, je l’aurais joint aux Pièces justificatives de mes Mémoires ; mais elle trouve également ici sa place.
Qu’on nous dise maintenant que Mgr. le duc de Bourbon ne prenait aucunes mesures pour le soulèvement de la Vendée! Cette pièce , et celles sous les n“* a , 3 , 4 et ^ > donnent un démenti formel à de pareilles assertions.
On nous expliquera , sans doute , pourquoi ces ordres n’ont pas reju leur exécution.
yance , chevalier de ses Ordres et de la T oisoiid’Or, gouverneur-général des 12, 1 3 , 20, 21 et 22* divisions militaires.
La trahison de quelques chefs de l’armée et un vertige passager des soldats ont forcé votre Roi de quitter Paris. Cette capitale et la France avaient cependant joui de plus de bonheur , depuis une année , que dans les vingt-cinq précédentes : nos dangers demandent du courage et de l'énergie. La guerre la plus cruelle est un étal plus supportable que le gouvernement sous lequel l'usurpateur vient de nouveau vous subjuguer. Annez-vous donc ! Du moins vous le faites pour la cause de votre Dieu, de votre Roi, de vos lois , et de tous les hommes honnêtes de votre malheureuse patrie.
'A ces causes ordonnons ;
Art. i". Tous les hommes de dix-huit à cinquante ans en état de porter les armes , s’enrôleront dans leurs compagnies respectives , et se tiendront prêts à marcher au premier ordre de ceux que nous aurons chargés de nos pouvoirs.
Art. 2. Les ordonnances du Roi, relativeifpent aux embaucheurs , seront rigoureusement exécutées. Tout individu parlementaire , tant officier civil que militaire , qui se chargera d’ordre quel-
conque de Buonaparte ou qui y obéira, sera jugé sur Iheure par un conseil de guerre.
luvilons tous les maréchaux de France , lieutenans-généraux et en général tout militaire , de quelque grade qu’il soit , à rejoindre nos drapeaux, conformément à leurs sermens.
A notre quartier-général à Beaupréau , 24 mars 181 5 .
Signé L. H. J. SE Boubbom.