N° VI
Extrait du registre des arrêtés de la mairie de Saitit-Florent,
département de Maine-et-Loire.
20 STiil ISlfi.
Le maire de Saint-Florent accepte l'abandon que lui fait le sieur Wibb des terrains situés dans cette ville , pour en faire deux rues.
Il nomme la première î'mô de Bourbon ; en lui donnant ce nom, c'est prévenir les intentions du cessionnaire et rendre un hommage public de son dévouement et de son respectueux attachement au roi et à son auguste famille.
Il nomme la seconde ru^ de Bonchantps en lui donnant ce nom, c'est donner une preuve publique et éternelle de la vénération des habitants de cette commune pour la mémoire chérie de M. de Bonchamps , l'un des premiers généraux de la Vendée, qui, en expirant de ses blessures pour la cause de «on Dieu o* <ÎQ ««n Roi, accorda, le 18 oct<ire 17li3. sur ce
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:ieu-là même, la grâce de cinq mille prisonniers et leur liberté.
Copie du présent arrêté sera envoyée à M. le préfet, pour être par lui autorisa et approuvé.
Signé : Gazeau, maire de Saint-Florent-le-Vieil.
[ No YII. ]
Extrait du journal de Maine-et-Loire (1817).
Le préfet du département de Maine-et-Loire a l'honneur de prévenir ses administrés que, sur le vœu formé par les liai)itants de la Vendée, qui lui a été transmis par M. le comte Charles d'Autichamp, heutenant général, commandant la vingt-deuxième division militaire, il a sollicité de Sa Majesté l'autorisation de faire élever un monument funèbre à la gloire de M. le marquis deBonchamps, commandant l'une des armées royales lors de la guerre de 1793, blessé mortellement le 16 octobre 1793, à la bataille de Chollet, et mort le 18, à laMeilleraye.
Le désir des "Vendéens était que ce monument fût érigé sur la plate-forme de Saint-Florent-le- Vieil, dans l'endroit même où ce guerrier donna l'ordre d'épargner le sang français ; mais Son Excellence le ministre de l'intérieur, en me faisant connaître que Sa Majesté daignait approuver l'hommage que veulent rendre aux cendres d'un héros les témoins et les compagnons de sa gloire, m'a, en même temps, fait savoir que le roi avait exprimé la volonté que ce monument fût, autant que possible, élevé dans l'église de Saint-Florent, et que les dernières paroles de M. de Bonchamps fussent gravées sur le monument. Quels sont les habitants de l'Ouest qui ne se rappellent en effet, sans la plus vive émotion, le dévouement de ce guerrier, et le trait magnanime qu'il fit en mourant, et qui honore autant l'humanité? Cinq mille prisonniers de l'armée républicaine allaient périr ; le général <ie Bonchamps fait publier l'ordre de respecter la vie de <îes prisonniers; son dernier ?œu retentit dans le cœur dei
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Vendéens, et on entend partout crier: Grâce! Boncham]S l'ordonne.
En vertu de l'autorisation donnée par Sa Majesté, pnur réfection du monument à élever dans l'église de Saint-Florent, à la mémoire de M. le marquis de Bonchamps, le préfet pré- Tient que la souscription qui avait été ouverte à cet effet dans rétude de M. Hébert de Soland, notaire royal à Angers, suivant l'avis qui avait été publié dans le journal de ce département, en date du 30 juin 1816, n® 91, continuera d'avoir lieu et que de semblables souscriptions seront reçues chez MM. les sous-préfets de ce département.
Aussitôt que le montant des souscriptions sera connu, il sera rédigé un projet du monument qui sera transmis à Son Excellence le ministre de l'intérieur, pour être mis sous les yeux du roi.