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ice hica noces:
APPENDICE No 1
Québec, le 28 mai, 1915.
cellence
Permettez à celui que les Canadiens-français d'Ontario viennent de nommer président. de leur Association d'Éducation de vous soumettre en toute sincérité les quelques réflexions suivantes,
Par l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord, les minorité des écoles confessionnelles, dans ces Provinces du moins où « dération.
Or, avant 1867, époque de la Confédé tion, il ÿ avait dans Ontario des écoles confessionnelles. Les catholiques qui forment la minorité lans Ontario ont done droit à des écoles de leur religion. Ces écoles ont done droit à leur existence aujourd'hui et, ce qui plus est, tout ce qui est nécessaire À cette existence Or, s'il est une chose nécessaire, essentielle, à la vie d'une école catholique, c’est bien l'enseignement catholique, et ce qui n'est pas moins essentiel, c’est que cet enseignement soit donné, dirigé, contrôlé par des catholiques.
Des instituteurs protestants n’ont certes pas leur place dans une école catholique. Des inspecteurs protestants ne peuvent pas non plus, en aucune manière, contrôler l'enseignement catholique, ni faire le choix des livres, ni celui des instituteurs.
Les catholiques ne peuvent done accepter de telles anomalies, ni subir de tels contresens, hormis de sacrifier du coup les droits qu'ils ont conquis après tant d'années de luttes et de persévérants efforts à l'existence de leurs écoles, à leur conservation, droits maintenant reconnus par l'Angleterre elle-même, et sauvegardés par une législation impériale spéciale, contre les empiètements de toute majorité injuste.
Et cependant, une triste division s épare aujourd'hui en deux camps les catholiques de la Province d'Ontario, et c’est sur une s mple question de langues que les catholiques de langue anglaise font la guerre aux catholiques français d'Ontario.
Le Gouvernement d'{ ntario, par un règlement injuste et injurieux, impose aujourd’hui aux Canadiens-français de cette Province: l'obligation d'accepter un double inspectorat: 10. L'inspectorat usuel: celui qui est donné à toutes les écoles séparées en général; 20. Un inspectorat spécial; celui que décrète l’article 17 et, qui ne s'applique qu'aux écoles bilingues.
La malheureuse guerre qui existe à Ottawa entre l'élement irlandais et l'élement franais met ces derniers dans l'impossibilité absolue d'accepter le second inspectorat parce que, à sa face même, et dans 1
ont le droit indéniable à coles existaient avant la Confé-
+ circonstances actuelles, c'est l'arme choisie par nos adversaires pour détruire la langue française dans la Province. Cette mesure devient une insulte et nous ne pouvons l’accepier sans humiliation et sans consentir à l’anglicisation de notre race.
Nous formons dans Ontario la majorité de l'élément catholique, Nous sommes plus forts en nombre que tous les catholiques de langue anglaise réunis. d'origine italienne, belge et polonaise, nous formons une population de minées à défendre leurs droits.
Avec les catholiques 334,416 âmes déter-
Fidèle à notre foi, soumis aux enseignements de notre Église, confiants dans nos droits, nous refusons de soumettre nos 6
oles confessionnelle
À un inspectorat d'officiers protestants, imposé par un Gouvernement qui défie la constitution et méprise le pacte sacré conclu par toutes les Provinces qui forment partie de la confédération.
Nous protestons contre une défection qui nous prive dans la lutte de l'aide que tes catholiques de langue an glaise devraient nous donner, et plus spécialement contre cette détermina-
tion que les irlandais d'Ottawa ont prise de nous f, eux-mêmes, A l'heure «
aire imposer ce qu'ils ne veulent pas pour
stuelle l'existence des écoles confessionnelies dans Or
ario court un grave danger. Si tout l'élément cathoïque français d'Onturio est soumis à coup de lois inconstitutionnelles à l'outrage qu'on veut lui imposer, l'élément catholique n'aura qu'une chose à faire: se séparer de l'école confessionnelle pour epter les enseignements de l'école publique, que les évêques d'Ontario semblent favoriser par le mutisme qu'ils gardent en face de cette même désertion, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui les Irlandais d'Ottawa. En effet, à Ottawa, quatre cents familles irlandaises ont abandonné l'école séparée pour fréquenter l'école publique, et pas un mot n'est tombé de ln chaire pour condamner pareille désertion.
On a vous dit, Excellence, que nous finirons par avoir dans Ontario ce qu'on à infligé aux catholiques du Manitoba.
On a oublié une chose: c'est que la lutte que nous faisons aujourd’hui contre le Gouvernement d'Ontario est faite en vertu de la sous-section 1 de la section 93 de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, et non en vertu de la sous-section 3 du même acte,
Le Manitoba demandait une législation rémédiatrice; nous demandons nous que la loi soit déclarée inconstitutionnelle, Si la loi est déclarée inconstitutionnelle, nous gagnons sur toute la ligne. Notre remède est un remède légal. Celui que le Manitoba a obtenu état un remède purement politique, laissé aux mains du Parlement; « ‘est-à-dire, aux mains d'une majorité hostile qui s'est figée dans son indifférence au lieu de mettre à exécution ce que l'Empire Britannique lui-même avait décidé par la sentence rendue par le Conseil Privé.
La différence entre les deux situations jaillit des textes même de la loi, qui ont été invoqués dans l’un et l’autre cas, et si le malheur qui est tombé sur les catholiques du Manitoba semble menacer les nôtres ou doit leur échoir, c'est parce que on aura divis
les catholiques en deux camps au nom de la langue, et qu'on se sera servi des deux pour les anéantir l’un après l'autre.
Il faut né airement l'union entre les catholiques de langues différentes. Nous ne deman dons pas, nous français, qu'on banisse l'anglais de la Province d'Ontario; nous demandons qu'on nous enseigne l'anglais, mais qu'on respecte notre langue. Si l’une des deux factions doit céder à l’autre, c’est bien celle qui demande à détruire qui doit s'effacer devant celle qui demande à tout conserver, Si, malheureusement, dans cette lutte le français doit disparaître, alors, comme conséquence, nous assisterons à la dis
parition du coup de l'école séparée. On pourra alors, mais un peu tard, juger de l'étendue du désastre.
Au nom de tout ce que nous avons de plus cher—de nos traditions, de notre amour du pays et de l'Église—nous demandons à Votre Excellence de vouloir faire disparaître, ou de nous aider à faire disparaître, cette question incidente de la langue, afin de nous rallier tous à la question principale de la conservation de nos écoles catholiques.
C’est l'humbie prière que je fais à Votre Excellence en lui demandant qu'’Elle nous prête son concours dans la revendication et la conservation de nos droits comme français et comme catholiques.
Dans l'espoir de l'obtenir, je demeure de Votre Excellence l'enfant tout dévoué.
Paire LaNDry, SON EXCELLENCE MOXSEIGNEUR STAGNI OS.M,, D.D. Président de l'association
Déléqué A postolique, canadienne-fr
ançaise de Ottawa, Ont. l'Education de l'Ontario.
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