SUR QUELQUES VICTIMES DU TRIBUNAL
Les Lavalois «ivaient accru sensiblement Tarmée des royalistes à leur passage. Ils avaient partagé avec eux leurs foyers et leur table , et avaient pris part à leurs combats ; aussi leur nom n^est jamais répété dans la terre fidèle sans y recevoir un tribut de louanges.
Dieu les en a récompensés en protégeant, dans leur contrée , rétablissement d^une communauté de trapistes. Ces êtres angéliques, jour et nuit occupés de fléchir le ciel et de Fouvrir aux pécheurs par leurs prières, disent deux fois par semaine une messe pour les soldats morts, en 1798, au combat de Laval. J'ai vu deux de ces anges de la terre : Tun, le fi'ère Marie-Joseph, autrefois baron de Géramb, général au service d'Autriche, et chambellan de Fempereur; Fautre, le frère Joseph, connu auparavant sous le nom de M. de Champlois, grand-vicaire du diocèse de Nice. Je n'ai point connu d'ecclésiastiques plus aimables, plus spirituels, plus instruits, et cependant plus modestes.
C'est eux, cVst leur image que je me retrace, lorsque je cherche à me faire une idée des êtres accomplis qui ont passé de la terre au ciel.