JUGEMENS DIVERS
Jupiter in\'»pparaît ; oui, du maître «les diciiT L'artiste a reproduit l'aUif^uste caractère.
Pliidias l'a vu dans Homère
Comme il existe dans les eieux.
Mais des plus beaux des arts que sont les vains proditjes.
Auprès de ceux de la vertu ?
D'Aristide exilé je cherche les vestiges. Le plus grand des Théhains ici meurt abattu. Là, des lois deLycurgue embrassant la défense, Vous opposez son peuple a celui de Solon , Et l'œil observateur, aux grâces de l'enfance. Croit voir de l'âge mûr succéder la raison. De Socrate, plus loin, l'éloquent interprète , Xénophon , vient m'ouvrir sa modeste retraite. Ecrivain doux et pur, philosophe et soldat. Il semble "a Fénélon réunir Catinat, Pythagorc en secret m'explique son système : De Cércs, d'Eleusis les temples sont ouverts ; La vérité pour moi s'y montre sans emblème.
Platon, assis aux bords des mers , Dans un style divin m'annonce un Dieu suprême. Aristote m'appelle aux jardins d'Acadème ■ Des sciences , des arts , qui .s'y donnent la main ,
Toutes les voix se font entendre ^ Révélant leurs secrets , le maître d'Alexandre
Devient celui du genre humain.
Hélas ! l'homme est trop tôt fatigué de .s'instruire Et qui veut l'éclairer doit surtout le séduire. A Délos, ~a Tempe, guidez-ir.oi tour à tour? Des fêtes de l'hvmcn montrez-moi le retour. Et que , parant de (leurs la couche nuptiale, Les filles de Corinthe , au déclin d'un beau jour , Chantent ces doux combats , cette lutte inégale
De la pudeur et de l'amour !
Soit que vous rappelliez les jugeniens coupables Où la haine envieuse întmola des héros , Soit que vous m'attiriez dans ces cercles aimable.s Où les Grecs au bon sens préféraient les bons mois j Je ic'iroiive Paris, et vos crayons sincères hans les Atluniens me pci;;nenl les Français.
SUR J. J. BARTUELEiMY. 1 ,')
Chez nous les Ânitus , comme au temps de nos pères , Calomnîront encore avec quelques succès ; Et la jeune Pliryné , chez nos juj^es austères,
Gagnerait toujours son procès.
Les Grecs nous ont transmis leurs divers caractères. Peignez-vous leur audace et leurs grâces légères , Je crois lire Uamilton, je crois voir Richelieu j De leurs savans écrits percez-vous les mystères ,
J'entends Buffon ou Montesquieu.
Tandis que le troupeau des écrivains vulgaires Se fatigue a chercher des succès éphémères ,
Et dans sa folle ambition, Prête une oreille avide à tous les vents contraires
De l'inconstante opinion , Le grand homme, puisant aux sources étrangères. Trente ans médite en paix ses travaux solitaires j Au pied du monument qu'il fut long à finir 11 se repose enfin sans voir ses adversaires,
Et rceil fixé sur Tavcnir.
DE FO^TANES.