‹ Mémoires sur la vie et les écrits de Benjamin FranklinChapitre 2 sur 25 · QUATRIEME PARTIE d · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE d

Ayant, été, dès ma. jeunesse « ,pliisi ou moins occupé des af&iiv^ p(^iqijKi$ ^^ il m'est souvent arrivé dans le cours;dçMBaoYied'4tW' vivement censuré pour la p^rt; quia j'y s^i pri$e. £ti général, je n'ai pas r^ppnfl:u\à, cettç ;cçï|S'fiçç; J'ai pensé que si ^Ueétfti.tjq^tti il v^hi% pai^ux jiae corriger que me 4éf(Binflr^,.>e^ q^^ 4Rn3f 1^ cas contraire un peu ^e tej^Si^ni^rMit^pm m^ justification. L'expéri^pe,m'a.cap£il*^é dans l'opi* nion que j'^y^jsiîd^ îafÇ^jge^se 4e ce^W cpnjd^^ite ; car, malgjré les att^qqe§ n(Omb(f^ses;et quelqqer

(l) Nous rappellerons a nos lecteurs que c'est ici ïe àoc^ tçur FraukKii:îui*ittèmVqttï^cohtiiiûe"sÀ'lièi^ '

Mémoires, h. i .

fois virulentes que les efforts de l'esprit df» parti ont dirigées çonf^Tp fnpi^ jai eu Ip l^onheur de ^ conserver jusc^^e dans tna vieiWesse une réputation aussi intacte, il doit m être permis de le dire, que c'^l}ç ^e Isteaucoup^dTiorpiDlssque j'ai connus, et je n'ai jamais eu sujet de me repentir d'avoir négligé de la dé(^ndre.

En persistant dans une vieille habitude , comme c'est ^ssez l'oriji^ai^a ^es yiisilljiT4s ^ jç ^evrpis donc ne faire aucune attention à Tinvective faite depuis peu contre moi par fe Solliciteur général, ni aux calomnies répandues par le canal des jourrjaux : mais, ^nje^ aqait^ fP'pnî '^^S^S^ ^ f ^^" - pondre, en me disant que m'étant trouvé injurié par un officier public du go.uvernement, devant une cour supérieure et respectable, le Conseil privé; et leî9-itnj tires de cet officier, propagées par le rapport de e^te cô»r, Syant servi de base aux diatribes' inséi^éé.^ -dàfris les journaux, je^me devais à moi-^Aa^me ; surtout i l'instant où je vais quitter 4'Angleterre,4'étiÉlblftf lès fails qui doivent me conservé!^' Topinfean favorable du public. Tel est le taoùf^iXi rt9effek*^reAdrte la plume; car autrement, |ijàntÀe|>!9i|ï quelque temps renoncé p^u 'à peu à' toutes itaisbâs^ltfiques; ayant résigné mes fdfactio^S'tfage<it; ëétértaiiné à me retirât* da;^ns le sé4tï dé^ttiàf^fitriiillè pour y passfer danS-Lg-iepos le peu de jours qni me -restent; indifférent à l'ppinipQ des cour tis£|ns 4ppt je n'ai rien à at|efl4i:e,flii àcî48i;Ç€ffii><^î^.qwe |^ tçn^ips

DK B. FRANKLIN. 3

dissiperait bientôt les brouillards amafi^ par las

préjugés et l'esprit de parti, fe n'aurais jamais peinte à prendre la peine d'écrire une apologie de ma conduite politique, ni à 4oan6r:à mes apaîs celle de h lire, .

Pour qu'on puisse mieux apprécier cette çondiiite/ et voir q^i'elle est d'accord avec les principes que j'ai toujours professés, il faut d'aèord ejcpJiquer ces principes. J'ai pensé depuis longtemps que la véritable politique de l'Angleterre devait être de chercher l'avantage de la totalité de l'empire britannique, et non celui d'une des parties, qui le composent, au détriment des autres. En conséquence, tout ce qui devait procurer du bénéfice à la mère-patrie, en occasionnant une perte aux, colonies, ou causer du gain aux colonies, au désavantage de la mère-patrie, surtout quand de part et d'autre le bénéfice était médiocre et la perte considérable; tout ce qui tendait à restreindre l'autorité de la mère-patTÎe, quand cette autorité n'était pas préjudiciable aux libertés d^ colons, ou à réduire les privilèges des colons, quand ils ne nuisaient pas aux intérêts de la mèrcrpatrie, méritait, à mon avis', d'être condamné comme étant le firuit de la partialité, de l'injustice et de k méchanceté; coQome devant créer des dissensions , et af&ibliir cette union dont dépendait, en grande partie, la force, la solidité et la durée de l'empii^e. Je m'opposai donc, autant que me le permettait mon faible

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