‹ Mémoires sur le comté de Neuchâtel en SuisseChapitre 29 sur 32 · BG0ND DE SA RAGE, 8BIZIÈIIE CONTE · texte numérisé non relu

BG0ND DE SA RAGE, 8BIZIÈIIE CONTE

(1424)- Jeo^f comte de Fribourg en Bri^u, et maréchal de Bourgogne, succéda à son père Conrard au comté de Neuchàtel en Suisse , et à tous ses autres titres et possessions tant en Allemagne qu'en France, et dans les deux Bourgognes. Marie deChâlons sa femme, lui avait apporté le comté de Cerlier, et ses droits a la barohnie de Grandson.

(♦) Selon la pratique du pays, le comte Jean prête le serment aux peuples, et reçoit ensuite le leur, le I a juin. Il confirme les franchises deBoudryleg août, et le 34 il renouvelle l'alliance et combourgeoisie avec Berne.

Un incendie avait consumé une partie considérable de la ville de Neuchàtel, le i5 juiÛet. En cette occasion, le comte Jean montra tant de bienfaisance, que chacun conçut de son r^ne les meilleures espérances<

(*) Guillaume d'Arberg, seigneur de Valangin, n'ignorant pas que le comte Jean regrette grandement le chevalier Jean de Sales, son particulier confident, odieusement mis en pièces naguères à Valangin, au su et au vu de Guillaume d'Arberg, celui-ci fort déàreux de foire oublier ses divers méfaits, et de ramener son nouveau seigneur dominant il des dispositios fa-

(*) Chronique de> Clianoiues.

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- 8»7 vorables, s'ampresse de lui offi-ir foi et honiiiuge pour la seîgneiirie de Valangin. Le comte répond qu'il ièra savoir k son vassal le jour çt l'heut* pour cette prestation, l'avertissant qu'il veut et entend que le jugement arbitral de l'archevêque de Besançon soït couché tout au long dans l'acte d'hommage, vu que le comte Gonrard, ayunt été awprîa par la mort, n'avait pu mettre cette affaire et) bonne règle par une nouvelle prestation, Le tout s'w^ute au gré du comte Jehan, le jour avant la St.-Barthélemy.

Il convient d'observer ici en passant, que si dans mon traité sommaire des fiefs de cet état, à l'article de Valangin, j'ai £iit mention de la mauvaise conduite de ce Guillaume d'Arberg, comme si les choses s'étaient passées sous Jean plutôt que sous Conrard, j'entendais que l'affaire aurait eu sa pleine finition sous le comte Jean, ainsi qu'on vient de le voir. Et si Jean de Sales est appelé en cet écrit écujer du comte Conrard, et en l'autre écuyer du comte Jean , c'est qu'en même temps qu'il était premier écuyer du père, il faisait l'office de chevalier de la manche auprès du fils, en sa je\messe, dénomination qui signifiait conducteur ou surveillant du jeune prince. Lesquelles observations, bien que fort peu importantes, étaient toutefois assez nécessaires, vu qu'un homme public, qui se mêle d'écrire sur la chose publique, doit éviter toute apparence de se contredire.

(i4a5 *). Le comte Jean de Fribourg confirme les franchises du Landeron, par acte du i5 mars, elle i6 octobre il rend hommage au duc de Savoie, Amé-

(*} Mémoire de 1668.

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