‹ Mémoires sur les animaux sans vertèbres (volume 3)Chapitre 54 sur 129 · MAL · texte numérisé non relu

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particulière de Polypes composés, que j'établirai dans le Mémoire suivant (a). Elle ne peut de même avoir que de faibles rapports avec les Polypes nus, qui, comme les Hydres, sont tout estomac, et n’ont, suivant les zoologistes, ni ovaires ni intestins distincts. Enfin , il me paraît difficile de lui en supposer aucun avec l Æ/cyonium bursa , déjà réclamé par les botanistes ; ni avec les Ælcyonium lyncurium et cydonium , dont M. de Lamarck a fait, je crois, son genre Téthie (b), genre qui doit, à mon avis, sortir de la classe des Polypes. Mais on peut, jusqu’à un certain point, la rapprocher des Holothuries, comme on peut rapprocher les Alcyons à huit tentacules des Actinies et des Zoanthes. Je dois faire remarquer à ce sujet que M. de Lamarck, avec celte sagacité profonde qui lui est propre, et qui lui fait souvent prévoir et devancer les résultats de l’observation, a placé depuis peu (c)

(@) La fanuille dont il s’agit comprendra les Pennatules, Veretilles, Coraux, Gorgones, et les autres Polypes fixes ‘ou flottans, à huit tentacules communément pectinés. |

(2) Ces Téthies diffèrent beaucoup des T'efhya d’Aristote, qui sont précisément les Ascidies dont il est fait mention ci-après. j

(c) Dans l’Extrait du Cours de Zoologie du Muséuns

d'histoire naturelle, sur les Animaux sans vertèbres. Paris, 1812.

les Alcyons en tête des Polÿpes, et dans le voisinage des Radiaires. A-til eu raison d’y mettre de même les Téthies et les Éponges ? Je ne le pense pas. L'existence des Polypes, à l'égard des Alcyons, est certaine. Elle est encore douteuse à l'égard des Éponges, quoique d’illustres naturalistes aient tenté de l’établir par des raisonnemens présentés avec beaucoup d’art, mais qui ne sauraient balancer le témoignage des sens. Pourquoi n’admettraiton pas une classe d'êtres privés d'organes pour la digestion et le mouvement spontané, et conservant, sous cette apparence propre à la plante, quelques signes d’irritabilité ? Ces êtres, parmi lesquels prenidraient place les Éponges, les Téthies, et tant de genres qui leur sont analogues, mériteraient, à plus juste titre qu'aucun autre, le nom de Zoophytes. Leur existence dans la nature peut m'être encore que vraisemblable; mais tout me porte à croire que des observations prochaines et décisives viendront la confirmer (a).

(a) Le lecteur que ce point intéresse peut consulter , dans l’ouvrage sur l'Egypte , les planches qui représentent les Eponges et les autres productions de même nature.

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