‹ Mémoires sur les Comités de salut public, de sureté générale et sur les prisonsChapitre 11 sur 126 · INTRODUCTION. XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIII

En mars 1793, le Comité de défense générale transporta ses séances dans les appartements des Tuileries, « et il prit la résolution de délibérer tous les soirs, sous les yeux mêmes de tous les membres de la Convention qui voudraient se rendre dans son sein. Les séances (fin de mars) étaient extrêmement nombreuses et duraient fort avant dans la nuit. Chacun y portait le tribut de ses lumières : quelques-uns y portèrent le tribut plus dangereux de leurs passions. Tel fut Marat et quelques autres députés irascibles et défiants *. »

Le 26 mars 1793, le Comité de défense générale fut renouvelé avec l'adjonction à son titre des mots : et de salut public, qui bientôt formèrent seuls sa dénomination. Il se composa de : Dubois-Crancé , Pétion, Gensonné , Guyton- Morveau, Robespierre aîné, Barbaroux, Ruhl, Vergniaud, Fabre d'Eglantine, Buzot, Demias, Guadet, Condorcet, Bréard, Camus, Prieur de la Marne, Camille Desmoulins, Barère, Quinette, Jean Debry, Cambacérès, Danton, Siéyès, Lasonrce, Isnard.

Il suffit de lire cette liste pour comprendre que dans ce Comité qui avait tant besoin d'union, la zizanie fut en permanence. L'antagonisme des Girondins et des Dantonistes s'y envenima jusqu'à rendre inévitable la proscription du 31 mai.

Dès le 5 avril la conciliation était devenue impossible entre les deux partis qui se disputaient la domination de l'assemblée. La majorité de la Convention qui, appartenait alors aux Dantonistes, intervint, et décréta l'institution d'un Comité de salut public, investi de pouvoirs plus

\ Barève, Mémoires, t. II, p. 81-82,

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