‹ Mémoires sur les Comités de salut public, de sureté générale et sur les prisonsChapitre 9 sur 126 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

prendre connaissance de leurs motifs, à se faire représenter la correspondance des personnes arrêtées, et généralement toutes les pièces tendantes ou à leur justification, ou à donner des preuves des délits dont elles sont accusées, pour en faire le rapport à la Convention nationale, et pour être par elle pris telle détermination qu'elle jugtera convenable.

o: Le rapport du Comité sur ce dernier objet doit être imprimé et envoyé aux quatre-vingt-quatre départements. »

En 1794, le Comité de sûreté générale, qui siégeait maison de Brienne se composait des citoyens : Guffroy, Vadier, Voulland, Panis, La Vicomterie, Moïse Bayle, David, Amar, Barbeau- Dubarran, Jagot, Louis (du Bas-" Rhin), Ruhl.

C'est en vain que dès le 28 janvier 1793, Buzot s'opposa, avec une énergie courageuse et une prévoyance prophétique, à la diminution de ses membres et à l'extension de ses pouvoirs, et demanda qu'il fut rétabli suivant son institution et maintenu dans les bornes qui lui avaient été primitivement posées. Cette protestation parut intempestive et demeura sans écho. Peut-être Amar, le rapporteur ordinaire du Comité, s'en souvint-il seul quand il vint, en son nom , demander à la Convention la mise en accusation des Girondins, et plus tard, des soixante-treize députés coupables d'avoir déploré leur sort. Le Comité de sûreté générale ne se contenta pas de ces illustres hécatombes. On retrouve à toutes les pages du livre sanglant de la Terreur, la trace de son zèle implacable. La Convention, où bientôt tous ceux qui ne voulaient pas être victimes durent se faire bourreaux et tuer pour n'être pas tués, fut tyrannisée par cette inquisition farouche qu'elle avait créée pour la défendre contre ses ennemis, et qui la coutraignit de se décimer elle-même.

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