C. — Marne glauconifère avec petits cailloux : 34 pieds
Cette marne est grise ou gris-bleuftlre, calcareuse, terreuse, tendre, happe à la langue et renferme une multitude de petits grains verts, irrégulièrement disséminés et quelques cailloux pisaires et avellanaires de quartz, de phtanite et autres roches primaires; elle se désagrège dans Teau, fait une vive effervescence dans les acides, en y laissant de nombreux grains verts et un léger dépôt argileux.
La roche offre une couleur gris-verdàtre.
D. — Cailloux avellanaires et ovulaires, réunis en un lit de «/s pied.
E. — Grès à grains très-fins, à texture subcompacte, à cassure droite, inégale, d'un gris clair terne, rayant le verre, mais se laissant couper avec le canif; il renferme des veines de pyrite.
Ce grès forme le ciel de l'exploitation . . « 2 pieds.
F. — Sable argileux très-fin, gris-foncé avec bois fossile assez bien conservé et de couleur noire . . 4 pieds.
G. — Argile grise, terne, tendre, un peu rude au toucher, ne se polissant pas dans la coupure, se délayant facilement dans reau,imparfaitement plastique et impropre i la fabrication des briques réfrac taires..
ff. — Argile plastique, gris-pftie, gris-foncé ou gris-bru- Dilre,quelquefois noire ou rouge, terne, douce au toucher, se polissant dans la coupure, se désagrégeant dans Peau et faisant avec celle-ci une pâte très-plastique. Cette argile est celle que Ton emploie à faire des briques réfractaires.
Cette coupe est une des plus intéressantes par la superposition qu*clle présente du système nervien au système aachenien, superposition qui prouve que les argiles de Baudour et d'Hautrage appartiennent à la partie inférieure du terrain crétacé, et non au terrain tertiaire, comme la plupart des géologues Tout cru jusqu'à présent.
La même superposition s*observe aux puits ouverts près de la lisière de la Torét à 4 ou 500 mètres au N.-O. de réglise de Baudour. L'un de ces puits m'a présenté la coupe ci-dessous :
Sable avec silex 2%50
Marne glauconifère i"",50
Argile plastique grise ii^yTO
Argile plastique grise, bigarrée de rouge . . S^^jSO
Argile plastique rouge (bolus) ^^,00
L'argile plastique grise à végétaux fossiles est à découvert contre le ruisseau, à TE. et près de Baudour.
L*argile rouge est exploitée un peu au S. de ce point.
A environ 600 mètres à TE. de Grande- Vacresse, commune d'Herchies, on a trouvé, à 56 pieds de profondeur, une argile à grains fins, pulvérulents comme du tripoli, douce au toucher, très-tendre, d'un gris cendré, se désagrégeant rapidement dans l'eau et renfermant du phtanite; mais je ne puis assurer que cette argile appartienne au système aachenien.
Entre les gîtes de Baudour et ceux qu'on exploite à Baume pour la fabrication des poteries de Saint-Vaast, on observe encore, en divers points, du système aachenien.
On rencontre d'abord des traces de glaise près de la borne n"" 6, située sur la chaussée de Mons à Âth, et dans
SYSTCSIE AACHENIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 37
le bois d*HaDoon, à TE. de cette chaussée ; et, ud peu au N. de ce point, une argile finement sableuse, un peu rude au toucher, d*un gris jaunâtre^ bigarré de brun, qui se désagrège rapidement dans Teau et forme une pâte courte avec ce liquide. Cette argile, qui présente les caractères de la smectique ou du limon, me parait analogue à celle de la Grande-Vacresse et ne peut, par conséquent, être rapportée qQ*avec doute au système aachenien.
I^e système aachenien de ces dernières localités est trèsobscur, mais à quelques centaines de mètres vers TE., il est parfaitement caractérisé dans une coupe située à la rive gauche du ruisseau qui coule au Sud vers Maisières et où il est recouvert par le système nervien à têtes de chats.
Cette coupe présente les terrains suivants, de haut en bas.
Coupe au N, des carrières de Maisières^ relevée le 40 octobre 1850.
A. — Glauconie sableuse, formée d'environ ^/s de grains moyens de glauconie et de Vs de grains de quartz moyens Cl gros, réunis par un peu de marne en une masse peu cohérente, d'un vert sale hétérogène mêlé de brun.
Cest la base du système à têtes de chats . . 3"',00.
B. — Gravier formé de grains quartzeux, miliaires et quelquefois plus gros, plus ou moins arrondis et revêtus d'enduits bruns ferrugineux. Ces grains sont tantôt libres, tantôt adhérents ensemble ; le gravier passe alors au grès ferrugineux à gros grains. On y trouve des cailloux de quartz de la grosseur d'un pois et des débris de végétaux fosssiles 0",10.
C. — Lits d'argile grise, fine, tendre, qui se polit dans la coupure et renferme des végétaux fossiles; elle passe à
une argile finement sableuse et alterne avec des lits de sables à grains quartzeux, moyens, plus ou moins arrondis, ferrugineux, brunâtres passant au grès ferrugineux 0",30.
/). — Argile blanche, très-fine, tendre, douce au toucher, qui se polit dans la coupure et se désagrège dans Teau.
Cette argile contient quelques grains quartzeux assez fins 2-,00.
D'. — Sable argileux blanc, formé de grains quartzeux, moyens ou demi-fins, hyalins, réunis par de Targile blanche, sale, écailleuse, analogue à celle de la couche D.
Ce sable est faiblement cohérent, friable, tachant; il renferme quelques paillettes blanches et nacrées 1^,00.
E. — Gravier argileux formé de grains quartzeux moyens et gros (1 à 2 millimètres) , plus ou moins arrondis et de quelques cailloux pisaires ou avellanaircs de quartz blanchâtre, entremêlé d*argile blanche et renfermant des morceaux de bois fossile. Ce sable devient parfois un peu cohérent ^'^fiO,
F. — Cailloux avellanaircs et pugillaires de phtanite et de quartz blanc, réunis par du gravier, analogue à celui de la couche E, et quelquefois agglutinés parade la sperkise qui, au contact de Pair, se transforme on sulfate de fer.
Ce dépôt caillouteux renferme des morceaux considérables de bois fossile noir ou noir-brunàtre qui se polit dans la coupure et qui est plus ou moins pyriteux i'',00.
On ne voit pas ce qui est en-dessous.
Le système aachenien renferme aussi des couches épaisses d'argile grise ou noire, plastique, qui se polit dans la coupure et qui contient des débris de végétaux fossiles.
La plus grande partie des sables qui constituent la surface du plateau du Camp de Casteau provient du remaniement des sables landeniens à Tépoque quaternaire. Cependant il se pourrait qu*une partie de ces sables ait appartenu au système aachenien.
On a exploité à TE. de la ferme de Bray au N. de Gottigoies, à 500 mètres environ au S. de Téglise de ce village, ao-dessous des sables verts à têtes de chats du système nervien , du sable graveleux appartenant au système aachenien et renfermant du grès blanchâtre à grains trèsinégaux.
Ce grès a été exploité» un peu au sud du chemin, dans une carrière actuellement abandonnée et qui présentait de haut en bas :
Terre verte her vienne.
Gravier de silex brun : base du hervien.
Sable blanchâtre.
Grès.
Le système aachenien s'étend, vers le fond de la vallée, jnsqu*à environ 700 mètres au S. de Téglise de Gottignies où il sert de base aux systèmes nervien ou hervien et où il constitue un sol en partie graveleux, en partie argileux qoi retient les eaux de la vallée.
Suivant des renseignements qui m*ont été communiqués par M. Alph. de la Roche, directeur de la fosse Saint- Alexandre à Strépy-Bracquegnies, les puits et les sondages, exécutés pour les houillères, n'auraient pas rencontré, à la rive droite du Thieu, au N. de Bracquegnies, les sables mouvants (qui appartiennent au système aachenien) et ne dépasseraient pas la faille dirigée de TO.-N.-O. irE.-S.-E. que l'on a observée dans le terrain houiller au N. de Strépy-Bracquegnies.
Les sables aacheniens auraient :
Vers S*-DeDis, environ 30 à 40 mètres de puissance.
Au charbonnage de Thieu, environ .... OO^'^OO.
A la fosse S^-Âlexandre de Strépy-Bracquegnies 22",00.
A la fosse d*Orcent à Bracquegnies et au Bois-du- Luc 2-,00.
A la Louvière (Puits S*'-Barbe) .... 5à6-,00.
A Sart-Longchamps 4 à S'^fiO.
Le système aachenien que Ton a rencontré à 43 mètres de profondeur, un peu au sud de la faille dont j'ai parlé plus haut, en construisant la fosse de S'-Âlexandre à Strépy-BracquegnieSf consistait principalement en sable blanc^grisàtre , meuble, à grains de quartz hyalin, translucides, très-inégaux, fins, moyens et gros, plus ou moins arrondis, renfermant des cailloux pisaires et avellanaires de quartz hyalin et de phtanite.
On y a trouvé des fragments assez gros et arrondis de grès et de schiste houiller, ainsi que des cailloux plus petits des mêmes substances réunis par une pâle pyriteuse, sous forme de blocs (poudingue).
On y a aussi rencontré des couches de sable argileux, d*argile sableuse, de lignite pyriteux et des fragments de rétinasphalte blanc-jaun&tre. L'épaisseur du systèoie était de aa-.OO.
Je donnerai plus loin une coupe du terrain traversé à la fosse S^-Alexandre.
Coupe d'un puits établi sur une galerie d'écoulement au N,'0, de H aine-Saint- Paul.
On observe les couches suivantes de haut en bas : A. — Limon 4",00.
6.— Sable ypresien ou landenien glaucooirère (Vio)* d'im gris mêlé de jaunâtre 11 "",00.
C. — Rabot ou silex rénirorme, compacte, gris-noirfttre tacheté de blanc intérieurement, terreux et blanchâtre extérieurement 5",00.
D. -^ Glauconie sableuse avec tètes de chats, légèrement calcarense, analogue â celle de la fosse du Midi à Bracquegnies;on y trouve quelques fossiles . . . 6"'y00.
£. — Sable noirâtre charbonneux . . . O'^fSO.
F. — Sable inférieur à grains très-inégaux, fins, moyens et gros, légèrement arrondis, blanc-grisâtre ou noirâtre, suifant qu'il est pur ou charbonneux . . . W^fiO.
Épaisseur totale 46°',20.
Le sable F contient vers le milieu :
C. — Un banc d'argile noirâtre, terne, qui se polit dans h coupure et contient beaucoup de lignite et de pyrite.
ff. — Un peu plus bas, une couche d'argile grise schistolde présentant, entre ses feuillets, des empreintes végétales.
/. — Et vers la partie inférieure, des blocs de grès blanc plus on moins cohérents, quelquefois friables, qui ontjus- )a*i 5 pieds d'épaisseur.
Les 20 mètres de sable F sont comptés jusqu'au niveau de la galerie d'écoulement.
Un sondage, poussé jusqu'à 19 mètres en dessous, est resté dans le sable sans atteindre le terrain houiller.
On trouve, dans le sable, du bois siliceux fossile sem* blaUe à celui de Tirlemont.
Nous arrivons enfin aux coupes intéressantes mises à découvert pour la construction du chemin de fer de Mons i Maoage des deux côtés de la vallée de Baume.
Au N. du chemin de fer, à la rive droite du ruisseau, le
système aachenien n*est pas recouvert par le système nervieD. La coupe offre les terrains suivants :
A. — Limon i",50
B. — Silex 0-,SO
C — Sable aachenien? 2-,00
D. — Argile grise terreuse très-flnemcnt pailletée, tendre, qui ne se polit pas dans la coupure. Cette argile est accompagnée, vers la partie supérieure, de sable pyriteui et de bois fossile 4",00
La coupe suivante qui se trouve sur la même rive, mais au S. du chemin de fer, offre de la manière la plus claire la superposition des systèmes nervien et aachenien.
Coupe au S. du chemin de fer de Manage à VO. de la vallée de Baume, relevée le 28 août 1849.
N et M, — Argile sableuse à grains très-fins, d'un gris d'ardoise pâle, tendre, renfermant beaucoup de végétaai, à l'état de charbon fibreux noir très-tendre et disséminés ou disposés par lits.