‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 11 sur 93 · L. — Sable argileux, très-fin, gris pâle, pailleté, meuble · texte numérisé non relu

L. — Sable argileux, très-fin, gris pâle, pailleté, meuble

K. — Argile sableuse à grains très-fins, semblable à celle marquée M et N avec charbon.

/. — Sable argilo-ferrugineux à grains très-fins, pailleté, d'un gris brunâtre avec morceaux de bois charbonnés et fragments de houille.

Les couches iV, Jf, L, K, I réunies, ont une épaisseur d'environ 2 mètres.

H. — Argile plastique d'un gris mat, tendre, qui se polit dans la coupure, se désagrège dans l'eau et renferme quelques végétaux fossiles.

G et F. — Argile sableuse à grains très-fins, d'un gris

pile, (erae, ne se polissant pas dans la coupure, renfermant de très-fines paillettes brillantes, des points noirs charboDDeax et quelques fragments de lignite très-tendre.

Les couches ff, G et F réunies ont une épaisseur d'en- ^roD 2 mètres.

£. — CoQche de grès poudinguiforme, formée de grains de quartz fins, moyens, et grès plus ou moins mêlés de glauoooie verte ou passée à Tétat de limonile et réunis par un peu de matière argilo-ferrugineuse en un psammite grenu, stratoîde, friable, brun, renfermant des cailloux avellanaîres et des fragments d'argile.

Dans d'autres parties, cette couche qui représente la partie inférieure du tourtia de Bellignies est remplacée par une couche composée de rognons de limonile géodique et de limonite celluleuse; épaisseur 0",10.

D. — Glauconie sableuse formée de Vs de grains fins de glauconie d'un vert sombre et de Vsde grains quarlzeux, un peu plus gros, faiblement réunis entre eux par un peu de glauconie terreuse; elle présente une couleur d'un vert sombre et renferme quelques cailloux vers sa base.

C. — Glauconie légèrement sableuse à grains plus fins, d'on vert plus foncé, renfermant des nodules de limonite terreuse brunâtre qui paraissent provenir de la décomposi- (ioD de pyrites.

Les couches D et C réunies ont une épaisseur de O'^fSO.

B. — Sable landenien supérieur, à grains moyens d'un gris jaunâtre avec quelques grains noirs : épaisseur O'^fSO.

A. — Sable semblable au précédent, mais légèrement argileux , 0»,50.

> 2 mètres.

«. — Limon ) j' ' ■

Au-dessous des couches D et Cy qui représentent le

' - . -^ •'•.:' • - ' -•/••:.' E. -ir l'A vallée

' '. - ' 2} 1 • rw'^.

E. — »'r ..:..?,.:: ->r I -': i i> :-.r..:-:in> ' ^ de glaucor.v : . . :: '^. __'r. * , :-. z:^ l? ;=.jrîztux, un peu p!j-^:^. - . - " :: . > . ir « ^.:::::'^.- [ LjiNérulenle en

t!r.::v^- : :.l:^:."-: ;:-::.< i;oia!es et quelques

>ei:>s ^J .... .: '.t':-,-:^: .r.iiir-r'-î qi^lques cailloux p^M.: '5 . . -•. . -:.•- ;f>, - ^^:.:^ . -i .:.<.•> u itur surface.

^. — C ::-. r • : ; ^?v: : .: : : a ::. . îLân.ogiauconifère lrc>M:a'. --;:..•.>. . !' r: j:.i L .:•: .La::v :rv>-j'-:»inlillé de vert, renf ht: :./, a i .::, '^.'.! ;:. 5 ^:i :.s J : q jjtIz et quelques caiii-.'ux •: • [ .:;.-.> i.::.- :;s ••:>: r -:• ùiit une vive effervesceij«;'j «liiiS .- 5 ;.^ i.s. •:.; i:*;» i.<<j:.: .] le des grains \erts el un n'd^i^r a:^.\:ii\. I.j r-:!^. ts: p!'js cdurenle que la [)rcci.-'kiiU'; tiie est i'JSv{-:r'/-:.:t':'!t: .iaiis IVau.

CfS drùx C'j .».Ljs rc-::i!rs K*:A j [k[i près 2 mètres d'épjisseur.

C. — (^iLincuiiic pres'^uo tx^'-usiNcmcut composée de grains d'.îui-liiis Je g!aii:onie d'un Lk.\ui \ert, réunis par un peu de iiicili>re ar^ilcust^ gi is-('à!e en une masse friable d'un vert fom.é, «Id'is laquelle il \ a «juel'jues Neines el rognons argiletix. On n'y voit que (juclques grains accidentels) de quartz hyalin.

IL — Glauconie à peine argileuse, d'un vert très-foncé, a\ec quelques veines argileuses hlancliàlres el des rognons

de lîmoDÎte terreuse jaune-brunàtre qui paraissent être le résolut de la décomposition des pyrites.

A. — Glanconie argileuse à grains demi-Gns, d*un vert mêlé de gris, friable, non effervescente, contenant des tètes de chats ou masses réniformes, céphalaires d'argilite gris4>leoâtre, pâle, glauconifère, c*est-à-dire renfermant ooe grande quantité de grains verts disséminés irrégulièrement. Ces rognons sont assez cohérents; ils offreqt une coolear plas pâle à Textérieur qu'à l'intérieur.

Les tètes de chats correspondent peut-être aux glaises.

Les trois roches précédentes ont ensemble une épaisseur d'environ 2 mètres.

On voit, au-dessus, des silex glauconifères en partie compactes, d'un gris foncé et en partie blanchâtres et terreux. Ces parties sont irrégulièrement distribuées.

Le silex blanc renferme beaucoup de grains verts, tandis que le silex gris n'en renferme guère ou pas du tout.

Les silex semblent éboulés et appartiennent peut-être aux fortes toises. On ne les observe que sur un point de la coupe.

On voity par la coupe précédente, que les roches se succèdent de bas en haut comme suit :

Glauconie sableuse (très-verte) : Greensand inférieur ;

Glauconie marneuse (gris-verdâtre) ;

Glauconie légèrement argileuse (très-verte) ;

Glauconie plus argileuse (moins verte), représentant peut-être le Gault.

Avant de passer à l'examen des points du système aachenien qui se trouvent situés à la rive gauche de la Haine, je signalerai quelques points qui s'écartent beaucoup an rf. des précédents et qui indiquent que ce système avait une étendue plus considérable qu'aujourd'hui, mais,

vers ces points^ ii n*esty pour ainsi dire, qu'à rétal rudiinentaire :

i"" Daus la grande carrière, située à TO. de Féglise de Maffles, on aperçoit des traces du système aachenien : argile, lignite et gravier. On y voit également un peu de sable landenien :

J*y ai recueilli un sable à grains quartzeux moyens, inégaux, plus anguleux qu'arrondis, limpides et légèrement colorés, mêlés avec quelques grains noirs (7so)i 1^ plupart siliceux, quelques-uns glauconieux; on y remarque des fragments de phtanite;

2* Près de la station d'Âttre, on a extrait du sable renfermant une grande quantité de fragments de phtanite et peut-être de calcaire anthraxifère. Ce sable, employé pour le chemin de fer, est peut-être laekenien.

Les grains quartzeux sont très-inégaux, salis en jaunebrunilre; on y voit quelques grains de glauconie;

S"" Au N. d'Attre, on voit, dans une anfractuosité do psammite anthraxifère, du sable landenien; je n'y ai point vu de système aachenien.

Coupe au N,'E. de V église d'Attre (commune de Mévergnies},

relevée le 31 octobre 1850.

A quelques centaines de mètres au N.-E. de l'église d'Attre, sur la commune de Mévergnies, on voit, dans les anfractuosités du calcaire, des parties du système aachenien et la cavité restante comblée par le sable landenien. L'une de ces anfractuosités m'a présenté : A. — Sable glauconifère {^jio) à grains demi -fins; les grains quartzeux sont anguleux et plus ou moins salis par des matières terreuses, jaunâtres ; les grains de glauconie

SYSTÉMB AACHENIEN. — DÉTAILS LOCAIX. 47

sool oIÎYâlres. Ce sable est meuble oa faiblement cobérent, d*an gris verdàtre, uo peu jaunâtre, peu pailleté, passant quelquefois au brunâtre par altération vers la partie inférieure (laodenien supérieur).

fi. — Grès ferrugineux brun-clair à grains fins passant au minerai de fer 0*^,05

C. — Ai^le plastique, d'un gris noirâtre, terne, qui se polit imparfaitement dans la coupure. . . . 0"',10

D. — Ai^ile ferrugineuse, brune, quelquefois un peu saUeuse, ne se polissant pas dans la coupure ou se polissant imparfaitement.

Cette argile joint le calcaire 0",iO

Fie. 5. ^ Coupe au N.~E. de Végliee dAttre sur la commune

de Mévergniee.

DCB A . . B c D

CaUcUrt

Ces roches aacheniennes ont une position très-inclinée ; elles sont, en quelque sorte, accolées contre les parois du calcaire, comme dans la figure 5.

Ailleurs, il y a des couches de graviers qui ont une position inclinée ou une position horizontale.

Le système aachenien est bien moins développé à la rive gauche de la Haine qu'à la rive droite. Les lambeaux qu'il y forme sont peu étendus et séparés les uns des autres par de grands intervalles dans lesquels les systèmes hervien ou nervien reposent immédiatement sur les terrains pri-

48 m\^>:f> de m«'N> et ie toir.vvi.

inaires. Je cilerdi Pr.'r«>nne. Hergies, Beilrechies, Le Grenadier au N. «le .M;iiiN:ij^e. Sui\dnt M. Alph. de la Roche, le sable nvMjNant arnhenien aurait été rencontré à Péronne vers la limite mérilionale du terrain houiller.

Cou},e an S. d'IItrgizS, rrh^yte h- 9 octo^ re ISoO.

Dans une carrière, située à un millier de mètres au S. d'Hergies au Pissoliau , on trouve, «ians les anfracluo- >ités du calcdire, une couche de minerai de 1er, tantôt compacte, géudique, d'un brun foncé, tantôt très-celluleux (à petites cellules qui lui donnent un aspect carié) et d'un brun-jaunùtre, parfois recouvert }>ar une mince couche d'argile \erte de 0*^,0:2 et celle-ci par des silex plus ou moins verdàtres à leur surface et entremêlés de terre limoneuse.

Le minerai présente la disposition ci-dessous, dans une fente du calcaire, de peu de largeur et de profondeur.

FiG. B. — Coui»: rc'iVt'c au Pissol au Hergies).

A — Silex enlremêlé d'argile. C. — Minerai de fer.

fi. — Argile verte. D — Calcaire anthraxifère.

Le minerai a été exploité.

Sous les calcaires coquillers limonitifères et glauconifères hcrviens du bois Yerdiau de la commune de Houdain,

STSTÊMB AACHENIBN. — DÉTAILS LOCAUX. 49

il y a one couche mince de limonite stratoide, testacée, légèrement calcarense dont les strates sont minces, alleroadîement compactes d'un brun foncé et terreuses d*un broD jaun&tre.

La même limonite stratoîde s'observe également à la base du tourtia dans les carrières de Joseph Lallemand et de Crapé à Bellignies. On remarque seulement qu'elle est plus calcarense et passe vers le haut à la limonite compacte; son épaisseur ne dépasse pas 0^,20.

Eoân je citerai les couches de minerais exploitées à Haomont, au-dessous du tourtia et des marnes ner- Tiennes.

La mine de fer de Labuissière étant sur la limite do bassin, il serait possible qu'elle appartint à la période laehenienne.

Coupe à VE, de ûeUrechies^ relevée le 8 octobre 18S0.

Ed descendant dans le fond de Bettrecbies^ on observe, i la rive droite du ruisseau de Bavay, les couches suivantes de haot en bas :

A, — Marne d'Autreppe avec cailloux pugillaires à la base 2^00

fi. — Calcaire à polypiers , à surface et parois corrodées 1"",00

C. — Argile légèrement glauconifère et quartzifère avec cailloux avellanaires; l'argile est ferrugineuse, brune, t^nie, se polissant dans la coupure.

Les grains de glauconie sont assez gros, réniformes, d'oD vert foncé (V» de la totalité des grains); ceux de qoartz sont arrondis et de même grosseur.

Les caîllooi sont de limooite oo de jaspe bnio, eompide.

Ces divers éléments sont très-irrégolièremeot eotremélés et formeot une masse qaî se désagrège dans Teau : épaissear 0^,10

D. — Ai^île plastique gris-bleoàlre pftle, passant au jaunâtre, très-fine, douce au toucher, qui se polit dans la coupure, se désagrège dans Tean et renferme des rognons de limonite brun-jaun&tre qui paraissent avoir pris naissance an milieu de Targile; car on voit qu^elle passe à celle-ci par sa surface extérieure tant par nature que par couleur et dureté.

Celte argile alterne avec du sable légèrement ai^ileux à grains quartzeux très-fins, d'un gris clair, zone de jaunebrunâtre, légèrement pailleté et renfermant des points charbonneux, et avec du sable graveleux à grains moyens et gros qui atteignent 0"',003; les petits sont anguleux et les gros, arrondis, salis par des matières argileuses 0",80

E. Calcaire anlhraxifère.

Deuxième coupe d l'E. de Bettrechies, relevée

le 8 octobre 1850.

A la rive gauche du ruisseau de Bavay à Bettrechies, on observe :

A. — De la marne d'Autreppe, et au-dessous :

B. — De fargile noir-bleu&tre, d*un aspect subluisant, légèrement et finement pailletée, très-tendre, douce au toucher, tachante comme du graphite, ne se polissant pas dans la coupure, se désagrégeant rapidement dans Tean.

Le gîte du Grenadier, près de Maubeuge, consiste en une argile plus ou moins sableuse, plastique, d*un gris foncé,

ststAmk aachbuier. — détails locaux. 51

parfois colorée en noîr-bf unàtre par des parties ligniteuses; elle De se polit qu'imparfaitement dans la coupure à cause desgraÎDsde quartz qu'elle contient.

On y a trouvé du bois très-pyriteuï qui se couvre à Tair d'dSoreficeDce de sulfate de fer.

C'est probablement le fameux minerai de cuivre trouvé iGrisoelIe, et dont Y Impartial du Nord dit : c Soumis à Tanalyse, il a rendu beaucoup. >

Enfin, vers l'axe et à l'entrée du golfe crétacé de Mons, en enfonçant les houillères d'Ânzin, on a rencontré la meole et au-dessous beaucoup de sable jaune meuble avec lignite appartenant au système aachenien.

Ces mêmes sables que les ouvriers désignent sous le nom de torrents, parce qu'ils donnent beaucoup d'eau, ont également été rencontrés à Marly; il ne parait pas qu'ils y étaient recouverts par la meule, mais par les marnes glauconifères du système nervien.

Les détails dans lesquels je viens d'entrer, montrent combien le système aachenien est varié dans sa composition, même entre des points très-ràpprochés les uns des antres, tout en conservant cependant des caractères minéralogiques et paléontologiques généraux qui ne permettent pas de le confondre avec aucun autre système. Au surplus, il est également caractérisé par sa position inférienre au tourtia , lorsque celui-ci existe.

Il se retrouve avec les mêmes caractères aux environs de Wibegnies et de Fourmies (?), au-dessous des glauconies appartenant au Greensand inférieur. Cependant, à La Folie Not, près d'Aubenton, les parties supérieures de ce système alternent avec des couches de sable argileux glauconifère, etc., appartenant au Greensand inférieur, ce qui annonce que les formations aacheniennes

o2 MASSIFS DE MONS ET DE TOIRNAI.

et hervieniies se sont succédé à des intervalles de temps peu éloignés.

En donnant un aperçu de la composition du terrain crétacé inférieur dans les départements de l'Aisne et du Nord, je ferai connaître les détails locaux relatifs à ces faits importants.

STSTÉME HBRVIBN. ÉTAGE INFÉRIEUR. b3

SYSTÈME HËRVIEN («)•

ClaaacBieBt stratlsniphl^ue des r*ehe«,

Glaaconie opalifère.

Silex opalifèrel'I'T"*""

{ Simple.

tTici 1 Sable glauconifère à grains fins.

icntatica. \ llacigno glauconifère.

Calcaire grossier glauconifère (meule).

Grès et poudingue calcareux glauconifère.

Sable graveleux et cailloux glauconifère.

Glauconie légèrement argileuse (Pont-du-Bois). Glauconie plus ou moins sableuse.

*^*" l Annie i *'™P'®- ■OTw. J ^ f glauconifère.

Glauconie sableuse et limonitcuse (Pont-du-Bois).

Limonite granuliforme.

Calcaire coquiller et à polypiers, quelquefois poudingiforme.

. Calcaire limonitifère, quelquefois poudingiforme et limo-

Calcaireglauconifèreetlimonitifère \ .. ..

/ poudingiforme.

Cailloux et graviers argileux et marneux.

(*) [Les cartes du sol et du sous-sol oe Ogurent pas de système her- ^ dans le Hainautbelge, mais leur légende comprend le tourtia dans c« système. La carie de la Belgique el des contrées voisines en figure pittieiin lambeaux importants dans les départements du Nord et de rAisne..!!.!!,)

54 MASSIFS DE MONS ET DE TOL'RNAl.

DcacrlytloM des r«ehea.

ÉTAGE INFÉRIEUR

Terre noire vUriolique de Mouchy-le-Preux ('). — Elle est très-argileuse et conlieDt beaucoup de matières pyriteuses. A sec, elle est subschistoîde, terreuse, d'un gris noirâtre, se polit à la coupure, happe à la langue, fait une faible effervescence dans les acides et possède un goût de sulfate ferreux.

Elle se désagrège dans Teau.mais ne forme qu'une pâte imparfaitement plastique et un peu rude au toucher. Épaisseur 4",60

Cette couche est, dans la localité de Mouchy-le-Preux, la dernière appartenant au terrain secondaire, elle forme la basedes morts-terrains, c'est la dernière assise horizontale.

Cailloux et graviers argileux ou marneux, — Les cailloux plus ou moins arrondis ou de diverses grosseurs, OYulaires et avellanaires, sont généralement de même nature que les roches primaires qu'ils recouvrent ; sur le calcaire condrusien de la rive gauche de la Verne, ils consistent en phtanite, etc. Sur le système eifelien de Bougnies et de Wiheries, ils consistent en grès et eu psammites. Ailleurs, ils sont formés de quartz, de limonite et de calcaire. Ces cailloux sont d'un brun jaunâtre.

(') [On reottrqaen que Taateur ne fait pas entrer ce dépôt dans la légende détaillée ci-dessas du sjrsléme heryiea. M. M.]

SYSTEMS HIRVIEN. — ÉTAGE INFÉRIEUR. 55

sales i leor sarface et réunis par un gravier Tormé de grains quartzeax moyens et gros, plus ou moins arrondis et d'une quantité considérable de matière argileuse d'un bran sale ou argilO'-caicareuse gris-verdàtre dans laquelle on distingue parfois des grains de glauconie plus ou moins altérés et des grains de limonite résultant de cette altéralion.

Cette roche est meuble ou faiblement cohérente, friable, poadingiforme, d'un gris verdfttre ou d*un brun jaunâtre sale hétérogène; elle ne fait effervescence que lorsqu'elle est marneuse.

On y trouve quelques débris de coquilles marines qui aoûoneent une origine distincte de celle des dépôts arenaoés aacheniens. C'est la base du système hervien (Goegnies-Chanssée , carrière à Bellignies). L'épaisseur de cette roche est peu considérable ; elle ne dépasse pas 0'",50.

Les cailloux et graviers non marneux ont été observés dans un assez grand nombre de localités (Péruwelz, Baome, Goegnies-Chaussée , Wiherics et Bougnies). Ils servent ordinairement de base au système hervien, ou ne sdnt pas recouverts.

Les variétés marneuses ont été rencontrées au-dessus do tourtia dans les carrières de Bellignies (Carrière Lerat, carrière située àl'O. et près de la route de Bellignies à Mons) .

Calcaire glauconifère et limonitifère pondingiforme. — Cette roche consiste en une pftte calcareuse, renfermant des cailloux ou des fragments arrondis plus ou moins nombreux de roches primaires diverses.

La pâte est imparfaitement compacte ou terreuse, quelquefois subcristalline (Puits S**-Barbe), d'un gris jaunâtre, terne, est parfois grise, colorée en brun par des

matières ferrugineuses ou en vert par de la glauconie pulvérulente. Elle reoferme, en outre, des grains réoiformes de glauconie noîr-verdàtre de Vs millimètre de grandeur, des grains arrondis de limonite brun-jaunfttre de V2 ^ 3 millimèlres (Bellignies), ou de schiste ferrugineux (carrière du Pont-du-Bois) et de parties lamellaires qui paraissent être des fragments de piquants d'oursins. Ces diverses parties sont en proportion plus ou moins grandes et irrégulièrement distribuées, ce qui donne à la masse un aspect très-hétérogène, souvent d'un gris pointillé de vert ou de brun.

Les cailloux sont de toute grosseur, depuis celle d'un pois jusqu'à celle d'une tête, plus ou moins arrondis et très-irrégulièrement distribués et posés comme s'ils avaient été saisis pendant leur mouvement par la pâte qui les contient. Ils proviennent, pour la plupart, des roches sur lesquelles repose le tourtia. Ainsi, aux environs de Tournai, ils consistent en calcaire, en phtanite ou jaspe brun ou noir et en limonile, tandis qu'à Montignies-sur-Roc ils sont en psammite et en grès de Wiheries (').

On y distingue, en outre, des cailloux ou desgralhs subpisaires de quarlz hyalin.

Les cailloux se trouvent principalement à la partie inférieure du tourtia; ils diminuent vers la partie supérieure et finissent même par disparaître complètement, de sorte que le calcaire cesse d'être poudingiforme.

Dans certaines localités, le tourtia renferme une prodigieuse quantité d'espèces de fossiles (Tournai, Montigoies-

(*) Aux carrières de Pont-du-Bois, les caiUoux sont en psammile, schiste, quartz bj^alin et limonile.

SYSTÉMB H£RVIEN. — ÉTAGE INFÉRIEUR. 57

sor-Roc, Gassignies, Bellignies, Boussières-lez-Haumont, carrière da Pont-da-Bois) ; dans d'autres, au contraire, on eo trouve à peine des traces (Bois de Boussu). Les fossiles ne coDsistent souvent qu'en une empreinte ou contreempreîote, mais d'une conservation parfaite.

Ces fossiles et les cailloux sont souvent revêtus d'un eodoit brun ou vert; ils sont très-irrégulièrement disposés et placés en tous sens comme s'ils avaient été violemment ballottés et saisis subitement par la pâte qui les contient.

Ces diverses parties sont réunies entre elles parfois si solidement qu'on a peine à les séparer.

Terre verle (<). — Dans le calcaire glauconifère et liniooitifère de Gussignies, on trouve quelquefois des veines de (erre verte calcareuse remplies d'oolites ferrugineuses et de glauconie plus ou moins altérée et quelques grains de quartz arrondis , quelques fragments d'argile ferrugineuse et des coquilles.

Cette terre verte est fine, tendre, douce au toucher, vert de gris, terne, claire et se polissant dans la coupure; elle fait effervescence dans les acides et y laisse un fragment de même forme que celui que l'on y a plongé.

Cette roche renferme de gros cailloux.

Les caractères que je viens de faire connaître convienoeot au tourtia de Tournai, de Blaton, de Bois de Boussu, de Montignies-sur-Roc, de Gussignies et de Bellignies, de Boossières-lez-Haumont, de la carrière du Pont-du-Bois» près de Berlaimont ; dans ces diverses localités, il a tou-

0) [L'aatear n'indique pas non plus ce dépôt dans la légende détaillée do système benrien. M. H.]

jours peu de puissance et présente d'ailleurs des différences minéralogiques plus ou moins grandes. A Touroai et an Bois de Boussu il renferme à peine quelques grains de glauconie ou de limonite. 11 est plus glauconifère i Montignies-sur-Roc et à Gussignies , mais la glauconie diminue ensuite en avançant vers Bellignies, tandis que la limonite augmente. En6n dans la carrière Lerat, située à Bellignies, il ne renferme plus que de la limonite.

Calcaire limonUifère. — La base de celte roche est cristalline, subcompacte» parfois caverneuse, d'un gris jaunâtre clair ou blanchâtre. Le calcaire renferme un grand nombre de grains arrondis moyens et gros de limonite compacte d*un brun terne à Tintérieur, luisant â Texte* rieur; quelquefois de calcaire très-ferrugineux. Il renfermei en outre, des grains quartzeux arrondis de même grosseur (Vio)t des grains plus gros de limonite et des fragments d'oursins, de polypiers et de coquillages qui appartiennent la plupart à des huîtres et à des peignes.

La réunion de ces divers éléments forme une masse cohérente oolitique â cassure inégale qui sépare la plupart des grains sans les fracturer et qui présente une couleur d*un brun plus ou moins violâtre mêlé de blanc ou d*un gris clair pointillé de brun, suivant la proportion plus ou moins grande des grains de limonite.

Une analyse de cette roche qui m*a été communiquée par M. Meugy a donné les résultats suivants :

Oxyde ferrique i8,B0

AJuminc libre 1,00

Carbonate calcique 92,00

Quartz et argUe 18,50

£au 40,00

400,00 D'où fer = 34.

STSTÉn HBRVIEN. — ÉTAGE llIFÉRIEUR. K9

UmoHfiê grenue. — On rencontre parfois des échantillons beaucoup plus riches passante une limonite granuloeellnleose, presque pure, c'est-à-dire composée de grains miliaires ou subpjsaires, arrondis, quelquefois cylindriques, compactes, d'un brun luisant à la surface, réunis par de la limonite celluleuse et fibreuse. Les petites cellules de cette limonite renferment quelquefois des crislaoïde quartz (Bellignies, carrière Crapé).

Lorsque les fossiles deviennent prédominants, il en résulte on calcaire coquiller cohérent ou friable dans lequel la limonite est moins abondante que dans la variété d-dessus et dans lequel on observe quelquefois des grains de glaoconie.

Le calcaire limonitifère que je viens de décrire n'a été trouvé, jusqu'à présent, qu'au bois Verdiau, dans les earrières de Bellignies, où il renferme des huttres pressées semblables à celles de Gussignies, quelques grandes huttres et quelques cailloux (carrière de Joseph Lallemand).

Calcaire coquiller et à polypiers, — Le calcaire eoqoiller est composé de fragments de coquilles de 1 à 4 millimètres, de débris d'oursins et de petits polypiers, entassés en tous sens les uns sur les autres et réunis par on ciment calcarcux parfois cristallisé en une masse tantôt cobéreole, grossière, celluleuse, jaunâtre, traversée par des veines de limonite et dont les interstices sont parfois tapissés de petits cristaux de calcaire, tantôt en une masse peu cohérente, désagrégeable, très-grossière et très-cellulense, d'un jaune clair (Bellignies).

Cette roche est quelquefois colorée en vert par de la glaoconie (Bernissart) ou renferme quelques grains de cette substance; dans ce dernier cas, elle passe au calcaire

60 MASSIFS DK 1I03IS ET DE TOCVUl.

ooqaQler glaocoDifere el ferrogioeax dont j'ai parlé plus haut.

Calcaire caquiller pouding! forme. — Le calcaire coquiller qae je viens de décrire renferme, vers sa base, quelques cailloQi pisaires ou avellanaires, disposés enloasseos, qni le rendent poudîngiforme etqai consistent en calcaire cristallin, glauconifere provenant des couches inférieures, en calcaire argilo-ferrogîneux ou en limonite.

Ce calcaire poudingiforme est plus ou moins cohérent ; sa cassure sépare ordinairement les cailloux el les autres parties constituantes sans les diviser. Il est jaunâtre (Bellignies) ou d'un gris mêlé de vert et de brun ; son aspect varie, du reste, suivant que les débris coquillers, les cailloux de calcaire ou de limonite prédominent.

Le calcaire coquiller et à polypiers ainsi que la variété poudingiforme n'ont, jusqu'à présent, été observés qu'à Bellîgoies et dans la houillère du puits S'*-Barbe à Bernissart ; son épaisseur ne parait pas dépasser 0",50.

Observations sur le tourtia, — Le tourtia forme une couche qui, vers la surface du sol, n'a pas souvent plus de 1 mètre d'épaisseur. Cette couche est fréquemment interrompue ou masquée par des roches crétacées des systèmes supérieurs ou par des éboulements divers; aussi on ne l'a observée, jusqu'à présent, que dans un petit nombre de localités, dont les principales sont les environs de Tournai, de Blaton, de Goegnies-Chaussée, de Montignies-sur- Roc, de Houdain, de Bellignies, de Gussignies, d'Audregnies, de Haumont et des carrières du Pont-du-Bois, prés de Berlaimont.

Mais on en a constaté l'existence dans beaucoup d'autres

SYSTEME HERVIEff. — ÉTAGE INFÉRIEUR. 61

localités, vers riotérieur du golfe, au moyen des travaux et des sondages exécutés pour les houillères entre Mons, Lille, Arras et Boucbain.

Od a attribué an tourtia que Ton a rencontré dans ces travaux une puissance variant de 0^,05 à 5 mètres, mais il est probable que dans aucun point il n'atteint réellement cette épaisseur. Les marnes glauconifères nerviennes renferment des cailloux ayant été souvent confondus par les mioears avec le véritable tourtia.

Suivant M. d'Arcbiac, sur 186 espèces fossiles recueillies dans le tourtia, 176 espèces ont pu être déterminées parmi ces dernières ;97, c'est-à-dire plus delà moitié, son t nouvelles oa propres au tourtia ; les autres se retrouvent dans les autres partîesdn système hervien et dans les systèmes nervien et sénonien et y sont réparties de la manière suivante :

Dans le système sénonien ou craie blanche 15 esp. > > nervien ou craie tuffeau . . 50 »

Dans les parties moyennes et supérieures du système bervien (grès vert supérieur et gault) . 37 »

Enfin dans le grès vert inférieur et le néoco- DÎen 2! >

D y a donc 58 espèces propres aux étages moyens et sapérieurs du système hervien, et par conséquent plus «Tanalogie paléontologique avec ce système qu'avec le nervien.

Au reste, le tourtia renferme une faune réellement spéciale dans laquelle les térébratules entrent pour plus d'un quart. Cette faune semble être propre à des hauts-fonds, tandis que celle du gault rappelle, au contraire, par le grand nombre de Céphalopodes qu'on y remarque, celles des mers profondes.

ÉTAGE MOYEN

L'étage moyen du système bervien est peu développé dans le golfe crétacé de Mons. Il est représenté par de la limonite granuliforme qui semble correspondre aux minerais de fer de l'arrondissement de Vouziers dans le département des Ârdennes et renfermant des coucbes d'argile simple ou glauconifère qui semblent être les équivalents du gaull; enfin on y trouve des traces de glauconîe sableuse analogue à celle qui, aux environs de Marbaix« termine l'étage moyen du système hervien.

Limonite granuliforme. — La limonite granuliforme est composée de grains moyens et gros de limonite compacte d'un brun terne à Tintérieur, luisant à la surface et de grains quartzeui plus ou moins arrondis, moyens el assez gros, brunâtres à leur surface et parfois subluisanL Ces grains sont dans la proportion de Vs ^ Vs ^^ réunis par de la limonite terreuse en une masse peu cohérente, friable, d'un brun jaunâtre, terne, au milieu de laquelle on voit des grains luisants d'un brun foncé.

Cette roche forme, au-dessus du calcaire limonitifère, au bois Verdiau, entre Hergies et Houdain, une couche d'environ 2 mètres d'épaisseur, renfermant des lits d'argile schisloide gris-verdâtre, passant au jaunâtre.

On trouve des traces de la même roche au-dessus du tourtia, en montant au N.-O. de Bellignies, près de la route qui conduit à Quiévrain.

Glauconie sableuse limonitifère. — La glauconîe sableuse limonitifère est composée de ^{^ de grains de glauconie en

partie iransformés en iimonite et de 74 de grains de quartz colorés en brunâtre à la surface et renfermant des grains ssbpisaires et quelquefois plus gros de Iimonite, de quartz et de roches primaires; on y remarque par place des veines ferrogineuses. Cette roche qui rappelle les caractèi*es que présentent les minerais de fer du canton de Vouziers, se trrave soos le tourtia aux anciennes carrières du Pont-du- Bois; elle D*a que 0",1S d'épaisseur et sert de base à une oooche plus épaisse de 0",80 de glauconie argilo-sableuse et lirooniteuse qui consiste en argile brune ferrugineuse, on peo plastique, renfermant des grains de glauconie en partie transformés en Iimonite et des grains de quartz et qui, par conséquent, ne diffère guère de la couche précédente que par sa nature plus argileuse.

Argile simple. — L'argile simple est schistoide, d'un gris Terdfttre passant au jaunâtre ou au brun ; elle est fine, tendre, douce au toucher, se polit dans la coupure, se divise à Tair en petits fragments et se désagrège dans l'eau.

Elle forme dans la Iimonite granulaire du bois Verdiau, entre Hergies et Houdain, de petites couches dont l'une d*enTÎroD 0*,25, située vers la partie inférieure, est divisée en deux par un lit de sable argileux glauconifère à grains moyens et gros d'un vert sale hétérogène. Des traces de cette argile s'observent au-dessus du tourtia de Bellignies dans la carrière de Joseph Lallemand.

Argile glauconifère. — L'argile glauconifère est fine, piasiique, d'un vert plus ou moins clair, pointillé de vert feneé au de vert jaunâtre, parfois tacheté de brun, terne, et se polit dans la coupure imparfaitement. Les grains de glaoconie qu'elle renferme» sont de grosseur moyenne et

irrégulièrement dissémioés. Les grains quartzeux y sont peu nombreux et arrondis.

Cette roche s'observe au bois Verdiau et au N.-N.-O. de Belligoies près de la route qui conduit à Quiévrain. — Carrière du Pont-du-Bois : 0",40.

Glauconie sableuse. — La glauconie sableuse et plus ou moins argileuse qui semble terminer Tétage moyen do système hervien, est composée d'environ 7io d^ grains mi- Maires réniformes de glauconie, d*un vert sale très-foncé et de 7io de grains de quartz réunis par de l'argile grisâtre ou verdàtre en une masse un peu plastique, lorsqu*elle est humide, friable; lorsqu'elle est sèche, d'un vert sale, passant au brun par altération. Elle contient un peu d'argile d'un brun mat qui se polit dans la coupure.

Cette glauconie repose sur l'argile giauconifère du gault dans la carrière de Joseph Lallemand, à Bellignies, où elle est recouverte par du calcaire cristallin, coquilier entremêlé de glauconie qui est probablement un remaniement du calcaire coquilier de l'étage inférieur pendant l'époque où se forma le gault.

Au reste, l'argile giauconifère, l'argile simple et la glauconie plus ou moins sableuse, séparées en ce point, sont entremêlées sur un autre point voisin.

 la carrière du Pont-du-Bois, elle est à peine sableuse et d'une couleur très-verte.

Glauconie légèrement argileuse. — Cette glauconie est composée de grains réniformes, arrondis de glauconie d'un vert sombre réunis faiblement par un ciment argi* leux jaunâtre à peine calcareux.

Elle ne renferme que quelques grains quartzeax; on y

trouve quelquefois des cailloux disséminés ou des fragments du tonrtia qu'elle recouvre ; Boussières-lez-Haumoot et peut-être carrière du Pout-du-Bois, épaisseur 2 mètres. Mais cette couche est peut-être déjà nervieone.

ÉTAGE SUPÉRIEUR

L'étage supérieur du système hervien est aussi trèspea développé dans le golfe crétacé de Mons. Je ne le connais encore que dans deux localités, aux Houillères de Beraissart et à Strépy-Bracquegnies.

il se compose de sable glauconifère graveleux et caillouteux, passant au grès et au poudingue calcareux glaueonifère, de calcaire grossier glauconifère, de macigno glauconifère, de sable glauconifère à grains fins, de silex opalifere simple ou glauconifère passant quelquefois à la glauconie opalifere.

Sable graveleux et caillouteux glauconifère, — Le >^ble graveleux glauconifère est composé de grains de quartz hyalin, gris, translucides, arrondis, très-inégaux, Gns, moyens et gros, et de grains de glauconie d'un vert foncé fins et moyens dans la proportion de '/s à Vs.

Ce sable est peu calcareux et renferme des cailloux (le phtanite et de quartz de diverses grosseurs.

Il est très-meuble et très-aquifère; les ouvriers le nomment c sable gris > ; on Ta trouvé au puits A n*^ 3, p^de Saint-Âlexandre; il correspond peut-être au n"" 5 du paits Saint-Alexandre (').

(M [Voir plos loin la coupe du puits Saint*Alexandre. M. M] I. 5

Lorsque la quantité de calcaire augmeote, il passe au grès ei au poudingue calcareux glauconifère.

Grès et poudingue calcareux et glauconifère, — Le grès est composé de grains de quartz byalin très-inégaux, translucides, grisâtres, arrondis, moyens et gros prédominants, de grains de pbtanite noirâtre et de grains glauconieux de même grosseur réunis par un ciment de calcaire subcristallin, gris clair en une masse plus ou moins cobérente grisâtre.

Le poudingue consiste en cailloux de pbtanite brun verdâlre à leur surface et de quartz byalin disséminés dans une pâte de grès calcareux, glauconifère, analogue an précédent et qui renferme parfois de petits grains pyriteux.

Cette roche renferme des grypbées analogues à celles que Ton a rencontrées dans la meule de Bernissart et de Gbiin à laquelle elle paraît correspondre par sa position géologique.

Le grès et le poudingue calcareux glauconifère ont été trouvés au puits A de Strépy-Bracquegnies où leur épaisseur est de 0"',80.

Calcaire grossier glauconifère (>). — La meule dont je vient de parler est un calcaire grenu, grossier, glauconi-

(<) 11 remplaoe peut-être le grès calcareux glauconifèra <m le gompkolite précédents. G*est ce qu*on appelle la meule. Celle-ci a été trouTée, en enfonçant les houillères d^Anzin, au-dessus des sables crétacés ii ligmie inférieur. Le nom de meule a été transporté d*Anzia à Bernissart (noie du 11 septembre 1S40).

fire C/m), composé de grains calcareux, moyens, Irans- Iflddes, el de grains glaucooieux réunis par du calcaire terreox en une masse cohérente, un peu friable, grenue oa grossière à cassure inhale, d'un gris légèrement, verdâlre; elle se dissout dans les acides en ne laissant que des grains verts et quelques grains de quartz et renfermaDt quelques caUloux pisaires; elle a été trouvée au puits S''-Barbe, n^' 18,^1 et 24.

Il passe peu^-étre au calcaire plus cohérent (n*"' 22 et ë); et à la verrerie de Ghlin, on y trouve des gryphées.

Maeigno glauconifére. — Le macigno glauconifère est ooe naroe très-argileuse renfermant des grains de quartz et de glauconie ; il est terreux, parfois un peu grossier à cassure ioégaJe, tendre, un peu rude au toucher et au Gooper, d'un gris terne, finement pointillé de noirâtre et de blanc, ne se polissant pas dans la coupure.

Il renferme quelques points noirs charbonneux, quelques coquilles marii^s et quelques points blancs qui paraissent avoir appartenu à des corps organisés, et vers la partie inférieure quelques cailloux de quartz blanc, de phUoile brun et de la pyrite; il se désagr^e dans Teau et iait elerveseenoe dans les acides en y laissant un dépôt argileoK considérable.

Cette roche repose sur le système aachenien au puits S'-Alexaodre à Slrépy-Bracquegnies (n"" 24), et a été UMvé au-Klessus 4u poudiqgue calcareux glauconifère dans un puits situé près de ce dernier.

La même roche a été trouvée près d'Étréaupont dans le département de PAisne (France) en couches alternant avec la gaize.

Sable glauconifère à grains fins, — Le sable glaaconifère à grains fins est formé de grains de quartz et de glanconie réunis par la silice pulvérulente en une masse poreuse gris-verdàtre, pailletée, traversée par quelques tubulures capillaires, très-facilement désagrégeable , dans laquelle la glauconie entre pour une proportion qui varie de Vi à Vio; il produit au toucher une impression analogue à celle de la colophane. Les parties qui composent ce sable sont quelquefois cimentées par de Topale translucide qui le transforme en grès glauconifère ou en silex opalifère et glauconifère.

On a trouvé cette roche dans la coupe située à la rive droite du Thieu au N. de Strépy-Bracquegnies et dans le puits Desmarest, n"" 3, entre cette coupe et la fosse S*-Alexandre de Strépy-Bracquegnies, à la rive gauche du Thieu.

Silex opalifère simple ou glauconifère. — La base de cette roche parait être une opale plus ou moins transformée en silex; tantôt elle est terreuse, friable, blanchâtre, opaque; tantôt compacte, cohérente, rude au toucher, grisâtre, translucide, ordinairement traversée en tous sens par des tubulures capillaires qui la rendent ceiluleuse, légère, tendre et plus ou moins sonore.

Ces tubulures sont assez souvent remplies par de rhydrophane d*un blanc laiteux; la roche prend alors plus de cohérence et de dureté et finit par passer à un silex compacte ou subcompacte à cassure largement conchoide, d*un aspect cireux ou subluisant.

Cette roche renferme des veines d'hydrophane, de calcédoine et quelquefois de cornaline.

Elle fait rarement effervescence dans les acides.

Lorsque le silex opalifère ne renferme pas de glauconie, ceqoi est rare, il est finement celhileux, tendre, à cassure ioégale, d*un aspect mat et d'une couleur blanchâtre ou sobcompacte, dur, à cassure largement conchoïde, d'un gris clair, un peu verdâtre, uni ou pointillé de blanchâtre, d'oD aspect cireux, translucide sur les bords des fragments, suivant que les cellules qu'il contient sont plus ou moins nombreuses, vides ou remplies d'opale. Cette roche fait à peioe effervescence dans les acides.

(Puits Sainte-Barbe, n*" 8.)

(Puits Desmarest, à Bracquegnies, n"" 1.)

Cette variété parait se trouver à la partie inférieure des gaizes, en dessous des sables glauconifères.

I^ silex opalifère est presque toujours glauconifère et offre alors deux variétés qui se distinguent par la grosseur des grains.

La première variété renferme des grains de glauconie fins et uniformément disséminés ; elle est souvent stratoIde,d'un blanc grisâtre passant au gris bleuâtre finement poiotillée de vert ou un peu zonaire et à peine pailletée, à cassure largement conchoïde ou inégale et rude au toucher, suivant que la roche est plus ou moins poreuse.

Cette variété passe d'un côté au silex opalifère^ simple, et occupe avec cette dernière la partie inférieure du dépôt, et de l'autre, au sable glauconifère qui la recouvre.

La seconde variété renferme des grains de glauconie moyens et assez gros et très-irrégulièrement disséminés; elle est tantôt terreuse, tendre, friable, d'un blanc mat distinctement pointillé de vert (coupe de Bracquegnies), happant à la langue, tantôt compacte, dure, â cassure droite 00 largement conchoïde, à bords tranchants, translucides, d'an gris verdàtre, cireux ou mat, pointillé de vert foncé.

Cette variété renferme des veines d'opale hydrophane d*an blanc laiteux qui prennent de la transparence kMftqu'on la plonge dans Tean. Ces veines passent au silex, à la calcédoine et quelquefois à la cornaline (grise Jaune« rouge, brune); les parties intérieures de ces veines sont souvent très-translucides; les parties extérieures sont moins translucides et de couleur blanchâtre ou jaunâtre (puits Sainte- Barbe, n"" 6 (34 et 36) et coupe de Strépy-Bracquegnies).

La variété ci-dessus se montre en bancs d'environ 1 décimètre d*épaisseur vers les parties supérieures do dépôt au-dessus des sables glauconifères avec lesquelles elles alternent.

Glaucome opalifère. — Le silex glauconifère à gros grains passe quelquefois à une glauconie opalifère et légèrement calcareuse. Celle roche remarquable est composée de glauconie terreuse et légèrement calcareuse, d'un beau vert clair à cassure inégale, happant fortement à la langue et traversée par un grand nombre de tubulures capillaires simples ou branchues, la plupart remplies par de l'hydrophane d'un Manc laiteux. Celte roche renferme, en outre, quelques grains quarlzeux et quelques cailloux ferrugineux brunàlres,subpisaires. Dans les acides elle fait une légère effervescence et prend une couleur d'un vert plus foncé.

Si l'on dessèche le résidu qui ne présente qu'une couleur verte, parce que Topale imbibée d'eau a pris de la transparence, cette dernière substance reprend son opacité.

La roche offre une couleur verl-de-gris, clair, finement chiné de blanc verdftlre et tacheté de brun (puits Sainte- Barbe, n^ 4S et 48). Cette roche passe à la silice et au silex glauconifère.

sYSTèvB heuvien. — bétails locaux. 71

Le système hervieD remplit des anfractuosités que préseotent les terrains primaires sons la vallée de la Haine; il repose, ?ers le Nord, sur le calcaire condrusien (Tournai, Pérawelz),aa centre sur le système houiller et an Sud sur diferses roebes antbraxifères ; quelquefois cependant il est séparé des -terrains primaires par le système aachenien ; enfin, il est presque toujours recouvert par les marnes glaoconirères ou simples du système nervien.

il se montre à la surface sur quelques points des bords do golfe et s'enfonce rapidement des bords vers Taxe de ce golfe jusque vers une ligne de faille qui se dirige de TO. i TE., c'est-à-dire des environs de Mons vers le N. de Douai pour se relever ensuite vers Yalenciennes et Ârras.

Es eOet, tandis qu'à Lille et aux environs de Boucbain et d' Arras, ce système est à une soixantaine de mètres audessus du niveau de la mer; il s'abaisse, en certains p(Hots, jusqu'à 150 mètres au-dessous de ce niveau.

Tourtia de Tournai. — Aux environs de Tournai le système hervien n'est représenté que par son étage inférieur que Ton a quelquefois désigné sous le nom de tourlia et qui est, comme on sait, devenu célèbre par les nombreuses espèces de fossiles qu'il recèle et leur conservation parfaite.

Cette roche est très-hétérogène.

Tantôt elle consiste en une pâle de calcaire , à cassure largement concholde, d'un gris jaunâtre , clair, mal trèscobérent, qui se dissout avec effervescence dans les acides en y laissant an dépôt argilo-ferrugineux renfermant des

grains miliaires de calcaire argilo-ferrugioeux bruD et de iimonite et des cailloux avellanaires et pugillaires de limo- Dite et autres roches primaires diverses (phtanite, calcaire, etc.).

Tantôt la pâle devient plus argileuse, plus ferrugineuse et d'un brun jaunâtre, tantôt elle devient plus pure et d'une couleur blanc-jaunâtre.

On y voit aussi assez souvent des grains miliaires de glauconie irrégulièrement disséminés dans la masse.

EnGn le tourtia perd en partie sa cohérence.

Son épaisseur est très- variable ; en moyenne elle est de 0»,50.

Il repose sur le calcaire anthraxifère ou en est séparé par un peu de minerai de fer, et, d*un autre côté, il supporte le système nervien ; le joint de séparation est tranché.

Les systèmes hervien et nervien ne passent pas de l'un à l'autre; le tourlia a toujours une couleur jaune, tandis que la marne est grise. Cette marne est très-calcareuse , à peine glauconifère; elle renferme, vers sa base, quelques grains miliaires de quartz hyalin et descailloux pisaires et avellanaires de roches primaires diverses. Ces cailloux ,

ainsi que la glauconie, disparaissent vers la partie supérieure.

On y trouve plusieurs espèces de fossiles propres au tourtia; son épaisseur est d'environ 2 mètres.

Quoi qu'il en soit, il y a lieu de séparer le tourtia des marnes nerviennes.

La célébrité que le tourtia a acquise, dans ces derniers temps, par les fossiles qu'il renferme, célébrité qui augmentera probablement encore par les considérations géologico-paléontologiques importantes auxquelles il conduira un jour, comme j'ai lieu de le croire, m'engage a

SYSTÈME HERVIEN. — DÉTAILS LOCALX. 75

doQoer quelques détails sur les divers points où il se rencoQtre.

Lorsqu'en suivant le chemin de Tournai aux carrières de (àlcaire, on descend vers la Barge, on rencontre déjà des Iraces de cette roche à la surface du calcaire. Il acquiert plas d'épaisseur à la rive droite de la Barge (petite rivière qui se jette dans l'Escaut entre Tournai et Chercq).

L'un des points les plus intéressants est celui qui s'observe à la carrière de M. Dapsens-Carbonnelle située à 1/4 de lieue au S. de la ville de Tournai, à l'E. et près de la cbaossée qui conduit à Saint-Âmand.

Ao bout de la carrière on observe, au-dessous du limon,

des psammites glauconifères(V3-75)i^o^ calcareux, grenus, i cassure inégale, d*un gris pointillé de vert dans lesquels les grains quartzeux sont demi-fins, les grains glauconieux de grosseur moyenne et l'argile qui les réunit de couleur blaocb&tre; ils renferment des fossiles, mais je n'y ai pas vu de pholadomies.

Ces psammites, qui ont une épaisseur assez considérable vers le bout de la carrière où ils reposent sur la marne nervienne, ont été enlevés vers l'entrée où l'on observe la coupe suivante :

Coupe d'une carrière située à la rive droite de la Barge, entre la chaussée et l'Escaut^ relevée le 26 juillet 1848.

i"" Marne grise, qui, par l'action de l'air, se divise en petiu fragments 4'°,00

2* Marne grise renfermant des cailloux de limonite et de phtaDite;Ges cailloux, qui atteignent rarement la grosseur d'une noix, sont disséminés, et d'abord assez rares, mais

deviennent plus nombreux , vers la partie inférieure de la couche (•) 1",00

On y trouve des huîtres, etc.

3*" Tourlia, composé de caillotix de phtanite, de limonite compacte, de calcaire gris bleuâtre de toute grosseur, depuis celle du millet jusqu*à celle d*un poing, réunis par un ciment ferrugineux et marneux 0^,10

4"* Calcaire anlhraxifère.

Le terrain crétacé s'étend à la surface du terrain anthraxifère , en remplit les anfractuosités et tend i prendre la position horizontale.

Une carrière, récemment ouverte près de Qiercq par MM. Lefebvre et Broquet, a présenté la coupe suivante :

A. — Limon 2",00

B. — Sable argileux 0^,50

Page 1