‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 20 sur 93 · C. — Glauconie argilo-sableuse ; c^est une argile brune · texte numérisé non relu

C. — Glauconie argilo-sableuse ; c^est une argile brune

ferrugineuse, renfermant des grains de glauconie en partie transformés en limonite et des grains de quartz.

Cette roche est un peu plastique, cohérente lorsqu'elle est sèche O",80

B. — Argile glauconifère et légèrement sableuse d*uu vert assez clair, bigarré de vert jaunâtre.

Elle est un peu plastique , se laisse couper lorsqu'elle est séchée et ne se polit qu'imparfaitement dans la coupure 0-,40

A. — Glauconie beaucoup moins argileuse, à peine quartzeuse , d'une couleur très-verte 0",30

Ces diverses couches réunies (D, C, fi, >1), qui semblent représenter le Greensand, offrent une épaisseur totale de l-,6o

En montant vers Sassegnies, on rencontre la marne d'Autreppe s'appuyant sur le Greensand.

La glauconie légèrement sableuse et argileuse (Greensand) est formée de grains moyens réniformes de glauconie d*un vert sombre réunis, avec quelques grains de quartz (Vio)i P^>* ^^ '^ matière argileuse. Le tout forme une masse plastique assez cohérente lorsqu'elle est séchée et d'un brun verdâtre; on la trouve à 500 mètres à l'O. de Boussières-lez-Haumont.

Au N.-E. de Grand-Fayt, glauconie argileuse et légèrement sableuse. Celte glauconie est presque exclusivement formée de grains moyens réniformes de glauconie d'un beau vert, réunis par de la glauconie pulvérulente et argileuse également verte; on y distingue quelques grains quartzeux.

Cette roche offre, lorsqu'elle est humide, une couleur d'un noir verdâtre.

Sur le filon du calcaire exploité à l'E.-S.-E. du village de

Marbaix, on observe de la glaucoDie très-verte, reofermaot des crottes de calcaire argileux, compacte, à cassure écailleose, sabcompacte ou terreux, brun-verdàtre ou d'un gris de cendre sombre, traversé par quelques tubulures capillaires,simple ou glauconifère, ordinairement d'un gris clair i la surface par altération, ordinairement trèS'-durfSe dissolvant très-lentement dans les acides avec une faible effervescence et dépôt argileux brunâtre considérable.

Coupe au S. de Berlaimont, relevée le 12 septembre 1849.

Au S. et près de Berlaimont, sur le cbemin de Sassegnies, près du ruisseau, un peu avant d'y arriver, on exploite un beau calcaire brécbiforme semblable à celui de Waulsort, mais qui n*est pas employé comme marbre.

Au-dessus de ce calcaire on voit de bas en haut :

B. — Une argile brécbiforme gris-pàle, hétérogène, renfermant des fragments de calcaire, quelques ossements fossiles et des végétaux 1%00

A. — Et au-dessus, un lit d'argile verte glauconifère qui pourrait bien être du Greensand remanié et dans lequel j'ai trouvé une térébratule qu'il faudra examiner pour s'assurer si elle appartient au Greensand.

SYSTÈME NERVIEN.

€la«(«enieiit «(ratlgraplilque des roches.

Calcaire grossier

ce w

Marne

\ légèrement glauconifèrc.

Glauconic simple .

Marne glauconifcre

Glauconie sableuse.

Gravier caillouteux.

silex brun ou noir.

bancs de silex simples ou calcaires.

gros rabot5.

petits rabots.

calcareuse, tendre et durcie avec quelques silex argileux.

argileuse ou diève.

calcareuse.

et le tes de chats.

à gros grains

à grains fins. . . .

Description des roches.

Le système nervien peut être divisé en deux étages, savoir : un étage glauconieux inférieur et un étage marneux ou calcareux supérieur.

Ces deux étages peuvent être subdivisés en plusieurs parties.

L'étage glauconieux présente d'abord vers sa base :

1° Une couche mince de gravier caillouteux;

2"" Une couche de glauconie sableuse, passant à la marne

glaaconirère et à la glauconie simple ou calcareuse, dans laquelle on trouve des rognons d'argilite glauconifère oomioés têtes de chats par les mineurs.

L'étage supérieur est formé :

1* De marne ai^ileuse ou calcareuse, renfermant parfois, vers la partie supérieure, des silex argileux très-imparfaits;

2* De calcaire grossier, renfermant des silex simples ou ealcareax, en rognons à la partie inférieure et en bancs massifs vers la partie supérieure.

ÉTAGE INFÉRIEUR

Gravier caillouteux. — Le gravier caillouteux est formé de grains de quartz fins, moyens et gros, plus ou moins fflélés de glauconie verte ou passés à Tétat de limonite et de matière argilo-ferrugineuse. Ces parties adhèrent souvent ensemble et le gravier passe à un psammite à gros grains, poudîngiforme, stratoïde, friable, brun, renfermant des cailloux avellanaires, colorés à la surface en brunjauDitre, des fragments d*argile et des débris de végétaux. Cette roche, dont l'épaisseur ne dépasse guère 0°*,10 et qui représente peut-être la partie inférieure du tourtia de BelltgQies,est quelquefois remplacée par une couche composée de rognons de limonite géodique et de limonite celloleuse.

On la trouve sur le système aachenien à Baudour, au N. de Maisières, à l'O. de la vallée de Baume et peut-être à Goegnies et à Bougnies sur les terrains primaires.

Glauconie sableuse. — La glauconie sableuse est composée de glauconie et de quartz en grains tantôt fins.

tantôt moyens et gros dans la proportion de 2 : 1, réunis par un ciment glauconieux, quelquefois marneux en one masse très-friable d'un vert sombre, un peu brunâtre par altération.

Cette roche renferme, vers sa base, quelques cailloax pisaires ou avellanaires, luisants ou irisés à leur surface (Baume), devient moins sableuse à mesure qu'on s'élève el passe, vers la partie supérieure, à une glauconie sableuse et marneuse et à une marne glauconifère parfois trèscalcareuse (Baume).

On y trouve :

1<> Des rognons et des veines de limonite terreuse, brune ou brun-jaunâtre, qui paraissent devoir leur origine à des pyrites altérées ;

2^ Des veines d'argile sableuse gris-jaunâtre;

3*" Quelquefois des rognons analogues à ceux du Greeosand du département des Ardennes et des fragments d'ammonites.

(Voyez la coupe d'un escarpement au N. de Strépy- Bracquegnies ; examiner si c'est bien à cette couche ou à une supérieure qu'ils appartiennent.)

La roche que je viens de décrire s'observe principale* ment au N. des carrières de Maisières, au N. de Strépy- Bracquegnies, â Baume et au N.-O. de Haine-S^-Paui.

Marne glauconifère. — La marne qui forme la base de cette roche est terreuse , d'un gris plus ou moins bleuâtre, passant au jaunâtre par altération. La glauconie ; est en grains moyens et gros, réniformes, d'un vert foncé, plus ou moins nombreux et irrégulièrement disséminés. Cette roche est plus ou moins cohérente, assez tendre, friable, subgrenue, à cassure inégale, d'un gris pointillé de vert; elle

happe à la langue, se désagrège ordiDairemenl dans Teau et se dissout dans les acides, en y laissant un dépôt argileux et des grains verts.

Des cailloux pisaires ou avellanaires de limonite, de quartz, de phtanite et autres roches primaires s'y trouvent disséminés sans ordre.

Od y trouve quelquefois des têtes de chats (au N, des carrières de Maisières); elle passe inférieu rement à la gbacooie marneuse et quartzeuse (massif de Mous).

On a rencontré cette roche au puits S^'-Barbe à Bernissart, aux exploitations d'argile plastique situées à 1,000 mètres à TO.-N.-O. de Baudour, près de la verrerie de Ghlin, au N. des carrières de Maisières, au canal d'écoulétneot de Haine-S*-Paul, à Baume, à Gussignies et au bois d^Baumont, près de Maubeuge.

Elle acquiert 6 mètres d'épaisseur au canal d'écoulement de Haine-S'-Paul.

Ctauconie simple. — La glauconie dont il est ici question, est en grains fins, d'un beau vert, réunis par un peu de glauconie pulvérulente ou de matière argileuse d'un gris pâle; elle forme une couche friable, d'un vert foncé, plus ou moins mêlé de gris qui devient plus argileux vers la partie supérieure et qui contient :

1' Des veines et des rognons argileux.

2* De petits rognons de liroonite terreuse d'un jaune bruo&treqnî doivent leur origine à des pyrites;

3' Des rognons d'argilile glauconifère (têtes de chats); rarement elle renferme quelque grains quartzeux.

On trouve la glauconie simple ou argileuse à BracquegDies, à la bouvière et à Baume.

Rognons d'argilite glauconifère. — Les ouvriers ont donné le nom de têtes de chats à des rognons très-irréguliers de diverses grosseurs, parfois céphalaires, d'argilite glauconifère, quelquefois calcareux, d'un gris plus oa moins bleuàlre, pâle ou foncé, très-irrégulièrement poiotillé de vert.

Ces rognons sont très-cohérents, durs ; les parties centrales ont une cassure conchoide et une couleur foncée. Les parties extérieures sont d'un gris clair ou blanch&lre pointillé de vert, moins dures et semblent passer à la glauconie ou à la marne glauconifère qui les contient et au milieu desquelles ils paraissent s*étre formés à la manière des silex, c'est-à-dire par ségrégation.

Ces rognons qui se trouvent particulièrement dans la glauconie et dans la marne glauconifère de la partie orientale du massif crétacé de Mons, renferment rarement des grains quartzeux, des cailloux, de la pyrite ou des fossiles.

Lorsqu'ils sont calcareux, ils font une légère effervescence dans les acides; mais, lorsque l'effervescence a cessé, le fragment n'a pas changé notablement de volume.

ÉTAGE SUPÉRIEUR

Marne, — La marne est composée de calcaire et d'argile en proportion variable etprésente, suivant ces proportions, plusieurs variétés parmi lesquelles je distinguerai principalement la marne argileuse ou diève et la marne calcareuse tendre ou dure.

La marne argileuse est ordinairementschistoïde, d'un gris verdàtre ou d'un gris bleuâtre terne; elle se polit dans la coupure, se désagrège aisément dans l'eau et fait effervescence dans les acides, en y laissant un dépôt argileux considérable.

Celte marne se trouve ordioaîrement vers la partie moyenne ou le tiers inférieur du dépôt (sous Téglise de Gossignies). On y trouve parfois de petits cailloux.

Marne calcareuse. — La marne calcareuse est ordinairement terreuse et tendre, rude au toucher, d'un gris bleoilre, terne, passant au jaunâtre par altération; elle happe fortement à la langue, se désagrège dans l'eau, fait eflenescence dans les acides et y laisse un dépôt argileux considérable.

On la trouve à 1000 mètres à TO.-N.-O. de Baudour (30 pieds), à la verrerie de Ghlin, à la carrière de Joseph Lallemand à Bellignies, sous l'église de Gussignies (1°*,50), dans on puits de mines du bois d'Haumont (20 pieds) et dans an grand nombre d'autres localités.

La marne renferme, à sa base, des cailloux, de la glauconie et du calcaire blanc friable.

La marne calcareuse forme, en Belgique, une couche mince au-dessous des dièves, mais au-dessus de cette dernière roche, elle constitue un dépôt souvent considérable qui devient d'autant plus calcareux qu'on s'élève davantage et elle finit par passer au calcaire grossier. Ces parties supérieures de marne calcareuse prennent parfois de la cohérence au point de ne plus se désagréger dans Peau; tel est surtout le cas des marnes que l'on a traversées en creusant certaines houillères (puits Safnie-Barbe, verrerie de Ghlin).

Ces marnes dures supérieures sont d'un gris pâle, passant an gris jaunâtre par altération, d'un aspect mat qui ne prend pas de poli dans la coupure et laisse parfois dans les acides, après la décomposition du calcaire, un fragment argileux de même forme que celui qu'on a em-

ployé pour faire l'essai. Elles sont quelquefois traversées par des tubulures capillaires (puits Sainte-Barbe) ou contiennent des gyrolithes et de petits polythalames semblables à ceux que Ton rencontre dans la smectique aux environs de Hervé (au N. des carrières de Maisières).

Les marnes renferment quelques cailloux vers leur partie inférieure, des rognons et des globules de pyrite cristallisée en octaèdre ou en cubo-octaèdre à leur surface (Autreppe, Douai), du bois fossile, des débris d'oursins, d'encrines,d'hu!treset autres coquilles,descoprolitbes, etc. (Bruyelles, Aulreppe).

La marne calcareuse renferme des rognons de marne plus dure, plus argileuse, moins désagrégeable dans Teau et happant fortement à la langue. Dans les parties supérieures de cette roche, ces rognons passent quelquefois à des silex argileux, souvent caverneux , à grains très-fius, à cassure largement conchoïde, d*un gris bleu&tre passant au gris jaunâtre, terne par altération et qui, par une altération plus prononcée, prennent un aspect grossier et une couleur blanchâtre. Ces silex renferment parfois quelques grains noirs ligniteux ; les parois des cavités qu'il renferme sont souvent revêtues d'une couche de silex pulvérulente de i millimètre d'épaisseur (au N. des carrières de Maisières).

On exploite, dans diverses localités, la marne friable ou désagrégeable pour l'amendement des terres et celle qui est plastique pour faire, avec le menu charbon, des briquettes combustibles, au S. de Pont-à-Rieu, près de Tournai, près du chemin de Wez à Saint-Maur (<), au S. de

(*) [La carie du sol y renseigne un peiît affleurement de sénonien; celle du sous-sol n'y figure pas de nervien. M. H.]

Goargae, à VergDe, à la croix commune de Wiers, à Grosmoni (commune de Brasmesnil) ('), entre Blaton et Bernissart, au N.-E. d'Harchies, au N.-O. de Montîgniessor-Roc.

(La marne ne se montre guère à TE. d'une ligne menée d'Harehies à Âudregnies.)

Calcaire grossier. — Vers la partie inférieure, cette roehe passe aux marnes; elle est composée de grains ealcareux demi-fins, qui se désagrègent aisément et tachent fortement les doigts (au N. des carrières de Maisières).

Vers la partie supérieure qui forme le passage aux glaaconies calcareuses du système sénonien , elle est formée de grains moyens ou miliaires de calcaire gris translucide, réunis par du calcaire terreux blanc-jaunâtre , en une masse grossière cohérente, parfois friable, rude au tODcher, d'un blanc jaunâtre terne, parfois tacheté de brunâtre qui ressemble au calcaire deMaestricht.

Elle renferme, vers la partie tout à fait supérieure, quelques grains miliaires de glauconie verte, très-irrégnlièrement disséminés, pelotonnés ou disposés suivant certains joints.

Elle fait une vive effervescence dans les acides en y laissant quelques grains quartzeux très-fins et quelques grains verts également très-fins (Ghiin, Haisières).

Le calcaire grossier renferme ordinairement des parties réoiformes très-irrégulières , plus dures, plus cohérentes, pios foncées, passant â des silex subcompactes gris-pâle,

(') [Us cartes D*y Bgurent pas de crétacé. M. M.]

tachetés de gris foncé ou de brunâtre, nommés petits rabots.

A mesure qu'on s'élève, ces silex deviennent plus parfaits et sont en rognons plus gros et plus serrés les uns contre les autres. Ils offrent alors une texture compacte, une cassure largement conchoïde, de la translucidité aux bords et une couleur gris-foncé passant parfois au brunâtre. Ces rognons ont une surface très- inégale et caverneuse; ils présentent à l'intérieur des cavités plus ou moins grandes, tapissées de mamelons de silex, de cristaux de quartz oa ils contiennent du calcaire grossier plus ou moins quartzifère jaunâtre, ressemblant au calcaire de Maestricbt et au calcaire grossier qui les sépare et au milieu duquel ils ont pris naissance. Ces rognons ont reçu le nom de gfv$ rabots. (Bois de Boussu, verrerie de Ghiin.)

Ces silex sont calcareux, font effervescence dans les acides, mais y laissent un fragment siliceux de même forme et de même grandeur que celui que l'on y a plongé.

Entre GhIin et Saint-Denis, on voit, à la partie supérieure de l'étage nervien, des bancs puissants, massifs, caverneux, Assurés et inclinés au S. d'environ 10*, de silex simple ou calcareux, compacte ou subcompacte, à cassure droite ou largement conchoïde, écailleux, gris-pâle ou gris-jaunâtre, mat de diverses nuances, rarement bran ou noir (partie supérieure), dur, cohérent, renfermant des veines de quartz et des géodes tapissées de cristaux de cette substance, et enfin des coquilles (GhIin, Maisières, Saint-Denis).

Les silex calcareux sont d'autant plus blanchâtres qu'ils contiennent plus de calcaire et passent au calcaire siliceux; ils font effervescence dans les acides, mais y laissent un fragment siliceux.

Ces silex calcareux renferment des parties compactes et des concrétions exclusivement siliceuses, d'un blanc gri- Alte ou d'un gris de fumée, qui ne font pas effervescence.

Eofio, au-dessus des bancs de silex de Saiol-Dcnis, on trouve, dans le bauc de calcaire grossier légèrement glaucooifère qui fait le passage du système nervien au système sénooien, des rognons de silex compacte, caverneux, d'un gris brunâtre, dans lesquels on remarque à la loupe quelques points ou quelques lignes blancb&tres. Les parties extérieures de ces silex ont une teinte gris-p&le et font effervescence dans les acides (Gbiin, Maisières).

Lorsque les silex calcareux perdent, par altération, leur élément calcaire, ils deviennent grossiers, spongieux, légers, rudes au toucher, happant à la langue et prennent une couleur blanchâtre.

Les parties de silex pur qu'ils renferment on tseulcs conservé leurs caractères et y forment des noyaux et des veines compactes gris de fumée, etc.

Les bancs de silex de Ghiin, de Mikisières et de Saint* Denis ont été exploités et le sont encore aujourd'hui pour faire des pavés.

On a exploité anciennement, pour faire des pierres à fosil, le silex noir que l'on trouve dans le bois d'Hannon et qae l'on prendrait aisément pour des silex sénoniens, slls n'étaient accompagnés de calcaire grossier appartenaot à la partie supérieure du système nervien.

Comme on l'a vu , le terrain crétacé du Hainaut peut être divisé en deux grands massifs principaux que j'ai désignés sous le nom de massifs de Tournai et de Mons.

Le massif de Tournai est presque tout entier situé sor la rive gauche de TEscaut; on n'en trouve que des traces à la rive droite.

Celui de la rive gauche est ensuite subdivisé par la Barge en deux massifs secondaires, sur lesquels sont respectivement situés les villages de Marquain et de Taintignies.

Le massif de Mons peut également être divisé géographiquement en deux parties; Tune de ces parties constitue le bord septentrional du golfe et comprend les terrains crétacés situés sur les rives de la Verne et à la rive droite de la Haine ; la seconde constitue le bord méridional du golfe et s'étend à la rive gauche de la Haine.

Le système nervien s*étend dans les massifs crétacés de Tournai et de Mons, mais comme il présente quelques différences locales assez remarquables, je le passerai soccessivement en revue dans le massif de Tournai, tant à la rive gauche qu'à*la rive droite de TEscaut et dans le massif de Mons vers le bord septentrional du golfe et vers son bord méridional.

Massif de Tournai (rive gauche de TEscaut). — Le système nervien du massif de Tournai commence généralement par des marnes glauconifères, renfermant des cailloux , et se termine par des marnes blanchâtres trèscalcareuses. La transition entre ces deux extrêmes a lieu d'une manière progressive.

Il repose, suivant les localités, sur le calcaire anthrax!fère, sur le minerai de fer ou le tourtia ; il y a toujours une ligne de démarcation tranchée entre le tourtia et la marne glauconifère, lorsque ces deux roches sont superposées.

STSTÈMB NERVIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 125

On voit rarement les marnes nerviennes recouvertes par le système sénonien, et comme ce dernier commence souvent, aux environs de Tournai, par la craie blanche, il est parfois diflBcile, en Tabsence du banc de craie glauconifère qui devrait être à la séparation, de trouver la limite entre les deux systèmes.

L'épaisseur est très-variable; elle atteint quelquefois 5 mètres dans les carrières.

Le système nervien ne se montre qu*à Tétat rudimentaire au N. de la Barge dans la carrière de H. Caroube à Pont-à-Rieu et dans celles qui sont situées entre cette première carrière et TEscaut. A la rive droite de cette petite rivière, il offre plus de puissance.

Dans la carrière de H. Dapsens-Carbonnelle, elle a 5 mètres d'épaisseur; dans celle de MM. Lefebvre et Brocquet, à Chercq, t mètre.

Il n'y a pas de marne dans les carrières de Galonné sitoées au S. des précédentes, mais cette roche reparaît dans les carrières de Bruyelles.

La marne a été exploitée au S. de Pont-à-Rieu et à Vide lieue à l'O. de Bruyelles; enfin je signalerai cette roche an N. de Wez dans le chemin qui conduit à Saint-Manr.

La marne est recouverte par le psammite glauconifère aox carrières de M. Dapsens-Carbonnelle et de Bruyelles.

Bans les aulres carrières elle est généralement couverte de 1 à 2 mètres de limon.

Ao village de Hollain on n*a rencontré cette roche qu'après avoir traversé 7 à 8 mètres de limon et plus d'un mètre de sable mou van L

Massif de Tournai (rive droite de l'Escaut). — Des traces de marne nervienne s'observent sur la rive droite

de TEscaut, à quelques centaines de mètres au N.-E. de Tournai, lorsque Ton suit la route de Renaix. Cette roche ne recouvre pas le calcaire des carrières de Vauli et d'Antoing et, si elle existe entre Antoing et Callenelle, elle est entièrement cachée sous les dépôts tertiaires ypresieos et landeniens.

Massif de Mons (bord septentrional). — Étendue. — La partie du système nervien située vers le bord septentrional du massif crétacé de Mons est limitée au N. par les systèmes hervien, aachenien, bouiller ou condrusien, sar lesquels il s'appuie suivant les localités, ou par les psammiles ou les sables landeniens qui le recouvrent suivant une ligne passant au hameau de Gourgue et de Grosmont, au S. de Roucourt et de Rlaton^ au N. d*Harchies, d*Haatrage, de Villerot, de Baudour, de la verrerie de Ghiin, de Saint-Denis au S. de Gottignies près de Houdeng-Goegnies, de Baume et des Hayettes. Elle a pour limite au S. une ligne formée par le système sénonien, les terrains ou les alluvions passant près de Bernissart, au N. d'Harchieset d'Hautrage au S. de Villerot à Baudour, à la verrerie de Ghlin, au S. de Saint-Denis, à quelques centaines de mètres au N. de Ville-sur-Haine, de Thieu et de Haine-Saint-Paul.

Elle forme donc entre Gourgue et les Hayettes une bande dirigée de l'O., un peu N. à TE., un peu S. d'environ 10 lieues de longueur, dont la largeur d'environ une lieue, vers la frontière de France, diminue rapidement et se trouve réduite à 500 mètres en moyenne entre Harcbies et les Hayettes. Cette différence de largeur est due à la plus ou moins grande inclinaison du système.

Elle atteint un niveau plus élevé que la bande sénonienne qui la limite au S. et sous laquelle elle plonge avec une inclinaison de i à 12 degrés.

STSTÉHB NERVIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 127

Celle bande septeotrionale est, en grande partie, recouverte par des sables landeniens ou par des sables remaniés renfermant du silex depuis Gourgue et Yergne sur la frontièrejosqu'entre Saint-Denis et Viile-sur-Haine, et depuis ce point jusqu'aux Hayettes par des sables argileux glauco- Difères ou du limon qui en interrompt la continuité superticielle et la subdivise en sept parties principales que je désignerai par les noms des localités, constituant les bandes de la Verne, de Bernissart, de Villerol, de Nimy- Maisières, de Gottignies, de Bracquegnies et de Haine- Saint-Paul.

Bandeê de la Verne, — La marne blanchâtre nervienne occupe la rive droite de la Verne, depuis la frontière de France jusqu'au canal de Blaton, soit une étendue d'environ 8,000 mètres de longueur du S.-S.-O. à TE.-N.-E. sur 2,000 mètres environ de largeur, mais elle y est presque entièrement couverte d'une couche de sable renfermant des fragments de silex qui paraissent avoir appartenu aux fortes toises.

On la trouve à une faible profondeur au S. de Gourgue, au hameau de la Croix (à 0^^^ de profondeur), à Vergne, ao moulin à vent de Wiers, au nouveau moulin à Grosmont.

Elle est au village de Wiers à 3 ou 4 mètres de profondeur et, près du pont d'Arondeau, sur le canal, à 2 mètres.

On a rencontré en creusant ce dernier, un peu à l'O. de la route de Péruwelz à Leuze, des marnes bleuâtres renfermant de petits cailloux et des marnes glauconifères.

Un puits creusé au N. de la Verne à V4 de lieue au N.-E. de Pérawelz a traversé :

A. — Sable noir 3 pieds.

B. — Marne jaun&tre IS pieds.

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