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C. — Marne grise avec rognons de pyrite et cailloux

D. — Calcaire anthraxifère 7 »

Un peu au N., carrière de calcaire anthraxifère.

Près du point où la route de Péruwelz fait un coude, la craie n'est recouverte que par O'^.SO de sable ferrugioeax.

A la rive gauche de la Verne, la marne forme, entre cette rivière, la colline de Bon-Secours et la frontière de France, une couche dont la longueur du S.-0. au N.-E. est de 3,500 mètres et la largeur moyenne d*un quart de lieoe. Cette couche se rattache à celle de Wiers, sur le territoire français, au S.-0. de Péruwelz, mais en Belgique la continuité est interrompue par la vallée de la Verne qui pénètre jusqu'au calcaire anthraxifère.

Vers le bord septentrional, elle a peu d'épaisseur et forme des lambeaux discontinus.

Dans une carrière située à Cerfontaine, à ^4 de lieue au S.-O. de Péruwelz, le calcaire anthraxifère est recouvert, par place seulement, d'un mètre environ de marne nervienne, ou présente des fentes remplies par celte dernière roche, tandis qu'au N. et près du Trieu, le calcaire n'est pas recouvert.

Dans une autre carrière à 2 ou 500 mètres à l'O. de Péruwelz on voit par place de la marne crétacée avec cailloux et en dessous un lit de gravier (tourtia de 0*,10), mais dans d'autres parties de la carrière le calcaire est entièrement découvert.

Enfln on voit un peu de marne grise sur le calcaire près de Hurtrie et vers l'endroit où le canal de Blaton traverse la Verne, entre le bord de la couche et la colline de Bon-Secours.

SYSTÉMB NERViEN. — DÉTAILS LOCAUX. 129

La manie est encore à la surface dans le chemin qui mène de CerfoDlaine à la vallée.

Mais la plus grande partie de la surface est cachée sous des sables d'éboulement diluviens avec ou sans silex (entre Bon-Secours et Péruwelz, entre Bon-Secours et la Hurlrie) qoi proviennent par entraînement de la colline de Bon-Se* coors, qu'elle supporte vers le Sud et la limite de ce côté.

Od exploite la marne au S. de Gourgue en deux points différents, au hameau de la Croix, à Grosmont et à Vergue.

Bande de BernissarL — Entre le Mont de Péruwelz et iesalluvions de la Haine, la marne nervienne est également couverte, dans la plus grande partie de son étendue, par une couche de sable provenant sans doute du lavage des sables landeniens supérieurs pendant Tépoque quaternaire, et dans laquelle on trouve souvent des silex, qui ont appartenu au calcaire grossier nervien.

Celte couche sableuse qui, au pied de Mont de Péruwelz et de Bon-Secours, a, en général, souvent plus de 10 mètres d'épaisseur, diminue à mesure qu'on s'éloigne de ces points vers le S.* où elle tend à se confondre avecles alluvions de la Haine dont la puissance augmente à mesure qu'on avance au S. vers l'axe du bassin.

Sur le territoire français la marne est près de la surface en divers points savoir: à Notre-Dame de Lorelte, aux étangs situés au N. de S*-Antoine, à Gourbois, entre Pont- Falquin et Mont-de-Copiomont à Rieux-de-Condé, au N. de Condé.

On Ta exploitée entre Pont-Falquin et Monl-de-Copiomoot et au N. de Condé (i).

*) Voir si oe b*est pas en partie de la craie.

En Belgique f on l'observe à la surface du sol prèsda ruisseau entre Blalon et Bernissart, près du moulin à veot situé au S.-O. et au hameau du Calvaire au N. de Bernissart.

Près de Téglise de Bernissart on a trouvé la craie à 8 ou 9 mètres de profondeur et en dessous de cette dernière le système nervien.

Entre Bernissart et Hautrage la marne nervienne est presque entièrement couverte par des sables remaniés à répoque quaternaire et renfermant beaucoup de silex des fortes toises (au N.-E. d*Harchies, dans le Bois de Ville). On Ta cependant rencontrée en construisant le canal i 2,000 mètres au S. de Blalon et on Ta exploitée vers rentrée du bois au N.-E. d'Harchies.

Bande de Villerot. — Les calcaires grossiers à silex auxquels on donne, aux environs de Mons, le nom de fortes toises et qui constituent la partie supérieure du système nervien paraissent avoir été désagrégés par Taction des courants diluviens vers l'entrée du golfe crétacé jusque vers Hautrage ; le calcaire a été détruit et les silex sont restés à la surface des marnes nerviennes mêlés avec les sables provenant des collines sableuses tertiaires.

Vers l'intérieur du golfe, c'est-à-dire à l'E. d'Hautrage, le calcaire grossier et les silex ont été en partie à l'abri de cette action destructive et sont, en certains points, restés en place.

D'un autre côté, il parait que les marnes inférieures diminuent à mesure qu'on avance vers l'E.

En construisant un puits au S.-E. des Corons pour Texploitation de la glaise on a rencontré, sous le lîmou, la marne nervienne. En avançant au S. de ce point, on voit

SYSTÈME NERVIEN. — DÉTAILS LOCAUX. iZ\

un peu de calcaire grossier avec silex blonds, puis successivement le calcaire glauconifère et la craie; Téglise de Villerot est sur une marne calcareuse d'un gris jaunâtre, quelquefois assez dur.

On Yoit la marne nervienne et au-dessus le calcaire grossier nervien des deux côtés du ruisseau de Saint- Pierre.

Le puits que Ton construit pour l'extraction de Targile " plastique dans la forêt, à i ,ObO mètres à TO.-N.-O. de Baudour, a traversé, avant d'atteindre cette argile, une cooche d'environ 1 mètre d'épaisseur de marne calcareuse, terreuse, tendre, grise, mais offrant une teinte gris-verdâtre par la multitude de petits grains verts irrégulièrement disséminés qu'elle renferme, et dans laquelle on trouve quelques cailloux pisaires et avellanairesde quartz, de pbtanite et autres roches primaires. Cette marne se désagrège dans Feau, fait effervescence dans les acides en y laissant de nombreux grains verts et un léger dépôt argileux.

Elle repose sur un lit de Vs P^^^ d'épaisseur composé de cailloux avellanaires et ovulaires de diverses grosseurs. Entre ce point et Baudour, on observe la limite entre les svstèmes bervien et sénonien.

A TE. de Baudour le système nervien est encore obscurci par la coucbe sableuse à silex, ne se montre guère qa*i la tranchée du chemin de fer à environ Vs 'î^^u^ au N. de Ghlin.

Lorsqu'on parcourt cette tranchée de rE.-S.-E. à rE.-N.-E., on rencontre successivement :

1* La craie ; *

2" Le calcaire grossier glauconifère gris, base du système sénonien, renfermant des huîtres, des peignes et des Calillus;

t32 MASSIFS DE MONS ET DE TOURNAI.

Z" Un massif de silex (rabots) d'environ 4 mètres d'épaisseur;

4"* Du calcaire marneux avec rognons de silex gris (fortes toises).

Plus loin une faille correspondant à un enfoncement du sol.

Bande de Nimy^Maisières. — On a vu que les calcaires grossiers à silex (fortes toises) n*ont guère été conservés sur le bord septentrional du bassin crétacé de Mons qo'i TE. du méridien d'Hautrage. Ce n'est qu'aux environs do chemin de fer de Mons à Bruxelles que les silex en bancs massifs qui terminent le système nervien commenceotà présenter un grand développement, comme on le voit dans la coupe ci-dessus.

En avançant vers l'E. ces silex prennent encore un plus grand développement aux carrières de Gblin^de Haisières, de S^-Denis, où ils sont exploités pour faire des pavés. Les coupes que l'on a mises à découvert dans ces carrières offrent un grand intérêt sous le rapport géologique, ce qui m'engage à les présenter ici avec quelque détail.

Coupe d'une carrière de silex au N. de Ghlin^ près de Mons,

relevée le 45 ocicbre 4848,

On observe de bas en haut :

D. — Silex.

C, — Calcaire grossier d'un blanc jaunâtre, légèrement et irrégulièrement glauconifère.

Il est composé de grains calcareux miliaires, irréguliers, réunis par du calcaire terreux en une masse cohérente plus ou moins friable , rude au toucher, d'un blanc jao-

STSTÉMS NBRVIBN. — DÉTAILS LOCAUX. 133

oitre ressemblant à certains calcaires de Maestricbt, mais renfermant des grains miliaires, réniformes de glauconie Terte très-irrégulièrement disséminés ou pelotonnés par petits amas et en certains points.

B. — Glauconie calcaréo-sableuse. Sable calcareux glauconifère; il est composé de grains moyens, Vi ^^ quartz gris, 74 d^ calcaire blancbâtre et '/4 de glauconie verte ; il est meuble, d'un vert grisâtre hétérogène, fait une vive effervescence dans les acides.

il. — Calcaire grossier glauconifère, composé de calcaire argileux, grenu {^/^l^àe glauconie (Vs) etdequelques grains de sable. Le calcaire et la glauconie sont irrégulièmeot entremêlés ; la roche est friable, d*un blanc jaunâtre irrégnlièrement pointillé de vert, se dissout dans les acides avec dépôt argileux et grains verts. A TO. du méridien passant par les carrières de Nimy-Maisières, on a exploité i la rive gauche d'un ruisseau situé dans le bois d'Hannon des silex noirâtres avec lesquels on a anciennement fabriqué des pierres â fusil. Ces silex pourraient être confondus arec ceux de la craie blanche s'ils n'étaient accompagnés du calcaire grossier qui caractérise la partie supérieure du système nervien.

Les carrières de Nimy-Maisières sont situées sur les deux rives d'un petit ruisseau qui a sa source à environ Vi de liene au N.-N.-E. de ces carrières et qui se rend dans la Haine entre Nimy et Maisières.

La coupe la plus intéressante est celle que l'on observe dans h carrière située à la rive gauche du ruisseau.

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