‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 32 sur 93 · Il · texte numérisé non relu

Il

On observe un peu de marne et de silex à Roîsin, des deux côiés du ruisseau, mais ils ne paraissent s*étendre ni à l'O. de l'église, ni au S. du château de Roîsin (<), le chemin de Roisin à Ângreau forme à peu près la limite entre le limon et les silex.

Un puits creusé au N. et près de ce village a traversé les couches suivantes :

Limon. 3 mètres.

Limon sableux (ergeron) • I •

Gravier (silex) .... I • Craie blanche.

Des sables analogues à ceux de Granglise recouvrent le terrain crétacé au S. et prèsd'Angreau.

Mais au S.-O. et au N.-O. d*Angreau on voit des traces de craie blanche? et au moulin, situé à quelques centaines de mètres plus au N., de la marne gris-bleu&tre.

A Angreau , on trouve des marnes un peu blancbfttres et une quantité considérable de silex ?

Je n*ai pas vu de marne à Marchipont.

A la chapelle SWean (chemin d'Erquelinnes à Maubeuge), silex et terre verte. Les silex s^étendeot de b chapelle SWean jusqu'à 300 mètres de Roquelles.

Au S.-O. de la carrière située près des mines du bois d*Hautmont, on en trouve une seconde dans laquelle od observe, au-dessus du calcaire, une marne glauconil^re d*un gris jaun&tre, très-chargé de points verts, qui fait ooe vive effervescence dans les acides en y laissant un dépAt argileux jaun&tre. Cest la marne glauconifère d*Antreppe.

(*) A rintersection du chemin de Beaaregard et de oelal du bois ^ Lovencourt, pas de silex.

SVSTÂME SÉNONIEN. — ÉTAGE INFÉRIEUR. 163

SYSTÈME SÉNONIEN.

^ 1 Craie compacte.

( Craie terreuse avec ou sans silex.

Calcaire grossier glauconifère, friable; bancs subordonnés de calcaire grossier glauconifère, Ata«b wriaiiim. ^ cohérent, passant à Targilite glauconifère; rognons de silex glauconifère.

Glauconie calcareuse.

Le système sénonien peut être divisé en deux étages : on étage inférieur peu épais, présentant, de bas en haut :

1* De la glauconie calcareuse passant rarement à la glauconie argilo-sableuse ;

2* Du calcaire grossier glauconifère , friable ou cohérent passant rarement à Targilite glauconifère et renfermant quelquefois du silex glauconifère.

Un étage supérieur, très-puissant , formant des craies terreuses avec ou sans silex, et qui se termine par un banc de calcaire compacte.

ÉTAGE INFÉRIEUR

Glauconie calcareuse. — Cette roche est composée d*une proportion à peu près égale de glauconie en grains moyens réDiformes d*un vert foncé et de calcaire terreux , blanchâtre et en grains blancs ou grisâtres, translucides.

On y Irouve aussi quelques grains quartzeux el parfois de petits cailloux.

Elle est meuble ou friable d*un vert mêlé de gris ou de blanc d'un aspect hétérogène , fait une vive effervescence dans les acides et y laisse des grains verts, quelques grains quartzeux et un nuage brunâtre probablement argileux. On y remarque beaucoup d'buttres.

A mesure qu'on s'élève, la roche perd ses grains verts, prend une teinte plus claire et passe au calcaire grossier glauconifère (au N. de Haine-S'-Paul).

En perdant son calcaire et en se chargeant desable,elle passe accidentellement à la glauconie argilo-sa Meuse. Elle est très-développée au N. de Ghiin, près de Maîsières,i TE. de S'-Denis et au N. de Haine-S'-Paul.

Glauconie argilo^ sableuse. — La glauconie argilosableuse dont je viens de parler est formée de grains demi-fins de glauconie d'un beau vert, de grains quartzeux gris-jaunàtre et de grains argileux dans la proportion de 2,1, 1, assez régulièrement entremêlés et réunis en une masse grenue, friable, d'un vert clair pointillé de blanch&lre dans laquelle on trouve des débris de coquillages (S*-Denis).

Calcaire grossier glauconifère (gris). — Ce calcaire est composé de grains de calcaire quelquefois translucides et clivables, inégaux, moyens ou fins, et de grains réniformes de glauconie dont la proportion est ordinairement le ^l^ie la totalité des grains, quelquefois la Vt (entre Rœulx et Strépy), ou seulement le 7io {^^ N.-O. de Haine-S*-Paal). Ces grains sont irrégulièrement réunis par une quantité variable de calcaire gris légèrement argileux en une masse

SYTÉMB 8ÉN0NIEN. — ÉTAGE INFÉRIEUR. 165

cohérente grenue ou terreuse , à cassure inégale , rude au toacher, friable, tachant, d'un gris terne ou d'un gris jaoDâtre pointillé de ?ert.

La roche fait effervescence dans les acides et y laisse des grains verts, quelques grains de quartz et un nuage argikttx jaune-brunàtre.

A mesure qu'on s'élève, les grains deviennent plus fins, b couleur plus claire, les grains de glauconie plus rares, et Poo passe à la craie glauconifère et à la craie blanche.

Oq y trouve divers fossiles et surtout beaucoup d'huîtres; quelques-uns de ces fossiles sont devenus siliceux.

Cette roche se trouve au-dessus de la glauconie calcareose, près de la verrerie de Ghlin, près de Maisières et de S'-Denis, puis au N.-E. de Ville-sur-Haine, au N.-E. de Tbieu, au N.-E. de S'-Yaast, au N. et au N.-E. de Haine- S*-Paul à Givry.

Le calcaire grossier glauconifère, réuni à la glauconie ealcareuse, atteint une puissance de 3 mètres (Maisières).

Bancs subordonnés de calcaire grossier glauconifère et iargilite glauconifère, — La glauconie calcareuse et le calcaire grossier glauconifère friable, décrits précédemment, renferment parfois des bancs minces ou des rognons de calcaire grossier glauconifère plus cohérents qui inraissenl composés de grains moyens de calcaire gris translucides et clivables et de grains assez tins de glauconie inégalement entremêlés, pelotonnés ou disposés par veines, réunis par du calcaire terreux blanchâtre (S -Denis).

Les bancs de calcaire grossier glauconifère cohérents sont quelquefois remplacés (S'-Denis) par des bancs également minces d'argilite glauconifère stratoïde très-cohérente, mais se laissant aisément rayer par une pointe

d*acier, d*un gris terne, irrégulièrement pointillé et quelquefois zone de vert et dans lequel on remarque des tubulures capillaires et quelques cailloux noirâtres.

Rognons de silex glauconifère. — Le calcaire grossier glauconifère renferme aussi des rognons de silex glanoo* nifères. Ces silex sont en partie compactes, d*un gris foncé, en partie grossiers, poreux, légers et blanchâtres.

Les parties grises sont peu glauconifères.

Les parties blanches renferment parfois beaucoup de glauconie en grains irrégulièrement disséminés et sont parfois légèrement calcareuses.

A mesure qu'on s'élève dans le calcaire grossier les silex sont moins glauconifères et passent progressivement à des silex compactes d'un gris pâle tacheté ou veiné de gris foncé (au N. de Haine-S*-Paul).

Ces silex ne renferment pas de tubulures capillaires, ce qui les distingue des gaizes; ils semblent avoir été produits postérieurement à la roche qui les renferme par un transport moléculaire.

On en trouve des exemples au N. de Bracquegnies, à Baume, â Haine-S'-Paul , â Haine-S'-Pierre, à Bougnies.

ÉTAGE SUPÉRIEUR

Craie. — La craie est ordinairement terreuse â grains fins, douce au toucher, quelquefois un peu grossière et rude au toucher (carrière de Ciply), à cassure inégale, d'on blanc pur ou un peu jaunâtre, tendre et tachante; elle happe à la langue, se désagrège très-lentement dans l'eau et n'y forme jamais qu'une pâte très-imparfaite, se dissout

SYSTÈME SÉNOfCIEN. -— ÉTAGE SUPÉRIEUR. 167.

avec oDe yï\e effervescence dans les acides, en y laissant parfois nn nuage argileux (au N. de Willemean, au S. et ao N. d*Ere, au N. de Wez , Carnière , Ciply, Bois-de- Bousso).

Elle forme des bancs dont la stratiûcation n*est pas toujoQTs apparente et qui sont ordinairement très-ûssurés. On y trouve des rognons de silex disséminés ou disposés par couches, qui dans ce cas marquent la stratiGcation (Hainey.Panl).

Vers la surface du sol la craie est souvent divisée en petits fragments libres entremêlés de calcaire terreux blanc ou jaunâtre ou réunis en masse cohérente par ce dernier (Bois-de-Boussu).

Elle atteint à Mouchy- le -Preux une épaisseur de 46 mètres.

On trouve dans la craie blanche d'Anzin des corps organiques fort singuliers en marne gris-bleuâtre, glauconifère (ces corps méritent d'être décrits).

Vers Touverture du golfe crétacé de Mons la craie repose

sur la marne nervienne sans intermédiaire et il est alors

assez difficile de distinguer la séparation des deux roches.

A Quevy-Ie-Petit la craie est au jour et est exploitée

pour faire de la chaux.

A 150 mètres avant la bifurcation du chemin de Hauldiin, carrière de craie.

Sorla pente vers Obourg, il y a de la craie exploitée poor faire la chaux.

Un peu au N. de Bioche , carrière de craie ; j'ai trouvé entre les deux chaussées un bloc de grès blanc et deux arrières de craie.

A ro. de Strépy et sous l'église de Strépy , carrières de craie; à droite du chemin (de Ville à Gottignies) , contre

i68 MASSirS DE M0N8 BT DE TOURNAI.

le ruisseau il y a un escarpement de craie et il parait qu'on y a fait de la chaux.

A la rive droite de la Haine, vers Haine-S^-Paol , belles carrières de craie avec silex gris, marquant la stratifica« tion, exploitée pour faire de la chaux.

A Levai carrière de craie; un peu plus loin elle est couverte de glaise (four à chaux).

Au N.-E. de S^-Vaast, grand escarpement de craie; on y a ouvert des carrières; on y fait de la chaux.

A ^U à^ lieue au S. d'Hornu : carrière de craie par puits; la craie n'est recouverte que de limon.

A l'E. de Maisières exploitation de craie.

Sur la route de Mons à Maubeuge, près de la borne n* 5, on exploite la craie par puits.

La partie supérieure est une craie subcompacte, jaunâtre, et la partie inférieure une craie bien blanche.

Un peu au S.-E. de la carrière précédente on voit une coupe ou carrière ouverte dans laquelle on observe le calcaire gris avec cailloux, calcaire et bélemnites reposant sur la craie.

Craie métamorphique. — Suivant M. Lambert on a trouvé à Ëlouges, au puits des Andrieux, dans une faille à 318 mètres de profondeur, une masse de craie plus ou moins transformée en calcaire gris ou gris blanchâtre et renfermant encore des bélemnites, des thécidées, etc. (*).

Silex. — Le silex de la craie est en rognons plus ou moins volumineux, tantôt parfaitement compactes à cas-

(*) [L^aoleur ajoute : c il faut en fiiire la descripUon » H. H.]

sure conchoide, écailleax et d*uD gris noirâtre, tantôt moins compacte d*un gris p&le, tacheté de gris foncé Ml de blanchâtre Les parties gris-foncé ne sont pas caleareuses, mais celles qui sont d*un gris pâle renferment souvent un pea de calcaire et font alors, pendant quelque lemps» effervescence lorsqu'on les plonge dans les acides.

Ces parties calcareuses sont ordinairement vers la surface des rognons, tandis que les parties exclusivement siliœases sont au centre, ce qui porte â croire que les silex ont été formés au milieu de la craie par un transport moléculaire (S'-Vaast).

On a autrefois employé les silex gris noirâtres pour faire des pierres à fusil; on les exploite encore â Ciply pour les fabriques de porcelaines.

Craie compacte. — Le calcaire compacte â cassure largement concboide qui termine le système sénonien aux environs de Mons est d'un blanc jaunâtre , mat, très-clair, très-cohérent , se brisant en éclats, traversé par quelques tabulures qui atteignent rarement i millimètre de diamètre et renferment quelques fragments arrondis d'un calcaire également compacte, mais un peu plus foncé. Ce calcaire est en rognons ou en masse et constitue la partie supérieure de la craie blanche.

Vers la partie inférieure, il offre une texture subcompacte intermédiaire entre celle du calcaire compacte et odle de la craie (Hainin).

Localités: entre Ciply et Frameries, Hainin; sur la roote de Mons à Maubeuge, près de la borne n® 5, on exploite la craie par puits; la partie supérieure est une craie sabcompacte jaunâtre , et la partie inférieure une craie bien blanche.

•étalU ■•«uix.

Od peut diviser en deux massifs principaux le système sénonien du golfe crétacé de Mous ; celui de Tournai et celui de Mons. Je vais pour chacun de ces massifs faire connaître les détails locaux qui peuvent intéresser.

Massif de Tournai (rive gauche de FEscaut). — Le massif crétacé qui se trouve à la rive gauche de l'Escaut est, comme il a déjà été dit, partagé aux environs de Tournai, par la vallée de la Barge en deux massifs sur lesquels les villages de Marquain et de Taintignies sont respectivement si lues.

Je n*ai pas eu, jusqu'à présent, l'occasion de constater l'existence de la craie glauconifère à la base du système sénonien, de sorte qu'il est assez difficile de tracer la limite entre les marnes calcareuses nerviennes et la craie qui la recouvre.

Dans les massifs de Marquain et de Taintignies, cette dernière est recouverte à son tour par les systèmes tertiaires landenien et ypresien; enfin ces diverses roches sont généralement recouvertes d'un manteau limoneux qui n'est interrompu que dans quelques parties de la pente des collines ou des vallées.

Ces points n'étant pas très-nombreux, je vais faire connattre la plupart de ceux que j'ai eu l'occasion d'examiner.

La craie se trouve à la partie septentrionale du massif de Marquain dans un fossé situé au N. de Cocriamont, près de l'entrée d'une drève conduisant à la ferme de Marlj, dépendant de la commune de Blandain. On l'exploite au

STSTÉMB 8ÉN0NIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 171

Dirais pour faire, avec le menu charbon , des briquettes combustibles.

De là elle parait s'étendre vers la partie occidentale du Biassif sous un manteau assez épais de limon hesbayen, qui cependant au S. de Hertain, près de la chaussée de Lille à Toaraai, n'a pas plus de S mètres d'épaisseur, et, vers la partie méridionale, sur la rive gauche de la Barge, où on peot l'apercevoir en quelques points seulement, savoir : à Esplechin, au N. de Willemeau sous 2 à 3 mètres de limon et une trace de sable landenien et à un millier de nètres au N. d'Ere où elle est recouverte de psammite landenien et de 2 à 4 mètres de limon (<).

Entre ces points la craie est généralement cachée sous Doe couche épaisse de limon hesbayen, mais on en constate l'existence au moyen de divers puits au N. de Blandaio, à Marquain, à Froidmont, à Orcq, au S.-0. de Proyennes et près du moulin, situé à l'extrémité du faubourg de Lille, près de Tournai.

Elle a été trouvée à Marquam à 2 mètres de profondeur, au N. de Blandain à 4 mètres.

K Orcq à 5 mètres et près du moulin au S. 0. de Froyennes à 7 mètres ('). C'est peut-être la marne nerneone que l'on a rencontrée dans cette dernière localité à Froidmont, à environ 6 mètres, après avoir traversé 4 mètres de limon argileux et sableux et i*,SO à 2 mètres de silex entremêlés de sable.

Un puits creusé près de la ferme Grand Barre, au N.

O Od dit qne la craie existe prés de la sarface à la ferme Hardy PbK.

(*) Dans le jardin de M. de Goarcelles à Froyennes, on a rencontré le eileaire aoUiraxIfére sons 6 métrés de sable sans UH)uver la craie.

de LamaÎD, a traversé 4 mètres de limon, 4 mètres de sable moavant aquifère; il n*a pas été poussé jusqu'à la craie qui doit se trouver à 7 mètres de profondeur. Il parait qu*au village de Lamain elle est à une profondeor encore plus grande.

On évite, dans ces dernières localités , de pousser les puits jusqu'à la craie parce que Teau provenant des sables mouvants se perd souvent par les Gssures de la craie.

Au N. de Rieux , c'est-à-dire au N. du massif de Marquain,on ne voit que du limon à la surface du sol. Cependant il parait que la craie s'y trouve, mais à une assez grande profondeur.

Voici quelques renseignements qui m'ont été donnés par l'aubergiste de la Rose, à Templeuve, mais auxquels on ne doit pas accorder trop de confiance.

Un puits foré à Templeuve a traversé les couches suivantes :

Terre argileuse.

Sable boulant .

Terre plastique Sable roux .

Sable blanc.

Silex . . .

Craie . . .

Terre glaise

18 pieds.

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