SO
A Nechin, à Estaimbourg et à Pecq, les puits traversent le limon , trouvent l'eau dans le sable mouvant et ne sont, par conséquent, pas poussés jusqu'à la craie.
Suivant des renseignements qui m'ont été communiqués sur les lieux, mais de l'exactitude desquels je ne puis répondre, les puits ont traversé :
SYSTÈME SÉNOIflBN. — DÉTAILS LOCAUX. 173
A NecbÎD :
Terre jaiine .... 50 pieds.
Sable rougefttre . . . S •
K EslaimboDrg :
Terre jaane . . . . 47 è 40 pieds. Sable boalanU
APecq :
Terre jaane .... 6",00.
Sable argileux. . • . 6b,00.
Sable boalant.
On dit qu*à Roqaières, sur la frontière de France, la name est à 24 pieds de profondeur.
On a également trouvé du sable boulant sous le limon, à 5 pieds de profondeur à Sept-Fontaines et près de la maison communale, à Froyennes.
Le terrain crétacé qui forme la base du massif de Taintignies, ne se montre guère que vers la partie orientale de ce massif, c'est-à-dire vers la rive droite de la' Barge et îers TEscaut ; son épaisseur considérable vers 1*0. diminue i mesure qu*on avance vers cette rivière, où Ton voit les couches inférieures du terrain reposer sur le calcaire anlhraxifère.
La craie est à la surface ou à peu de profondeur entre Rnmes et Esplechin, car le sol renferme une grande quan- Uté de fragments de silex et de craie; elle forme une binde assez large vers la partie N.-N.-O. de la colline tertiaire sur laquelle Rumes est bâtie.
Elle se montre sous i mètre de limon à un millier de mètres an N.-N.-E. de Téglise de Taintignies et à 100 mè-
très de ce point dans un petil bois à 1*0. d*uD moulio à vent où on Ta ancienneaient exploitée.
Elle constitue une bande étroite vers le pied N.-O. de la colline tertiaire de Mont-au^Gris et que Too observe :
l"" A la Marlière, au S.-S.-E. et près de Willemean;
S" Sous 3 à 4 mètres de limon dans un chemin creui à TE. de Wiilemeau;
3® Sous 3 à 5 mètres de limon dans les chemins creux situés au S. d*Ere.
La craie de ces dernières localités offre une couleur grisâtre et passe, par conséquent, à la marne nervienoe.
Enfin, à environ 400 mètres au S. de ce point, en descendant vers Wez, on voit, près d'une maison, une carrière de sable landenien supérieur.
Un puits creusé près de cette maison a rencontré la craie blanche à 45 mètres de profondeur, après avoir traversé du limon, du sable et une couche d*argile dure renfermant des silex.
La craie se trouve donc ici à un niveau inférieur i la marne, quoique moins ancienne que cette dernière. On doit attribuer cet abaissement de niveau à une dispositioD de la craie en bassin ou à une dislocation du sol.
En France, la craie blanche se montre près du moalio de Bacheux.
Elle est à 1 mètre de profondeur, près du pont à Tenin; on Tobserve près de la surface, depuis Hellemmes jusqo à Lille. Enfin la craie existe à Crason, Camplion, Bouvines, Waunin, etc.; elle paraît manquer près de Lezenne et de Forest.
On Texploite, près de Lille, comme pierre à b&tir et i faire de la chaux.
SYSTÉUE SÉNONIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 175
Massif de Tournai (rive droite de TEscaut). — A la rive de TEscaut, le terrain crétacé ne forme, aux environs (le Tournai , qa*un lambeau très-mince à la surface du calcaire anthraxifère. Ce lambeau, qui semble s'étendre de la Tombe vers le faubourg Morel, est généralement recouvert par du sable argileux ou du limon sableux, passant au sable campinien qui constitue la plaine qui se prolonge au N.-N.-O. versTEscaut et dans lequel on a ouvert une petite carrière, au S. du chemin de fer de Mons à Jurbise.
On peut constater l'existence de la craie vers Tintersectioo du chemin de fer et du chemin de Tournai à Kain, où elle est recouverled'argile verdàtre renfermant des cailloux, et, i quelques centaines de mètres au N. de la porte du chiteau, on observe des traces de marne nervienne et, à quelques centaines de mètres de la porte de Renaix, des traces de tourtia. Ce lambeau crétacé est le seul que Ton reDConlre à la rive droite de TEscaut au N. du bassin de la Haine.
Massif de Mons. — Le système sénonien reparaît à la rive droite et à la rive gauche de la Haine, dans le massif crétacé de Mons, où il repose sur le système nervien ou sur les terrains primaires et supporte, suivant les localités, les systèmes maestrichtien, heersien, landenien, ypresien, des éboolements sableux, du limon ou les alluvionsde la Haine.
Vers le bord méridional, il occupe une assez grande surface entre Binche et Mons, et paraît dépasser en altitude eteo largeur le système nervien.
Mais en avançant à 1*0., vers Touverlure du golfe, on retrouve, vers la base, les marnes nerviennes.
Cette disposition est sans doute le résultat de quelques mouvements du sol.
Bord septentrional. — Le syslëme sénonien forme & la rive droite de la HaiDe, entre le système nervien qoi le borde vers le N. et les alluvions de la Haine qai le recouvrent au S., une bande dirigée de 1*0. à TE., dont la longueur est d'environ 8 lieues depuis Bernissart jusque pris de Haine-S'-Paul et dont la largeur, entre Bernissart et Obourg, est d*un quart de lieue en moyenne, tandis qo*i TE. de ce point, elle n'atteint pas 500 mètres; elle est limitée au N. par une ligne passant près de Bernissart, au N. de Harchies et d'Hautrage, au S. de Villerot, à Baudour,i la verrerie de Ghiin, à quelques centaines de mètres an N.-O. de Nimy, à Maisières , au S.-0. de S*-Denis, au N. de Ville-sur-Haine, de Thieu et au N.-E. de S^-Vaast
Et au S., elle est limitée par une ligne sinueuse passant près de Bernissart, au S. d*Harchies, au S. et près de Ville» Pommerœul et d'Hautrage, à Douvrain, à Ghiio, vers la bifurcation de la route de Mons à Ath et à Bruxelles, i Obourg, à La Bruyère, à Strépy, à Trivières et à Haine* S'-Pauly elle est à un niveau moins élevé que la bande nervienne qui la limite au N. et plonge au S. sous les alluvions borizonlales de la Haine.
Cette inclinaison, d'abord très-faible, devient, comme celle du système nervien,plus rapide à mesure qu'on avance vers l'E,
Pour simplifier les descriptions, on peut diviser la bande en deux parties: la première, qui s'étend de Bernissart ila Bruyère, sera nommée bande de GhIin. La seconde, qui s'étend de Ville-sur-Haine à Haine-S*-Paul, bande de Strépy.
Bande de Ghlin. — Ces diverses roches ne sont pas distribuées régulièrement sur l'étendue de la bande; ainsi les marnes prédominent vers l'O.
Les concbes inréneares du système qui consistent en caleaire grossier glauconifère à OstracUes^ ne s'observent daos la bande de Ghiin que dans un petit nombre de localités, savoir :
1* A TE. d*Haulrage, contre la craie; à l'E.-N.-Ë. d*Haulrage, calcaire grossier glauconifère;
2* Au-<lessus des silex exploités près de la verrerie de GfaliOyà Haisières et à S^-Denis; le système sénonien repose directement sur les silex à Ghlin;
3« Au S. et à 4 ou 500 mètres au S.-E. de S'-Denis , les couches inférieures du système consistent en marnes grises légèrement glauconifères passant à la craie et ressemblant à celle de Latinne.
Quant à la craie qui constitue la partie supérieure du système, elle s^observe dans un très-grand nombre de localités.
Elle repose sur les couches inférieures du système ou m le système nervien (à TO.-N.-O. de Baudour elle parait recouvrir la marne nervienne).
Elle se trouve , dit-on , près de Téglise de Bernissart à H oa 9 mètres de profondeur ; ell parait y être recouverte de terre noirâtre et de sable.
On Fa rencontrée en creusant le canal de Blaton , entre Bernissart et Harcbies ; elle se montre à la surface du sol ao village d*Harchies à Yille-Pommerœul et à Hautrage où elle recouvre la craie glauconifère et passe au calcaire de Maestricht, mais entre ces points, elle est généralement couverte par des sables renfermant des silex, et de plus, par un peu de terrain tertiaire à TO. d'Harchies et au N.-O. de Ville-Pommerœul.
Elle se montre ensuite le long du ruisseau de S'-Pierre 2Q S. de Yillerot, près de Baudour, au N. de Douvrain, I. i%
178 MASSIFS DE BiONS ET DE TOURNAI.
entre Baudoar el Ghlin à l'O.-N.-O, au N. et au N.-E. de Ghlio, à Bustiau, le long du chemin de fer de MoQS,à Jurbise , près de la verrerie de Ghlin , au N.-O. de Nîmy , à TE. de Maisières, à TO. d*Obourg, et près de S'-Denis.
 la rive gauche du ruisseau de S^-Denis, on observe des traces de craie sur les roches nerviennes qui se trouvent i TE. de ce village. La craie forme ensuite, à partir d un point situé à un millier de mètres au S.-S.-E. de S^-Deois, une bande qui s*étend au S.-S.-E., vers la base de la colline jusqu'à Obourg, et de TO. à l'E., depuis ce village jusqu'au hameau de la Bruyère , situé au N. d*Havré. Le chemin de fer de Mons à Manage entame cette bande de craie, à TE. d*Obourg et près du hameau de la Bruyère; des carrières sont ouvertes dans la même bande à PO. d*Obourg.
Entre la bande précédente et celle de Strépy , on voit un point de craie au N. de Ghislage, et un petit escarpement de cetle roche, près de Yille-sur-Haine.
Ces roches sont recouvertes dans une partie de leur étendue par des terrains tertiaires et quaternaires.
Les roches tertiaires qui les recouvrent sont, dans la bande de Ghlin :
l"" Du sablejaune verdàtre,à l'O. et près d'Harchies;
^ Une couche mince de psammite glauconifère landenien, près du bois, au N.-O. de Ville-Pommerœul;
5® Un peu de sable glauconifère verdàtre , à un millier de mètres au N.-N.-O. de Nimy et plus haut des sables à grains de quartz hyalin ;
4"* Du sable glauconifère au N.-E. d*Obourg dans le chemin qui conduit à Gottignies ;
5'' Du limon sableux renfermant de petits fragments de craie et des blocs de grès blanc landenien, dont on fait des pavés à la tranchée du chemin de fer à TE. d*Obourg;
SYSTÈME SÉNOMEN. DÉTAILS LOCAUX. t79
6* Aq N. de Ghîslage de la glaise et de Fargile glaucoDi'lère.
Le système séDooien ou le terrain tertiaire sont, entre
Beroissart et le hameau de la Bruyère situé au N. d*Havré^ en grande partie cachés sous un manteau plus ou moins épais de sable renfermant des fragments de silex et quelquefois des fragments de craie donnant au sol un aspect particulier qui rappelle, en certains points, celui de la Campioe et qui paraît être le résultat du mélange des sa-* Ueséi)oulés des collines tertiaires qui bordent le bassin de la Haine vers le N., avec du silex arraché au terrain cré- Ucé pendant la période quaternaire, tandis qu'à TE., entre Ville-sur-Haine et Haine-S'-Paul , ces roches sont recouvertes par du limon.
Déjà entre la Bruyère et Yille-sur-Haine , le limon recouvre généralement la craie.
Près de Ville-sur-Haine le limon forme, au-dessus de la traie, des escarpements de 5 mètres au moins d^épaisseur.
Eo avançant au N. dans le chemin de Gottignies, la (oucbe limoneuse a moins d'épaisseur, mais nulle part moins de 2 mètres; à gauche du chemin il y a un escarpement de craie.
Bande de Strépy. — Les couches inférieures du système sont plus développées et plus apparentes dans la bande de Strép; ; les localités les plus remarquables sont :
!• Au N.-E. de Ville-sur-Haine;
2* A 900 mètres an N.-N.-O. de Téglise de Thieu, calcaire grossier glanconifère passant à la craie glauconifère et celle-ci à la craie simple vers la partie supérieure;
5* A 700 mètres au N.-E. de Téglise de Thieu , calcaire grossier renfermant des silex glauconifères ;
il" Près du moulin à 1*0. de Bracquegnies (craie glauconifère) ;
S"* Au N.-E. de S'-Vaast et à i*E. de ce point où elle consiste en marne grise glauconirère à OstracUes et silex imparfaits recouvrant du calcaire grossier nervien;
e*" A 1,100 mètres au N.-E. de Haine-S'-Paul ;
V Au N.-E. de Haine-S'-Paul (route de Manage);
S"" A 600 mètres au N.-O. de Haine-S'-Paul on voit, en montant (au-dessus du calcaire grossier glauconifère i silex glauconifère des fortes toises) du calcaire sableux glauconifère avec huîtres qui semble être en stratification discordante avec ce dernier.
La craie s*étend d'abord au pied de la colline au N.-E. de Ville-sur-Haine;on observe en descendant entre Gottignies et Tbieu du sable glauconifère sous 2 mètres de limon, de la craie glauconifère à OstracUes ^ du calcaire grossier et enfin de la craie au fond de la vallée. Ces roches étant disposées comme les tuiles d*un toit ,ilen résulte que la craie qui est la plus récente des roches secondaires précédentes, est celle qui occupe la position la moins élevée.
La craie forme sur la pente méridionale de la colline , entre Ville-sur-Haine et Thieu, une bande qui, vers le bord supérieur « présente à sa surface une couche mince de sable fin (chemin de la chapelle à Tbieu).
On exploite cette craie pour faire de la chaux à 600 mè> très au N. de Téglise de Tbieu; à 900 mètres au N.-N.-O. de réglise se trouve la craie glauconifère, base du système sénonien, et à environ 700 mètres au N.-E. de Péglise des calcaires grossiers renfermant des silex glauconifères. Li bande crayeuse, comprise entre Ville-sur-Haine et Thieo, se termine en ce point.
SyST&MB 8ÉN0N1EN. — DÉTAILS LOCAUX. 181
A la rive gauche du Tbieu on observe la coupe suiîaote, en descendant vers le moulin situé à TO. de Bracqoegnies : silex vers le ruisseau, craie glauconifère en descendant vers le ruisseau, craie à 100 mètres à TE. dans le ehemin de Bracquegnies.
La craie forme, à partir d*un point situé à rE.-S.-E. de Thiea, une bande sur la pente de la colline qui borde la Haioe jusque vers Haine-S^-Paul.
Elle présente des escarpements dans lesquels s'observent des joints assez nets de stratification (à TE. et près de réglise de Strépy) ou par des rognons de silex (au N.-E. de S'-Vaasl).
Oo Texploite pour faire de la cbaux à 1*0. et à TE. de Strépj, dans les grands escarpements au N.-E. de S'-Vaast, à HaiDe-S*-Paul.
On ne voit les couches inférieures à la craie qu'au N.-E. de S^-Vaast et à TE. de ce point.
Au N.-E. de S'-Vaast elle recouvre du calcaire groslier glauconifère; cette dernière roche s'étend vers TE. (àrO..N.-0. de Haine-S^-Pierre).
Vers le haut d'une petite vallée au N. de Haine-S^-Paul, 00 voit la marne grise glauconifère avec silex imparfaits et nec Ostracites caractéristiques de la partie inférieure du système sénonien.
Ces roches sont également à découvert au N.-E. et près de Haine-S^-Paul dans les talus de la route qui conduit à Mainage. Elles consistent en calcaire grossier à Ostracites^ qni deviennent de plus en plus glauconifères, à mesure qu'on s'élève et qui ressemblent parfois aux roches du système landenien.
A 1100 mètres au N.-O. de Haine-S*-Paul, calcaire grossier, légèrement glauconifère, d'un blanc jaunâtre très-
friable, renfermant les huîtres caracléristiques de Maizières.
On exploite la craie pour faire de la chaux, près de la chaussée de Mous à Alh, à quelques centaines de mètres au N.-N.-O. de Nimy;
A TE. de Maisières (ces carrières sont anciennes);
A Obourg;
Au N.-O. et au N. de Ville-sur- Haine ;
A 600 mètres, au N. de l'église de Thieu;
ArO.elàl'E.deSlrépy;
Dans les grands escarpements au N.-E. de S'-Vaas(;
A Haioe-S'-Paul.
Entre Thieu et Trivières, sur le bord du plateau Ja craie est recouverte :
i"" A */4 de lieue à 1*0. de Strépy, par du sable verd&tre;
^ Au N. de réglise de Strépy, par du sable verditre;
"3^ A un millier de mètres à rE.-S.-E., par du sable de Grandgiise ;
4"" Au N.-O. de Trivières, par du sable argileux glauconifère brun-verdàtre passant à Targile ;
5® Au N.*E. de Trivières, par du sable très-glauconifère brun-verdâtre passant au psammite;
6' Au N.-O. de S'-Vaasl, par de la terre verte ;
V Au N.de Haine-S'-Paul, par de la glaise;
S"" Au N. de Haine-S'-Pierre, par du sable et de b glauconie.
Entre Ville-sur-Haine et Haine-S'-Paul , les roches crétacées et tertiaires sont recouvertes par du limon hesbayeo bien caractérisé.
Bord tnéridional. — Le système sénonien qui constitua
le bord méridional da massif crétacé de Hons « est limité par QDe ligne passant au S. de Carnières et de Levai , à Bincbe, à Givry, an S. du trou Barbet, d'Ihy, de Quévyle-Petil, d^Asquillies, de Noirchain, de Pâturages, de Wasmes, de Bois de Boussu, du Monceau, à Audregnies et vers Angre, en grande partie déterminée par les sys* tèmes eifelien et houiller, et au N. par la Haine jusqu'au S.-0. d*Obourg, par le calcaire maestrichtien, au S. de Spiennes, au N. de Nouvelles, au S. de Ciply, entre Frameries et Cuesmes et au S. d*Hainin enfin par le terrain tertiaire entre Manage et Hainin.
La surface qu'il occupe est très-irrégulière, ce qui m'engage, pour faciliter la description des détails locaux, de diviser cette surface en deux massifs, celui de Bincbe et celai du Borinage, que je subdiviserai ensuite en plusieurs baades.
Massif de Binche. — Le massif de Bincbe est compris entre la Haine, la Trouille et les terrains primaires, entre Carnières et Givry. Il a la forme d'un triangle rectangle dont Tbypotbénuse formée par la Haine a 4 ^2 lieues de Carnières à Nimy, le petit côté formé par la Trouille a 2 % lieues entre Nimy et Givry, et le grand c6té formé par une ligne à peu près droite, menée de Gi\ry à Carnières a 3 ^/^ lieues.
Ce massif est sons-divisé en trois parties par les ruisseaux de Princesse et d'Estinnes.
Il présente à sa surface, entre Maurage, Nimy et S*-Sympborien, un lambeau de terrain tertiaire, et le tout offre à sa surface un dépôt quaternaire qui , entre Havre , Nimy et S*-Symphorien , consiste en sable du système laodenien remanié à l'époque quaternaire, tandis qu'entre
Havre, S^-Sympborien et CarDjères, le sol des plateaux est limoneux.
Le système sénooien n*apparatt que sur la pente des vallées où il constitue diverses bandes, que je vais passer en revue et que je désignerai sous les noms de bandes de Carnières, de Ressaix^de Péronnes, d'Estinnes-ap-Yal, d*Harmignies, de Bray, de Havre et de Nimy.
La glauconie, appartenant à la partie inférieure du système sénonien , a seulement été trouvée vers reitrémité orientale et vers le fond du golfe crétacé de Mons ; je citerai :
l"" La terre verte et les silex que Ton rencontre en descendant de la place de Carnières vers le ruisseau ;
^ La craie glauconifère avec silex et Ostraciies que les bouilleurs ont traversée au N. de Mont-S^^-Aldegonde.
S"" Le calcaire grossier légèrement glauconifère d*uD blanc grisâtre, finement pointillé, friable, trouvé sous les sables tertiaires et sous la craie à 800 mètres au S.-E. de Levai, où il repose sur des silex nerviens;
4"" Les traces de craie glauconifère qui se trouvent sous la craie à FO.-N.-O. de Bincbe;
5"" Le sable vert et les silex qui recouvrent le grès rouge au S.-E. de Givry {*) ;
6'' Au S. et près de Givry, on observe la coupe suivante, d'après M. Lambert.
(') A rE.-N.-E. de ce point la craie existe peut-être dans le fond d*Aolnois que traverse la chaussée romaine, mais elle est recou?eite par om couche limoneuse très-épaisse.
STSTÉMB SÉNONIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 185
Coupe de Givry.
(Échantillons envoyés par M. Lambert.)
Cette coupe présente de haut en bas :
19. Glauconie sableuse (V2) légèrement calcareuse à grains demi-Gns, meuble ou peu cohérente « d'un vert grisâtre sale; elle a été trouvée dans un pelit puits que H. Lambert a Tait creuser, à ma demande, au S. et près de la chapelle de Givry. (Ne serait-elle pas le n"" 20 remanié?)
30. Calcaire grossier glauconifère (Vu) à grains moyens de cassure inégale, friable, tachant, d'un gris blanchâtre irrégulièrement pointillé de vert, il se dissont dans les acides en y laissant des grains de glauconie, quelques grains de quartz et un léger nuage argileux.
Il renferme :
21. Des rognons cohérents de calcaire grossier glaucooifère dont la texture est devenue un peu cristalline et dont la surface ressemble à celle de certains silex.
La couche n"" 20 a environ 1'",50
22. Glauconie sableuse (Vs) légèrement argileuse, à peine calcareuse, à grains lins, légèrement cohérente, d*on gris jaunâtre pointillé de vert, très-friable.
Elle sert de base au n"" 20; cependant, elle n'a pas paru en placée M. Lambert.
Son épaisseur est très-irrégulière; on peut Testimer i 0^30
23. Argile plastique d'un gris légèrement verdàtre et jaunâtre, terne, qui se polit dans la coupure, se désagrège dans l'eau et renferme des silex noirs, quelquefois blonds, â surface caverneuse, n*" 24.
25. Sable calcareux légèrement ghacooirère d*uQ gris jauD&tre sale trouvé sous le n*" 23.
Malgré Tordre régulier de superposition qn'aflectent ces diverses roches, on a peine à croire qu'elles se trouvent en place.
Ainsi le terrain n"" 23 est souvent, aux environs de Givry, mêlé de sables verts récents ou il repose sur eux. En outre, on observe, dans les carrières de Goegnies-Chaassée, que le dit banc n® 23 s*appuie sur de Targile glauconirère qui a évidemment été remaniée.
FiG. 11. — Coupe de Givry.
Lunon
Bande de Carnières. — Les premiers points de craie blanche qui se présentent vers TE. à la rive gauche de b Haine, se trouvent, aux environs du village de Ca^ nières, dans Tangle compris entre la Haine et le ruisseao de Carnières.
Elle se montre près de Téglise et paraît se prolooger jusque vers le moulin situé au S. de ce village, mais i ce dernier point on ne la trouve plus qu'à 5 ou 6 mètres de profondeur.
Eoire réglise et la place de Carnières, la craie est obscorcie par du limon.
On vient de voir qu'en descendant de la place de Car- DÎères vers le ruisseau, on rencontre de la terre verte et des silex ; lorsqu'on suit le chemin de Carnières à Trazegnies, on trouve successivement :
i* Un point de sable landenien ;
2" Du limon ;
S"" Un point de craie recouverte de sable landenien et de limon.
En général, la craie est recouverte par le système landenien à Carnières et à Mont-S^-Aldegonde ; elle est fort obscurcie par du limon simple ou avec silex aux environs de Carnières. A la rive droite de la Haine on voit, près da Tond, quelques silex qui annoncent que la craie blanche est en dessous.
En avançant à TE. on rencontre , sur la pente des collines, diverses bandes crayeuses.
Bande de Ressaix. — Elle commence près de Levai et se dirige à TO.-S.-O. vers Binche.
Au N. de Mont-S'*-Aldegonde les puits ont traversé :
1* Du sable verd&tre ;
2* De la craie glauconifère avec silex et hnttres.
A 300 mètres au S.-E. de Levai on a traversé les terrains suivants, en construisant un puits jusqu'à 11 mètres de profondeur :
Sable.
Un peu de craie.
Calcaire grossier légèrement glauconifère (Vso)» d'un blanc grisâtre finement pointillé, friable, — partie inférieure du svstème sénonien.
Silex du système nervien.
Ces roches sont sur le bord méridional du bassin crétacé etsont inférieures aux glaises landeniennes qu*on remarque un peu plus haut dans le chemin.
Des traces de craie s'observent dans le chemin un peu plus bas que le puits et à SOO mètres au N. de Leval- Trahegnies ; elle s'exploite à ciel ouvert pour faire de la chaux. Depuis ce point jusqu'à Binche, elle se montre sur un grand nombre de points, savoir :
1^ A S^-Josephy où elle est recouverte de sable fin verdétre.
2® Au N. et au S. de Ressaix.
S"" Le long du chemin de Ressaix à Battignies, où elle est quelquefois recouverte de marne schistoïde.
4"" Enfin , près du moulin à vent situé au N. et près de Binche.
Bande de PéronneSj etc. — La craie blanche se montre sur le c6lé oriental des vallées qui s'étendent du S.-S.-Eau N.-N.-O., de la chaussée romaine vers Haine-S^-Pierre, vers S*-Vaast et à la rive droite du ruisseau Princesse, depuis Binche jusqu'au N. de Péronnes.
Vers la partie inférieure de cette dernière bande, i rO.-N.-O. de Binche, on observe contre la rivière un peu de craie glauconifère; le reste de la bande est formé de craie blanche.
On exploite la craie au N. de Binche et entre Binche et Péronnes (deux carrières) , nous avons trouvé, à la su^ face du sol, un bloc de grès blanc.
Bande d'Estinnes-au-Val. — Cette bande s'étend du S. au N. à la rive droite du ruisseau d'Estinnes depuis
EstiDoes-ao-Mont jusqu'auprès de la Haine. Vers son eitrémité méridionale, celle bande est divisée en deux parties par une faible élévation couverte de limon.
Bande éTHarmignies. — La bande d'Harmignies est la plos étendue du massif; elle commence à Givry et s'étend f une part à la rive droite de la Trouille jusque près de Spiennes, et de Tautre, jusqu'à Bray, près de l'Estinnes ; elle occupe y entre Spiennes, Yellereille-le-Sec et Givry , un espace considérable dont l'aspect rappelle la Champagne.
La plus grande partie de cette bande est formée de craie UaDche ; on l'exploite au N. de Givry, au S.-E. de Vellereille-le-Sec; près de l'église de Bray, la craie ne se trouve qu'à 7 ou 8 mètres de profondeur.
Eo descendant à Spiennes on trouve un peu de calcaire de Maestricbt.
Bande de Bray. — Une bande de craie plus étroite que la précédente , et qui n'en est séparée que par un lambeau limoneux s'étendaot de la croix Mont-Brous au N. de Bray, se montre sur la pente S.-E., près de la chaussée romaine, et au N. de Bray; de ce côté, on rencootre au-dessus un point de glaise et de gravier.
Bande d'Havre. — '- Le terrain crétacé est peu apparent à b rive gauche de la Haine, entre Maurage et Nimy ; il forme une bande étroite plus ou moins cachée par des éboulements vers le pied de la colline et, par conséquent, très-souvent interrompue.
Des traces de craie appartenant à cette bande s'observeot eatf e Maurage et Boussoit.
Od a rencontré cette roche à environ 9 mètres de
profondeur en construisant un puits dans le village de Boussoit.
La craie se montre de nouveau sur la pente de la colline à rO. de Boussoit; de même aussi dans la tranchée du chemin de fer de Mons à Manage, au S. de Ville^ur- Haine.
L'église d'Havre parait être construite sur la craie ; on observe celle-ci à la surface à PO. du village et au S.-S.-0. d'Obourg, où elle a été exploitée pour faire de la chaux.
Bande de Nimy. — Il parait que la craie est à une faible profondeur au village de Nimy, c'est-à-dire à environ 1 5 pieds.
La tranchée faite à Nimy pour le chemin de fer de Hons à Manage a misa découvert des coupes où le système landenien couvre la craie et y forme des filons.
Mas$if du Borinage. — Si Ton fait abstraction des dépôts tertiaires et quaternaires qui recouvrent le massif du Borinage, ainsi que de quelques irrégularités qu'il présente, ce massif a la forme d'un arc circulaire de ISO*, convexe vers le N., décrit par un rayon de 2 Vs ligues et de 3 lieues et ayant pour centre un point situé à environ 5,500 mètres à TE. de Bavay.
La largeur moyenne du massif est d'environ 7s U^^ et sont extrémité orientale se trouve au S.-S.-E. de Havre; il a pour limite méridionale le système eifelien à Quévy-le-Grand , 1 e système houiller au S. d'Âsquillies ('),
(*) [Celie indicatioD ne ceocorde pas avec les contacts figmés sor les cartes du sol et du soussol. M. H.]
SYSTÈME SéNONlEN. — DÉTAILS LOCAUX. 191
(le Noircbain , de Frameries, de Pâturages, de Wasmes, da Bois de Boussu et d'Élouges y ou bien des traces du système nervien. Il a le système nervieu pour limite à Aadregnies et vers Angre et il est limité au N. par le calcaire de Maestricht qui s'observe au N. de Nouvelles, au S. deCiply, entre Frameries et Cuesmes, et à Hainin. Les aotres parties de son périmètre sont couvertes par des dépôts tertiaires entre Nouvelles et Hainin et dans la plus grande partie de leur étendue par le limon hesbayen.
II n'apparaît que sur la pente des vallées sous forme de baodes étendues que je vais faire successivement conoaltre, en allant de PE. à l'O.. sous le nom de bandes de Civry , d'Ihy , de Quévy.
Bande de Givry. — La bande de Givry, comprise entre la Trouille et la rivière d'Harvengt, a une forme allongée do S. un peu E., au N. un peu 0.; elle a au moins 2 lieues Je longueur, tandis qu'elle n'atteint nulle part '/« lieue de largeur.
On voit rarement un point de craie à la rive gauche de la Trouille, la pente orientale du massif de Givry étant généralement couverte d'une couche épaisse de limon, mab sur la pente occidentale du massif, c'est-à-dire à la riie droite du ruisseau d'Harvengt, le craie se montre depuis la frontière jusqu'au N.-O. du moulin d'Harvengt, ^r nne longueur de 2 à 4 mètres. On peut en constater Texisteoce près de la frontière, sous 3 mètres de limon, aa N. de la ferme d'Escarbion, près de la chaussée romaioe et aux environs d'Harvengt.
Bande d'Ihy. — La bande d'iby s'étend à la rive droite du misseau d'Ihy, du S.-S.-0. au N.-N.-E., depuis ce
192 MASSIFS DE MONS ET DE TOl'RNAI.
hameau jusque près du hameau d*Harvengt, sur plus d*QD quart de lieue de longueur; elle n*a qu'une faible largeur et consiste exclusivement en craie blanche.
Près du ruisseau d*Havay on ne voit pas de craie, mais seulement quelques silex.
Bande de Quévy. — La bande de Quévy commence à quelques centaines de mètres au S.-S.-0. de Téglise de Quévy-Ie-Petit et s*étend au N.-E., à la rive droite dn ruisseau de Wampe, jusqu'au S.-O. d*Harvengt.
Sa longueur est d'environ 4,000 mètres, et sa plus grande largeur d'environ 800 mètres; elle est exclusive* ment formée de craie blanche que Ton rencontre vers le tiers du chemin de Quévy-le-Grand à Quévy-le-Petit, près de la chaussée de Maubeuge à Mons et à la Chapelle située entre la chaussée et le village d'Harvengt (*).
On exploite la craie pour faire de la chaux , près de Quévy-le-Pelit, etc.
Dans ces bandes qui forment une partie importante du bord méridional du golfe crétacé de Mons, le système sénonien offre une inclinaison au N. dans le sens du rajou et plonge ainsi sous le système maestrichtien, les terrains tertiaires et quaternaires cl sous les alluvions de la Haioe, pour se raccorder en dessous de ces terrains avec la partie sénonienne qui paraît vers le bord septentrional du golfe.
La craie est recouverte sur les plateaux , ainsi que les terrains tertiaires, par une couche puissante de limon
(*) Aa N. de la bande de Quévy, on remarque, à quelques cenuioes de mètres ài TE. de la chaussée de Maubeuge à Mous, quelques poiols àt craie qui montrent que la bande de Quévy se rattache, sous le iiflioo,à celles de Nouvelles et de Frameries.
STSTÂMB SÉNONIBN. — DÉTAILS LOCAUX. 193
hesbayen qui en interrompt la continuité superficielle, de sorte qu'elle ne paraît à la surface que vers le fond des nllées de Nouvelles, de Noirchain, de Frameries, de Pitarages, de Wasmes, de Boussu, d*Ëlouges et d'Audre- |Qies.
Je vais indiquer les points les plus remarquables qu'on oherve dans ces diverses parties.
Bande de Nouvelles. — La craie a été trouvée à 13 ou 14mètres, en creusant une houillère à TO. d'Asquillies et se montre à la surface au N. E. d'Asquillies, de Noirchain et de la Grappe, près du chemin de Frameries à Ciply et près de celui de Frameries à Mons.
Elle sert de base au calcaire de Maestricht à 300 mètres aa N.-O. de Nouvelles, dans une petite carrière située à TE. et près de la route de Mons à Maubeuge, près de la borne n* 5, dans la carrière souterraine, à 800 mètres au S. de l'église de Ciply , à 400 mètres au S. du ch&tcau de Ciply dans les escarpements qui se trouvent entre Frameries et Ciply.
Entre les deux roches, on a trouvé près de la borne n"" 5 delà route de Mons à Maubeuge et dans les escarpements situés entre Frameries et Ciply une couche ou des rognons de craie compacte à cassure largement conchoide d'un Uanc jaun&tre, mat, fragile, traversé par quelques tubulores et renfermant parfois des fragments d'un calcaire également compacte, mais un peu plus foncé.
La craie blanche est exploitée pour faire de la chaux, entre Asquillies et Ciply, entre Frameries et Ciply, etc.
On exploite par galerie souterraine, à 800 mètres au S. de Téglise de Ciply, une couche de silex compacte à cas- )»Qre eonchoide, écailleuse, translucide, d'un gris noir&trci l is
qai se trouve dans la craie et que Ton emploie pour la fabrication de la porcelaine et dont on faisait autrefois des pierres à fusil.
En décrivant le calcaire de Maestrichtje ferai connaître quelques détails intéressants que présentent cette roche et la craie dans cette localité.
Bande de Cuesmes. — La craie, en se relevant entre Cuesmes et Qiiaregnon , forme près des alluvions de la Haine une petite bande recouverte par du sable landenien passant au psammile.
On en voit un point à TO. de Cuesmes, un autre entre Cuesmes et Quaregnon; on voit même un |)eu de marne au N.-O. de Jemmapes (').
Bande de Pâturages. — En avançant à TO. on trouve, après avoir traversé un plateau de limon, une petite bande de craie blanche qui s*étend à la rive droite du Rieu du Cœur, au N. de Pâturages jusqu'entre ce village et celai de Quaregnon.
Cette bande est, vers sa moitié septentrionale, recooverte par du psammite et des sables landeniens.
Bande de Wasmes. — Une autre bande crayeuse, d*uii quart de lieue de longueur, se montre à la rive droite du ruisseau de Wasmes, aux environs du village.
Cette bande est généralement recouverte, vers sod extrémité septentrionale, par du sable vert landenien.
Sur la rive gauche du ruisseau, elle se montre aussi, en divers points, entre Wasmes et Warquignies.
(*) [Cet eiDearement D*est pas indiqué sur les cartes. M. M.]
Entre la bande de Wasmes et celle de Boussu, et à enviroD QD tiers de lieue au S. de Féglise de Boussu , on exploite, par puits, la craie qui se trouve sous le limon.
Bande de Boussu. — La craie est à la surface à environ DO quart de lieue au S. E. et au S. du village de Boussu et (les deux côtés du ruisseau de Pont Caloîn.
Ou Texploite par puits, pour faire de la chaui, sur la gauche du chemin de Boussu à Dour.
L'avaleresse du Bois de Boussu a rencontré, sous 3 maires de terre végétale, Z'^.ZO de craie reposant sur 10'',25 de roches nerviennes.
Eofin la tranchée du chemin de fer de Mons à Quiévrain a découvert une coupe très-intéressante où Ton voit sur h craie les systèmes maestrichtien , heersien et landenien »€ recouvrir successivement avec une légère inclinaison vers TE.
Je ferai connaître cette coupe dans les détails locaux relatifsau calcaire de Maestricht du golfe de Mons, et je me boroerai à faire remarquer ici que le système sénonien se termine, comme à Ciply, par du calcaire compacte blanc-jauoitre à tubulures, auquel il faut peut-être ajouter le banc de calcaire siliceux gris, fossilifère, renfermant des géodes tapissées de cristaux de quartz, qui se trouve au-dessus du calcaire compacte.
Près de la chaussée de Mons à Quiévrain la craie n'est qu'à 3",S0 de profondeur; à Téglise de Hainin les puits Q*atteignent pas la craie.
Bande d^Êlouges. — La bande d*Élouges qui fait suite i la précédente s'étend du S. au N., à la rive droite du
t96 MASSIFS DE MONS ET DE TOURNAI.
ruisseau d*Élouges , depuis le chemin de fer jusqu'au S. d'Élouges, sur une longueur d'environ 3,000 mètres.
Cette bande dont la largeur est parfois très-considérable est, entre Élouges et le chemin de fer, couronnée par an petit plateau de psammiteglauconifère landenien à pholadomies et dans quelques parties recouverte par des lambeaux de limon hesbayen. Les principaux points s'observent dans la tranchée du chemin de fer à TE. de Thalin (*) à 3 ou 400 mètres au S. du S^-Homme, dans un chemin creux qui descend vers le ruisseau d*Élouges, entre k S'-Homme et Élouges, à la Morlière et à TO.-S.-O d*Élouges.
Près de l'église d'Élouges les puits n'atteignent la craie qu'à 10 mètres de profondeur; il en est de même près de l'église du Monceau.
On l'exploite pour faire de la chaux à 600 mètres et i 800 mètres à l'E. d'Ëlouges; les puits traversent ordinairement le psammite landenien (turc) avant d'atteindre la craie.
Bande d'Audregnies, — Cette bande commence à Audregnies par du calcaire grossier glauconifère (gris)el s'étend le long de la Honnelle jusqu'à Baisieux où elle s'enfonce sous les psanimites glauconifères landeniens.
Près de l'église d'Audregnies on voit le calcaire grossier qui forme la base du système sénonien, reposer sur le calcaire grossier à silex qui appartient à la partie supé-
(*) La craie a été trouvée ài 7 mètres de profondenr prés de réglise df Tbolin; ài 150 mètres au S. de l*église elle n'est plus qa*à 4",50;à 300 mètres, qu*âi 3 mètres, et âi la chaussée de Mons à Quiévraio, qa*à 2 mètres au plus.
SYSTÈME SÉNONIEIf. — DÉTAILS LOCAUX. 197
rieore da système nervien. Cette première couche D*est pas très^paisse, de sorte qu*OD rencontre déjà la craie eo sortant au N. d'Audregnies.
Cette craie, plus ou moins recouverte de silex, s'étend sur la pente de la colline jusque près de Baisieux (^).
La craie est exploitée, par puits, sur la hauteur, à un millier de mètres à TE.-N.-E. de Baisieux; les puits doifent traverser les marnes landeniennes avant d'atteindre b craie.
Bande d'Angre. — La craie parait s'étendre au N. des HaUettes vers Ângre.
On n*a pas trouvé la craie à Quiévrain à 44 pieds de profondeur, mais on Ta rencontrée à 35 pieds près de la sucrerie de Quiévrain.
Bande d'Angreau. — On ne voit de cette bande que des traces de craie blanche, au S.-O. et au N.-E. d'Anfreauy et encore elles sont fort obscurcies par le limon.
Au moulin situé à quelques centaines de mètres plus au S., il y a de la marne gris-bleu&tre ; enlin à Angre, on trouve un peu de marne blanchâtre et une quantité considérable de silex.
(*) Il paraît que Ters le fond de la vallée, c*est-ài-dire vers la partie basse comprise entre AadregDîes et Baisîeuz,la craie est à 0 ou 10 mètre» ^ profondeur et, i Balsieax, à 4 ou 5 mètres. Go dit qu*ài la sucrerie de Baisieax il fiiut desoeodre à plus de 35 mètres pour atteindre la craie 'doatenx).
198 MASSIFS DE H0N8 BT DE TOVMAI.
SYSTÈME MAESTRICHTIEN.
Le système maestrichtien est limité au S. par une ligne passant au S. d*Hainin , à 500 mètres au S.-O. de QuaregnoD, à Cuesmes, près d*un puits d*extractioo situé non loin de la houillère de Cache après, à environ 2,000 mètres au N.-N.-E. de Téglise de Frameries, entre Framerieset Ciply, à 400 mètres au S.-O. du château de Ciplj, à 7 ou 800 mètres au S. de l'église de Ciply, près de la borne n* 5 de la route de Mons à Maubeuge, à 500 mètres au N.-O. de Nouvelles, au S. de Spiennes.
A TE. par une ligne menée de Spiennes vers une propriété appartenant à M. Goffin, à TE. du bois d'Havre.
Et au N. par une ligne sinueuse menée de ce point vers le Chêne près d'Hautrage. Il est probable qu'il se prolonge à rO. d'Hautrage et d'Hainin, mais jusqu'à présent on D en a pas constaté l'existence.
La partie connue de ce système s'étend donc sous une surface d'environ 3 lieues Vj de longueur de l'O. à l'E. et dont la largeur des carrières de Ciply jusqu'au N. de Mons serait d'environ 6,000 mètres; d'environ 2,500 mètres au N. de Jemmapes et entre Hainin et Hautrage d'environ 5,000 mètres.
Le rétrécissement que le golfe présenterait au N. de Jemmapes permet de concevoir la cause des différences minéralogiques que l'on rencontre dans les parties de ce système situé à Hainin et vers Ciply.
Le système maestrichtien repose sur la craie; la soper*
STSTÉU MAESTRICHTIEN. — ÉTENDUS. 199
position se voit à Hainin, entre Frameries et Cuesmes, entre Frameries et Ciply, au S. de Ciply entre Ciply et Asquiliies, au N.-O. de Nouvelles, au S. de Spiennes. Il est recouvert par le système heersien à Hainin et sous la ville de Mons, et par le système landenien aux environs de
Gpiy.
Ces diverses roches sont, en outre, plus ou moins cachées soos le limon hesbayen de Hainin jusqu'à la Trouille et par des sables tertiaires remaniés entre Spiennes et le bois d*Havré.
I Calcaire grossier jaunâtre avec silex compacte. Calcaire poodiDgiforme jaunâtre.
Silex celluleuz d'Hainin.
Calcaire grossier à grains fins et turbinolies. Grès calcarcuz d'Hainin.
Calcaire poudingiforme grisâtre.
Calcaire grossier grisâtre.
riptisa ëes roche*.
ÉTAOI
mritiiua |
Od peut distinguer deux étages dans le système maestrichtien de Mons, un étage inférieur composé de calcaire groœier ou poudingiforme , et un étage supérieur composé de calcaire jaune dont le banc inférieur est poudingiforme et dont les bancs supérieurs renferment des silex compactes ou celluleux.
On remarque, en outre, vers la base de Tétage supérieur, un grès plus ou moins calcareux reposant sur la cnie qui pourrait bien représenter vers l'O. du bassin le calcaire gris qui manque de ce côté.
ÉTAGE INFÉRIEUB.
Calcaire grossier grisâtre. — Le calcaire est composé de grains calcareux inégaux moyens et demi-fins brooitrès, légèrement translucides, assez lentement solubles dans les acides et de grains calcareux blanchâtres, opaqaes de même volume qui sont peut-être des débris organiques faisant une vive effervescence dans les acides, réunis par du calcaire terreux blanc.
Ces trois parties sont en proportion variable et assez irrégulièrement entremêlées (').
La roche est plus au moins cohérente, friable ou résistante (partie supérieure), rude au toucher, grossière, à cassure inégale, d*un gris un peu brunâtre mêlé de blanc; elle fait une vive effervescence dans les acides en y laissant d*abord des grains brunâtres qui se dissolvent à leur tour plus lentement , un dépôt argileux brunâtre insoluble et quelques grains de sable.
On y trouve quelques globules pisaires et avellanaires de calcaire compacte gris-jaunâtre traversés par des tubulures capillaires et qui paraissent être de même nature que les petits grains composants; ils sont rugueux â la surface (Ciply).
Cette roche est parfois, vers sa base, mélangée de craie sur une épaisseur de 3 â 6 pieds ; elle renferme beaucoup de fossiles (cranies, bélemnites, baculites, etc.), surtout i la partie supérieure.
{*) La proportion des points argileux bninâtres et des points blancs est comme */, : Vi ^'^^^ I* partie inférieure, comme '/, : */• ààû% la partie moyenne et comme */t • Vt ^^^^ ^ partie supérieure.
SYST&HB MAESTRICHTIEN. — ÉTAGE INFÉRIEUR. 201
Cette dernière partie est ordinairement très-cohérente ; les grains semblent augmenter de volume à mesure qu'on s'élève.
Elle ne se trouve que vers la partie orientale du golfe crétacé, c'est-à-dire à TE. du ruisseau de Rogneau.
Les principales localités où on peut en étudier les caractères, sont :
1* La carrière de silex située à 600 mètres au S.-S.-E. de Téglise de Cipiy où elle repose sur la craie et renferme des bélemnites, des huîtres , etc. ;
2* Le chemin creux à 400 mètres au S.-S.-E. de la même église. On y trouve des peignes, des térébratules, etc., et ila partie supérieure, des polypiers;
3* La carrière située près de la borne n^ 5 de la route de MoDS à Maubeuge ;
4* A 300 mètres au N.-E. de Nouvelles, on y trouve beaucoup de cranies;
0* Entre Nouvelles et Mesvin ;
6* Au S. de Spiennes.
La coupe du chemin creux (chaussée romaine) à 400 mè* très au S.-S.-E. de Féglise de Ciply est celle qui fait le mieux connaître les diverses modifications minéralogiques do calcaire gris. Je donnerai plus loin une description de celle coupe (p. 216).
Cakaire gris poudingiforme. — Le calcaire gris qui forme la base de cette roche est, comme le calcaire gris ordinaire, composé de grains d'un gris brunâtre translucide et de parties blanchâtres réunies par un ciment calcareux. Cette roche est subgrenue, à cassure inégale d'un gris un peu brunâtre hétérogène , dure, cohérente, souvent traversée en tous sens par des tubulures capillaires qu'on ne voit qu'à la loupe.
Elle renferme des cailloux arrondis de calcaire compacte gris-jaunâtre ou gris-brunâtre de la grosseur d*aD pois ou d'une noisette , des débris de catilus , des bélemnites, etc.
La roche se dissout dans les acides en laissant quelques grains de sable.
Elle se trouve sur la craie à 400 mètres au S.-O. du château de Ciply , mais en est séparée vers TE. par le calcaire gris ordinaire où elle forme la partie supérieure de ce dernier (chemin creux situé à 400 mètres au S.-S.-E. de l'église de Ciply, près de la borne n^ 5 de la route de Mods à Maubeuge, où elle contient des bélemnites).
On remarquera que les fossiles du calcaire poudingifonne gris, trou vésâ 400 mètres au S.-O. de Ciply, diffèrent toos de ceux que Ton rencontre dans le calcaire poudingiforme jaune â 500 mètres au S. du château de Belian.
Suivant M. Gossclie de Ciply on aurait trouvé dans le calcaire poudingiforme provenant d'un puits creusé chez M. Dupont, brasseur â Cuesmes, la même cranie que celle du calcaire poudingiforme qui se trouve à 400 mètres aa S.-O. du château de Ciply et la même térébratule que celle du calcaire gris de Spiennes.
D'après M. Leveillé les fossiles seraient répartis do haut en bas de la manière suivante dans le calcaire gris :
i"* Environ 8 mètres de calcaire gris divisé en plusieurs couches, et renfermant, vers la partie supérieure, des baculites, des anatifs, des becs de sèches et une espèce d'huître striée;
2* Un banc de limes et de peignes;
3^ Quelques bancs de térébratules, dentales, gryphées et bélemnites;
4^ Un banc ne renfermant qu'une seule espèce d'hottres;
8T8TAiI£ MAeSTRIGHTlEN. — ÉTAGE SUPÉRIEUR. 303
5* Des bancs renfermant des bélemnites, des gryphées, descatiius et de gros oursins;
6* Banc d'environ 2 mètres de calcaire gris, renfermant des tbéddées, des térébratules, des cranies, des dentales, dfs aoalifs, des oursins, des dianchores et des chames mâangés avec un très-grand nombre de polypiers et de noyaux d*univalves et de bivalves. Ce banc est le plus riche en fossiles et renferme des cailloux calcareux grisâtres.
Grès calcareux. — On trouve, au-dessus du calcaire compacte qui termine la craie blanche d*Hainin , un cairaire siliceux gris passant au gris jaun&tre, renfermant de petites géodes tapissées de cristaux de quartz et des fossiles.
Il fait effervescence avec les acides en laissant un squeleUe de silice aussi considérable que le morceau employé.
On y voit briller quelques lames de calcaire.
Cette couche me parait devoir représenter le grès blanc de FoIx-les-Caves et peut-éire le calcaire gris des environs de Ciply.
ÉTAGE SUPÉRIEUR
Le calcaire jaune de Tétage supérieur renferme deux Tariélés de silex : le silex celluleux et le silex compacte.
Oakaire grossier à grains fins. — Calcaire grossier d'un blanc jaun&tre à grains assez fins, friable, renfermant des parties meubles, et d'autres plus grossières, plus cohérentes, des polypiers, des coquilles et un grand nombre de tnrbioolies.
Ce calcaire se trouve à Hainin épais de 4 mètres; cer-
taiDes de ses parties ressembleDt au calcaire pisolilique des environs de Beauvals.
Au-dessus de cette roche, on trouve un banc de silex celluleux de 1 mètre d'épaisseur.
Silex celluleux du calcaire d'Hainin. — La première variété est en bancs, qui ont jusqu'à i mètre d'épaisseur; elle est gris-jaunâtre, terne, criblée de très-Gnes cellules presque capillaires qui, lorsqu'on l'observe à la loupe, loi donnent un aspect carié.
Elle contient des fossiles , et passe à un silex subcompacte à cassure esquilleuse d'un gris jaunâtre, plus clair, mais hétérogène; les parties blanchâtres qui parsèment le fond gris, sont peut-être des corps organisés à l'état siliceux.
Cette roche ressemble à celle de Seron (il faut les com> parer); on la trouve à Hainin.
Calcaire grossier jaune poudingiforme. — Calcaire grossier composé de fragments calcareux assez gros, très-inégaux , arrondis , qui paraissent être pour la plupart des fragments de polypiers, d'oursins et de coquillages, réunis en une masse grossière plus ou moins cohérente, souvent friable (rarement subcompacte, et très-cohérente), d*on blanc jaunâtre avec cailloux avellanaires ou pisaires de calcaire parfaitement compacte d'un gris brunâtre clair et d'un gris foncé à la surface.
Les cailloux et les fossiles sont très-irrégulièrement disséminés et distribués. On y a trouvé la même cranie qu'à Maestricht (à 400 mètres au S. du château de Belian).
Cette couche qui forme la base de l'étage supérieur do calcaire jaune de Ciply et qui n'a pas souvent plus d'ofl mètre de puissance se trouve :
STST&HE MABSTRICHTIEN. — ÉTAGE SUPÉRIEUR. 205
f* Eolre Frameries et Ciply;
2* Dans la carrière Gazot au S. de Ciply, où elle repose sur le calcaire gris;
3* Vers la partie supérieare du chemin creux à 400 mètres au S.-S.-E. de l'église de Ciply, où elle repose égaleneot sur le calcaire gris ;
4* Dans la carrière de Belian, actuellement abandoonée;
5* Dans un chemin creux à SOO mètres au S. du château de Betian ;
6* EnGn on a rencontré cette roche en creusant un puits près de Féglise de Ciply.
Il Tant probablement y rapporter la couche de calcaire grossier à gros grains blanc-jaunfttre avec polypiers et oommulites de la coupe d'Hainin.
Calcaire jaune. — Ce calcaire est grossier ou meuble, à cassure inégale, à grains fins, moyens ou gros inégaux plus oa moins arrondis, ordinairement friables, quelquefois cohérents, rude au toucher, tachant, d*un blanc jaunâtre plus ou moins foncé passant au jaune nankin.
Il se dissout dans les acides avec une vive effervescence en y laissant un nuage jaune-brunâtre.
Ce calcaire renferme des coquilles, des oursins, des polypiers, parmi lesquels on remarque assez souvent des lorbtnolîes; quelques bancs paraissent être exclusivement formés de menus débris de polypiers.
Il forme des couches alternatives de 0",10 â i mètre d'épaisseur dont les unes sont meubles, les autres cohérentes et qui renferment parfois des rognons de silex disséminés 00 disposés par lits.
Ce calcaire se trouve à Hainin, entre Frameries et
Cuesmes, entre Frameries et Ciply, aux enviroos de Ciply, à TE. du bois d*Hainin, dans la propriété de H. GoflSo, etc. On l'a exploité aux environs de Ciply pour la construction des fortifications de Mons et comme pierre à b&tir.
Silex de Maeslricht. — La seconde variété de silex est en rognons compactes ou subcompactes , à cassure largement conchoïde, écailleuse d'un gris brunâtre, mat; elle est parfois calcareuse et fait alors, pendant quelque temps, effervescence dans les acides.
M. Leveillé a remarqué, vers la partie supérieure du calcaire jaune , un banc formé de débris de polypiers et d'oursins.
Vers la partie moyenne, un banc de pattes de crabes, et à la partie inférieure , un banc renfermant des avicules, des peignes et des oursins.
Bélalto I
Je vais successivement passer en revue les divers points du système maestrichtien connus, jusqu'à ce jour, dans le bassin de Mons.
L'une des parties les plus intéressantes du système maestrichtien est la coupe qui a été mise à découvert an S. d'Hainin, en construisant le chemin de fer de Mons i
Quiévrain.
Cette coupe est non-seulement remarquable par la superposition des systèmes sénonien, maestrichtien, heersien et landenien, qu'elle présente dans un espace trèsresserré, mais encore par la nature des roches qui composent le système maestrichtien, ce qui m'engage à en donner
ooe description aussi détaillée que j'ai pu Tobtenir, assez loogtemps après qu'elle a été mise à découvert.
Coupe d'Uainin (chemin de fer au S. d*Hainin), relevée le 44 oc(o6re 4848.
Ao chemin de fer an S. d'Haioio, on observe, au-dessus de la craie blanche, les roches suivantes, prises de bas en haut:
0. — Calcaire subcompacte d'un blanc jaun&tre, légèreineot tachant, intermédiaire pour les caractères entre la craie et le calcaire compacte.
iV. — Calcaire compacte d'un blanc jaunâtre, moins clair, traversé par quelques tubulures et renfermant quelqoes fossiles.
Jf. — Calcaire siliceux gris, passant au gris jaunâtre, reofermant de petites géodes tapissées de cristaux de qoartz et des fossiles.
Il fait effervescence avec les acides en laissant un squelette de silice presque aussi considérable que le morceau employé ; on y voit briller quelques lames de calcaire spaihiqne.
Ces trois couches ont ensemble une épaisseur d'environ i mètres.
La couche M semble former la limite supérieure de la craie, oo plutôt la limite inférieure du calcaire de Maesiricht
L — Calcaire grossier de Maestricht, d'un blanc jaufàixt assez fin, friable, renfermant des parties meubles et d'autres plus grossières, plus cohérentes, des polypiers, ies coquilles et un grand nombre de turbinolies. 4> mètres.
K. — Silex celiuleux gris-jaun&tre terne ; ce silex est criblé de très-fines cellules presque capillaires qui, lorsqu'on Tobserve à la loupe, lui donnent un aspect carié; il contient des fossiles 1 mètre.
/. — Et silex subcompacle à cassure esquilleuse d*uD gris jaunâtre plus clair, mais hétérogène ; les parties blanchâtres qui parsèment le fond gris sont peut-être des corps organisés à l'état siliceux. (Cette roche ressemblée celle de Seron; il faut les comparer.)
H. — Calcaire grossier de Maestricht , à gros grains blanc-jaun&tre avec polypiers et nummulites.
G. — Calcaire grossier de Maestricht, à grains trèsfins, friables, quasi-meubles, d'un jaune nankin.
F. — Glaise grise avec lignite terreux noirâtre et bronâtre, bigarré, friable.
E. — Calcaire argileux, terreux, blanc-grisâtre, friable, ressemblant â de la craie, renfermant des rognons de calcaire argileux, un peu celiuleux, d'un blanc grisâtre tacheté d'un jaune brunâtre et assez cohérent, se laissant cependant rayer par l'ongle. Ce calcaire ressemble â certains calcaires d'eau douce.
Il fait également une vive effervescence dans les acides en y laissant un nuage argileux, épaisseur . . . i",50
D. — Glaise plastique très-fine, qui, lorsqu'elle est sèche, est très-cohérente, compacte, divisée en petits fragments gris-foncé, tacheté de rouge et de brunâtre. 0*,40 (Ces roches pourraient bien appartenir au terrain crétacé.}