‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 38 sur 93 · DESCRIPTION GÉNÉRALE DES ROCHES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GÉNÉRALE DES ROCHES

Caire argileux, blanc friable, simple ou légèrement glaaconifère et des coquilles.

Ce sable s'observe en dessous des marnes landeniennes à Orp-le-Grand et à Maret où il forme une couche de 1",50 au moins d'épaisseur.

Lorsque cette variété contient des grains de glauconie (grains que Ton distingue aisément des grains de silex, i leur faible dureté et à leur poussière verte) elle passe à la variété suivante.

Le sable glaiiconifère est composé de quartz et de glauconie en grains généralement assez fins.

La proportion de la glauconie ne dépasse pas le % de la totalité des grains. Ce sable est meuble d'un gris jaunâtre, un peu verdàtre et pointillé de vert; il contient parfois un peu de matière calcareuse et fait alors effervescence dans les acides; il passe d'un côté au sable silexeoi et de l'autre à la glauconie sableuse (entre Horpmael et h ferme du Vivier).

Lignite. — Le lignite est terreux, friable, noir&tre oq brunâtre, d'un aspect hétérogène; il est tantôt isolé, tantôt entremêlé d'argile ou de marne.

Il se montre à Tétat de pureté près de la station d'Hainin et se trouve uni à de la marne à 69 mètres en dessous de la caserne de cavalerie à Mons.

Marne. — La marne présente quatre variétés principales suivant qu'elle est simple, c'est-à-dire simplement composée de calcaire et d'argile ou suivant qu'elle renferme, en outre, des grains de glauconie, des grains de silex ou du charbon.

La marne simple est terreuse, tendre, à cassure inégale,

SYSTÈME INFRA-LANDENIEN (HEERSIEN). 22S

<l*uD blanc gris&lre ou d*uD gris pâle, terne, ne se polissant pas dans la coupure.

On peut la sous-diviser en deux variétés suivant qu'elle est nymphéenne ou marine. La marne nympbéenne est souvent plastique ou friable, ou divisible en petits fragments lorsqu'elle est sèche, se désagrège promptement dans l'eau et laisse dans les acides un dépôt argileux; elle coDtient quelquefois des rognons de calcaire argileux un peu celluleux, d'un blanc grisâtre tacheté de jaune brunâtre (Hainin, Mons, Levai).

La marne marine est souvent traversée par des tubulares capillaires, se désagrège ou ne se désagrège pas dans reao et dans ce dernier cas laisse dans les acides un fragment ai^lcux, légèrement translucide, de même forme qae celui employé (Pologne, Heers, Engelmansboven, Neltecoven, Horpmael, Gelinden, etc.). Cette marne est employée pour amender les terres hesbayennes.

La marne glauconifère se distingue de la marne simple Qjmphéenne précédente par les grains verts qu'elle contient et par sa teinte un peu verdâtre. F^a glauconie n'y entre le plus souvent que pour une faible proportion, cependant elle s'élève quelquefois à V^o-

Lorsque Ton traite cette roche par les acides, elle fait effervescence et laisse un dépôt argileux d'un gris verdâtre foncé et des grains verts.

Elle forme sous la ville de Mons des couches dont répaisseur varie de C^fâS â 3 mètres et qui alternent avec daatres couches de marne simple et de calcaire argileux.

La marne charbonneuse est massive ou pulvérulente, d*un noir grisâtre, terne et se polit parfois dans la coupure. Elle se désagrège rapidement dans l'eau, fait une I. u

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