‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 39 sur 93 · DESCRIPTION GÉNÉRALE DES ROCHES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GÉNÉRALE DES ROCHES

vive effervescence dans les acides en y laissant un dép6t noir-brunâtre pulvérulent.

On a trouvé deux couches de cette marne dans le sondage de la caserne de cavalerie à Mons :

La première de {""^Sô à Si^jtë de profondeur.

La seconde de lO'^.eS à 58^32 >

Celte dernière, qui forme la base du système infra-laodenien, repose sur le calcaire de Maestrichl et renferme des silex noir -brunâtre dont la surface est colorée en blanc, des fragments d'Ostrea, de Pectunculus, dMs/or/e, de Cerithium, de Turritella, etc.

La marne silicifère est très-calcareuse, terreuse, soovent traversée par des tubulures capillaires à cassure inégale, rude au toucher, parfois friable, d'un gris blanchâtre; elle contient des grains noirs très-fins et très-durs qui paraissinl siliceux.

Tantôt cette roche est tendre, se désagrège dans l'eau et laisse dans les acides, par lesquels on la traite, un dépôt argileux et des grains noirs (Horpmael, ferme du Vivier), tantôt, au contraire, elle est dure, ne se désagrège pas dans Teau et laisse dans les acides un fragment de même forme que celui qui a été employé (Maret).

Elle contient quelquefois des grains de glauconie et passe â la marne glauconifère (ferme du Vivier); enfin elle contient des matières charbonneuses (Maret).

On l'exploite â Horpmael pour l'amendement des terres.

Calcaire argileux. — Le calcaire argileux (*) qui parait n'être qu'une marne durcie est compacte , subcoropacte.

(•) [Voy. la noie ('), p. 222. M. M.]

SYSTÈME INFRA-LANDENIEN (iIEERSIEn). 227

soUamellaire ou grenu, souvent un peu celluleux , à cassure inégale ou droite, d'un gris mal pâle ou foncé, qaelqoefois légèrement bleuâtre ou verdâtre, uni ou tacheté de blanc par des débris de coquillages. Il est cohérent et rade au toucher, fait une vive effervescence dans les acides et y laisse un dépôt argileux gris ou noir-grisâtre, quelquefois brun.

Cette roche est très-remarquable par les empreintes et contre-empreintes dePhysa^de Lymnea et autres coquilles d*eau douce qu'elle contient assez abondamment.

Certaines couches renferment, en outre, des coquilles el des polypiers marins, tels que Peclen, Turbinolia, etc. Le test de ces corps organisés est en partie conservé ou bien a disparu, Pempreinte est alors quelquefois revêtue fm enduit pyriteux.

Ou trouve des traces de cette roche près de la station <l'lfaiDin, mais c'est surtout sous la ville de Mons qu'elle ^icquiert un grand développement; elle alterne avec des marnes simples, glauconifères et charbonneuses.

Cet ensemble de roches qui a été traversé par un sondage à la caserne de cavalerie offre une épaisseur de . . (*)

Argile. — L'argile est tantôt pure, tantôt sableuse et gboconifère; la première est plastique à grains très-fins, doQce au toucher, brune, quelquefois d*un gris clair ou Tuneé, tachetée de jaune ou de brun ; elle offre un aspect terne, mais se polit dans la coupure; elle se désagrège dans Peau et ne fait pas effervescence dans les acides.

Si les argiles brunes qui remplissent les anfractuosités

(*) I1>*après la coupe décrite d-ftprès par Tanleur, p. 334, ce dépôt a aaeepaitiettr d'euviroo 29»,89. M. M.]

928 DESCRimO!! GÉXÉAALB DES BOCHES.

du terrain crétacé oo qui fonneot ooe cooche mince i sa surface (Hozémont) se rapportent an système hndenieo , comme il y a quelque raison de le croire, ce système aonit une assez grande étendue géographique. Son étendue serait beaucoup plus restreinte si Ton ne devait y rapporter que certaines argiles gris-pàle ou gris-foncé qui se trouvent sur la craie à Ghislage, sur les marnes nympbéennes de HaiDin et sur les marnes marines de Hex.

L*argile sableuse renferme plus ou moins de sable; elle e.st subplastique; en se dessécbant elle se divise en petits fragments d*un gris sale légèrement verdàtre ou brunâtre. Celte ai^le, qui, dans un assez grand nombre de localités, repose directement sur le terrain crétacé (Élouges, Bruyelles), renferme quelquefois des cailloux.

L'argile sableuse glauconifère se compose de grains assez lins de quartz et de glauconie réunis par une proportion d*argile plus ou moins considérable.

Les grains de glauconie ne forment souvent que ^1^ de la totalité des grains (Ëlouges), mais quelquefois ils entrent dans la composition pour plus de Vio (^u N.-E. de Ghislage).

Cette roche est subschistoïde ou massive, plus ou moins grenue et d*un gris verdàtre pointillé de vert.

Macigno glauconifère. — Le macigno glauconifère est composé de glauconie et de quartz en grains fins et moyens, en proportion à peu près égale, réunis par It marne en une masse cohérente, rude au toucher, friable, d*un gris verdàtre , ou d*un vert grisâtre plus ou moins foncé et pointillé de noir verdàtre; il fait une vive effervt'scence dans les acides.

Cette roche a été trouvée dans le sondage de la caserne

SYSTÈME MFRA-LANDEFfIBIf (HEERSIEN). 329

de cavalerie à Mons à 38 mètres(>) de profondeur, où elle forme une couche de l^^H d'épaisseur. Sa position entre la giaaconie landenienne et la marne nympbéenne me fait penser que cette couche pourrait être un mélange des deux roches et de Targile qui les sépare ordinairement, mélange résoltani peut-être des opérations du sondage.

(') [On remarqaera que dans le sondage en queslion (voy. ci-après p. S35) le macigno glauconifère est compris dans les 6^ fil du système bodenien inférieur. M. M.]

SYSTÈME INFRALANDENIEN (HEERSIEN)

DU MASSIF DE HOFfS.

Le système infra-landenien remplit en partie ud bassia dont les points les plus profonds paraissent être situés sous la ville de Mons, à environ 69 mètres en dessous de la caserne de cavalerie, c'est-à-dire à Bl'^^lôâ sous le oiveau des rails du chemin de Ter à la porte du Rivage, ou à SS'^fSdO au-dessous de la mer. Le bord de ce bassin affleure au niveau des rails près delà station d*Hainin, entre Hods et Quiévrain.

Ce système étant presque toujours caché sous des roches tertiaires appartenant à d*autres systèmes, ou par des roches quaternaires, il est difficile de bien le circonscrire.

Voici ce qu'on peut dire de positif à cet égard:

Le bord méridional du bassin se montre près de la station d'Hainin; de là, il doit se diriger vers le N. de Qaaregnon, de Jemmapes et de Cuesmes, car les sondages, exécutés en 1849, au charbonnage du Haut-Flénu, noot traversé que le limon , le système landenien proprement dit, le calcaire de Maestricht et la craie, sans rencontrer les roches caractéristiques du système infra-landenien.On sait, du reste, que la craie affleure au S. de Jemmapes et à rO. de Cuesmes.

Le bord septentrional ne peut s'étendre au N. d'une ligne passant par Ville-Pommerœul, Douvrain, Ghiin et Nimy, puisque la craie affleure dans ces localités. Il n'est pas probable non plus qu'il s'étende beaucoup à l'E. de

STSTÉ3IE INPRA LAND. (iIEERSIEN). — ÉTENDUE. 231

MoDS, car la craie arrive à la surface du sol à Spieunes, Bray, Boussoit et Obourg.

Ce bassin parait donc assez étroit, et semble s'étendre de rO. à TE. sous la plaine de la vallée de la Haine jusqa'un peu à TE. de Mons.

Le sondage, exécuté à la caserne de cavalerie, a fait conoallre que le système infra-landenien y atteint, depuis le 0' 15 jusqu'au n"" 57 (*), une épaisseur d'environ ^Q'^JSd et que la partie supérieure du dépôt étant à 51 "",275 en dessous des rails du chemin de fer (on a 1 mètre au-dessus de la mer actuellement). Si Ton y réunissait les couches D** 12, 15 et 14, qui sont peut-être un remaniement du système infra-landenien par les opérations du sondage et dont répaisseur totale est de t"",!!, la partie supérieure serait à 2",il au-dessus du niveau de la mer.

Il résulte de ce qui précède que le bassin que nous veDons de Taire connaître, n*a pas été complètement comblé par le système infra-landenien et que ce système y laissait encore subsister, lorsque le landenien proprement dit s'est formé, une cavité dont le fond et le bord, entre Moos et Hainin , présentait une différence de niveau de plus de 30 mètres (51 ",275).

ClMMCHieBC «(rMIffraphl^Be des recbi

Macigno glauconifère.

Argile plastique.

Glauconie sableuse.

Calcaire argileux.

Marne simple.

— glauconifère.

— charbonneuse.

[') [Voir la coupe détaillée pp. 236 et suif. M. M.]

Les roches dont se compose le massif nymphéen de HainÎD et de Mons sont principalement des marnes simples, glauconifères, charbonneuses, des calcaires argileux à physes et autres coquilles d*eau douce. Ces roches sont accessoirement accompagnées de quelques lits de sable glauconifère, de lignite et d*argile.

La marne simple est plus ou moins calcareuse ou argileuse, ordinairement terreuse, à cassure inégale, d*un blanc grisàlre ou d'un gris pâle, terne, ne se polissant pas dans la coupure; elle est parfois plastique, se désagr^e rapidement dans Peau, fait une vive effervescence dans les acides, en y laissant un dépôt argileux. Elle renferme des rognons de calcaire argileux, cohérent, un peu celluleux» d*un blanc grisâtre tacheté de jaune brunâtre.

La marne glauconifère ne se distingue de la précédente que par la glauconie qu^elle renferme et dont la quantité s'élève rarement à 7io* ^1'^ ^^^ <l'uo gris faiblement verdâtre et légèrement pointillé de vert, et laisse dans les acides par lesquels ou la traite, un dépôt argileux d*uD gris verdâtre foncé, plus ou moins considérable', et des grains verts.

La marne charbonneuse diffère des précédentes par sa couleur d'un noir grisâtre terne et par le dépôt noir-brunâtre qu'elle forme, lorsqu'on la traite par l'acide nitrique.

Le calcaire argileux est une marne durcie , dont la texture est devenue compacte, subcompacte, sublam llaire ou subgrenue ; il présente presque toujours de petites cavités ou cellules très-irrégulières et renferme souvent des physes et autres coquillages d'eau douce, parfois entre-

STST. INFRA-LAND. (hEERSIEN). — DESC. DES ROCHES. 233

fflélés avec des fossiles marins ; sa cassure est inégale et sa couleur gris-pàle ou gris-foncé, quelquefois bleuâtre ou Terdàtre, uniforme ou tacheté de blanc par des débris de corps organisés fossiles dont le test est en partie conservé.

La glaucome sableuêe est formée d'une proportion à peu près égale de quartz et de glauconie. Ces grains sont en proportion à peu près égale et réunis par un peu d'argile glauconieuse en une masse peu cohérente , friable, rude 20 toucher, d*uD vert grisâtre sombre et mat.

Celte glauconie forme à Hons, entre les bancs du calcaire argileux, un lit de O'^fOS d'épaisseur.

Vargile est plastique d'un gris pâle ou foncé, plus ou moins tachetée de rouge ou de brun et de lignite qui l'accompagne dans les parties inférieures du dépôt; elle est terreuse, friable, d'un noir brunâtre hétérogène.

On rencontre enfin vers les parties supérieures du dépôt OD madgno glauconifère^ dans lequel des grains de quartz et de glauconie, en proportion â peu près égale, sont réunis par de la marne. Ce macigno est friable, d'un gris rerdâtre ou d'un vert grisâtre plus ou moins foncé pointillé de noir verdâtre.

Use pourrait, comme je l'ai déjà fait remarquer plus haut, que ce macigno, qui n'a été observé que sous la ville de Mons, fût un mélange de couches marneuses et argileuses supérieures du système infra-landenien proprement dit, mélange qui aura été fait peut-être par les opérations du sondage.

Tels sont les caractères généraux des roches qui se sont déposées dans le lac nympbéen de Mons. Je vais actuellement donner une idée de leur arrangement, en rapportant les résultats des sondages exécutés à Mons à la caserne de

cavalerie, à la prison et chez M. Hiron , près de la porte du Rivage (<), et en décrivant la coupe que j*ai observée près de la station d'Hainin, entre Mons etQuîévrain.

Sondage de la caserne de cavalerie d Mons (4848).

Système landenien supérieur : SS^^^lO.

V Remblais . - 0-,eO

2® Sable à grains moyens de quartz hyalin , faiblemeol arrondis, d*un gris jaunâtre, renfermant quelques grains noirs, non glauconieux. Épaisseur O*,30

3"" Idem un peu plus jaunâtre 0"^

4'' Sable à grains moyens, brunâtre, coloré par de h limonite et renfermant des veines de limonite sableose d'un brun foncé O",20

b"* Sable d*un gris jaunâtre à points noirs, comme le n*3 2-,50

&* Argile sableuse â grains fins, glauconifère (Vis), pailletée, d*un gris sombre, cohérente, rude au toucher et renfermant des rognons de macigno de la grosseur d*un œuf, à grains très-fins, d'un gris plus clair, qui ne paraissent être que des parties du sable qui les contient, deve* nues cohérentes par le calcaire. Épaisseur. . . 3*,40

T" Sable argileux à grains moyens renfermant quelques

(') Je dois à M. Lambert les échanlillons qui in*onl servi i décrire ces sondages, ainsi que les détails relatifs à répaisseur de chaque eoocke doQt il a tonu noie avec beaucoup de soin. Ce souâ-îngéoiear distingué m*a,en ouire, donné plusieurs séries d*échantillons relatifs à d*aaues sondages exécutés aux environs de Mons, et qui ni*ont servi k les décrire exactement. J'aurai soin dMndiquer par un astérisque ces sondages.

STST. IPCFRA-LAflD. (iIEERSJEN). — DÉTAILS LOCAUX. 23!>

grains noirs et des paillettes de mica. Ce sable est un peu cohérent, friable, d'un gris sombre; il renferme des rognons de pyrite et un peu de lignite .... 8'",30

8* Sable argileux à grains moyens renfermant Vso ^^ graios noirs. Ce sable est faiblement cohérent et coloré en vert par de Targile probablement glauconieuse ou par b giauconie en grains très-fins. Ce sable est très-mouvant. Épaisseur i7",45

Système landenien inférieur : 6^ fil .

9* Sable glauconifère OU),iL grains demi-fins et moyens, avec un peu de matière argileuse. Il est cohérent, friable, rude au toucher, d*un vert grisâtre sale.

Ce sable renferme, dans toute son épaisseur et surtout à sa partie inférieure, un peu de lignite et beaucoup de rognons de sperkise de la grosseur du poing et en dessous. Épaisseur 3",80

lO*" Sable glauconifère (Va) à grains inégaux un peu moins fins que le précédent, argileux, cohérent, rude au toucher , d'un vert grisâtre plus foncé que le précédent 0",90

11"" Sable très-glauconifère (V4) â grains inégaux gros et moyens. Ceux de giauconie forment les Vi de la masse; ils sont réniformes et légèrement arrondis. Ceux de quartz hjalin sont arrondis; quelques-uns atteignent 2 ou 3 mil* limètres ; on y voit aussi des fragments de silex. 0",20

12* Macigno glauconifère (*/«) â grains fins de quartz et grains moyens de giauconie réimis par un peu d'argile et de calcaire en une masse cohérente, friable, d*un vert grisâtre sombre; elle est rude au toucher et fait une vive effervescence dans les acides. Épaisseur . . . 0'",i3

3* Macigno glauconifère (7s) â grains fins de quartz et moyens de giauconie, réunis par une forte proportion de

936 MASSIFS DE MOFfS ET DE TOURNAI.

calcaire en une masse cohérente, grise, poinlillée de points verts, faisant une vive effervescence avec les acides. 0*,36

14'' MacigDO glauconifère (Vi) ^ grains fins et moyens de glauconie et de quartz, réunis par une assez forte proportion de matière argileuse et calcaire, très^ohérent, d*un vert grisâtre sombre pointillé de noir verdàtre. 0",52

Formation d'eau douce : 15",03.

15*" Calcaire argileux (marne) à grains fins, friable, rude au toucher, d'un gris pâle, se dissolvant avec une vive effervescence et dépôt argileux.

Celte marne ressemble à du tripoli .... 0",40

16'' Calcaire argileux à grains fins, subcompacte, soIh celluleux, cohérent, gris et renfermant des physes et autres coquilles d*eau douce, se dissolvant avec une vive effervescence dans les acides, en laissant un résidu. 1*90

l?"* Marne friable, analogue au n"* 15, mais renfermaot quelques grains de glauconie; épaisseur. . . . 0*,6o

18"* Calcaire argileux à cassure inégale, demi-eobérent, un peu friable, d'un gris pâle un peu jaunâtre, renfermant les mêmes fossiles que le n"* 16; épaisseur . . . O",80

19"* Marne friable avec quelques grains de glauconie, analogue an n"* 17; épaisseur 0",aO

^ Marne glauconifère; cette roche, un peu plus ai^ileuse que les précédentes, s'en distingue par environ */)| de grains verts qu'elle renferme; elle est grise et peo distinctement poinlillée de vert, cohérente, mais friable 0»,25

21'' Calcaire argileux gris-pâle, subcelluleax, mais friable, avec les mêmes fossiles que les n"" 16 et 18; épaisseur O»,60

^ Calcaire argileux, subcompacte, celluleux, trèscohérent et dur, gris, avec les mêmes fossiles . . 3",80

STST. I?IFIU-LAND. (hEERSIEN). — DÉTAILS LOCAUX. 237

23* Sable argileux glauconii%re (Vs) à grains demi-fins, inégaux, réunis par une notable quantité de matière argileuse en une masse grenue, cohérente, friable, rude au (oQcber, d*un vert grisâtre, sombre, mat . . . O'^.OS

U* Calcaire argileux subcompacte, celluleux et semblable au n» 22 '. 7",74

25* Marne légèrement glauconifère, friable, grise, légèrement verdàtre, un peu pointillée de vert, laissant dans les acides un dépôt argileux gris-verdàtre foncé très-considérable 2"',55

26* Comme le n» 28 3",05

27* Calcaire argileux compacte, à cassure inégale, d'un gris de cendre, subcelluleux, avec quelques cavités fossilirerc« 0»,45

28* Marne charbonneuse d*un noir gris&lre, qui se polit imparfaitement dans la coupure, fait une vive effervesceocedans les acides, avec dépôt pulvérulent noir-brun&tre K désagrégeant rapidement dans Teau . . . • l'tSÔ

29* Calcaire argileux grenu, gris-blanchâtre . 0",30

30* Calcaire argileux, celluleux, fossilifère, semblable aan*24 0»,40

31* Calcaire argileux compacte, un peu celluleux, à cavités petites et irrégulières, à cassure inégale, d*un gris détendre foncé, dur, cohérent 0'',62

Celte roche est en fragments.

32* Calcaire peu argileux, grenu, composé de grains miliaires de calcaire gris, cimenté par du calcaire blanc lerreax. Il est dur, cohérent, à cassure inégale, se dissout dans les acides avec léger dépôt noir-grisâtre . . 0'',15

33* Calcaire argileux, subcompacte , à petites cellules irrégulières et à fossiles, il ressemble au n^ 24; il est seulement d*un gris plus p&le 0",60

34'' Calcaire argileux, subcompacte, avec quelques petites cavilés irrégulières et fossiles, gris-foocé; il est en fragmeals irréguliers, altérés et blanchis à leur surface 0",35

SSi^ Marne charbonneuse semblable à celle du d* 28, mais renfermant des silex noir-brunâlre à l'intérieur et verts à leur surface.

36*' Marne charbonneuse d*un noir grisâtre , dont ^/j sont à rétat sableux et V3 à l'état fragmentaire; la grosseur des fragments varie depuis celle d*un pois jusqu*i celle d*un poing; elle renferme beaucoup de fragments de fossiles, tels que Oslrea, Peclunculus, AsiartSy Ceriihium, Turrilella.

Le sondage atteint ici la profondeur de 69*00.

37" Comme le n"* 36, mais à grains plus fins.

38'' Calcaire grenu à grains miliaires, arrondis, réunis par du calcaire argileux pulvérulent.

Cette roche est grise, un peu fossilifère.

39^ Calcaire grossier grisâtre avec quelques grains de glauconie mêlés avec un peu de calcaire de Ciply.

40^ Calcaire grossier de Ciply, qui parait composé de grains miliaires fossilifères, réunis par du calcaire terreux en une masse friable d'un blanc légèrement jaunâtre ; on Ta rencontré à la profondeur de 79*,74

Il me parait que les n°' 38 et 39 sont des mélanges de calcaire de Ciply n*' 40 et de la marne charbonneuse n"* 37, mélange résultant de l'opération du sondage.

Dans ce cas, le calcaire de Ciply commencerait au n"* 38. (11 faudra, au reste, revoir ces divers échantillons 58 à 40.)

M. Lambert m'écrit : Le sondage dont il s'agit n*a plus été approfondi depuis votre passage à Mous. Depuis lors«

SYST. INFBA-LAND. (hEERSIEN). — DÉTAILS LOCAUX. 239

00 Iravaille à retirer les outils qui se sont brisés dans le troo de sonde.

Sondage de la prison de Mons {4847-4848).

Système ypresien :

1* Sable légèrement argileux Jaun&tre . . . 7"',22

2* Sable très-argileux glauconifère fln, jaune-grisâtre, légèrement pailleté, renfermant un filon d'argile smeclique irès-Gne, très-douce au toucher, happant à la langue, d*un hbnc jaunâtre terne, se désagrégeant aisément dans Feau; épaisseur 2"*,28

S"* Argile sableuse glauconifère (Vio) très-fine, pailletée, d*ao gris verdâtre sale 2",35

4* Argile très-finement sableuse feuilletée, pailletée, gris-foncé, se délayant dans Teau i'^fiS

Système landenien :

S* Sable argileux glauconifère (^U) â grains moyens, pailleté, cohérent, mais friable, d'un gris sombre verdàlre 9",00

Formation d^eau douce :

6* Calcaire argileux compacte à cassure droite, d*un gris bleuâtre foncé, renfermant beaucoup de fossiles d'eau doQce, quelquefois revêtus d'un enduit pyriteux.

Ce calcaire est altéré â la surface des morceaux où il passe à un calcaire blanc presque pulvérulent. . Z'^flO

Il se dissout dans les acides en laissant un dépôt brunâtre assez considérable.

7* Calcaire argileux subcompacte, subcelluleux (les cellules sont presque capillaires), gris-pâle, plus tendre ou

plus altéré que le précédent, et renrermant une grande quantité de fossiles d*eau douce 2*,00

S"* Calcaire argileux grossier gris en petits bancs séparés par du calcaire blanc-grisàtre pulvérulent; épaisseur 3",00

9"* Calcaire compacte blanc en petits rognons. 0*,30

lO"" Calcaire légèrement argileux d*un gris bleuâtre pointillé de blanc sans fossiles apparents, soluble dans I acide nitrique avec un faible dépôt gris . . . i*00

11"" Argile calcarifère d'une teinte verdàtre.

12^ Fragments de coquilles indéterminables et fragments de calcaire noirâtre qui se dissout avec une vive effervescence dans les acides, en laissant un grand dépôt noirâtre, probablement charbonneux. On y reconnaît une coquille d*eau douce, un fragment de Pecten^ et \f . Larabert y annonce beaucoup de turbinolies.

iZ^ Calcaire argileux (et charbonneux?) grossier d'un gris bleuâtre tacheté de blanc, très-dur,renfermant quelques points charbonneux, et beaucoup de fossiles, notamment des Pecten en abondance; soluble dans les acides avec oo dépôt brun très-abondant, probablement charbonneux.

14'' Calcaire grossier d*un gris bleuâtre, tacheté de blanc par des débris de fossiles, moyennement dur, se dissolvant dans les acides avec dépôt gris-jaunâtre; coquilles d*eau douce.

iS^ Calcaire grossier sublamellaire d*un gris jaunâtre pointillé de blanc par des débris organiques ; les grains sont en partie laminaires; il renferme des parties plus conh pactes et d*autres plus cristallines.

IG^ Calcaire en grains cristallins blanc-jaunâtre et calcaire en grains blanchâtres arrondis. Les grains sont miliaires (ne serait-ce pas le calcaire pisolitique?); il ren-

SYST. INFRA-LAND. (hEERSIE.>). DÉTAILS LOCAUX. 241

ferme une grande quantité de turbinolies. La roche est meoble.

W Calcaire dur, à lexture grossière sublamellaire, d'un gris bleuâtre pointillé de blanc passant au gris jaunâtre par altération, renfermant de petites cavités remplies par du ealcaire blanc pulvérulent.

Ainsi la formation d'eau douce a dans ce sondage Z^fiO de paissance.

Il est probable qu'on trouverait en dessous une couche de lignite et d'argile comme â Hainin.

Sondage de M, Hiron, près de la porte du Rivage, à Mons,

1. Macigno glauconifère (Ys) â grains moyens ou demifins, cohérent, friable et d'un beau vert.

Il fait une vive effervescence dans les acides. Il forme un banc de 2 mètres d'épaisseur et dont la base esta 60-,25 de profondeur.

2. Calcaire argileux compacte gris^bleuâtre d'eau douce, que le sondeur assure avoir trouvé immédiatement en dessous du sable précédent et qu'il désigne sous le nom de ^iirre de Ciply.

Dans l'étendue occupée par le golfe crétacé de Mons on trouve, en dehors des limites que j'ai assignées au dépôt lacustre montois, d'autres dépôts également placés entre la formation crétacée et les roches inférieures du système laodenien proprement dit. Ces dépôts, beaucoup moins importants que les précédents, n'ont, en général, qu'une faible épaisseur, ils sont formés de roches plus argileuses qae calcareuses et n'ont pas encore, jusqu'à présent, offert des restes d'animaux.

Ils ne forment pas une couche continue, mais des lam- I. li

beaux épars si lues à des niveaux divers, plus éleTés que celui du dépôt lacustre précédemofieot décrit.

Je donnerai seulement la description de quelques-uns des dépôts que j*y rapporte.

Le système heersien forme , au-dessus de la craie , une couche mince ou plutôt des lambeaux peu étendus qni servent de base au sable ou à la glaise du système landenien ou qui ne sont recouverts que par du limon.

J*y rapporte la marne schistoide recouverte de sable landenien qu*on observe entre Battignies et Bessaix; les traces de marne qu'on remarque sous le systènae landenien à 400 mètres au S.-S.-E. de Levai; la marne gris-verditre claire dont on voit des traces sous Targile landeniennei SOO mètres au S -E. de Levai ; la marne d*un gris pâle qoi repose sur la craie et supporte le sable landenien àSOOmètres au N.-N.-O. de Leval-Trahegnies; la marne que Ton trouve au-dessus de la craie au N. de Levai près de Binche où elle repose sur la craie.

Dans ces diverses localités, la marne est tendre, fine, mais ne se polit pas dans la coupure ou au moins ne se polit qu'imparfaitement; elle se dissont en partie dans tes acides et y laisse un dépôt nuageux, fin, considérable, vert-grisâtre ou gris-brûnâtre; la couleur varie du gris clair au gris verdâtre, terne.

Cette marne est plastique, se divise en petits fragments par dessèchement; elle est fine, gris-pftie, d'un aspect terne, mais ne se polit pas par la coupure; elle est dooce au toucher, se désagrège rapidement dans l'eau et fait une vive effervescence avec les acides.

Elle est peut-être la seule qui doive réellement se rapporter au système infra-landenien; toutes les argiles précédentes seraient le prélude du grand système landenien.

Je terminerai la description du golfe crétacé de Mons , eo donnant quelques coupes de puits et de sondages exécutés, tant en Belgique que dans le nord de la France, pour la recherche de la houille. J*ai dû souvent reproduire dans ces coapes les dénominations usitées dans ces travaux par les eiploitants ou par les ingénieurs qui les ont dirigés , faote de pouvoir, en l'absence d'échantillons, leur donner uDe signiGcation minéralogique précise.

Je commencerai par les sondages exécutés vers le bord septentrional du golfe; je passerai ensuite à ceux que Ton a Iiits vers le S.

Forage de l'Esplanade d LilU.

Limon et système landenien i6»,90

Sénonien : Craie renfennant des silex vers

la jMirtie inférieure 33">,80

Marne grise, renfermant des silex vers

la partie supérieure 24«,30 \ Qga 55

Marne glaucoDÎfère ii",20

Poudingue 0",65

85»,4B Calcaire anthraxifère S6»,05

Total . . . i31«»0

Eo supposant le sol à 22 mètres au-dessus de la mer, le terrain anthraxifère se trouve à 63",45 sous ce niveau (^).

(') On a rencontré une nappe d*eau il 4S",50 de profondeur; la quantité d*eaa que donne ce puits paraît être en rapport avec les marées Cmpui renias de r Académie des Sciences^ tome XIV, page 310, 1S4S).

Coupe des terrains traversés à la fosse S^-Barbe de Blatonf n* 3, primitivement nommée Grande-Croix.

L Terre labourable 0*,30

Page 1