‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 57 sur 93 · I. at · texte numérisé non relu

I. at

sans sileXydoQl on fait de la chaux. Les silex se prolongent au-dessus.

A 7^ d^ 'î^ue au N.-N.-E. de Juprelle, craie blanche à silex noirs que Ton exploite en divers points.

À un millier de mètres à TE.-N.-E. de Paifve, carrière de craie blanche, renfermant des silex noirs disséminés vers le bas; vers le haut les silex tendent à former des couches.

La carrière a 5 mètres de hauteur.

Entre Paifve et Glons, carrière abandonnée de craie blanche à silex noirs.

A Vi de lieue à l'O.-N.-O. de Glons, carrière de craie blanche à silex noirs. La partie supérieure est un peu grossière et passe au calcaire de Maestricht inférieur (<). Cependant il est encore à grains Gns et cohérent comme la craie.

« Au S. de Glons, on trouve, en descendant par la grande route :

A. — Un point âe calcaire de Maestricht inférieor à grains Gns très-friables, blancs, rudes au toucher, avec banc de silex gris (*).

B. — Au coude de la route à 300 mètres ao N. di point A, on voit une carrière de craie blanche, cohérente, terreuse, avec silex noirs. Les silex y sont disséminés et disposés par lits interrompus de O^^OS à 0*,10; la craie est en bancs de 0",10 à 0*,60.

Depuis cette carrière jusqu'à Glons, on ne voit plos rien.

De Glons à Grand-Bois, il n*y a que de la craie. On trouve du calcaire de Maestricht inférieur (') et de la

(«) [Voir les notes de It page 330. M. M.]

STSTÈHB SÉNONIEX. — DÉTAILS LOCAUX. 523

craie en dessous, depuis Grand-Bois au S. de Roclenge jusqu*à Brou, vis-à-vis de Wonck, mais la craie diminue d'épaisseur à mesure qu^on avance vers ce dernier poinl (').

A 1600 mètres environ au S.-E. de Wonck, on trouve une petite bande de craie passant au calcaire de Maestricbt inférieur (').

Bande de Wonck. — Elle commence près de Bassenge et s*étend jusque près d*Eben.

La craie blanche inférieure qui se montre encore vers Bassenge, s'enfonce de plus en plus à mesure qu'on avance aa N.-E. Cette bande fait place au calcaire de Maeslricht inrérieur (*) et enfin derrière l'église de Wonck, le calcaire deMaestricht inférieur passe, vers le bas, à la craie à silex.

Vers le sommet de la colline, r^ne le calcaire supérieur do système maestrichtien.

Bande d'Eben. — Elle commence à 850 mètres à l'E. de Sichen et s'étend sur la pente occidentale et sur la pente méridionale de la colline située entre Sichen et Ebeo, jusqu'au N. de ce dernier village.

Ce massif composé de calcaire de Maestricht inférieur (*) semble être séparé des autres par des failles et avoir une inclinaison au N.

Il est surmonté d'un mélange de silex et de cailloux, qni semblent indiquer que les cailloux et les chalons sont contemporains.

Il faut peut-être rattacher à cette bande le calcaire qu'on observe au N. de Sichen.

(*) [Voir les «Mes de la pige SSO. M. H.}

32i MASSIFS DE LA RIVE GAtCHE DE L\ MEISE.

La craie a été exploitée près d^Omal et se trouve probablement à peu de profondeur.

Elle se trouve à 7 mètres de profondeur à Hollogoe-sur- Geer; à une profondeur très-variable à Vierome.

Coupe du chemin de Léon à Emael:

V Partie inférieure de la colline (partie supérieure de la craie blancho): Calcaire blanc, mat, terreux, tachant, à grains fins, cependant déjà un peu rude au toucher, se dissolvant complètement dans les acides, et renfermant des rognons disséminés de silex noir un peu brunâtre, tacheté de gris, compacte, à cassure concboïde, écailleux, translocide sur les bords, subluisant.

2"* Partie moyenne (partie inférieure du calcaire de Maestricbl) (*), calcaire grossier, à grains fins, friable, rode au toucher, d*un blanc très-lègèrement jaunâtre, alteniaot avec des couches puissantes de silex gris, mal, â textore compacte, cassure concboïde, faisant légèrement effervescence dans les acides.

3"* Partie supérieure de la colline (partie inférieure du calcaire de Maestricht(*)): calcaire grossier (proprement dit de Maes(richt) â grains moyens, friable, d*un blanc jaunâtre, alternant avec des couches puissantes qui atteignent plus d'un mètre de silex compacte, à cassure largement concboïde, d*un aspect mat, d'une couleur plus foncée passant au gris brunâtre.

Us sont légèrement calcareux et font effervescence dans les acides.

Coupe de Lanaye à Emael :

i* Partie inférieure de la colline (partie supérieure de la craie) : calcaire terreux, blanc, un peu plus grossier que

n [Voir la note 9 de la page 520 M. M.]

flaos la coupe précédentei plus cohérent, tachant, cependant se dissolvant complètement dans les acides, renfermant de nombreux rognons disséminés de silex noirs, un peu brunâtres, translucides sur les bords, subluisant, compacte , à cassure largement conchoide, écailleuse.

2* Partie moyenne (partie inférieure du calcaire de Maastricht) (*) : calcaire grossier à grains moyens, friable, rade au toucher, d*uQ blanc jaunâtre, soluble dans les acides ; ce calcaire est en couche d^épaisseur variable (souvent d*i]n mètre), grossièrement divisé par des Gssures perpendiculaires â la stratification , alternant avec des couches de 10 â 20 centimètres de puissance, à surface ondulée de silex calcareux compacte, à cassure largement coochoîde suhécailleuse, d*un gris mat plus ou moins foncé, faisant une légère effervescence dans les acides.

S"" Partie supérieure : calcaire grossier à grains plus gros, d*un blanc jaunâtre, plus cohérent, se dissolvant plus lentement dans les acides, en couches plus puissantes.

Les silex y sont moins abondants.

Coupe à ro. de Lanaye, relevée le 14 juillet 4850,

(Chemin d*Eraael.)

Dans le chemin de Lanaye à Emael, on ne trouve vers le haat de la colline qu'un peu de calcaire de Maestricht proprement dit et Ton n'y observe pas le calcaire grossier glaoconifère qui en forme la base. (Ce doit être â ce point que commence le calcaire de Maestricht proprement dit.)

(') [Voir la note 2 de la page 320. M. M.]

32Ç MASSIFS DE LA RIVE GAIXHE DE LA MEl'SE.

Plus bas, on trouve des couches de calcaire grossier avec couches de silex.

Vient ensuite du calcaire grossier blanc-jannàlre en couches souvent d*un mètre d'épaisseur, divisé par des fissures perpendiculaires à la stratification, alternant avec des couches de silex de 10 à SO centimètres de puissance, à surface ondulée, de couleur grisâtre plus ou moins foncée.

Puis des traces de craie un peu jaunâtre avec silex noirs disséminés.

A rendrait où la Meuse se rapproche de la montagne S*-Pierre, pour longer cette montagne jusqu'à Maesiricht, on voit, vers la base de la colline,du calcaire grossier assez fin, rude au toucher, d'un blanc jaunâtre clair en coocbe de 0'',50 â 0",10, d'épaisseur divisible en plaquettes, suivant un sens oblique à peu près perpendiculaire ao joint de stratification.

On y remarque des fossiles.

Ces couches sont séparées par des bancs de silex grisblond â faces irrégulières dans lesquels on a trouvé des bélemnites. Ces roches constituent la partie supérieure de notre système sénonien.

Elles servent de base au calcaire de Maestricht propr^ ment dit qu'on voit au-dessus.

Un peu au N. des ruines du château de Lichtenberg, le calcaire de Maestricht arrive à peu près au niveau do sol et le sénonien disparaît en dessous.

Coupe à tO. de Lixhe^ relevée le 43 juillet 1850.

Dans une coupe située à l'O. de Lixhe^on ne rencontre qoe de la craie blanche avec silex noirs ou rognons disséminés.

STSTÉHB SÊNONIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 397

Le calcaire de Haeslrichl ne paraît pas encore au-dessas de la craie.

Si de ce point on regarde vers Maestricht , on voit parfaitement les diverses roches sénoniennes et maestricbtienoes incliner vers le N., de V2 à i degré et se recouvrir saceessivement comme dans la flgure ci-dessous.

FiG. 14. — Coupe à VO. de Lixhe.

Nivmiu d§ la mtir.

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