Craie inférieure
C'est donc vers Lixhe que le plan de séparation du calcaire de Maestricht et de la craie grossière supérieure, atteint le sommet de la colline et que le calcaire de Maestricht proprement dit commence ?
Les couches en s'enfonçant vers le N. disparaissent soccessivement en dessous du niveau de la vallée.
Coupe à 1,500 mètres d VO.-N.-O. de Lixhe, relevée
le / J juillet 4850.
Au sommet, on voit du calcaire grossier à grains assez gros jaunâtres, alternant avec des couches de silex de cou-
(*) [Voir la noie 2 de U page 320. H. M.]
328 MASSIFS DE LA RIVE GAUCHE DE LA MRl'SE.
leur gris-foncé passant au gris brunâtre, qui atteignent on mètre de puissance.
A mi-côte, le calcaire est moins grossier, d*un blanc jaunâtre et alterne avec des bancs peu épais de silex gri& El au pied de la colline, on trouve de la craie blanche avec rognons de silex noirs disséminés.
Coupe de Lavandegh.
i^ Partie inférieure de la colline (partie inférieure do calcaire de Maestricht)(<): calCvaire grossier à grains moyens d*un gris jaunâtre, cohérent, friable, analogue à celui n*2 de la coupe précédente,alternant avec des couches de silei noir compacte â cassure conchoïde, écailleuse, translucide sur les bords. Ces couches deviennent de plus en plos minces â mesure qu*on s*élève et finissent par disparaître.
Plus haut, lorsqu'ils deviennent brunâtres, ils sont légèrement calcareux.
S"* Partie supérieure de la colline : calcaire grossier i gros grains jaunâtres, assez cohérents, texture grossière assez lâche.
Près de l'église dUeure-le-Romain, on voit commencer une bande de craie, qui se dirige de TE. jusqu^â un qoart de lieue d^Haccourt. Cette bande ne renferme pas de silex. C'est, par conséquent, la craie inférieure.
Entre Haccourt et Heure-le-Romain , la craie arrive contre le chemin; il y a du terrain hoiiiller dessous, un peu avant d'arriver à deux petites maisons. Une bande de craie
(*) [Voir la note 2 de la page 320. H. M.]
commeDce au S. de Froidmont; elle est surmontée de beaucoup de chalons.
Dans le ravin un peu au S. de Beausîeux , gravier et , en uo point, un peu de craie sous le gravier.
Entre Hillemorle et Votten, on a tiré de la craie et du sable.
Au N. de Votteoy rue basse du Tetiera, on trouve du chalon argileux et de la craie en dessous. Le chalon domine et renferme beaucoup de silex.
A V2 lieue à fO. de Liège, dans un fond situé au N. de Glain : trace de craie glauconifère.
Sous le sable de S^'-Walburge, on trouve la craie.
A Homvent, craie recouverte de sable.
Au N.-O. de Hollogne, on trouve aussi la craie.
En montant au N.-N.-E de Hollogne, on rencontre , audessus du terrain honiller, environ 3 à 4 mètres de gaize et de smeclique, puis la craie.
Entre Horion et Lexhy, petit massif de craie blanche sans bilex. La surface de cette craie est profondément dénudée et présente des filons ouverts par en haut et remplis d*argile brunâtre : ce sont des filons argileux.
En montant vers les CahoKes, on trouve le terrain hooiller, un peu de smectique glauconifère, puis des cailloux blancs mêlés de sable, etc. (^).
Au N.-E. de Hozémont, petit massif de craie blanche sans silex (*). La surface de cette craie est profondément dénudée et présente des filons ouverts par en haut et remplis d*argile brunâtre : ce sont des filons argileux.
(') [Les cartes da sol et du sous-sol ne Ûgurcnt pas ces dépôts créta- Qi>.H.ll.]
Enlre Lexhv et Hozéraonl, à TE. des carrières de calcaire, on voit du sable jaune renfermant un filon d*argile et reposant sur du silex, un peu plus loin.
A TE. on voit la craie recouverte d'une mince couche argileuse, servant de base au sable jaune tongrieo (rupelien) («).
A Crolleux : craie.
(*) [Voir la note de la page précédente. M. M.]
stst6mb maestrichtibn. 331
SYSTEME MAESTRICHTIEN.
if. Calcaire grossier. 90",00
Eane de polypiers avec thécidées 4 ",00
Q^. { Calcaire grossier 4",00
Banc de polypiers 0*,10
Q"m Calcaire grossier des carrières I2",00
(j^\ Calcaire sabgrossier à nucales*
if* Calcaire grossier coquillier.
Q. Calcaire grossier.
P', ( Lit argileux*
P. fl Calcaire grossier glauconifère.
Calcaire bréchi forme légèrement glaaconilère 0. (I oa calcaire poadingiforme.
(y\i Calcaire qaartzifère caillouteux.
&\ . Grès ealcareux.
(/• \ Calcaire quarlzifère miliaire
ou calcaire poudingiforme de Jandrain et de Jodoîgne.
•c0erlpél«B éem ■•••hea.
Calcaire poudingiforme (0). — Celte roche est on calcaire à grains fins et grossiers , jaunâtre ou blancbàtrei friable ou cohérent, renfermant quelques cailloux pisaires 00 avellanaires de calcaire compacte gris et gris-brunâtre, mat, d*un aspect luisant à la surface, dur, des points
brunâtres rares ou nombreux de même nature irrégulièrement disséminés, et quelquefois beaucoup de coquillagesi des bélenrnites surtout, disposés en tous sens, comme s*ils avaient été brusquement saisis par la pâte qui lescootient; dans ce dernier cas (Jandrain), le calcaire offre ao aspect très-hétérogène.
Il se dissout avec effervescence dans les acides, en; laissant un nuage brunâtre et quelques points brunâtres très-fins qui finissent par se dissoudre.
Cette roche me parait représenter le calcaire poudiogiforme gris de Ciply.
Localifé : Neuve-Cense, près de Jandrain, où il recouvre la craie d'une carrière degrés â ciel ouvert, près de la route de Jodoigne.
Calcaire quartz ffère{(y). — Cette roche est composée de calcaire en grains moyens et gros, inégaux , arrondis, prédominant (souvent 2/3), les uns blanc-grisàtre, translucides ; les autres, d*un blanc mat et opaque, qui paraissent en partie provenir de détritus de corps organisés, principalement de polypiers et de grains de quartz hyalin arrondis, moyens ou gros, dont la quantité très-variaUe s*élèveâ Vs de la totalité.
On y distingue aussi parfois quelques grains noirâtres.
Tantôt les grains sont mouvants, tantôt réunis en une masse plus ou moins cohérente, grossière, à cassure inégale, d*un blanc passant au jaune foncé.
Elle fait une vive effervescence dans les acides ety laisse des grains de sable et quelques grains noirs.
Localités : FoIx-les-Caves; Braochon près de Wasseige.
Vers la partie moyenne, on trouve du grès blanc et vers la partie supérieure, des lits caillouteux.
SYSTÈME MAESTRICHTIEN. 333
Grès calcareux (de Fooz) (0"). — Ce grès offre une texture compacte ou subgrenue, une cassure largement conchoide ou inégale et une couleur gris-pàle, ou d'un blanc grisâtre mal.
Les parties compactes sont d*un aspect mat, mais on y voit des grains miliaires vitreux de quartz qui se trouvent disséminés dans la masse et des fragments organiques.
Ce grès est dur, très-cobérent, sonore , fait une effervescence vive dans les acides, en laissant un fragment siliceux. Il présente souvent, vers sa partie supérieure, des coquilles bien conservées et de nature spalbique (bélem- Dites, oslraciles). Son épaisseur et très-variable; elle atteint jusqu'à 15 pieds.
Il renferme des coquilles dont le test est à Tétat calcareux (ancienne coupe). Ce grès, dont on voit encore des débris sur la place, a, suivant les ouvriers, une puissance de 5-,30.
Calcaire quartzifère caillouteux (0'"). — Cette roche renferme, vers le Ys supérieur, des parties à grains plus gros et des cailloux pisaires de quartz hyalin, de grès blanc, de psammite anthraxifère , etc., disséminés ou par lits (FoIx-les-Caves).
Et une coupe formée de rognons plus ou moins arrondis de calcaire quartzifère grossier, cohérent, plus dur, renfermant également des cailloux pisaires de quartz hyalin, de silex noirâtre et peut-être de glauconie et de nombreux fossiles (bélemnites, coquilles, dents de poissons, etc.) disposés en tous sens.
Ces rognons sont réunis par du calcaire quartzifère sensblable à celui de la couche au milieu de laquelle ils se trouvent, c'est-à-dire contenant beaucoup de béleainites, de coquilles et de petits cailloux.
Calcaire poudingifnrme. Conglomérat (0.)- — Formé de rognons plus ou moins arrondis de calcaire dur, subcooh pacte, blanc-jaunâtre, ovulaire ou piigillaire, entremêlés de calcaire de Maestricht 9 à grains fins, très-friable, d^on blanc jaunâtre, plus foncé que les rognons et au milieo duquel on voit aussi quelques rognons de silex gris de h grosseur du poing â celle des blocs de 0'',âO de côté. Le tout est très-irrégulièrement disposé. C*est sans doute h partie inférieure du calcaire de Maestricbt.
Localité: Grandville.
A quelques centaines de mètres au S. un peu 0. de h ferme du Vivier, on rencontre du calcaire de Maestricbt supérieur recouvert d*une couche de cailloux et de rognons de calcaire compacte entremêlés de saUe glauconifère.
Calcaire bréchiforme légèrement glauconifère (0). — Ce calcaire est principalement composé de débris pisaires, de coquilles, de polypiers, d^oursins, d*encrines réunis par du calcaire terreux, légèrement argileux ou argilo-ferrogi* neux , d*un blanc jaunâtre passant au jaune brunâtre et renfermant; 1 ''.quelques grains de glauconie de grosseur moyenne et d*un vert foncé dont la proportion varie entre Vbo ^^ Vioo (Sluse et Nederheim), mais qui disparaisseoi parfois entièrement(Maestricht) ;2'^ de petits corps ovoides de 1 â S millimètres de long sur Va de large, d*0D bnm foncé ou clair, extrêmement luisants, translucides, irrégulièrement disséminés (Sluse, Nederheim, Maestricbt).
Cette couche qui forme la base du système maestrichtien, est très-grossière, subbrécbiforme, cohérente, mais très-friable, â cassure inégale, d'un blanc jaunâtre oiélé de bmn et légèrement pointillé.
SYSTÈME MAESTRICHTIEN. 33K
Elle se dissoat dans les acides en y laissant un dépôt argilo-ferrngineux.
Elle n*a guère plus de O^'^OÔ d^épaisseur et se trouve parfois divisée en deux par un banc de calcaire grossier, à grains moyens, jaunâtres » de 0^,40 d*épaisseur (Siuse) ; on y trouve des dents de squales, des baculites, des bélemnites, des cranies [Crania costata)^ des tbécidées,des lérébralules {Terebratula pediniformis) , des huîtres, des peignes {Pecien tnembranaceus, Peclen pulcherus qui se tronve à Ciply), des pointes d*oursins, des liges d*encrines et des polypiers.
Calcaire grossier glauconifère (P) et lit argileux (P'). — Au-dessus du banc de calcaire grossier glauconifère, on trouve, an S. de la carrière au S. de Sluse, un banc de calcaire grossier glauconifère ('/lo)» à grains Gns, très-friable, on pulvérulent, d*un blanc grisâtre clair, laissant un dépôt broQ dans les acides.
Puis un lit argileux et même un peu de gravier.
Calcaire grossier de Maestricht en général. — Les corps organisés sont très-nombreux dans certaines parties de la roche. Les dents des animaux vertébrés ont conservé leur émail. Les os possèdent encore leur tissu cellulaire, mais ils ont perdu leur solidité et sont colorés en jaune un peu brunâtre.
Le test des crustacés est blanchi ; celui des mollusques est mieux conservé; quelques mollusques et la plupart des Eoophytes sont pétrifiés et ont la même couleur que la roche.
Les échinides sont tous [)étrifiés en chaux carbonatée qui se laisse cliver avec facilité.
336 MASSIFS DE l\ RIVE GALXHE DE LA MEUSE.
EnGn , quelques coquilles ayaot disparu , on n^en voit que TemprelDle.
Silex maeslrichlien . — Les silex du calcaire de Mae8- Irichl sonl rares, disséminés, jamais en couches , mais sous des formes très-diverses , parmi lesquelles oo en remarque de réniformes, de globuleuses, présentant intérieurement Tempreinle et le moule d*une coquille, des tubulaires qui à Tintérieur sont tapissées de quartz ou remplies de matières siliceo-calcaire.
Ces silex sont en général calcareux , compactes, à cassure largement conchoïde, gris ou jaunâtres, mats, de diverses nuances et renferment des corps organiques fossiles, les uns silicifiés, les autres spathisés (parmi ces derniers, on voit une grande quantité d*échinides).
Calcaire grossier (Q), — Ce calcaire est composé de grains calcareux moyens ('/s de millimètre environ), assex égaux, les uns grisâtres, translucides, les autres d*DD blanc jaunâtre, mat et opaque, plus ou moins arrondis, qui paraissent être en grande partie des débris de cor[is organisés fossiles.
Ces grains sont réunis par un peu de calcaire terreox en une masse grossière â tissu lâche, à cassure inégale, rude au toucher, friable, d*un blanc jaunâtre passant au jaune nankin, mat, tachant.
Il est complètement soluble avec efifervescence dans les acides, y laisse un nuage jaune-brunâtre suivant quil est pur ou coloré en jaune par des matières argilo-ferrogineuses.
H présente de bas en haut les modifications suivantes :
Les parties inférieures du calcaire sont i grains demi-
SYSTÈME MAESTRICHTIEN. 337
fins oa moyens, ordiDairement d'un jaune clair et renfermant quelquefois vers leur base un peu de matière argiloferrugineuse qu'elles déposent dans les acides par lesquels OQ les traite.
Dans la montagne S'-Pierre, elles ne diffèrent pas sensibieioent du calcaire qui constitue la partie supérieure de rétage sénonien sur lequel elle repose et dont elle n'est séparée que par un lit de calcaire bréchiforme de 0",06, d'épaisseur et dont il serait par conséquent difficile de la distinguer sans ce lit.
Haiseo s'élevant dans la formation, le calcaire prend en général une texture pi us grossière, une couleur jaunâtre plus prononcée et bien distincte de celles des parties supérieures du système sénonien (*).
La straliGcation du calcaire de Maestricht est indéterminable lorsqu'il présente une texture uniforme, mais elle est indiquée clairement par des bancs de nature ou de texture différentes, parmi lesquels on distingue, en allant de bas en haut :
1* Calcaire grossier (Q'). — Des bancs de calcaire grossier, coquiller formés de débris miliaires et de débris plus gros, de corps organisés parmi lesquels on distingue des AAare/rium , des morceaux d'oursins laminaires et des coquillages divers, réunis en une masse trèsgrossière, à tissu lâche, friable, d'un jaune clair, souvent tacbeté on zone de jaune foncé ou de brunâtre.
(■} La fomuitkHi maestrichtieone se distiDgae encore par Tabsence des bUKi de silex el par b préseoce de bancs cohérents el de baocs coquil- Im et des potypien. Et peut-être encore par la présence des nummaliteit. I. M
338 MASSIFS DE LA RIVE GAL'CilE DE LA MErSB.
Localité : Coupe à 800 mètres au S.-S.-O. de la ferme (lu Vivier; épaisseur G" ,30
2** Calcaire subgrossier celluleux (Q"). — Des bancs de calcaire subgrossier celluleux, préseotant quelques tubulures capillaires, à cassure inégale , d*uD blauc jaunitre, cohérent, dur, qui parait être analogue par ses fossiles ao calcaire de Kunrad, savoir :
Pharetrium;
Astarie cclala, Mull;
Moules de nucules ;
Corbula equivalvis, Goldf;
Baculites;
Ostrea vesicularis (dans les parties les plus supérieures du calcaire de Kunrad).
Soluble sans résidu autre qu*une teinte brunâtre. Cette couche forme ordinairement le mur des carrières (coupe de Maestrichl F.)
3* Calcaire grossier des carrières ((?"'). — C'est dans un massif de calcaire grossier d'environ 12 mètres d'épaisseur situé au dessus de ce banc, que sont ouvertes les canicTcs souterraines de Maestricht, qui ont acquis tant de celé* brité par les superbes pétrifications qu'on y rencontre et dont une partie a été décrite par Faujas de S*-Fond, et au-dessus duquel on trouve deux bancs de polypiers, le premier de O'^flO, le deuxième de 1 mètre , séparé par un banc de calcaire grossier d'un mètre de puissance.
4** Calcaire à polypiers (C). — Deux bancs composés de polypiers très-variés, brisés, entassés les uns sur les autres et assez fortement soudés par des parties calcarcoses
SYSTÈME MAESTRICHTIEN. 339
tantôt compactes, taDlôt grossières, d'où il résulte une masse ordinairement assez cohérente (notablement plus cohérente que les couches voisines), largement celluleuse, à cassure très-inégale, d*un blanc jaunâtre parfois coloré en jaune brunâtre par des matières ferrugineuses (').
Outre les polypiers, ces bancs renferment divers autres corps organisés fossiles, parmi lesquels on dislingue des Dommulites (beaucoup de thécidées, suivant M. Bosquet).
Ou trouve un calcaire analogue entre Ciply et Asquillies. Ces bancs de polypiers servent ordinairement de toit aux carrières de la montagne S^*Pierre.
Cependant, à Canne, on a creusé des carrières dans le calcaire grossier qui se trouve au-dessus et dans celui qui se trouve en dessous des bancs à polypiers.
5* Calcaire grossier (Q'). — Le calcaire grossier qui recouvre les bancs à polypiers de la montagne S'-Pierre a environ 15 à 20 mètres de puissance.
Le calcaire de Maestrichl offre un fait remarquable connu sous le nom d'Orgues géologiques.
Ce sont de longs tuyaux verticaux de de diamètre,
le long desquels, sur une épaisseur de 2 à 5 centimètres, le calcaire grossier, friable, ordinaire, se trouve transformé en un calcaire grossier celluleux, quelquefois subcristallin, très-cohérent et d*un jaune plus foncé ou jaune-brunâtre.
La surface intérieure de ces tuyaux est inégale et noircie par des matières étrangères venant de la superficie.
En résumant ce qui a été dit sur la craie et le calcaire
i') Ooire ces bancs ceUuleux, il y en a d'aa(res qui oooUeoDenl des orbitotites, etc.
de Maesirieht, on voit que le calcaire qui constitue ces deux formations présente depuis la craie blanche terreuse, douce au toucher qui se trouve vers la base de la première jusqu*au calcaire jaunâtre grossier, rude au toucher qui constitue la partie supérieure de la seconde, un passage tellement insensible, même sur une échelle très-étendue, que, dans les localités où la formation sénonienne est coidplète (comme à la montagne S* -Pierre), on ne saurait où placer la ligne de démarc^ition , si le joint et la couche de calcaire bréchiforme glauconifère n'existait pas à la base de la formation de Maeslricht.
Mais cette couche si peu apparente à Maestricht se présente avec des caractères plus tranchés dans d'autres localités (FoIx-les-Caves et le Limbourg) et annonce que des changements notables ont eu lieu dans fes phénomèoes qui ont suivi Tépoque sénonienne.
Mais ce qui surtout est très-important à considérer, c'est que ce conglomérat ne repose pas toujours sur les mêmes couches de la formation sénonienne; ainsi tandis qu'il se trouve à Maestricht, sur la partie tout à fait supérieure do système sénonien (calcaire grossier avec bancs de silex gris), on le voit dans d'autres parties , sur la craie à silex noirs disséminés et même sur la craie blanche sans silex (FoIx-les-Caves, Jandrain, etc.).
Il y a donc indépendance dans la stratiGcation des deox systèmes; la formation sénonienne n'a pas été complète dans toutes les localités où le calcaire de Maastricht s'est ensuite déposé, ou bien si elle a été complète, elle a dû être dénudée avant le dépôt de Maestricht.
La présence des bancs réguliers dans les parties supérieures de la formation sénonienne annonce que la fio de cette formation a eu lieu dans une eau tranquille.
La formation de Maestricht, qui ne renferme plus que quelques silex dissémini^s, annonce quelque changinnent dans le régime des mers au sein desquelles elle s est déposée.
La disparition des bancs de silex permet, en Tabsence de la petile couche dont j*ai parlé, de distinguer le système inaestrichtien de la partie supérieure du sénonien.
Lorsque la partie supérieure n*existe pas, la ligne de démarcation est toujours nettement accusée par une différence notable dans la texture de la roche comme, par exemple, à Ciply.
Bande de Jauche. — A la bifurcation des chemins de Molerobais et de Marilles, près d*Orp-Ie-Petit, le calcaire de Maestricht à thécidées se montre sous la glaise landenienne.
En descendant vers le moulin situé entre Orp-le-Petit et iaoche, on rencontre sous le limon :
Du psammîte landenien; un banc de calcaire de Maestricht avec coquilles, puis la craie.
Au N. de réglise de Jauche, on observe en descendant, sous des traces de sable laekenien :
Du sable à gros grains; du sable argileux glauconifëre; une grande épaisseur de psammite landenien; une trace de calcaire de Maestricht, puis la craie.
Près de la route de Jauche à Jodoigne, le calcaire de Maestricht a entièrement disparu entre le psammite landenien et la craie.
342 MASSIFS Dl- LA UIVK GAUIHK DK LA MEtSE.
Bande de Folx^lcs^Caves, — Elle commence un peu au N. de Tcglise de P'oix et sYîlend au N. vers Jauehe.
Les caves ou souterrains ouverts dans le calcaire de Maeslriclit se lrouv(Mït à environ 600 mètres au N. de Foix, dans n\\ petit bois.
Ce calcaire \ est recouvert d'une couche de cailloux pugillairesetde psammile landenien, comme on peut le voir dans la coupe suivante :
Coupe de Fols- f es-Caves (partie méridionale au S, et près dea Cuves, ancienne coii[)c de mon Mémoire) (').
De haut en bas :
Terrain ter! ia ire :
i" Terres meubles renfermant des débris de glauconie; épaissi'ur I",00
2" Argile sableuse brunâtre ou t)run-ver(làtre renfermant des grains de glauconie cohérente, se désagrégeanl à rinslant dans Teau, ne faisant pas effervescence dans les acides, Iraversée par des tubulures capillaires produites par des végélaiix; é[)aiss('ur O^JO
3*' Glauconie grossière, gris-verdàtre, très-friable, composée de grains verts, de sables, de beaucoup de calcaire et d'un peu d'argile. Nous y avons trouvé des crassalelles; épaisseur C^^SO
4° Couches de silex roulés, noirâtres ou brun5tres,avellanaires et pugillaires, cimentés |)ar un peu de glauconie semblable à celle de la couche n" 3 ; épaisseur. . 0",2i)
(*) [^fêtnoir(' sur la constihUion géologique de la province de Uege Mê«. col'iîo.nnés i>k l'Acad. ïu)y. ue Belg., ISôâ.t. VIII, p. 510-317. M. M..
Terrain crétacé :
5*" Calcaire grossier composé de fragments inégaux approchant d*un millimètre, faiblement arrondis (apparie- Dant à des débris organiques principalement de polypiers)^ réunis faiblement en une masse friable, à texture grossière, liche,à cassure inégale et d*un jaune assez foncé. Cette roche renferme quelques grains de quartz hyalin et, vers son tiers supérieur, un lit de cailloux pisaires de quartz hyalin, de grès blanc, à grains miliaires, analogue à celui de Paya, <le psammiles, etc., de l)élemnites et quelques autres coquilles.
Vers les parties inférieures, les cailloux sont plus abon- (lants;ils sont blanchâtres et quelquefois noirâtres. 0"',60
6'' Couche composée de fragments plus ou moins arrondis du calcaire quartzifère grossier de Maestricht, blancjaooâtre, très-cohérent; les fragments sont formés de grains calcaires qui atteignent 1 millimètre, faiblement arrondis et de grains de quartz hyalin, de cailloux pisaires, de quartz hyalin, de silex noirâtre et peut-être de glauconie, de coquilles et de bélemnites (en abondance).
Ces fragments sont réunis par un ciment de calcaire friable semblable â la partie inférieure de la couche précédente, c'est-à-dire contenant beaucoup de bélemnites, d'autres coquilles et de petits cailloux; épaisseur. 0'",S0
7* Calcaire grossier gris-jaunâtre, quartzifère, renfermant, â sa partie supérieure, de petits cailloux et plus bas diverses espèces de coquilles, particulièrement des Pecten.
La partie inférieure de la cavité étant comblée, nous Q*avons pu voir de cette couche que 1 V* mètre de hauteur, mais les ouvriers qui ont travaillé â la carrière nous oui assuré que la couche avait une puissance do 3* ,00.
S"* Grès calcarifère composé de grains de quartz hyalio vitreux, miliaires et de grains de calcaire blanc (rragmeots organiques) réunis par un ciment calcareux. Ce grès est subgrenu, à cassure largement concboïde, inégale, d*DQ blanc grisâtre, mat, à points vitreux ; il est dur, cohérent, fait eflervesci'nce dans les acides en laissant un Tragment siliceux.
Il renferme des coquilles dont le test est à Télat calcareux.
Ce grès, dont on voit encore des débris sur place, a, suivant les ouvriers, une puissance de ... . S",30 et repose sur du calcaire de Maestricht, semblable au précédent.
Les caves se trouvent dans un petit bois au N. de cette ancienne carrière, actuellement abandonnée; au N. des caves, on trouve une carrière en exploitation où Ton observe la coupe suivante, de bas en haut :
Coupe de la carrière de grès de Folx-les-Caves , relevée lelS août 1848.
H, — Calcaire grossier quartzifère (73), blanchâtre 00 jaunâtre passant au calcaire arénacé.
11 est composé de grains assez gros, inégaux (1 millimètre) de calcaire blanc mat, arrondi, qui sont des fragments de polypiers et autres fossiles arrondis , entremêlés de quelques grains de quartz hyalin.
La roche est en partie cohérente, mais très-friable 00 i l'état arénacé.
G. — Grès OU' silex calcareux blanchâtre, composé de grains de quartz hyalin, miliaire, vitreux, et de calcaire
réunis par un ciment calcareux. Ce grès offre une texture compacte ou suhgrcnue, une cassure largement conchoïde inégale et une couleur gris-pâle mat, mais on y voit briller des grains viireux de quartz, qui se trouvent disséminés dans la masse. Ce grès est dur, très-cohérent, fait une >ive effervescence dans les acides en laissant un fragment siliceux.
Il présente souvent, vers sa partie supérieure, des coquilles bien conservées et dont le test est à Tétat calcareux. Son épaisseur est très-variable, il a jusqu*à lo pieds on 5", 30 d'épaisseur.
F. — Calcaire grossier quartzifère composé de grains calcareux, blanchâtres, arrondis, provenant de détritus de polypiers et de coquilles (^3) et de grains de quartz hyalinl*/,) réunis en masse très-friable d*un blanc jaunâtre, faisant une vive effervescence dans les acides et y laissant <les grains de sable.
Ce sable, qui se trouve au-dessus du grès, est lui-même recouvert d*un petit banc de grès semblable au précédent. Ce sable passe au grès en se durcissant ; il a, dans certaines places, 1",S0 d'épaisseur.
£. — Calcaire quartzifère caillouteux, arénacé, ou en masse très-friable , très-faiblement agrégé, à cassure inégale, d*un blanc plus ou moins foncé, composé de grains inégaux de calcaire arrondis provenant de détritus de polypiers et autres coquilles (^/s) et de grains quartzeux hyaliosIVs) arrondis. Ces grains ont en moyenne 1 millimètre <)e grosseur, maison y trouve des cailloux quarizeux et quelquefois des grès qui sont pisaires; on y trouve des hélemnites et autres coquilles.
Vers la partie moyenne de ce calcaire arénacé, se trouve une zone formée de rognons de calcaire plus dur renfer-
maDt également des cailloux, de gros cailloux debélemnitcs disposées en tous sens, de dents de poissons; cette zone, plus grossière, a environ 0",SO
L'épaisseur totale de la couche est de S à 5 mètres (*j.
Les caves se trouvent dans un petit bois entre celte carrière et F<>lx-lcs-Caves. Le calcaire de Maestricht y est recouvert d*une couche de cailloux pugillaires.
D. — Couche de cailloux , de rognons et de fragments pugillaires et ovulaires de silex crétacé, noirâtre ou brunâtre, coloré en vert brunâtre à la surface et entremêlé de sable argileux glauconifère à grains inégaux, dont la moitié sont de glauconie et Taulre moitié de quartz hyalin coloré en brunâtre à la surface.
Ce gravier renferme aussi des fragments de calcaire de Maestricht; il offre une teinte brun-verdâtre par altération ; épaisseur variable 0",80
C. — Sable argileux glauconifère, formé de V) partie de grains quartzeux très-fins et de ^2 partie de grains moyeos de glauconie, réunis par un ciment argileux en une masse demi-cohérente, friable, d'un brun verdâtre hétérogène.
B. — La roche précédente devient plus argileuse vers la partie supérieure. Les deux parties ont ensemble une épaisseur de 1",00
A, — Limon.
La coupe de gravier et le sable argileux glaucom'lere pénètrent, sous forme de filons, dans les fentes du calcaire de Maestricht.
Au N. des caves et de la carrière précédente, on ne voit plus de calcaire de Maestricht jusqu'à Jauche. Cependant,
(*) Voye? poar la suice les terrains tertiaires.
SYSIÉME MAESTRlGHTfEN. — DÉTAILS LOCAUX. 347
il y a été exploité, car 00 reconnaît encore des traces d'anciennes bures. Il paraît que cette roche y était à une assez grande profondeur.
Bande de Jandrain. — On n'observe, entre la craie et le psaminite landenien, qu'une trace de maesirichlien.
A la Neuve-Cense, au N. de Jandrain, on trouve :
Des traces d'argilite ;
Des cailloux ;
Uo poudingue à pâte calcaire avec bélemnites , coquilles, etc. ;
Du calcaire de Maestricht (>).
A TE. de Jandrain : plaques de grès à points blancs sur do sable fin landenien.
Remarque : Le poudingue qui recouvre le calcaire de Maestricht à Jandrain renferme des fossiles crétacés; il se rapporte cependant au terrain tertiaire, géologiquement. Nouvelle preuve que les divisions paléontologiques ne peuvent concorder avec les divisions géologiques fondées sur les révolutions du globe.
Bande de Petit-HalleL — On commence à voir le calcaire de Maestricht, entre le sable vert landenien et la craie, au N.-N.-O. de Petit-Hallet («).
Bande de Marei. — On voit une couche mince de cal-
('} [L'autear figure dans celle bande sur ses cartes le sénonien en con- Uct direct avec le landeuien. M. M.]
('} [La noie précédente s'applique également à ces bandes de Petil- Hallei et de llaret. N. M.]
348 M4SSIFS DE LA RIVE GAICHE DE LA MEISE.
Caire de Maestricht, entre le sable fin heersien et la craie blanche exploitée à TE.-N.-E. d'Orp-le-Grand.
A nn quart de lieue au S. un peu 0. de la ferme do Vivier, on voit un premier point de calcaire de Macstrichl supérieur, recouvert de cailloux et d*environ 5 mètres de limon ; des excavations profondes ont été faites à droite et à gauche du chemin pour exploiter ce calcaire.
A quelques centaines de mètres au S.-E. de ce point, oo rencontre du calcaire de Maestricht supérieur, recouvert d'une couche de cailloux et de rognons de calcaire compacte entremêlé de sable glauconifère. Cette couche, semblable à celle de Folx-les-Caves,a 5 à 4 décimètres d'épaisseur.
A Meefle, le calcaire de Maestricht est recouvert de 2 à 5 pieds de limon à silex.
Le ruisseau qui descend d*Acosse à MeefTe, sert de limite au terrain crétacé; il représente une faille.
A Touest, c'est du limon ; à TE., du calcaire de Maestricht pres(|ue sans silex, mais recouvert par une coacbe limoneuse renfermant des débris de silex.
On voit des exploitations jusqu'à 7^ de lieue d'Acosse. En avançant vers Acosse, le limon acquiert de la puissance. On dit cependant qu'un peu au N. d'Acosse, on a trouvé, en faisant un puits, la marne à 6 mètres de profondeur. La marne se tient au S. du chemin de Meeffeà A cosse.
Au S.-O. de Homptinne, on trouve des silex et le calcaire de Maestricht à 6 mètres environ de profondeur (*;.
(1) [Les environs de Hemplinne sont couverts de Umon besbaven, diaprés la carte du sol et, d'après la carie du sous-sol, les dépôts créoce» y sont séiioiiifus. M. M ]
On dit qu*à Hemptinne, près de la maison Lemaire (rive droite de la Socle], le calcaire de Maestricht est à 10 mètres de profondeur sous le grès de Seron.
On a extrait du calcaire de Maestricht sablonneux dans le jardin d'une maison située au S. et près de Téglise; voici la succession des couches :
Limon 3",S0
Sable avec grès jaunâtre tertiaire 0"',50
Calcaire de Maestricht.
Près de Téglise de Wasseige, on trouve un peu de sable, puis du calcaire de Maestricht qui Torme, le long de la côte, une petite bande qui ne dépasse pas le chemin d'Âmbressineaux.
11 ne parait pas que la bande de Maestricht aille jusqu'à Embressineaux.
A ro. d*Embressineaux, le calcaire de Maestricht est au S. du chemin qui conduit à Wasseige.
Bande de la ferme du Vivier. — En creusant un puits à Vide lieue au S. de la ferme du Vivier on a trouvé, sous le sable glauconifère heersien^ le calcaire de Maestricht supérieur.
Une carrière ouverte à 800 mètres au S.-S.-O. de la ferme du Vivier présente la coupe suivante :
A, — Marne gris clair, un peu jaunâtre^ heersienne 1",20
fi. — Glauconie quartzeuse d'un vert foncé . 9rfi0
C. — Calcaire grossier de Maestricht supérieur, presque exclusivement formé de débris de corps organisés
fossiles.
La plupart de ces débris sont miliaires; d'autres plus gros réunis avec des Pharetrium, des morceaux d'oursins
laminaires et divers coquillages, en une masse gros^ère Triable, d'un jaune clair et contenant des zones d'un jaune foncé; épaisseur 0",30
D. — Calcaire de Maeslricht, grossier à grains moyens, uniformes.qni paraissent être des débris orga niques, cobérenls, friabl<»s, d'un jaune clair 0",30
£. — Nouvelle couche de débris de coquilles . 0',Î2
F. — Calcaire de Maestrichl semblable à D, avec on grand nombre de fossiles; on voit, dans la partie moyeoDe du calcaire, des rognons disséminés de silex gris-bleuàtre et, dans la partie inférieure,deux couches minces, peut-être continues, de silex gris-bleuâtre.
A un quart de lieue au N.-N.-O. de la chapelle S*-Elov près d'Oreye, on a exploité du calcaire de Maestrichl; à Hennisdael, à 700 ou 800 mètres au S.-E. de Vechroael, calcaire de Maestricht, très-fossilifère; il est couvert de sable fin tongrien et il y a de nombreuses carrières de calcaire supérieur.
On voit encore une ancienne carrière à TE. de ces dernières près du chemin qui conduit de Vechmacl k Alwege.
A environ 1,600 mètres au S.-O. de FaM, il y a une carrière de calcaire de Maestricht supérieur.
A Grandville, on voit un conglomérat formé de rognons plus ou moins arrondis de calcaire dur,subcompacte,blaDC' jaunâtre, ovulaire ou pugillaire, entremêlés de calcaire de Maestricht à grains fins, très-friable d'un blanc jaunitre plus foncé que les rognons et au milieu duquel on voit aussi quelques rognons de silex gris, de la grosseur da poing à celle de blocs de O'^fSO de côté; le tout est trèsirrégulièrement disposé.
C'est sans doute la partie inférieure du calcaire de Maestricht proprement dit.
STSTÊME MAESTRICUTIEN. — DÉTAILS LOCAUX. 351
Ce dépôt est traversé par des fentes remplies de sable lODgrien glauconifère (V40) à grains moyens d'un gris jaunâtre.
Au N. de réglise d*Oreye : calcaire de Maestricht, il est à peine couvert de sable.
A Ramkin, près d'Oreye, on a trouvé le calcaire de Maestricht, à 14 mètres de profondeur.
Entre Oreye et Otrange, carrière où Ton exploite du calcaire de Maestricbt :
.4. — La partie supérieure est un calcaire grossier, jaunilre, à grains moyens, assez friable, probablement formé de menus débris de polypiers.
B. — La partie inférieure est un calcaire grossier, blanchâtre, à grains un peu moins gros que le précédent et très-rriable. On ne voit cependant pas le point de séparation des deux étages.
Au S.-O. d'Otrange , calcaire de Maestricht, grossier, blanchâtre, friable, peu apparent.
Au N.-E. et près d*Otrangc, ancienne carrière de calcaire de Maestricht, ainsi qu'à TO.-S.-O. et près du même village.
A TE.-N.-E. d'Otrange, ancienne carrière de calcaire (le Maestricht, renfermant des silex noirâtres et des fossiles.
Au N. et près de Lowaige, on voit du calcaire de Maestricht grossier, à grains moyens, très-friable, jaun&tre, avec rognons de silex brun-noirâtre et nombreux fossiles.
Au N.-O. et près de Lovvaige, calcaire de Maestricht avec bancs de silex gris, surmontés de sable.
A 400 mètres au S.-E. de Nederheim, on commence à rencontrer du calcaire de Maestricht, grossier, à grains
moyens, d*un blanc jaunâtre, friable, avec quelques graios très-rares de glauconie.
Ce calcaire est donc à la limite du calcaire supérieur et inférieur.
A la rive droite du Geer, le calcaire de Maestricht, commence, si je m*en souviens bien, entre Eben et Emael et à la rive gauche de la Meuse, au château de Caster. Entre Neken elS*-Pierre; le terrain incline visiblement vers PO., peut-être de 2".
Il y a aussi à Sichen du calcaire surmonté de cailiooi.
A 650 mètres au N. de Sluse, il y a un point de calcaire de Maeslricht, mais il est entièrement couvert de limon.
Bande de Sluse. — Elle commence à Sluse et s'étend aa S.-E. vers S'-Pierre, près de G Ions (<).
J*y rapporte les points suivants :
Entre Le Vinave, près de Glonset Millen, calcaire de Maestricht supérieur très-grossier, friable, jaune, renfer* mant des thécidées, huîtres, oursins, des rognons de silex noirâtres et grisâtres; on y a ouvert une petite cave.
A Sluse, on voit un petit escarpement de calcaire de Maestricht supérieur, avec rognons de silex gris disséminés.
Le calcaire est grossier, à grains moyens, friable» d'un jaune blanchâtre clair.
Ces escarpements ressemblent à certaines falaises et le terrain tertiaire parait s'être déposé dans la mer bordée par ces falaises.
{*) [L*aaiear arrête to limite méridîooale da système maestricbtiei »> N. da Geer sar les deux cartes. N. M.]
Coupe au S. de Sluse, relevée le 3 juin 4850,
Un peu au S. de Sluse, il y a une carrière de calcaire de Maestrichl, où Ton observe de haut en bas :
A. — Calcaire de Maeslricht supérieur, grossier, à grains moyens qui paraissent être des débris de corps organisés fossiles, d'un gris jaunâtre, friable, avec rognons et bancs interrompus de silex gris; j'y ai vu une craoie.
B. — Lit de calcaire grossier, un peu glauconifère (V^oo)» i gros grains et à nombreux débris organiques, parmi lesquels on remarque des cranies, des den(s de squales, des IbécidéeSy des huîtres, des peignes, des bélemnites, des pointes d*oursins, etc. On y voit aussi de petits corps ovoïdes bruns comme à Caster. Ce calcaire est jaunâtre, friable, laissant un petit dépôt jaunâtre dans les acides ; les grains de glauconie sont de grosseur moyenne et assez rares ; épaisseur 0",03
C. — Calcaire grossier, à grains moyens, moins gros que dans la couche il, friable, d'un blanc jaunâtre; épaisseur 0",40
D. — Lit de calcaitre grossier glauconifère (Vso)* ^ gros grains qui paraissent être des débris organiques réunis par du calcaire terreux. Les grains de glauconie y sont de grosseur moyenne, d'un vert foncé ; les fossiles reconnaissablés sont des baculites, des thécidées, des cranies, des dentaliums, des tiges d'encrine,des polypiers. Il est friable, d'un jaune blanchâtre, légèrement pointillé de vert, laissant un petit dépôt jaunâtre dans les acides; épaiS' seur 0",05
Ce lil tend à se réunir avec !e lit fi par ramincissement de la couche C
E, — Calcaire grossier de Maeslricbt (*), à grains 6os, friable, d*un blanc jaun&tre, avec rognons et bancs de silei gris.
Coupe d'une autre carrière au S. de Sluse, relevée le 5 juin 4850,
Dans une carrière un peu au S. de la précédente, oo trouve plus haut que le lit grossier glauconifère B, ud banc de calcaire grossier glauconifère (Vio) ^ grains 6ds» très-friable ou pulvérulent, d'un blanc grisâtre clair, laissant un dépôt brun dans les acides, puis un lit argiieoi et même un peu de gravier.
A 400 mètres au S. de Sluse, on voit un trou d*où Ton a extrait du silex gris dans le calcaire de Maestricbt sapérieur.
Entre Le Vinave et Sluse, il y a sur la pente de ta colline de grandes et longues carrières de maestrichtieii supérieur.
Entre S'-Pierre et Le Vinave, on voit une grande carrière de craie. Cette craie renferme, vers la partie inférieure, des rognons de silex noirs disséminés et des bancs de silex noirs, qui tendent à devenir blonds , vers la partie supérieure (*).
(>) [Voir la note 2, p 520. II. M]
(") [On remarquera qae ce paragraphe, de même que les deux pitcfdeuts, sont intégraleroeol reproduits ci-dessus p 3Î0 oti ils sembteaiétrt mieux k leur place. M. M.]
Bande de Wonck. — Le calcaire de Maestricht se montre, vers la partie supérieure de la colline de Wonck.
Bande de Neder-Canne. — Cette bande paratt commencer i Yi de lieue au S. de Neder-Canne et s*élendre sur la pente orientale de la colline jusqu'à quelques centaines de mètres au N. de ce hameau.
Elle est composée de calcaire de Maestricht , recouvert de sable tongrien inférieur et de cailloux diluviens, qui s*étend de Neken jusqu'à TO. d'Emael.
(Test, comme on Ta vu, vers Lixhe (à rO.)i que le plan de séparation du système sénonien supérieure! du calcaire de Maestricht proprement dit atteint le sommet de la colline; c'est, par conséquent, à ce point que le calcaire de Maestricht commence (>).
On a vu que ce plan semble incliner vers Maestricht de Vj à i degré.
A 1,500 mètres à TO.-N.-O. de Lixhe, on ne voit, au sommet de la colline, que du calcaire grossier à grains assez gros, alternant avec des couches de silex gris foncé passant au gris brunâtre qui atteignent 1 mètre de puissance.
Dans le chemin de Lanaye à Emael,on ne trouve, vers le haut de la colline, qu'un peu de calcaire de Maestricht proprement dit et l'on n'y observe pas le calcaire grossier glauconifère qui en forme la base. (Ce doit être à ce point que commence le calcaire de Maestricht proprement dit.)
(*) [Ces notes ont été sans doate rédigées avant que Tautear eût rat- Ucbé le calcaire grossier à silex gris au système séuooien. Voy . Detcrip' <toi dm roehêê, p. 303 et les notes des pp. 316 et suivantes. M. M.]
356 MASSIFS DE LA RIVE GAt'CHE DE LA MEISE.
Coupe à VO. du village de Canne, relevée le 43 juillet 4890. En descendant vers le village de Canne, on Iroave :