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Du calcaire de Maestricht

Coupe au 8,-0, du château de Canne, près de Mae$iridU,

relevée le 43 juillet 4 850.

Sur le plateau au S.-O. du ch&teau de Canne, on voit du limon hesbayen.

En avançant vers le château de Canne, on trouve, sous le limon, un dépôt caillouteux diluvien, reposant sur le sable tongrien inférieur.

A 500 mètres du château de Canne, ce sable est à graios quartzeux moyens, demi-fins, anguleux, jaunâtre avec Vko de grains de glauconie et ^/w de grains siliceux et quelques paillettes micacées. Il est meuble, ou peu cohérent, d'un jaune sale assez foncé.

A 200 mètres du château de Canne, ce sable renferme encore moins de glauconie et de grains noirs et offre nue couleur jaunâtre limoneuse;il renferme aussi des paillettes et présente peu de cohérence.

En dessous du sable tongrien (c'est-â-dire plus bas), vers la partie inférieure du chemin, on voit des ouvertures de souterrains creusées dans le calcaire de Maestricbt sans silex, mais renfermant des lits de coquillages et des lits de polypiers, marquant la stratification; Tun de ces lits était, vers le haut, plus cohérent que le calcaire ordinaire.

Coupe à VE. du village de Canne^ près de Maestricht,

relevée le 43 juillet 4850.

Eotre la Meuse et le Geer, le plateau est formé de terrain diluvien.

En descendant vers Canne, on trouve successivement :

A. — Le terrain diluvien.

R. — Un peu de sable tongrien, à grains moyens demi- Gns, anguleux, légèrement salis, avec quelques grains de glaoconîe (Vioo) également Ans. Ce sable est meuble, ou peu cohérent et friable, d'un gris jaunâtre clair, tachant à peine les doigts.

C. — Calcaire de Maestricht, remarquable par la grande quantité de polypiers, qu'il renferme.

En descendant du plateau de S*-Pierre vers Neken, on trouve, sous le limon, des cailloux et le calcaire de Maes- (richt.

Coupe de CMter, relevée le 43 juillet 4850

A Fendroit où la Meuse se rapproche de la montagne S^-Pierre, pour longer cette montagne jusqu'à Maestricht, on voit la coupe suivante :

1* La partie supérieure du terrain crétacé consiste en Qo massif de calcaire grossier jaunâtre, constituant notre système maestrichtien proprement dit et dans lequel on voit seulement des rognons de silex disséminés.

2* La partie inférieure de la colline présente des couches de calcaire grossier assez (in, rude au toucher, d'un blanc jaunâtre clair, de 0*,50 â 0'*,10 d'épaisseur, divisibles en

plaquettes, suivant un sens oblique à peu près perpendiculaire au joint de stratification; on y remarque peo de fossiles.

Ces couches sont séparées par des bancs de silex gris blonds, à faces irrégulières dans lesquels on a trouvé des bélemnites.

Ces roches constituent la partie supérieure de oolre système sénonien.

En avançant au N. les systèmes sénonien et maestrichtien s'abaissent progressivement au point que la ligne de séparation n'est plus qu'à quelques mètres au-dessus da chemin vis-à-vis du château en ruine de Lichtenberg.

A ce point on voit, à la base du système maestrichtien, un lit de calcaire grossier à gros grains, en grande partie formé de débris de corps organisés fossiles réunis par do calcaire terreux; les grains de glauconie y sont très-rares et bien distincts; on y voit aussi de petits corps ovoïdes, brunâtres translucides d'un millimètre de long sur 1/2 millimètre de large et des débris organiques, tels que tiges d'encrines, fragments d'oursins, térébratules, etc

Cette roche est cohérente, mais désagrégea ble, grossière, d'un jaune clair hétérogène pointillé de vert foncé etdontrépaisseurest de 0",05

En avançant encore vers Maestricht, le plan de séparation tinit par s'abaisser sous le niveau de la Meuse, de sorte qu'on n'y trouve plus que le système maestrichtien.

C'est dans ce système que les carrières de Maestricht sont ouvertes.

SYSTÈME MABSTRICHTIEN. — DÉTAILS LOCAIX. 359

Coupe de ta montagne SUPierre à Maeslricht^ relevée le

3 juillet 4849.

On y trouve de haut en bas :

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