‹ Memoires sur les terrains crétace et tertiairesChapitre 65 sur 93 · C. — Lit d*argile à grains quartzeux et à grains · texte numérisé non relu

C. — Lit d*argile à grains quartzeux et à grains

noirs , 0",05

D. — Marne heersienne, cohérente, terreuse, à cassure inégale, blanche, tachante, renfermant quelques grains noirs siliceux très-fins. Cette marne se désagrège promptement dans Teau et laisse dans les acides un nuage argileux.

ùfupe entre Oleye et Rodange, relevée le 20 mai 4850,

A quelques centaines de mètres au S.-S.-E. de Roclange, on voit, sur le bord du chemin, du macigno composé de Vsdegrains quartzeux très-fins, Ys de grains noirs siliceux également fins, réunis par de la marne grisâtre. Il est peu cohérent, friable, d'une couleur grise, un peu hétérogène; il fait une vive effervescence dans les acides.

Un peu plus loin , sable à grains noirs formé d'environ ^/s de grains quartzeux hyalins, anguleux, très-fins, limpides ou faiblement colorés et de Vs d^ grains siliceux également lins et anguleux. II est meuble et d'une couleur grise un peu jaunâtre ; les grains noirs y sont distincts; il renferme on peu de matière calcareuse et, près de Roclange, de la marne à grains noirs composée de ^/s de grains quartzeux , très-fins, anguleux, hyalins et de ^s de grains siliceux également fins, anguleux, noirâtres, réunis par une forte proportion de marne très-calcareuse grisâtre.

La roche est cohérente, friable, d'un gris sale; on aperçoit les grains siliceux ; elle fait une vive effervescence dans les acides en y laissant un nuage argileux et des grains; elle se désagrège rapidement dans l'eau.

Cest â peu près la partie inférieure de la marne heersienne.

Dans le prolongement de cette bande, on trouve i 600 mètres au S. de Marlinne,en descendant le chemio d*Oleye, la coupe suivante :

Coupe au S. de Marlinne^ relevée le 20 mai 1850.

Limon plusieurs mètres.

Un point de sable tongrien.

A, — Marne heersienne blanchâtre, terreuse, tendre, avec quelques grains noirs, fait effervescence et laisse do dépôt gris-brunâtre sombre (sépia),

fi. — Marne heersienne, d*un gris jaunâtre clair, un peu plus cohérente que la précédente et renfermant une notable quantité de grains noirs ; elle fait effervescence et laisse un dépôt gris- jaunâtre.

C. — Marne grise â grains noirs composée dVnviroo 'V4 d^ grains quarlzeux et V4 de grains siliceux, réunis par une notable quantité de marne.

Toutes ces marnes se désagrègent rapidement dans Teau.

Au S.-E. de Marlinne: marne heersienne ol>scure.

Coupe au S.-O, de Bas-Heers, relevée le 20 mai 1850.

A 1,100 mètres an S.-O. de Bas-Heers, on voit en descendant la coupe suivante :

i4.— Sable tongrien glauconifère (VsoM grains demifins, peu cohérent, friable, d'un gris jaunâtre bigarré de brun, un peu pailleté.

Il commence â 150 pas au S. du coude que fait le chemifl-

— Plus bas, on voit sa superposition sur la marne beersienne.

B. — Marne beersienne (i*un blanc grisâtre, avec quelques grains noirs.

il y avait, en cet endroit, une ancienne marnière.

A 900 mètres au S.-O. de Bas-Heers, marne beersienne analogue à la précédente.

Le limon uni la surmonte, contient des coquilles du système tongrien supérieur remanié à Tépoque quaternaire.

Bande de Manil ou de Petit^Jamine. — Cette bande commence au bameau de Manil et s*étend sur la pente occidentale de la colline jusque vis-à-vis de Gelinden.

La marne blancbe se montre dans cette bande à Manil :

Sous Targilite landenienne, au S.-0.d*Overbroeck;

Sous le psammite landenien, dans une carrière ouverte i 600 mètres au S.-E. de Gelinden, près de la route de S'-Trond à Liège.

Dans cette carrière Targilite calcareuse est blancbe, terreuse, traversée par des tubulures capillaires, à cassure inégale, tendre, ne se désagrégeant pas dans l'eau, faisant effervescence dans les acides en y laissant un fragment de même forme que celui employé, mais devenu légèrement translucide sur les bords. On y trouve quelques fossiles marins et des dents de squales ; épaisseur au moins 3" ,00

Bande d'Opheerz. — On voit, à TE. d*Opbeers, de Targilite stratoîde , passant à la partie inférieure à Targilite glauconifère , et recouverte de sable gris-jaune-verdètre hndeuienîoa plutôt tongrien.

Bande de Heers. — Elle commence vers Middelbeers

382 MASSIFS DE LA RIVE GAUCHE DE LA MEtSE.

et s'étend sur la pente occidentale de la colline jusque près de la chaussée de S*-Trond à Tongres; j*y rapporte les points suivants :

La marne faiblement glauconifère qui se trouve soos le limon au S. de Middelheers;

La marne blanche, faiblement glauconifère, qai se trouve près de la chapelle du château de Heers au N. de Middelheers;

La marne blanche terreuse, traversée par des tubolares capillaires, à cassure inégale, tendre, ne se désagrégeant pas dans Teau, faisant effervescence dans les acides et j laissant un fragment de même forme que celui employé, mais devenu légèrement translucide.

Celte roche s'étend au S. et au N. de Pologne , où elle sert de base à une couche de glauconie sableuse landenienne de 0'"50, dans une coupe qui sera décrite plus loin.

La marne se montre ensuite dans des escarpements qui se trouvent à un millier de mètres au N.-O. de Pologne et qu'on prendrait, surtout de loin, à cause de leur blancbenr, pour des escarpements de craie.

Un escarpement de marne s'observe aussi à 500 mètres au S.-S.-E.de Mettecoven.

La bande parait se terminer un peu au N. de ce point.

Bande à Yi de lieue à VE, de Middelheers. — A ce point, on voit Targilite (marne hersienne?) et au-dessus une carrière de sable fm gris-vert-jaunfttre , argileux , légèrement pailleté.

Bande de la ferme du Vivier. — Cette bande commence à Vi de lieue au S. de cette ferme et s*étend au N. sur II pente occidentale de la colline, jusqu*au N.-E. delà ferme.

En creusant un puits à V4 de lieue au S. de la ferme du Vivier, on a trouvé du sable glauconifère (V3) ^ grains fins réaois par un peu de matière argileuse; il est d*un vert très-foncé avec quelques points blanchâtres calcareux.

Cette coupe qui est la partie inférieure du système repose sur le calcaire de Maestricht.

Près de ce puits j'ai vu, il y a quelques années, le calcaire de Maestricht à Pharetrium^ au fond d'une petite carrière et au-dessus de la glauconie très-verte pénétrant dans les anfractuosités.

Coupe d'une carrière au 5.-S.-0. de la ferme du Vivier,

relevée le 49 mai 1850,

A 800 mètres au S. S. 0. de la ferme du Vivier, il y a QDe carrière de calcaire de Maestricht, qui présente la coape suivante de haut en bas :

A. — Marne à grains noirs assez nombreux (V^o) et à grains quartzeux fins (V|o). — Les grains quartzeux et les grains noirs sont en proportions à peu près égales, mais il n'y a guère que les derniers qui soient apparents, la marne prédomine ; elle est terreuse, cohérente, à cassure inégale, d'un gris clair un peu jaunâtre, elle se désagrège rapidement dans l'eau, fait eflervescence avec les acides en y laissant les grains qu*elle contient et un dépôt brun grisâtre (sépia) argileux. Cette marne passe par nuance à la rochefi; épaisseur i'°20

fi. — Glauconie quartzeuse (7io) à grains fins d'un vert foncé. I.«es grains de glauconie sont d'un vert foncé rénifonne.

Les grains de quartz sont anguleux et légèrement colorés.

584 MASSIFS DE LA RIVE GAIXHE DE LA MEtSE.

La roche est peu cobéreute, Irès-friable, d'uo verl trèsfoncé, finement pointillé de blanc; elle présente dans sa tranche verticale, des tâches presque toujours trèsallongées, blanchâtres, irrégulièrement disposées; épaisseur 2*,00

Cette roche pénètre, sous forme de filon, dans le calcaire de Maestricht.

C. — Calcaire grossier de Maestricht supérieur, presque exclusivement formé de débris de corps organisés fossiles; la plupart de ces débris sont miliaires, d'autres plus gros réunis avec des Pharetrium^ des morceaux d*oursins laminaires et autres coquillages en une masse grossière, friable, d'un jaune clair et contenant des zones d*un jaune foncé; épaisseur 0",30

D. — Calcaire de Maestricht grossier â grains moyens uniformes qui paraissent être organiques, cohérent friable, d*un jaune clair 0*,oO

£. — Nouvelle couche de débris de coquilles . Q^^i F. — Calcaire de Maestricht, semblable à D, avec un

grand nombre de fossiles.

On voit, dans la partie moyenne du calcaire, des rognons

disséminés de silex gris bleuâtre et dans la partie infé-

rieure deux couches minces, peut-être continues de silex

gris bleuâtre.

Coupe au S.-O. de la ferme du Vivier, relevée U 19 mailSSO.

A 400 mètres au S.-0. de la ferme du Vivier, on observe de haut en bas :

Limon :

A. — Un peu de sable glaucoDifère(</so)â grains moyens

demî-fios légèrement argileux, d*un jaune grisâtre et un peo pailleté et pointillé.

B. — Couche de glaise brunâtre 0°',05

C. — Marne beersîenne, d*un gris blanchâtre avec quelques points noirs assez rares.

A 300 mètres â PE. de Téglise d'Horpmael, marne heersienne.

A rO. de la ferme du Vivier, marne qui devient glaucooifère et grisâtre à grains fins, vers la partie inférieure.

En avançant au N., entre la ferme du Vivier et Horploael, on observe la coupe suivante de bas en haut :

Coupe entre Horpmael et la ferme du Vivier, relevée le

3 mai 4849.

Infra-landenien :

D. — Marne blanchâtre, terreuse, très-tendre avec de petits points noirs très-durs, se désagrégeant promptement dans Teau, faisant une vive effervescence dans les acides et y laissant un puissant dépôt argileux.

C. — Glauconie sableuse (7s) â grains fins d'un vert foncé, un peu jaunâtre, faisant une légère effervescence dans les acides.

C. — Sable moins fin, glauconifére (Vs) calcareux, d*an gris jaunâtre un peu verdâtre finement pointillé, faisant une vive effervescence dans les acides; épaisseur 0",i0à0",30

Hêibayen :

B. — Gravier de silex avellanaires et débris de coquilles de Berg réunis par du. sable à grains demi-fins^ glauconi- L n

fère (Vso) d'un jaune brunâtre sale, calcareui, faisant effervescence dans les acides et renfermant des rogDOos ovulaires et avellanaires de calcaire blanc, terreux, tendre, friable en une matière pulvérulente qui est du caJGiire presque pur et qui se dissout complètement dans les

acides; épaisseur . 0^,W

A. — Limon 3",00

Bande d'Horptnael. — Elle s'étend sur la pente occidentale de la colline au S.-E. et au N.-O. du village d'Horpmael.

La marne blanche qui se montre à 650 mètres au S.-L d'Horpmael est recouverte par un lit d'argile de 0,"05, qui sert de base au sable tongrien.

A TE. d'Horpmael, marne heersienne.

Au N. d'Horpmael, marne blanchâtre; on en extrait dans le village même au moyen de petit terriers.

A Gossoncourt, il y a divers points de marne blanche.

Bande de Heume -Saint ^Pierre [Vechmael). — On trouve un peu de marne blanc-grisâtre avec qnelqoes grains noirs, terne, ne se polissant pas dans la coupure, se désagrégeant rapidement dans l'eau au S. et près de Heurne-Saint-Pierre. C'est le point le plus oriental do système beersien qui soit connu.

Bande de Hex. — Enfin le dernier point de marne blanc-grisâtre heersienne se montre sous l'église de Hei où elle est séparée du sable tongrien, par une couche mince d'argile brunâtre de 0"',02.

Bande de Voordt. — A 350 mètres à l'E. de Brouckom

OD Toil, SOUS le sable tongrien, un point de marne blanche heersienne.

Entre Brouckom et Yoordt, on voit, sous le système tongrien, de la marne blanche dans laquelle j'ai rencontré une coquille et un débris de végétal ; il n'y a pas ici de systènle laodenien entre les systèmes heersien et tongrien.

Vers la partie inférieure d'une coupe située sur la chaassée romaine au S. et près de Yoordt et que je décrirai en parlant du système landenien, on trouve de Targilite calcareuse, terreuse, à tubulures, à cassure inégale, d'an blanc grisâtre, terne, cohérente, tendre, se laissant aisément couper, ne se polissant pas dans la coupure, ne se désagrégeant pas dans l'eau, faisant effervescence dans les acides en y laissant un fragment argileux aussi considérable que celui employé. Cette marne présente des lignes et de petites taches brunâtres ; j'y ai trouvé une coquille marine.

La partie supérieure est une marne très-calcareuse, terreuse, traversée par quelques tubulures, à cassure inégale, plus grise et plus tendre que la précédente, qui se désagrège aisément dans l'eau, fait une vive effervescence dans les acides en y laissant un nuage argileux.

Coupe d480 mètres au S. de l'iglise de Bettineourt,

relevée le 45 mai 4850.

On observe de haut en bas, dans une carrière appartenant à M. Fraipont :

il. — Limon 1»,00

B. — Sable à grains moyens jaune^ â grains noirs. Les grains quartzeux sont anguleux et colora en jaune. Les

grains noirs 7io ^^^ ^^ partie siliceux et en partie glauconieux ou limonilenx. Ce sable est meuble, d'un beao jaune; on y distingue des points charbonneux. . 2",00

C. — Sable blanchâtre à grains quartzeux inégaux, moyens et gros, les premiers anguleux, les derniers arroodis hyalins et translucides. Ces derniers étant un peu salis à la surface, on y distingue quelques grains noir&tres '/coot les uns siliceux, les autres glauconieux; il est meuble et d'une couleur blanchâtre et contient quelques points charbonneux 1",00

Ces deux sables sont du landenien supérieur.

Le sable landenien supérieur diffère des sables environnants. Son grain est plus gros et plus rude, il est très-estimé pour les constructions à Waremme et dans les environs.

Devant cette carrière, de Tautre côté du chemin, od a autrefois exploité du sable pour le chemin de fer.

D. — Argile sableuse ou plutôt sable très-argileux i grains fins, composée de ^/s de grains de quartz hyalin Gds, anguleux et de '/s ^^ grains siliceux noirâtres également fins et anguleux uniformément réunis par de Targile en une masse plastique qui, lorsqu'elle est sèche, est cohérente, un peu friable, rude au toucher et au couper et d*an gris sombre un peu brunâtre terne, qui ne se polit pas dans la coupure, se désagrège dans l'eau 0*,0o

E. — Marne â grains noirs, très-calcareuse, cohérente, tendre, tachante, rude au toucher, d'un blanc un peu grisâtre terne, ne se polissant pas dans la coupure, faisant une vive effervescence dans les acides et y laissant des grains noirs siliceux et des grains de quartz très-fins et on léger dépôt argileux.

Les grains noirs n'y sont pas très-nombreux

(VsoàVioo) !•.<»

On dit que la surface de cette marne est très-irrégulière et que près du chemin elle vient presque à la surface. On a traversé, au moyen d'un puits, 18 pieds de cette marne beersienne et Ton prétend que Ton en traverserait 50 pieds, sans en trouver le fond; les eaux ont empêché d'aller plus bas. La partie inférieure de cette marne est grisâtre, mais elle blanchit à l'air et devient semblable à celle de la partie supérieure qui est naturellement blanchâtra

11 parait que cette marne agit plus promptement que la craie sur les terres, probablement parce qu'elle se désagrège plus facilement.

M.VSSIFS DE l..\ niVE DROITE DE LA SIELSE.

ou DU PAYS DE HERVE.

SYSTÈME AACHEMEN.

Clansement stratisraphique des roches.

KTAGE SUPÉRIEUR.

ÉTAGE MOYEN

ÉTAGE INFÉRIEUR

Sable jaune.

Argile sableuse et sable argileux, bancs de gre5 poreux et rognons.

Sable jaune à grains moyens et gros.

1 Lit de sable ferrugineux. i Argilite.

Grès ou quartzitc.

Psammite ou grès argileux.

Sable jaune à grains moyens.

Argile schistoïde.

Argile sableuse.

Sable argileux gris.

Sable graveleux.

Grès blanc et sable blancbâtrc non glauconicux.

Sable glauconifère.

Glaise plastique avec rognons de pvTÎtc (base de la ville d'Aix).

BeaerlplIOB dea roeheii.

Argile plastique (glaise) (*). — Argile plastique trèsfine terreuse, àcassure inégale, cohérente, douce au toucher, tendre, qui se polit un peu dans la coupure, d'un gris Ueuâtre foncé, terne, qui pâlit en desséchant, tendre, happe nn peu à la langue, se désagrège assez rapidement dans reao, ne fait pas effervescence dans les acides; elle ressemble à celle d'Hautrage.

On y trouve des rognons de pyrite qui, en s'altérant, produisent une matière terreuse jaunâtre.

On exploite cette glaise à ciel ouvert à la jonction des roates d'Orsbach et de Horbach, près d'Aix-la-Chapelle.

Elle est recouverte de sable argileux à grains tins et moyens, d'un gris jaunâtre, d'un jaune de limon clair, bigarré de brun jaunâtre, un peu cohérent, mais friable.

Elle forme le sol de la ville d'Aix, où elle a plus de 100 pieds d'épaisseur.

J'avais cru qu'elle appartenait aux gttes métallifères, mais elle doit se rapporter au système aachenien.

ÉTAGE INFÉRIEUR

Sable légèrement glauconifère {V«o* V»o» */ioo)* — Sable

0 [L*autear oommeDçait la description des roches da système hervien de h partie occidentale da massif par une c argile plastique » quMI n*indiqnait pas dans son classement stratiffraphiqae et à laquelle il oonsacnit tes lignes suivantes qui seront mieux à leur place ici. M. M.]

Jrgile plcutiquey gauU proprement dit ou aachenien. — Argile plastique gris-bleuàtre qui se polit dans la coupure, recouverte par b glaucome sableuse et argileuse.

locaUté : */, lieue au S. de Xhendelesse.

glauconirère (V^o) à grains moyens ou demi-fins, hyalins et d'un vert assez clair.

Ce sable est meuble, d'un gris verd&tre passant au jaon&tre et au jaune brunâtre par altération (et transformation de grains de glauconie en limonite).

Il forme de petits bancs à la partie inférieuredu Lousbe^.

A mesure qu'on s'élève, les grains giauconieux diminuent (V50) et finissent par disparaître.

Les parties inférieures renferment quelques bancs de sable blanchâtre, ligniteux, ou des bancs de grès blanc

Les parties supérieures, des rognons de grès et des zones ferrugineuses.

Sable blanchâtre à grains moyens lignileux. — Sable meuble à grains moyens et assez gros, inégaux, tantôt entièrement hyalins, tantôt en partie colorés en jaunitre et renfermant des zones et des points de lignite.

Ce sable est traversé par des veines ferrugineuses; il accompagne le sable glauconifère de la partie inférieure du Lousberg.

Les sables inférieurs sont plus blanchâtres ou plus verdâtres, moins ferrugineux, moins fossilifères et renfermant moins de parties cohérentes que les sables de l'éta^ supérieur.

Grès blanc de Moresnet, etc. — Ce grès est composé de grains moyens de quartz hyalin blanc parfaitement limpide, anguleux (non arrondis) , réunis sans ciment distinct en bancs presque horizontaux qui atteignent jusqu'à i mètres d'épaisseur et qui sont divisés par des fissures Terticales, grenu, à cassure inégale, blanc ou blanc-grisàue, cohérent ou friable.

Il est tantôt assez solide pour être employé à faire des pa?és, tantôt désagrégeable.

Od y trouve des empreintes végétales tantôl dépourvues de matière charbonneuse, tantôt renfermant du charbon parfaitement conservé, comme celui de Fresne (Boschhaosen).

Localités : Boschhausen, près de Moresnet.

Quatre chemins entre Schwartzberg et Moresuet.

Gemmenich.

ÂDgIeur.

Le grès blanc (étage inférieur) est la roche que nous considérons comme la plus ancienne des terrains secondaires do N. de la province.

Nous n'avons jamais observé sous lui que des terrains primaires (Gemmenich, Ângleur).

Lorsqu'il est recouvert, c'est toujours par le sable du greensand inférieur (Gemmenich, Stenenberg); cependant il se pourrait que, dans quelques localités, il le fût par du sable tritonien (*) analogue à celui qui recouvre le terrain crétacé en Hesbaye.

Localités : AU S.-E. de Henri-Chapelle, on voit, sous le sable argileux glauconifère hervien, du sable aachenien qui se transforme en grès blanc friable.

A 300 mètres de Hockelbach, on voit, sous le gravier qui forme la base du hervien, du grès et du sable blanc.

A Hockelbach, on voit un bloc bimétrique de grès Uanc qni parait être en place. Les sables argileux qui s'observent plus bas, paraissent être d'éboulement.

A ro. et près de Beyne, quelques blocs de grès blanc niétrique (peut-être crétacé) au milieu du limon à silex.

0 [lisez : tertiaire. M. M.]

A 150 mètres au S.-S.-0. de la Birven, carrière abaDdoDoée de grès blanc et de sable.

Près de Terhagen, carrière de grès blanc et de sable jaune crétacé.

Au N. de Houten^on voit le grès blanc superposé aa sable.

Entre Ten-Eyken et Nieuwhuys,on voit quelques blocs métriques de grès blanc.

A Montzen, on a trouvé le grès blanc à 40 pieds de profondeur en faisant un puits; il est recouvert d'argile, pas de sable.

A Bosch-Huyser, grès blanc.

A 100 mètres au N.-N.-E. de Bosch-Huyser, aDcieoDe carrière de grès blanc surmonté de sable jaunâtre.

Sable blanc et grès au N.-E. de la carrière précédente.

A 150 mètres au N. de Moresnet, bloc de grès blanc.

Entre Moresnet et Gemmenicb, grès blanc.

A Vs de lieue au S. de Gemmenich, carrière de grès blanc.

Au S. de Gemmenich, sable à grès blanc passant parfois au jaune et au brun.

Sable graveleux. — Sable graveleux formé de grains de quartz hyalin moyens et gros plus ou moins arrondis» très-inégaux, réunis par un peu de matière argileuse eo une couche grisâtre tachetée de brunâtre, friable, rude au toucher, et renrermant des fragments de phtanite asseï gros (Berneau, 0°',40).

ÉTAGE MOYEN

L'étage moyen du système aachenien se compose de couches alternatives de sable plus ou moins argileux et

STST^.BIE AACIIENIEN. — ÉTAGE MOYEN. 395

d'argile sableuse grise, reofermant quelques bancs de grès passant auquartzite et à ]*argilile; de plus, cet étage est divisé en deux parties par un lit de sable jaune-brunâtre à grains moyens.

Sable argileux gris. — Sable plus ou moins argileux à grains fins ou demi-fins gris zone et tacheté de brun^ légèrement cohérent et passant quelquefois à un grès friable, grisâtre ou brun&tre, renfermant des empreintes végétales.

II passe à un sable gris ou gris-blanchâtre, à grains moyens ou demi-fins, peu argileux, dans lequel on rencontre des rognons de grès blanchâtre, grossier, â points noirs charbonneux et des lits de lignite très-nombreux et très-minces.

Argile sableuse. — Argile plus ou moins sableuse ou sable très-argileux massif ou subschistoïde à grains fins, terreux ou limoneux, demi-doux au toucher, â cassure inégale, gris-pâle ou foncé passant au gris brunâtre, cohérente mais friable, se laissant aisément couper en faisant entendre un craquement, se polissant imparfaitement dans la coupure ou ne se polissant pas, se désagrégeant dans l'eau avec plus ou moins de facilité, suivant la cohérence de la roche.

Cette argile présente des zones brunes ferrugineuses et renferme des rognons de pyrite, des cristaux de gypse, des morceaux de charbon, des empreintes végétales et des tiges végétales traversant les couches. Les empreintes végétales sont surtout très-nombreuses vers les parties supérieures de la formation.

En prenant plus de cohérence, cette argile passe au

psammite ou à Targilite, suivant sa nature plus ou moins sableuse.

Argile schistoïde. — Vers la partie supérieure de Télagc argileux, le sable brun-grisàtre renferme de petits lits d'argile schistoïde d'un gris très-sombre qui se polit parfaitement dans la coupure. Ces lits d'argile ont, en général, 0°',01 et ceux de sable 0",30. Cependant, le lit argileux supérieur a plus de 0"',01.

Sable jaune brunâtre à grains moyens. — Banc de sable jaune brunâtre à grains moyens, à peine argilenx, avec rognons de grès grossier poreux, d'un gris mêlé de brunâtre et renfermant, vers sa partie moyenne, an lit d'argile grise, schistoïde, plus ou moins sableuse.

Ce banc de l^^^SO divise en deux parties l'étage ai^leox moyen du système aacbenien.

Banc de psammite ou grès argileux. — Grès légèrement argileux ou psammite d'un gris blanchâtre passant au jaunâtre, à grains moyens quartzeux translucides, blanc^ grisâtre, réunis, par un peu de matière argileuse blanchâtre, en une masse plus ou moins grenue, â cassure inégale, d'un gris plus ou moins jaunâtre, cohérente on friable. Cette masse est traversée par des tubulures branchues plos ou moins verticales, dont la surface est colorée en bran et qui sont des empreintes de végétaux fossiles. Ceai-d semblent avoir vécu sur les lieux mêmes.

Celte roche, en devenant moins argileuse et plus compacte, passe au quartzite ou grès lustré.

Banc de grès ou quartzite. — Grès â grains serrés pas-

saut ao quartzite ou grès lustré, subgrenu, traversé par de petits cylindres remplis d'opale, ou de calcédoine, cassare inégale ou largement concboïde, d*un gris bleuâtre; ao peu lustré dans les parties les plus cobérentes, d'un gris clair ou d*un gris jaunâtre mat dans celles qui le sont moins.

Il renferme des empreintes végétales, des fragments de bois variant depuis Va millimètre jusqu'à 1 centimètre cobe et plus noir, fibreux et tendre comme du charbon de fusio; les fragments sont irrégulièrement disséminés dans la masse ; quelques parties de ces charbons sont transformées en silice fibreuse, d'un blanc brunâtre.

Argilite. — Les argiles sableuses à grains très-fins passent à une argilite grise, siliceuse, subcompacte, dure, à cassure inégale, se laissant difficilement couper, renfermant quelques grains de quartz et des tiges de végétaux en partie verticales et en partie colorées en brunâtre, analogues à ceux du Lousberg ; quelques tubulures sont remplies par de la glauconie sableuse.

Localité : Visé.

ÉTAGE SUPÉRIEUR (*)

Lit de sable ferrugineux. — Lit de sable ferrugineux à grains quartzeux moyens, colorés en brun , entremêlés de grains de limonite.

Ces grains sont réunis en une masse cohérente, friable,

(*) [L'auteiir ajoute aa crajon dans le maDascrît : t Cet étage a au moixis 40 pieds. » M. M.]

398 MASSIFS DE LA RIVE DROITE DE LA XEl'SE.

d'un brun plus ou moins jaunâtre hétérogène. C'est le commencement de Tétage supérieur ; épaisseur . 0"^

Sable jaune. — Sable jaune, ou jaune- brunâtre de diverses nuances, uniforme ou disposé par bandes, qoelquefois d*un blanc veiné de jaune, à grains moyens oq gros, de nuance uniforme, quelquefois de deux nuances différentes, disposées diagonalement.

Ce sable renferme :

1"* Des rognons de limonite et des globules p'isaires de grès très-ferrugineux, d'un brun foncé à l'intérieur, brun-jaunâtre à la surface (entre Moresnet et Aix-la- Chapelle) ;

â'' Des rognons de grès jaunâtre ou gris-jaunâtre à gros grains ou moyens (qui laissent entre eux des interstices), à texture lâche, cassure inégale, un peu friable, passant rarement au grès lustré et renfermant des plantes fossiles ou quelques points charbonneux (Lohirville, entre Troodu-Bois et Serezé, entre la ferme de Kloesbei^ et celle de Bouken) ;

5® Des bancs continus ou discontinus de grès â grains moyens, jaunâtre, zone de jaune brunâtre et renfermant des traces de végétaux fossiles (entre Yaels et Aix-la- Chapelle, entre Moresnet et Aix-la Chapelle);

2*"" ou S*"'*. Quelques plaques de grès stratoîde à grains moyens, entre lesquels il y a des lacunes, ce qui le rend plus ou moins poreux et léger; il est jaunâtre et ressenibie parfois â certain grès bruxellien. On voit parfois à la surface des strates, de petits tubes capillaires siliceux et quelques paillettes (entre la ferme Bouken et celle de KIoesberg ;

4'' (') Qaelqaes zones ligniteuses, des branches végétales etda bois fossile en silice fibreuse, blanch&tre oa gris trèspile, ou d'un gris jaun&tre ou brunâtre, traversées par des tubulures qui ont de Va ^ ^ centimètre de diamètre, sinueuses, souvent remplies par du sable aachenien, rarement par de la calcédoine, d'un blanc verdâtre clair et quelquefois tapissées de cristaux de quartz.

Ces bois fossiles semblent se trouver vers la partie supérieure de la formation aacbenienne.

On en trouve dans une carrière de sable à un quart de lieue de Bleyberg;

S"" Et vers la partie supérieure, quelques lits d'argile passant à Targile sableuse et dont voici la description:

C. — Argile grise sableuse à grains fins avec quelques feines ou petits amas de calcaire blanc, terreux, qui se termine supérieurement par un lit d'argile fine, grise, terne, qui se polit dans la coupure et se désagrège dans l'eau ; épaisseur totale 0",60

B. — Sable argileux à grains moyens ou demi-fins, gris, cohérent, mais friable avec beaucoup de plantes fossiles. 0 devient plus argileux et passe, vers la partie supérieure, i une argile sableuse gris-foncé qui renferme des veines onde petits amas de calcaire blanc pulvérulent; épaisseur 0»,40

Ces couches sont encore recouvertes de sable jaunebrunâtre à grains moyens avec parties passant au grès ferrugineux et renfermant parfois un lit de sable gris.

f*) [Les lignes qui suivent sont précédées dans le manuscrit de Tindieation suivante : t Description de quelques roches aachéniennes, 38 Juin

Enfin au-dessus de ce sable se trouve la formatioQ hervienne.

Le sable jaune supérieur renferme des turriteUes, du bois fossile perforé par des litbopbages.

Au bameau de Hauvent, sable lin gris et brunâtre qui parait provenir de la décomposition du terrain hoailler.

A Hockelbacb on trouve :

A. — Du sable fin provenant de Taltération du terrain bouiller.

B. — Et au-dessus du scbiste bouiller.

Plus bautf escarpement de sable jaune à grains ino;eos et à lignite.

Entre Trou-du-Bois et Serezé, sable fin anthraxifère.

A Straaty à V4 de lieue au N.-E. de la Maison blanche, on trouve un petit trou de sable fin antbraxifère.

A 100 mètres du bureau belge, vers Henri-Chapelle, au N. de la cbaussée, on a extrait du sable jaunâtre aachenien.

Près du bameau de Ruyft, on commence à voir le saUe crétacé à gros grains.

En avançant au N., des sables jaunes.

Entre Ruyft et la chaussée d'Aix-la-Cbapelle le sol oe présente plus, vers le fond de la vallée appartenant ao

bassin de (*), qu'un sol sableux renfermant des

silex.

A quelques centaines de mètres au S.-E. de Heori-

(<) [Probablemeol la Gueule, rivière qui se jette dans la Meuse eo anl de Maestrichl et qui prend ses sources dans ces régioos. M. M.]

Chapelle, point de sable blanc. Le sable etTargile sont trèspeo glanconifères.

Au S.-E.et près de Henri-Chapelle, on voit sous le sable argileux glauconifère, du sable qui se transforme en grès blanc friable.

Près de la ferme Zelderdres, à V4 de lieue au S. de Henri- Chapelle, on trouve encore du sable jaune appartenant aa système aachenien.

A 200 mètres au N.-E. de Wilcour, sable blanc crétacé.

Entre Ruyft et Welkenraedt, sable jaune plus ou moins recouvert.

A 300 mètres de Hockelbach, on voit sous le gravier qui forme la base du hervien, du grès et du sable blanc.

A Hockelbach, on voit sur le terrain houiller altéré, un escarpenaent de sable jaune à grains moyens et à lignite.

A ro. d'Hockelbach , on voit un bloc bimétrique de grès blanc qui parait être en place.

Les sables argileux qui s'observent plus bas sont probablement des éboulements.

Au N. de Lohirville, il y a du sable jaune.

A Lohirville, on voit deux carrières de sable blancjaan&tre à grains moyens, avec quelques grains noirs (Vioo) parfaitement meuble. Tune appartenant à la commune, Taotre à un particulier et d'où Ton a extrait le sable pour la route d'Aix-la-Chapelle.

Vers la partie méridionale et vers la base de ce sable, on observe des espèces de grès qui ressemblent un peu au grès braxellien, puis une trace d'argile (22 mai 1849).

Au hameau de Santé (Clermont), sable jaune aachenien.

Entre Trou-du-Bois et Serezé (Thimister), on trouve du sable gris-blanch&tre à grains moyens avec quelques grains noirs parmi lesquels quelques-uns sont glauconieux ; il

renferme quelques rognons de grès poreux, d'un gris jaunâtre avec quelques grains noirs charbonneux.

A rO. et près de Beyne, on voit quelques gros blo€sde grès blanc métrique (peut-être crétacé) au milieu d*QD limon à silex.

Sous la marne argileuse hervienne qui s'observe à TE. et près de Visé, on trouve Targilite grise décrite ci-dessus p. 397.

En dessous du système hervien , on remarque dans une coupe au S.-O. de Berneau les couches suivantes , appa^ tenant au système aachenien.

A. — Conglomérat hervien.

fi. — Argile sableuse à grains très-fins, passant à Fargilite. Cette couche est terreuse, à cassure inégale, d'an gris pâle, se laissant aisément couper (en faisant entendre un craquement) et sans se polir dans la coupure; elle ne se désagrège pas ou se désagrège difficilement dans Teau. Elle est traversée, vers les parties supérieures, par da tiges verticales de végétaux fossiles dont les cavités sont parfois remplies par de Targilite glauconifère provenant des parties supérieures; épaisseur 1",00

A mesure qu'on descend , elle devient moins argileuse et passe â la couche suivante.

C. — Sable graveleux formé de grains de quartz hyalin moyens et gros, plus ou moins arrondis,très-iDégaux, réunis par un peu de matière argileuse, en une couche grisâtre tachetée de brunâtre, friable, rude au toucher et renfermant des fragments de phtanite assez gros; épaisseur . 0",iO

D. — Phtanite stratoide légèrement celluleux, cohérent, d'un gris clair ou noirâtre qui, par altération, se transforme en silice stratoïde, plus ou moins friable, blanche et terreuse; il est en couches légèrement inclinées.

Entre Quoidback et Birven^sol sableux.

A ISO mètres au S.-S.-O. de la Birveu, carrière abandonnée de grès blanc crétacé et de sable.

Entre Ten Dreeschet Gulpen (Vi de lieue au S.-S.-O.de Hombourg),près du ruisseau, sable blanc-jaunâtre aacbenien, sous 2 mètres de silex.

A 400 mètres à TO.-S.-O. de Hombourg, on voit un point de sable blanc aachenien, recouvert de gravier bervien.

Entre Bensdael et Sippenaeken , argile schistoide noire du terrain bouiller recouverte de 7s mètre de sable jaune crétacé inférieur.

A 300 mètres à FO. de Sippenaeken , affleurement de sable blanc.

A 400 mètres au S.-S.-O. de Sippenaeken point de sable blanc.

A 3 ou 400 mètres à TO. de Terhagen , on voit dans le chemin des traces de sable jaune crétacé inférieur.

A 200 mètres au N. de ce point , petite carrière de grès blanc et de sable jaune crétacé inférieur.

Au bameau de Dorp (Vj de lieue au N. de Hombourg), argile gris bleuâtre.

Plus baut, trace de sable fin, avec grès blanc peut-être houiller (<).

A Vide lieue de Bleyberg vers Hombourg, on voit une carrière présentant à la partie inférieure du sable blanc surmonté de quelques lits d*argile et de sable jaune avec grains de lignite et des fragments de bois pétrifié. Ces deux

(^) [Ce paragraphe et le précédent se trouTeDt aussi reproduits dans le muroscrit ^ la fin de la description ci-dessus de Tétage supérieur du système aachenien.]

dernières couches ont ensemble environ 3 mèlres d'épaisseur.

Entre ce point et Hombourg on a rencontré des traces d'argile smectique, mais la plus grande partie du sol éunt couverte de prairies, on n'a pu bien étudier les diverses parties dont le sol est composé.

Près de l'hôtel de Belle-Vue à Bleyberg, sable argileoi, fin, du terrain houiller (^).

Au N. de Houten, monticule de sable, où l'on voit le grès blanc superposé au sable.

On voit le sable en divers points, entre Houten et Nalvelt.

Entre Ten Eyken (Montzen) et Nieuwhuys, on voit quelques blocs métriques de grès blanc.

À ^l^de lieue au N.-O. de Montzen, sable blanc-jaunâtre et un peu plus loin carrière de sable.

On trouve sous le système hervien du sable blanc à Bouche Weydt.

Entre Montzen et Moresnet, argile grise.

Entre la ferme Bouken et celle de KIoesberg, sable jaune^ puis carrière de sable jaune. On y trouve quelques plaques de grès (comme à Bruxelles) (*).

A 200 mètres au N.-E. de Knippe, sable jaune inférieur.

A */4 de lieue au N.-N.-E. de Vivier, sable jaune.

Au N. et près de Vivier, sable jaune crétacé.

Au S. de Vivier, immédiatement sous le sable argileoi, glauconifère hervien, on voit du sable jaune crétacé mférieur.

(*) [La DOte de la p. 403 s'applique également k ce paragraphe. M. M ; (*) [Ces plaques de grés sont déci îles ci-dessus p. 398. M. M.]

A V4 de lieue au N.-N.-E. de Horesnet, sable jaune crétacé.

A V5 de lieue au S. de GemmeDich, monticule de sable blanc sur lequel il y a quelques silex.

A 6 ou 700 mètres à rE.-S.-E. de Gemmenich^ il y a une petite carrière de sable dans le bois, où Ton observe du sable blanc à grains moyens assez gros renfermant quelques grains de lignite, sous le gravier qui forme la base du hervien.

A Gemmenich, sable blanc-jaun&tre crétacé inférieur .

A 650 mètres à TO. de Gemmenich, sable jaune à grains demi-finSy gris-jaunàtre, légèrement argileux, sans glauconie, un peu cohérent, mais friable, surmonté d*un lit d*argile schistoide noire, ligniteuse (?) de 0"10, puis d'argilite.

A V4 de lieue à TO.-N.-O. de Gemmenich, sable blanc, jaunâtre crétacé inférieur.

A Vs de lieue à TO.-N.-O. de Gemmenich, sable jaune, surmonté d'une trace de sable argileux, glauconifère.

A Alschenberg, sable jaune crétacé inférieur, puis en descendant vers le Vieux Moulin, schiste et grès houiller.

A 700 mètres au N.-N.-O. d'AIschenberg, on voit un point de sable blanchâtre, assez fin, recouvert d*un lit de glaise schistoide, puis un peu plus haut versTer-Slraaten, du sable blanc-jaunâtre.

On trouve, entre Yaels et Aix-la-Chapelle, dans la partie supérieure du système aachenien, un banc continu de grès à grains moyens blanc-jaunâtre, zone de jaune brunâtre et renfermant des traces de végétaux fossiles.

A Vi d^ iÎ6U6 ^ l'O. d'Aix-la-Chapelle, un peu au S. de la route de Yaels, on observe une carrière de sable crétacé inférieur, â grains moyens, jaunâtres très-meubles.

Coupe de la Vieille-Montagne â Aix4a'Chapelle, relevée

le 30 mars 1849,

Au N.-E. de la Vieille-Montagne, le terrain crétacé s'appuie en couches horizontales, sur la tranche des couches inclinées du terrain anthraxifère.

La partie inférieure du terrain crétacé commence par des bancs horizontaux degrés blanc renfermant des empreintes végétales et exploités aux environs pour faire des pavés.

On trouve ensuite, en avançant vers Aix-la-Chapelle, du sable d'un blanc jaunâtre en couches horizontales, dont les parties sont disposées horizontalement.

Ce sable renferme des grains charbonneux, des fragments de bois fossiles passés à Tétat siliceux et de petits rognons de limonite et de sable ferrugineux.

Ce dépôt est recouvert par une couche de sable grisâtre renfermant une grande quantité de silex provenant du terrain crétacé supérieur. Ce dernier sable s'enfonce sous forme de filons dans les crevasses du premier et se rapporte aux terrains quartenaires.

En continuant à monter, on a trouvé vers la partie supérieure du dépôt sableux qui nous occupe, des bandes de grès blanchâtre â tissus lâches.

Ensuite, un second étage du terrain crétacé inférieur (commençant par une mince couche d'argile d'environ 1 pied d'épaisseur?) à laquelle succède un puissant massif de sable fin glauconifère renfermant, vers la partie inférieure, un banc coquiller d'environ 1 pied d'épaisseur.

Les sables verts se prolongent jusqu'à la partie supérieure qui traverse la route d'Aix-la-Chapelle.

En descendant de l'autre côté de la colline, on a trouvé la plupart des couches observées du premier côté, savoir :

SYSTÈME AACHENIEN. — DÉTAILS LOCAtX. 407

Le banc coquîller vers la partie inférieure des sables verts, et an pea en dessous une ligne de sources qui semble indiquer lexistence d'une couche argileuse inférieure au sable vert.

Enfin on a observé les sables jaunes du terrain crétacé inférieur.

Coupe dl'O. d' Aix-la-Chapelle, relevée le 34 mars 4849.

On observe en montant à TO. d'Âix-la-Chapeile, en sortant par la porte Royale, la coupe suivante de bas en haut:

K. — Sable lin glauconifère grisâtre et composé de grains très-fins peu arrondis de quartz parfaitement hyalin, renfermant V^o à Vio ^^ glauconie réniforme vertnoirâtre; il est très-mouvant, d*un blanc grisâtre pointillé de noir verdâtre; il fait une vive effervescence dans les acides. Ce sable renferme des zones de sable brunâtre, dont les grains quartzeux sont colorés par de la limonite provenant de la décomposition des grains de glauconie et renfermant des débris organiques; épaisseur .... {'"^OO

/. — Macigno ou grès calcareux glauconifère dont la connposition est semblable â celle du sable précédent; il est peu cohérent, friable, d*un gris jaunâtre et renferme une grande quantité de coquillages divers, mais la plupart ont perdu leur test; il fait une vive effervescence dans les acides; épaisseur 0",30

H. — Sable calcareux glauconifère, composé de grains qaartzeux très-fins et de quelques grains moyens de glauconie, faiblement réunis par un peu de matière calcareuse.

Ce sable est très-faiblement cohérent, d'un gris jaunâtre sale distinctement pointillé de noir verdâtre; il fait effervescence dans les acides ; épaisseur â'^fOO

G. — MacigDO glauconifère, composé de maroe calcareuse jaunâtre, renfermaDt quelques grains de glaaconie, de quartz et de quelques cailloux de quartz blanchâtre oa grisâtre ; il est cohérent, mais friable, fait une vive effervescence dans les acides, en y laissant un dépôt argiloferrugineux; il parait commencer la partie supérieure du système crétacé.

L'épaisseur de cette couche est de ... . QT.M

F. — Marne glauconifère d*un blanc jaunâtre pointillé de vert; les grains de glauconie sont de grosseur moyenne et irrégulièrement disséminés. La roche est cohérente, mais friable, fait une vive effervescence et laisse un dépôt brunâtre argileux; on y trouve des Belemniles quadrahu.

E. — Cette marne glauconifère passe vers la partie supérieure de la carrière â une marne simple ou peu glauconifère, d'un blanc grisâtre.

En continuant, on observe le long du chemin :

D. — Une craie marneuse, d*un blanc jaunâtre, cohérente, friable.

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