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515,331 801,OM I33,IU 170,411 345,018 440,004 188,433 159,001 4U,SU 3C«.tU 180,440 353,110 «U,49a 1,015,031 315,410 310,410 000,148 334.001 030,041 418.840 l,O0M0O M0,000 4,493,171 4,005,050 t,IM.115
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ObêervoHoni partieMireê iur lei ehemim de fer de la Grande-Bretagne ,
eampriê dttne le tableau.
Chemin de fer de Manchester à lÀverpooL Le revenu n*est porté qu'à 1.0 p. \ net du capital dépensé; mais il est effectivement de i5 p. ^ ; le bill de concession de ce chemin aj^ant fixé le maiimwm des dividendes à 10 p. ^9 la compagnie emploie les excédants en améliorations ou construction.
Chemin de fer de Londres à Birmingham. Les actionnaires fondateurs n'apnt versé que les 9/10 du prix des actions, et les 9. 5o p. ; étant payés sur le montant total de Faction , ib touchent effectivement 13. 76 p. ^ du montant des payements &its.
Chemin de fer. — Great^PFestem.^ Les 6 p. 7 payés aux actionnaires sont comptés sur le capital nominal de Faction ; les actionnaires n'ayant payé que les | environ du capital de Faction , le produit net est de 7. 5o p. ^.
Chemin de fer de Newcastle à Carliste* Ce chemin de fer a été entrepris dans Forigine ponr les transports des charbons , et a été projeté et oonstruit avec une grande économie, à raison de 2/^2, i3o fi*, par kilomètre^ et rend net 6 p. 7 du capital dépensé.
Chemin de fer de Dublin^Kingston. Ce chemin de fer , construit en Irlande, a été établi avec beaucoup de ïuxe ; il a coûté 8921092 fi*, par kilomètre et rend cependant net 5 p. | par an.
Chemin de fer de Dundée^'j^broath. Ce chemin d'Ecosse a été établi avec une extrême économie ; le kilomètre n'a coûté que 1 33,244 fi^* ^^. quoique la population soit rare,, le revenu net est cependant de 5 p. 7 par an.
Le chemin de fer Brandling-^unction n'est ouvert que depuis 1 84 1 > et cependant le revenu net des actions a été de 4* 5o p. l dans Fannée
Chemin de fer de Great-North ofEngland, et de Midland counlies. Ces deux chemins n'ont été de même ouverts à la circulation qu'en 1841» et dé^, dans la même année , le revenu net a été, pour le premier, de 4. 5o* et pour le second de 4 ?• 7*
Chemin de fer éPUlster en Irlande. En 1841 » â n'y ayait que i4 kilomètres d'ouyert , et ils ont rendus 4 p. 7 net du capital dépensé.
Chemin dejer de Preston et Vyre. fl a été ouvert en 1841 et déjà il rend 4 P- ^ i^et du capital dépensé.
Chendn de fer Glasgow^Paiselejr-^reenock. Dans la traversée de la ville de Glasgow , il est établi en grande partie sur arcades ; le produit net est déjà par an de 4 P* 7*
Chemin de fer de Northern et Eastem. Il est à peine ouvert , et le revenu net est de 3. 7^ p. ;«
Chemin deferdArbroath et Forfar. €e chemin, comme ceux d'Ecosse! est construit avec beaucoup plus d'économie qu'en Angleterre; il n'a coûté que 1 86,446 fr. par kilomètre, et rend d^à 3. Sonet p.^ du capital dépensé.
Chemin de fer de GlasgoW'Paiselyr et Aire. Ce chemin de fer, ouvert en 1 841 et construit en grande partie sur arcades dans la ville de Glasgow, n'a coûté par kilomètre que 353,ai6 francs, et rend déjà net par an
Chemin dejer de London et Croydon. Ce chemin construit sur arcades, dans Londres même, ouvert en 1839 , a coûté 944,496 fr. par kilomètre et rend3. 33 p. \ net des sommes payées.
Chemin de fer de Manchester et Bolton. Cette communication est à-la fois un chemin deferetun canal. Le canal a coûté 3,5oo,ooofr.et le diemin de fer 1 7,o5:i,94o fr. , ensemble 19,553,940 fr. ; le revenu net est déjà par an de 3. ~ p. ^.
Les deux chemins de fer de BuU et Selby^ et de Lancaster et Bolton , ont été ouverts en 184 1 et rendent déjà 3 p. ^ par an.
Le chemin de fer de North-^Midlandy à peine achevéen 1841 » produit dé|à 3 p. ^
Chemin de fer de Birmingham et Derbf , jonction ; ouvert en partie en r83o et complété en i84i, rend a. ^ p. f.
Les deux chemins de London et BlackweU , et de London et GreempîcA, construits dans Londres et traversant la ville sur des viaducs, ouverts en i84i, avec des dépenses de plus de quatre millions par kilo^ mèlre ,. rendent cependant 2 p; ^du capitaU
Les chemins de fer de Manchester etBirmingham, et de Manchester et Sheffieldf ne sont exécutés qu'en partie ; nous ayons par cette raison fixé les dépenses par kilomètre d'après les évaluations.
§ 3. Obtervations $ur les autres chemins de fer de la Grande-Bretagne^
et sur leur influence.
Indépendamment des trente-quatre chemins de fer compris dans le tableau , et dont on peut retrancher les quatre chemins extraordinaires et exceptionnels qui ont moins de 1 2 kilomètres de longueur ; on a ouvert, ou l'on exécute cent quatorze embranchements , dont vingt-^ix de 8 à 10 kilomètres de longueur seulement , et les autres de 4^ kilomètres en longueur moyenne ; en tout , cent quarante-sept chemins de fer.
On comprend que lorsque les nouveaux embranchements projetés seront exécutés 9 les lignes principales , beaucoup plus fréquentées, deviendront plus productives. La longueur des lignes principales et de? embranchements entrepris est déjà de 4»44^ kilomètres.
Lorsque , dans un an ou deux , toutes les lignes seront achevées et* en activité , il faudra quatre mille locomotives pour l'exploitation de cies chemins , et quatre mille autres en réparation et en construction , ce qui suppose plus de douze mille mécaniciens pour établir, réparer et conduire les locomotives.
On comprend dès lors l'avenir de prospérités intérieures et de puissance politique que les chemins de fer doivent procurer à la Grande- Bretagne.
La construction des locomotives et leur réparation demandant plus d'instruction, d'habileté et de génie que rétablissement des grandes machines à vapeur destinées aux vaisseaux à vapeur , cette pépinière de mécaniciens exercés fournit à la navigation à la vapeur les hommes capables de fisd)riquer et de conduire les mille vaisseaux à vapeur que possède déjà l'Angleterre , et dont le nombre et la perfection augmentent annuellement.
D'autre part, la grande concurrence établie entre les compagnies rivales,
et le développement des usines à fer et des ateliers de oonstruction de locomotives ont produit des perfectionnements progressif, des déoou* vertes importantes , un abaissement de prix et un accroissement de noiéca* nidens.
Maintenant la Grande-Bretagne envoie sur tous les points du globe des mécanidens et des locomotives, et rend le monde tributaire de sa population laborieuse plus instruite^ et de ses divers» fabriques produisant mieux et à plus bas prix.
Les trente^piatre chemins de fer d'An|^etierre ayant coûté. . . f ,t77 millions,
et la dépense de cent treixe embranchements environ 323
La dépense ensemble sera de. f, 500 millions.
Le revenu brut s'élèvera à 150 miUioiiSi,
et le revenu net à environ. 75
Ainsi les entreprises de chemins de fer ont proeuré^ aux dasses rieuses un ensemble d'ouvrages d'un milliard et demi en quitize ané , ou de cent millions par an y et de plus des travaux , des emplois et des foui*nitures qui se traduisent encore en journées d'ouvriers , d'un montant annuel de 75milfions.
Il &ut encore estimer les bénéfices des jeun^ ouvriers sans instrucidon qui sont devenus mécanidens , et vont en Angleterre et sur tous les points du globe exercer leur industrie.
Les journées de ces ouvriers ayant été portées de i fr. 5o c. à la fr. , ou de 5oo fr. par an à 3 et 4fOOO fr. , vingt mille mécanidens et chefs ouvriers constructeurs, à 3,ooo fr. par an de bénéfice, reçoivent en plus par an 6omiiflions*
On doit en outre ajouter les machines exportées d'Angleterre , et d'une valeur par an d'au moins. ...... ^ .... 6o millions.
Malgré les assertions contraires, trop fiidlement admises sur le continent , on peut assurer que dans aucim autre empire les jeunes gens intelfigents et laborieux , qui se livrent aux travaux des diemins de fer , des locomotive^, des vaisseaux à vapeur , n'ont autant de bien-étrè et de chances de fortune et de renonomée que dans la Grrande-Bretagne. '
I/Eeosse surtout est en possession de fournir h l'Angleterre le pltis*
grand nombre d^hahiles mécaniciens , parce que les notables de cet ancien royaume se sont associés pour doter ce pays de savants professeurs , d'ouvrages I de modèles , et ont fait donner dans les ateliers , aux enfiints employés I des leçons des plus grands maîtres. Ces en&nts d'ouvriers apprennent à lire dans Plutarque , savent la Bible , répètent les expériences de chimie , et sont exercés à résoudre les proUèmes de mathématiques et de géométrie surtout ^ et à dessiner, comme s'ils devaient subir un examen de l'école Polytechnique.
Ces jeunes gens ont les mains , les yeux exercés , comme l'esprit et la mémoire , et font eux-mêmes , en bois par le tour , ou modèlent en terre les pièces des machines qu'ils ont dessinées , perfectionnées ou inventées.
L'association bien méritante d'Ecosse a élevée une population jusqu'alors ignorante et malheureuse , au plus haut d^é de l'intelligence ; elle a importé les meilleurs procédés de culture , les machines les plus parfiûtes , les races précieuses d'aniniaux. Enfin elle est parvenue à raadre ces contrées , incultes au dernier sièole , les plus fertiles , et les habitants plus instruits , plus laborieux et plus heureux que dans aucune contrée du monde.
En résumé, la l^islation anglaise protège, honore les associations; les associations donnent aia en&nts des ouvriers cft des prolétûres une instruction théorique et à la fois pratique étendue. Les jeunes gens intdligents ont , dans toutes les villes , gratuitement , de bons maîtres de dessin , de mathématiques , de chimie ; ik apprennent dans les ateliers à tourner, Umer, modeler, et deviennent capables de construire eux» mémes et de toutes pièces de petites machines à vapeur , et des modèles des autres machines. »
Ils sont donc émancipés par l'instruction et trouvent partout des emplois productifs. Les plus capables et les hommes de génie ont devant eux une vaste carrière ouverte presque sans limites. Tous sont afiranchis de la servitude de l'ignorance et des périls de la misère.
Les chemins de fer , pour le transport des personnes à de grandes vitesses par des locomotives, ont révélé les ressources de la Grande-Bretagne en ouvriers habiles , la puissance des associatiops , la fécondité de la lé^ gislation qui les prot^e et les encourage, lies résultats de ces entreprises
ont surtout montré la haute sagesse des hommes d*Etat et des ministres qui ont su attribuer exclusivement aux compagnies la concession à perpétuité des chemins de fer, l'exploitation des transports par locomotives et par vaisseaux à vapeur , et ne se sont réservé que la gloire de rendre leur nation plus prospère et plus puissante , en consacrant leurs veilles , leurs fortunes , leur popularité même au service de leur patrie.
Par le concours libre des associations, également admises avec les mêmes faveurs dans chaque contrée , ils ont prévenu les rivalités , les mécontentements , les perturbations. Les tarifs des chemins de fer étant élevés, les compagnies retirent des revenus suffisants des capitaux dé* pensés , et font les sacrifices journaliers nécessaires pour prévenir les accidents. Les nouvelles voies sont payées par ceux qui en profitent , et n'attirent que l'accroissement de commerce et de circulation créé par ces inventions merveilleuses.
Chaque localité voisine est en droit et en mesure d'ouvrir des embranchements, et de prendre ainsi part au développement des richesses nationales.
L'ensemble d'institutions parfaitement coordonnées, la sécurité qu'elles donnent , les richesses générales qu'elles procurent , attirent de plus en plus en Angleterre les hommes de génie et les capitaux des autres empires, et ouvre à la GranderBretagne un avenir de puissance dangereux pour les États qui restent stationnaires par les vices de leur organisation administrative.
Résume et conséquence de la législation des chemins de fer en Angleterre.
« io Travaux réservés exclusivement aux compagnies.
2» Affranchissement de toutes entraves administratives.
3o Concession à perpétuité et en toutes propriétés incommuiàbles.
4* Tarif maximum par kilomètre de 23 cent, par personne y et de M à iO par Unmeau.
5° Développement extraordinaire de prospérité et de puiss€tnce.
e^ Les chemins de fer d'Angleterre sont payés exclusivement par ceux qui en profUeni^
1^ Toutes les auberges et les établissements de postes sur les grandes routes "j^etM^ léles sont délaissés et presque ruinés; main on trouve des vaisseaux à vapeur dans les ports pour tous les points du globe : le commerce anglais prendra une extension générale prodigieuse, qui compensera les pertes privées»
Ton. 2, Sect. il. 6