CHEMINS DE FER EN ALLEMAGNE ET DANS LE NORD
S i*^ Con$idéraiiom mt'/îloîres
Les États d'Allemagne , plusieurs fois conquis et longtemps occupés depuis un siècle , sont encore dominés , après vingt-sept ans de paix , par les souvenirs des dernières guerres, que les lieux , les traditions, les historiens , les poëtes rappellent sans cesse h la mémoire des peuples.
Les gouvernements , sous l'impression des événements passés , et dans la prévoyance de conflagrations nouvelles , ont dirigé les institutions , les ressources et l'esprit public , vers un but guerrier. Ib ont compris que les chenodns de fer , pouvant servir au transpwt rapide des troupes , devaient être envisagés oonome des instruments de guerre très-puissants; ils ont cherché , par ce motif; k lier entre' elles et avec les chefs-lieux des pro-
fttif-
Yinçes les capitales de I^ confédératioo j eUà étendre ce réseau jusqu'aux vUks du Rhio et awi champs de bataille de la Belgique où se décide d|i|Wiw deux mille, ans le sort dea^ empires T^ujipiis.
Cb exagère s^aa doute r4f|iporligiice de cos; nouvelles voies sous le rapport militaire, ^ prétendant ^*il est fijyle de transporter ea un jour, à soixante lieues , un corps d'armée de trente mille hommes , y compris rartiUerie , les fourgons ^ et même une partie de la cavalerie : naais on ne peut révoquer en doute , et contre les faits avérés , que des chemins approvisionnés de locomotives et de vraggons, en nombre suflisant, porteraient un corps d'infanterie considérable, avec l'artillerie et le matériel, h une grande distance en un jour, la cavalerie cheminant par les anciens chemins , et que la rapidité de ces transports aurait tf inamenses résultats sur le sort des batailles et des empires. Le doute n'existe donc que pour les convois de cavalerie qui demandent des wagons de forme particulière, des précautions spéciales, plus de temps et de dépenses.
La pensée de faire servir les chemins de fer aux guerres de défense et d'invasion est donc judicieuse.
Les chemins de fer d'Allemagne auront encore , sous le rapport mili* taire, d'autres avantages essentiels. Vienne et Berlin , n'étant plus qu'à quelques heures ou k quelques jours de distance des ports de la Manche , du Rhin , de la Yistule', dja Danube et de la Méditerranée, en raison de la rapidité des transports, seront mieux approvisionnés et à plus bas prix; les populations de ces capitales augmenteront rapidement et exerceront, è l'avenir, une plus grande action dans les entreprises militaires.
L'ardeur nationale des souverains et des peuples de l'Allemagne , pour la création des chemins de fer , est donc justifiée par les espérances fondées qu'ils ont conçues de l'établissement et de l'exploitation de ces nouvelles voies.
La nation allemande , laborieuse , persévérante et guerrière , achèvera , sans nul doute, et dans le temps prescrit, la tàdbe qu'dtte a entreprise.
Econome et éclairée, elle adoptera les meilleurs syst^es que peuvent permettre les institutions fondamentales de chaque Etat ; elle exécutera des chemins de luxe près des grandes villes qui en payeront les dépenses
extraordinsires; mais aineurs elle ae coôtentera (fiine seule vcde; eUe admettra les détails les moins chers , loin des cités , et des pentes fins rapides dans les mcmtagnes^ enfin , elle Toudra que les dépenses soient productives, et par conséquent réglées selon le nombre dee voyageurs » la quantité et la qualité des nian^aladises k transporter.
Les dispositions déjà prises en AUenoagne , dans la direction ées travaux entrepris , indiquent la liante sagesse des hommes d'Etat qui ont été les promoteurs ou les organisateurs des premières lignes terminées ou en construction.
De Berlin , cinq lignes principales partent de cinq stations distinctes et vont :
La première , de Beriin à Francfort-sur-rOder.
La seconde , de Beriin à Stettin. ( Ces deux lignes sont en construction et s'achèvent. )
,La troisième 9 de Berlin à Hambourg , est seulement projetée.
La quatrième , de Berlin à Yittenberg , Dressau, Coëtten, Magdebourg ^ Leipzig,^ et de là à Dresde , et par un autre embranchement à Plauen ( ces lignes sont achevées et en exploitation) ; de Dresde le projet s'étendra à Vienne , et de Plauen le tracé ira rejoindre à Bamberg la partie faite de Bamberg à Nuremberg ; et de là à Ulm , Stuttgart , Ckirlsruhe , où elle rencontrera le chemin de fer achevé ou presque fini de Girlsruhe , en remontant le Rhin , à Rastadt , Kehl , Freyburg ^ et ea descendnit le fleuve, de Carlsruhe à Francfort'-sur^le-ltfeiB. "*
La cinquième , de Berlin à Potsdam , Magdebourg , Brunswick , avec embranchement sur Hanovre, et de Brunswick à Gassel, et de Cassel d'une part à Dusseldorf , et d'autre part de Gassel à Francfort-sur-le- Mein.
La ville de Vienne est aussi le centre de quatre grandes lignes s'é tendant aux extrémités de l'empire.
La première , de Vienne à Cracovie et Varsovie , avec divers embranchements , est presque achevée.
La deuxième^ de Vienne à Baaden, Klagenfurt , Trieste , etdeTrieste à Vienne et Milan.
La troisième de Vienne à Linz , Gunenden ( partie faite ), Salzbourg,
TOM. 2, SBCK. 11. S
Manidb, Augabooig y Ulm, et d« là ae divîaaiit eo deux brwdieBt Tune à Bjlberach et le lac de Goostanoe , et Tautre à^tut^^» CSarlsrnlie» etc.
La^joatrième de Yieuiie k Budweiaat fïhm i Prague^ Diesde et Berlin.
Ces diTeraes fignea, es erastruction oa 0a projet , seront certainement achevées et en ezploitaition avant dif an»; alors la eim£SdéiBtion pourra porter 9 en quelles semaines» une armée copiîdéraUe sur le Ahin, la Mosdle et la fidgique». et fiûre manœuvrer rapidemenl les troupes dans 0utes les dinaetions et partiâiUèrement de Dussddorf et Cologne k Kehl et Freybufg.
Toot oonseille donc è la France d'ouffîr un chemin de fer de Dunkerque à Strasbourg 9 passant à Liile, Cambrai, Saint-Quentin, Compijgne^ Soissons, Reims , Verdun, Mets et Stmbourg, et de Manbeuge dirigé directement sur Paris parLandredes, La Fère , Gdmpîègne et la vallée de rOise, pour opposer, avec la même rapidité , des forces suffisantes aux armées ennemies sur les rives du Bbin, en cas de guerre défensive ou d'invasion.
. Mais pour détenir en France, oomme dans les autres Etats, des diemifls de fer p^uctifr et utiles, on ne saurait asses le i^péter» il fiiut en eonfièr rentière eiécutîop k des compt^îes oonocssionnaires à perpétuité, parce qu'elles savent fséeuter rapidement, entretenir avec vigilance , et exploiter avec éoonimie*
L'exécution par FÉtat est la ruine des finances et la cause d'une générale perturbation bientôt révolutionnaire. .
s 2. Tableau dêi ekemmi ék fn' j achetés f m c(m9ilruefUm
INDICATIONS
AUTRICBB.
ttWnàmam à Uni.
OiPtague à Pflseii.
Delinià Gmfindai.
ou robd'ou bb L'ai*
De Yieime à Prarau.
Branches de Slokereiu, de
Hradtoch , , . . . .
Dft Pvem à OwieBOBiB* • •
0e Vteflne i Riab.
DePresbourgàTUnuL. • •