FIN I}U TROISIÈME VOLUME
JV PRÉFACE.
portent néanmoins la date des Tuileries : ce ne sont pas les moihs dignes d'exciter la curiosité. Le roi, riche alors de sa haute expérience^ ayant tout yu le inonde , parcouru toute l'Europe, éprouvé tant de fortunes diverses^ apportait à son travail les fruits de ses mûres réflexions ^ alors il connaissait très bien les hommes, il avait eu tout loisir de les étudier; aussi son pinceau se renforce quand il arrive à cette époque : il a plus d'énergie, plus de trait. Les mots sont profonds, car le prince a creifeé presque dans les replis du coeur ; aussi peint-il moins en beau Fespèce humaine. Gela ne doit pas étonner : Tâge des illusions passé, la réalité nous apparaît face à face, non dans sa beauté, doit-on dire , mais dans sa laideur réelle. Alors il n'y a plus d'enchantement : les personnes et les choses se montrent sous leur jour vrai, et, certes, ni les unes ni les autres n'y gagnent.
L'expérience est le désenchantement certain de tous les rêves que crée notre jeune imagination avec tant de charmes, et que Tâge mûr détruit avec tant de cruauté.
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