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résulte de cette disposition que les lobes antérieur et postérieur des molaires ne sont pas séparés l’un de l’autre par un profond vallon, car il existe entre eux une sorte de trait d'union, formé par le pli d’'émail qui réunit l’une à l’autre les deux pointes internes.
La deuxième lobe des molaires est d'autant plus réduit, par rapport au premier dans le sens de sa largeur, que l'on observe une dent plus reculée en série. En même temps il tend à se contourner et à s'arrondir davantage en arrière. Ainsi sa pointe externe qui, sur la première molaire, regarde par sa face externe presque directement en dehors, regarde en dehors et arrière sur la deuxième et presque complétement en arrière sur la troisième.
Les dimensions des molaires sont les suivantes, mesurées sur les deux seuls échantillons que je possède :
{re Molaire 2e Molaire 3e Molaire nn | a. Ne | es, Longueur...... devons 0e . Om009 ,... Ow0100 00090 O"0105 00095 Hautr dela pointe ext. antre, 0Om005 ..., 0"0055 00050 00050 00050 » int, » . 0"004 .... 0m0045 00045 00047 00040 Larg' au niveau du 4erlobe, Om010 ..., Om0125 0"0120 00130 Om0120 » 2° lobe. 0009 .... O"0110 O"O110 Ow0110 0®0100
En résumé les molaires supérieures de l’Hemichærus Lamandini ne sauraient être confondues qu'avec celles des Cebochærus. Les dents de ces derniers pachydermes seront toujours faciles à distinguer par suite de la forme beaucoup moins conique des pointes constituant la couronne des molaires. Sur les Dichobune c’est le lobe postérieur et non le lobe antérieur qui présente trois éléments constitutifs. Je n’ai pas besoin de dire que la forme des prémolaires inférieures ne permet pas de confondre les Hemichærus avec les Cebochærus.
Je proposerai de désigner l’espèce que je viens de décrire par le nom d’'Hemichærus Lamandini, afin de rappeler la seule localité dans laquelle elle a élé trouvée jusqu'ici.