‹ Mémoires sur quelques mammifères fossiles des phosphorites du QuercyChapitre 31 sur 43 · ER · texte numérisé non relu

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Les dimensions des dents en place sont les suivantes :

4me Prém. {re Mol. 2me Mol. 3me Mol.

Longueur ....... Om0018 0m0022 Om0020 Om0010 Hauteur. ....... Om0012 Om0010 OmG0O1O Um)006 Epaisseur....... (Om9010 0m0020 Om)017 um000$

Sur la face externe du maxillaire l'on voit un orifice dentaire correspondant à la racine antérieure de la troisième prémolaire.

G. COMPHOTHERIUM (Filh.)

COMPHOTHERIUM ELEGANS (Filh.) (PI. 11, fig. 17-20, double de grandeur).

Je proposerai la création d'un nouveau genre d’insectivore par suite de la découverte, que j'ai faite, d’un tout petit mammifère fossiie, dans les gisements de phosphate de chaux des environs de Mouillac. Ce genre semble avoir été assez voisin de celui que j'ai décrit anciennement sous le nom d’Amphidozotherium. La formule dentaire inférieure était : Can. 1. Prém. 4. Mol. 3. Le nombre des incisives m'est inconnu. Les deux premières prémolaires sont uniradiculées , les deux secondes possèdent chacune deux racines. Les molaires sont semblables à celles des Gymnurus. Elles décroissent rapidement de la première à la troisième. Le caractère, qui permettra toujours de reconnaître ce genre, consiste dans la disproportion énorme existant entre les trois premières prémolaires et la quatrième. Cette particularité se retrouve sur l’Amphidosotherium, mais dans ce dernier genre les trois derniers prémolaires sont uniradiculées ce qui ne s’observe pas sur notre fossile. D’autre part la couronne de ces dents très proclive est conique, tandis qu’elle est de forme triangulaire dans le genre que je fais connaître.

La seule espèce de Comphotherium,que j'ai retrouvée jusqu'ici, est d’une taille extrêmement réduite. J’ai pu en observer trois maxillaires. L’un était entre les mains de M. Rossigaol, et c’est d’après lui que j'ai pu établir, d’une manière complète, la formule dentaire inférieure ; les deux autres font partie de mes collections. Je les

on | 1 —

ai fait représenter au double de leur grandeur naturelle sur la planche II de ce travail, fig. 17 à 20.

L’étendue de la série dentaire, mesurée du bord postérieur de l’alvéole de la canine au bord postérieur de l’alvéole de la dernière molaire, est de 0"0115. Ce nombre doit être décomposé de la manière suivante : Espace occupé par les prémolaires, 0"006 ; espace occupé par les molaires, 0"0055.

La troisième prémolaire, qui est la première des dents en place sur tous les échantillons, est, comme je l’ai dit plus haut, absolument microscopique. Elle possède pourtant deux racines bien distinctes, et je puis être certain que ce n’est pas une dent de lait, car sur l’échantillon, représenté (pl. II, fig. 19-20), elle n’a pas encore subi son évolution et on la retrouve avec tous ses caractères renfermée dans l’intérieur du corps du maxillaire. La forme de sa couronne est celle d’un triangle équilatéral, son sommet correspondant exactement à l’espace compris entre les deux racines. Son sommet est très aigu, ses bords antérieur et postérieur sont tranchants.

La quatrième prémolaire (pl. II, fig. 18), est très forte. Le bord antérieur de la couronne est convexe, le bord postérieur est concave et il aboutit à une sorte de petit talon correspondant à la partie de la couronne supportée par la moitié postérieure de la deuxième racine. Au niveau de la base du bord antérieur de la couronne, il existe un tout petit tubercule. Les faces externe et interne de la couronne sont convexes. Le sommet est très aigu.

Les molaires vont en diminusnt de taille de la première à la dernière. Ces dents sont toutes construites comme elles le sont sur les Gymnures. Le seul caractère distinctif,quel'on puisse découvrir, consiste dans une plus grande saillie et une plus grande indépendance des deux pointes constituant le deuxième lobe de chaque dent.

Les dimensions de chacun des petits organites que je viens de décrire sont les suivantes :

gme Prém. 4me Prém. re Mol. 2me Mol. jme Mol. Longueur... 0®0005 0®0020 0»9022 O=0013 0w0008 Hauteur... 0m0005 O®0015 Om0020 0m9009 ...... Epaisseur... | 020005 "(010012 NOn00ÆNOR CDTI EC

Il existe un fort bourrelet sur la face externe de chaque molaire

à la base de la couronne. Ce bourrelet ne s’observe pas sur les molaires du Neurogymnurus.

On remarque un orifice dentaire sur la face externe du maxillaire. Il correspond à l'espace séparant la deuxième de la troisième prémolaire.

Les dimensions du corps du maxillaire sont les suivantes :

Hauteur en arrière de la canine............:... 00020 Id. de la 4me prémolaire........ 0®0020

Id. de la dernière molaire....... 00022 Epaisseur au niveau de la canine............,. üm0010 Id. en arrière de la 4me prémolaire....... OmO01? Id. en arrière de la dernière molaire..... 00014

Cette forme d’insectivore ne pourrait être confondue qu'avec celle que j'ai décrit sous le nom d’Amphidozotherium. Seulement, dans cette dernière, la troisième prémolaire est conique au lieu d’être triangulaire et uniradiculée au lieu de biradiculée. D'autre part, la quatrième prémolaire, au lieu d’être triangulaire, possède la forme de la première prémolaire. Ces caractères, très nets, rendront les diagnoses faciles.

G. PROTALPA (Filh.)

PROTALPA CADURCENSIS (Filh.) (PL. I, fig. 4,5, 7,8.)

J’ai, dans une communication faite en 1877 à la Société Philomathique, signalé l’existence, dans les dépôts de phosphorite du Quercy, d'un genre d’insectivores probablement nouveau, qui me paraissait, d’après la seule pièce que j'en eusse trouvée, un humérus, avoir été fort voisin du genre Talpa. « Cet os, disais-je, est très intéressant à considérer par suite des modifications de place et de forme des saillies destinées à donner insertion aux différents muscles de l’épaule et du bras. Il est bien évident que certains animaux correspondaient aux Taupes actuelles durant l’époque éocène supérieure, et s’ils avaient une structure anatomique un peu différente de celle que nous observons sur des

Le HAE

animaux du même groupe vivant actuellement, il n’en doit pas moins rester acquis que l’ensemble du type existait à cette époque. » J’ai fait représenter sur la planche II de ce travail, grossie une demi-fois, figures 5 et 8, la pièce dont je viens de parler. J’ai fait mettre en regard, figures 3 et 6, l’humérus d'une Taupe actuelle. On remarquera combien la saillie trochantérienne est abaissée et détachée sur notre fossile, et d’autre part, combien la tête de l’humérus est pédiculée à sa base. On ne retrouve pas d'autre part, sur l’insectivore des phosphorites, la longue épine osseuse qui surmonte le condyle interne de l’humérus.

J'ai recherché si parmi les insectivores fossiles, décrits jusqu’à ce jour, il n’y en avait pas un qui pût être rapproché de celui que je faisais connaître. Le seul genre fossile, qui doit être mis en parallèle, est celui décrit par Pomel, sous le nom de Geotrypus. Ce genre, dit ce savant paléontologiste « diffère du genre Talpa par ses avant-molaires et ses caniniformes subulées, aiguës, par son humérus plus long à apophyse trochantérienne plus isolée, placé comme dans celui des Astromyctres. L’humérus des Geotrypus n'ayant jamais été représenté, il est impossible de savoir si l’apophyse trochantérienne occupait la même position sur les insectivores des Chauffours, que sur ceux des phosphorites. Le seul fait qui apparaisse nettement, et qui doive faire supposer qu'il s’agit d'animaux différents, consiste dans ce que, d’après la description de M. Pomel, l’humérus des Geotrypus serait plus long que celui des Taupes. C’est le contraire qui s’observe sur le fossile dont je m'occupe. En présence de cette dernière considération, je me suis décidé à placer dans un genre différent le petit insectivore que j'ai découvert.

Les dimensions de l'humérus sont les suivantes :

MOnEUEURAEe RE. -ee- eee --r--0r-eCCCE OmO14 Largeur de l’extrémité supérieure........... 0®009 Largeur de l'extrémité inférieure............ 0m009

J’ai fait représenter sur la planche II, figures 4 et7, une portion d’omoplate qui me paraît avoir appartenu au Protalpa Cadurcensis.

G. AMPHISOREX (Duv.)

AMPHISOREX PRIMÆVUS (Filh.)

(PI. IT, fig. 1, 3, au double de grandeur).

J'ai obtenu des gisements de phosphate de chaux de Lamandine basse une petite mâchoire inférieure d’insectivore, qui m’a paru provenir d’un animal faisant partie du genre Amphisorex. J'ai fait dessiner cette pièce sur la planche IT, au double de sa grandeur naturelle, figures 1 et 3. La première molaire est représentée figure 3, vue par sa face interne considérablement grossie.

L'incisive inférieure, très proclive, comme chez tous les animaux du groupe des Musaraignes, a son tranchant dentelé. Les molaires sont composées de deux lobes, l’un antérieur, l’autre postérieur. Le lobe antérieur, comprend trois pointes (pl. II, fig. 2), réunies entre elles. Le lobe postérieur supporte seulement deux pointes réunies par une crête transversale.

Les dimensions de l'échantillon queje signale sont les suivantes :

Longueur de la couronne de lincisive.............:........ 0m0040 Hauteur de l’incisive à la base de sa couronne.............. OmO01? Etendue de la série dentaire en arrière de l'incisive.......... Om0060 Longueur de la première molaire.......... PEL EU EEE Om0017 Hauteur du corps du maxillaire en arrière de l’incisive...... 0m0020 Iauteur du corps du maxillaire en arrière de la dernière

MOIAITE. 24 Mise CORNE AE PRE hd de quite Om0020 Longueur du maxillaire, mesurée de la partie la plus reculée

des condyles à l’alvéole de la canine................,.... Om(140 Hauteur de l’apophyse coronoïde au-dessus du bord du

ENT AE. eos eo Per od D Om0045 Hauteur du condyle au-dessus du bord inférieur du maxillaire. 00030 Diamètre antéro-postéreur de la branche montante....,..... 0m0030 Dramétre (Tansverse du on y les nee sua oiect moiemene » «10 0 Om0020

Le condyle est très oblique transversalement de haut en bas et de dehors en dedans.

L’émail de l’incisive est fortement coloré en jaune.

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