JE VAIS FAIRE MA RÉVÉRENCE
une grande pompé pour en donner lé collier à ce prince au nom dé l'empereur. i'aTois reçu un ordre exprès de traiter expresséifiènf cette matière dans ma première audience, que la petite vérole aroit retardée jusqu'alors ; de tâcher d'empêcher le roi d'Kspagne de montrer trop de ressentiment de cette entreprise, pour ne pas trouhler la négociation qui ïi'oûvroit au congrès de Gamhrài , et ott cette prétention sur la Toison detoit être discutée et iréglée en fayéù^ de TBspagne , par le» mesures que la France âydit prises là - dessus ; en inême temps de faire sentir la partialité M publique du duc de Lorraine pOiir l'eixïpereùr, si prompteiîient at)fè8 avoir obtenu deli réponses de la géhéKisité de létirs Majestés Catholiques pleines d'espérance sur la gr&ee qu'il lui ÀTdt demandée de vouloir bien consentir à ce qu'il fftt cpinpris dans la paix générale , et que son accession y fût reçue ; et j'étois chargé de pdrtër le roi d*Ësi- ^agné à lui faire acheter désormais ce consentemeiit par beaUcoiip de délalà, et dé fatiguer longuement Pinquiétude et la patience de ce prince là-dêsâiis. te in'àcqUittai donc dé cette cotniniàsion dansles termes qui hi'étoient prescrits , et je n'eiis pas gi*ànd'peilie à ^éusâir dana les deux points qu'elle fenfermoit.
Le roi et la reine me parurent piqués dé l'entreprise dé l'èmpèi'ètir , qu'il ne pouvoii fonder que sUr ssl souveraineté des t'ays-Baâ, où les premières promotions de la Toison s'étoient faites, ttaië Philippe le Bon fttoit institué cet ordre comme duc de Bourgogne , et non comme seigneur des Paya - Bas. Il est vi'ai qu'à ce titre cet ordiré auroit dd iuivre lé duché de Bourgogne, et le'roi par éonséqUênt en être devenu grand ttaîtré. Mais nos rois, ne S'en étant jamais souciés, &yànt leurs {jrOpfes ordres institués pa^ eUx , et n'ayant pas voulu enlbarrasser la cession du duché de Bourgogne, que Louis XI saisit et occupa à la mort de GhatleS, dernié^ duc de Bourgdgnè , sur Sbh héritière , cotumé flëf masculin et première pàiHe de France , réversible de droit par sa nature à la couronne, fàdte d'holt-s mftles, [nos t'ois] n'aVoient jamàîà montré de prétention sut là gratide maîtrise de l'ordre de la Toison qu'ils n'avoiëtit point conteSiéè. Lès rois d'Espagne s'en étbient mis éii possé&sion comme issus dé i'héritièrè du dernier duc dé Bourgogne,. âutqiiéls Philippe V ayant succédé , il devoit , par conséquent , succéder aussi & la gi*atide maîtrise de cet ordre , & la({Uëlle même personne ûé lui àvoit fbrmé aucune difficulté là-dessué à la pail dtJtrecht^ oui étoit prise pour base du traité à achever ëntte l'empereiir et lé roi d'ESpagne, duquel, en aitetidant, il étoit tacitement reconnu poUr tel. Néanmoins, Leurs Majestés Catholiquëé ti'eurent pas de peine à vouloir bien mépriser extérieureioiént cette entreprise , pourvu (}tie justice leUr en fût faite à Qambrai et que la FraiiCe s'eiigàgeât de plus en plus à TeUr y f%irë céder Tordre de la Toison.
A l'égard du duc de Lorraine, ils me témoigUàrént qu'ilë n'avoient pas besoin de cette épreuve pour savoir à quoi s'eti tenir sur l'attaohdînent san» bornes du duc de Lorraine, & l'exemple de ses pères, pour la îîiaison d'Autriche, et de sa préférence pour les intérêts et les volontés dé l'empereur sur toute autre considération; eli hlStiiè teifaps que, Sans iJioritrer faire plus de cas qu'il neconvenoit d'tin éi petit ptinôe,- il étoit