Banc des chevaliers
?• Tapis dont ces bancs sont couverts.
RÉCEPnOH DE MON PILS iîSÉ.
S. ». Lieo OD le grand ieajet et le prMoiei' écuier Ticnnsnt m m
tO. Tapis dont le parlerre ut coaverl.
(r. Lieu d'où la reins et la priDcesse de« Aitnriei, etc., Tirent la ci
nie deboat.
U. Lieu d'ùù]BlaTi II. Banc nu et ma Upîi poat
It. Par où le parrain sort,
Il riul remarquer que le
retiré aur la gauche 1 cauie
enlre et amène le cheralier t receioir.
:auleui1 du roi n'eat pai an milieu , mail un pm de la table , par le reipect de ce qui cat degaua.
as« jmicmcE du défaut des habits [Htt]
iont rendus à l'ordre, an lieu qu'en l'ordre du Saint-Esprit , dont l'habit est fait aux dépens de chaque cheTalier et demeure à ses héritiers , le collier seul appartient à l'ordre , qui le lui prête sa vie durant , et est après sa mort rendu à l'ordre, ou mille écus d'or s'il se trouvoit perdu. Quoique depuis le retour de Philippe II en Espagne , après la mort de Gb&rles-Quint , ni lui ni aucun roi d'Espagne ne soit jamais retourné aux Pays-Bas , les hahits de la Toison y étoient toujours demeurés , et fui'ent perdus pour l'Espagne ayec les Pays-Bas lorsque ces provinces tombèrent entre les mains des Impériaux après la bataille de Kamillies. On s'en soucia peu, mal à propos, en Espagne, parce qu'on y étoit accoutumé , dès Philippe II , à y faire des promotions de la Toison sans habits. D'ailleurs, la prétention de l'empereur, quelque mal fondée qu'elle fût, ayant toujours persisté sur la grande maîtrise de cet ordre, la restitutioii des habits auroit été nécessairement une matière inséparable de celle du droit à la grande maîtrise.
Ce délkut d'habits, qui eût pu être réparé si aisément en Espagne, en en faisant faire comme on y a fait des colliers , ne l'a point été , et on ne peut nier qu'elle ne gâte extrêmement les cérémonies. Au moins ici, où , depuis 1663 , qui est la dernière promotion faite aux Grands^Augustins suivant les statuts , au moins pour les habits , les chevaliers du Saint-rEsprit ne paroissent en aucune cérémonie qu'en rabat et en mai>teau court, avec le collier par-dessus, ce qui fait au moins une cérémonie uniforme et dans un habit qui ne se porte qu'en ces occasions , si on s'est affranchi du grand habit de cérémonie qui, excepté des occasions fort rares depuis cette époque , n'est plus porté que par les chevaliers novices le jour de leur réception.
En Espagne , rien de plus indécent , où les chevaliers de la Toison d*or portent le collier de l'ordre toutes les fêtes d'apôtres, quelques autres grandes fêtes encore , aux chapitres de l'ordre, aux grandes occasions de cérémonies de la cour , par exemple à mon audience de la demande de l'infante. Chaque chevalier a son habit ordinaire , qui est l'habit entièrement françois. L'un a un justaucorps brun, un autre noir, un autre rouge, un autre bleu. Celui-ci a de l'or, celui-là de l'argent. On est en velours ou en drap , en un mot à son gré et à sa manière , avec une perruque nouée, et une cravate, et le collier autour des épaules pardessus le justaucorps. Ils se rendent ainsi chez le roi les uns après les autres, et l'attendent. Quand le roi sort de l'appartement intérieur, il s'arrête sur le pas de la porte. Jjes deux plus anciens chevaliers de la Toison se mettent à ses côtés, y reçoivent d'un valet intérieur t qui est derrière le roi, ses colliers de la Toison et du Saint-Esprit, qui se tieanent par de courtes chaînettes d'espace en espace, les lui mettent autour des épaules et les lui attachent. Et soit que le roi aille à la messe , à une audience de cérémonie d'ambassadeur , ou au chapitre , Ils marchent ep confusion comme tout autre jour qu'ils ne sont point en collier , et le remènent de même après en son appartement. S'il y a chapelle les chevaliers qui ne sont point grands vont jusqu'à la porte et n'y entrent guère, parce qu'ils n'y sont point assis, et qu'ils n'y ont point de place. Ceux qui sont grands se mettent sur le banc des grands