DES CHAPITRES BU DOUZIÈME VOLUME
CsAPiTU I. — Mort, caraetère, conduite da cardinal de Maillj. — Il obtient qoe aoD neren de Netle porte la qaene da grand manteau de Tordre da roi ' à Reims. ^ Il ne ?a point à Rome , arrêté par une opération instante an moment de Bon départ. — Réfleiions. — Reims persévéranmient offert à Fréjus, obstinément refàsé. — Motifs de l'un et de l'antre. — Sa conduite à l'égard du roi, du régent, du maréchal de Yilleroy, du monde. — Raison à moi particulière de désirer que Fréjus acceptât Reims. — Sagacité très* singulière d'une femme de chambre. ^ Fréjus accepte i grand'pelne Tabbaye de Saint-Étienne de Caen.— Fréjus point avide de biens. — Fréjus, parfaitement ingrat, empêche que Reims Soit donné à Gastries, archevêque d'Albi. — Abbé de Guéméné, archevêque de Reims. -^ Retraite et caractère du duc de Braacas. — Mort, fortune et caractère de Tabbé de Camps. — Mort de l'évêque-duc de Laon, Glermon^Chattes. — Ses deux premiers successeurs. — Mort et caractère de l'archevêque de Rouen, Besons. -^ Son successeur. — Mort du duc de Fitz-James; de Mlle de La Rochefoucauld ; de Mme de Polignac, mère du cardinal ; de Prior, i Londres. Page I
Cbartiib II. — Raisons qui terminent les longs troubles du nord. — Paix de Njstadt entre la Russie et la Suède. — Réflexions. —Mesures pour apprendre au roi son mariage et le déclarer. — Le régent, en cinquième seulement dans le cabinet du roi, lui apprend son mariage, et le déclare en sa présence an conseil de régence. — Détail plus étendu de la scène du cabinet du roi sur son mariage. -— Déclaration du mariage du prince des Asiuries avec nne fille de M. le duc d'Orléans. — Réflexions. — Abattement et rage de la cabale opposée au régent. -- Ses discours; son projet. — Frauduleux pro* cédé du cardinal Dubois avec moi, qui veut me ruiner et me faire échouer.
— Mon ambassade déclarée. — Ma suite principale. — Sartine; quel. — Je consulte utilement Amelot et les ducs de Benrick et de Sainl-Aignan. — Utilité que je tire des ducs de Liria et de Yeragua. — Leur caractère. — > Mon instruction. — Remarques sur ioelle. — Valouse; son caractère et sa fortune. — La Roche ; sa fortune ; son caractère. — Estampille ; ce qoe c'est. — LauUez; sa fortune; son caractère. — Mon utile liaison avec hii. *~ Scélératesse (lu cardinal Dubois et foiblesse inconcevable de M. le duo d'Orléans, dans les ordres nouveaux et verbaux que j'en reçois sur préséance et visites. — Duc d'Ossone.; quel. — Nommé ambassadeur d'Espagne pour le mariage du prince des Asiuries. — On lui destine le cordon bleu. — Je ne veux point profiler de la nouveauté de cet exemple. — Gontinualion de l'étrange procédé du cardinal Dubois à mon égard, qui fait hasarder à M. le duc d'Orléans une entreprise d'égalité avec le prince des Asiuries. — La Fare envoyé en Espagne de la part de M. le duc d'Orléans.
— Son caractère. — Malice grossière à mon égard du cardinal Dubois , suivie de la plus étrange impudence. — Il prend à Torcy la charge des postes. — Bon traitement fait à Torcy. — La duchesse de Yentadour, et Mme de Soubise en survivance, gouvernantes de l'infante, et le prince de Rohan chargé de l'échange des princesses i2
CBAprrac III. — Mon départ de Paris pour Madrid. — Je rencontre et confère en chemin avec le duc d'Ossone. — Je passe et séjourne à Raffec, à Blaye et à Bordeaux, et y fais politesse aux jurais. — Arrivée à Bayonne.— Adonconrt
et DreniUet , commandant et éyèqne de Bayonne ; qoeU. — Pecqnel père et Ois ; quels. -^ Impatience de Leurs Majestés Catholiques de mon arrivée, qui la pressent par divers courriers. — Audience de la reine douainère d'Espagne. — Son logement. — Elle me Tait traiter à dîner. — - Sou triste élat. — Adoncourt Tort informé. -^ Passage des Pyrénées. — Je vais voir Loyola. — Arrivée à Vitloria. — Présent et députation de la province. — Trois courriers l'un sur Tautre pour presser mon voyage. — Je laisse mon fils aîné fort malade à Burgos , et poursuis ma route sans m'arréter. ^-^ Causes de rimpalicnce de Lcars. Majestés Catholiques. «- Basse et impertinente jalousie de Maulevrier. — Arrivée à Madrid , où je suis incontinent visiié des plus grands, sans exception de ceux à qui je déçois la première vjsite. — Je Tais ma première révérence à Leurs Majestés Catholiques et à leur famille. — Conduite très- singulière et tout opposée des ducs de Giovenazzo et de Popoli avec moi. — Visite à Grimaldo , particulièrement cbargé des affaires étrangères. — Succès de cette visite. — Il connoU parfailemenl le cardinal Dubois. -* Esquisse du roi d'Espagne ; de la reine d'Espagne ; du marquis de Grimaldo. — Le roi et la reine d'Espagne consentent^ contre tout usage , de aigner eux-mêmes le contrat du ftilnr mariage du roi et de rinfante. ^ Us y veulent des témoins , que je conteste et que je consens enfin. — Signature des arliclea. ^ Office à Laullez Page 38
CuAPrTRE IV. — Audience solennelle pour la demande de Tinfante en mariage futur ^our le roi. — Audience de la reine d^Espagne. — Audience du prince des Asturies et des infants. — Bêtise de Maulevrier , qui ne se couvrit point. — Conduite énorme de Maulevrier avec moi, bien pourpensée et bien exécutée jusqu'au bout , pour me jeter dans le plus fâcheux embarras sur les instruments du contrat de mariage, de guet-apens, en pleine cérémonie do la signature. — Ma conduite pour y précéder, comme je fis, le nonce et le majordome-major du roi, sans les blesser. — Signature solennelle du contrat du futur mariage du roi et de l'infante. — Le prince des Asturies cède partout à l'infante depuis la déclaration de son futur mariage avec le roi. >~ Je me maintiens adroitement en la place que j'avois prise. — > Difficulté poliment agitée sur la nécessité ou non d'un instrument en françois. — Maulevrier forcé de laisser voir toute sa scélératesse, de laquelle je me Uro avec tout avantage, sans montrer la sentir. — Autre honte à Maulevrier chez Grimaldo. <— Politesse de x;e ministre. — Facilité pleine de bonté du roi d'Espagne. — Ma conduite égale avec Maulevrier, et mes raisons pour cette conduite. —- Bonté de Leurs Majestés Catholiques. — Conclusion de mon désistement d'un instrument en flrançois • &6
CsAPiTEE V. — Forme de demander les audiences particulières du roi d'Espagne. — Jalousie de la reine pour y être toujours présente. — Trait important d'amitié pour moi de Grimaldo. — Illumination de la place Major, admirable et surprenante. — Bal superbe chez le roi d'Espagne. — Leuis Majestés Catholiques y dansent et m'y font danser. — Échappé avec tout avantage de tous ies pièges du cardinal Dubois , j'en aperçois son dépit à travers ses louanges. — Audience particulière que j'eus seul le lendemain de la signature. — Manège de la reine. — Service de Grimaldo. — Office à don Patricio Laullez. — Attachement du roi dTspagne aux jésuiles , peu conforme au goût de la reine. — Bontés ou compliments singuliers de la reine pour moi. — Audience particulière du comte de Céresle. — Je consulte Grimaldo sur les boniés ou les compliments de la reine. — J'en reçois un bon conseil. — Confiance et amitié véritable entre ce ministre et moi. — • Pompe de Leurs Majestés Catholiques allant à r(otre-Dame d'Atocha. — Compétence entre les deux majordomes -majors, uniquement aux audiences publiques de la reine, qui en exclut celui du roi, et entre les
ft3è tÀBLÉ DÈS CÉAPITRES.
iiiêiiîei ël lel ddili 'f^s^i iciiyèrâ, uHiqdoinènl datis les ciirrdssès dii râ et de td fethe; qdl ed eiclUl les detix niaiorddmes-majdî-k. ^ Départ. (IB hovembre) de Mtte dé Mddiperisiei* de Parid. — Leurs Majestés Cattioiic(iie8 donnent iitlé loiigue audlehce â I^aillevriei' el i ilioi seuls, ëtahl aii lit, eonlre tout iisà^e d'y éirb yaà par qai que ce ftotl. — IfadlevHèr eii étrahge habitude 4^ itidnlrer au înifiistre d'Espagoe les dëpôches qU'il recci^oit de sa cou^..— Départ de Leurs Majestés Èalhollques yoUr Lermâ. — Je présente ènfln une leltrë da roi à l'infante aii moment de son départ pour Leriiia. -—Je reçois chez ttioi les coînpliments de la Ville de Madrid.
— Leltre curieuse du cardlhai bubois â moi sur remploi de l'échaiige des pHncesâeé. — Santa-Crtiz chargé nar lé roi d'Espagne de rechange des princesses. -^ Je prendé avec liil d'uliics précautionë à Tégard du prince de Rohan, chargé par le roi du même échange t*agc 7 1
GxApxTàB VI. — Arrivée, réeeplion, traitement, audiences, magnificence da djic d'Ossone à Paris. — Signature des articles dd prince des Asturies et de Mlle de Montpenster chez le chancelier, do J'rance. — Signature dti «oiilrat de inaritge da prince des Asiariet et de Mlle de Mont|>enéier. — Elle est visitée par le roi. — Fêtés. — Départ de Mlle de Mootpensier. **- La ville de Paris complimente le due d'Ossone chei lui. — Mort da comte de RojQcy. — Mort de Surville. — Mort de Torcy, .des clievau-légers. — Arrivée de La ^àrë chslfgë des complimenta de M. ie.dUc d'Orléans sur le mariage de Mlle sa fllle. — ^Vaines prëlenlions de La.Farè, qîie son maître n'avoii point. — Gonduiië que je me suis (proposé d'avoir eii Espagne. — Tentative dil P. Daubentoh auprès de moi pour Taire rendre auî jésuites le ' confesslonttal dû roi. — Droitubè et àfTecllon de Gr^mâldo pour moi, — L'empereot" fidi uiië nombreuse promotion de Tordre de la Toison d'or, dont il met le \iHûte Héréditaire de Ldrràihô. ^ Ortilssion de plusieura affaires peu itiipbrlantés éi des embarras étranges d'argent où lâ ipalice du cArdludl tiubdis th'alieiidoil ei tiié jêlà. — Coiirîè description de Lerma et de Vitldhalrnanzd. — Gràtids iriàildés avec (lùçlcjuçâ autrëâ petâônhes distinguées poiir assister au niariàgc dû pi'ihcè des Asturieé. — Poiir (Quelles persondes ont été ftiileàleâ éréciioiiâ des duchés de^aslratïë, Lerma et rinfàntade, et comment tonibés àd duc dé t'infàhlade, de !& maison de Silva. — CatàCtére et fàinillë dit duc de l'infaniadc , et leur conduit^ à l'égard de Philippe V. — Richesses Hb ce duc. — Si folié eti leur emploi.
— Maisons du prince èl de là jiHHcèèse dès Asturies. — Je vais par l'Escuriàl jbliidrè lit coîir i Lerma. — Pouvoir du nonce, — Ôiéronimllès ; leur* grossièreté et leur sdtHîi'siition; — Appartement où Philippe II est mort. — PoorflMolr. •— Sépultures royales. — Petite scèiiè entré un moitié et mol sur la mort du maiheureut don Carlos. — Fanatisme 6ur Rome, —
. Paotliéon. — J'arrive h mdtt quartier prèd de Lerma, ou je totDbe malade tout aussitôt de la petite vérole. — Indication pour se remettre sous les jem tout ee qçti regarde, les personnages^ charges, emplois | graadeBdes d'Espagne. — Précis sur les grandetses. . • j . . ; 86
CufPxtRt. vil. -^ Gi'atidà d*Espagne constamment de là i)rétiiièrë briynb. — Listé alphabétique de tous les grands d'Espagne existant peiidànÉ que J'y êtois, eij 17 22, ort les maisdns et les personnages sont fconrlèmèiil expliqués. -^biic d'Atencàëtrd.^-bUc d'AIbè. — Duc d'AlbuqUerque. — Dilc del Arco. — Dîié d'Arcos. — Duc d'Àrëiîibefg. — Duc d'Arioti, — ^ biip d'Àlri.
— Duc d'Atrisco. — bue de Baflos. — Duc de Béjar. — Duc dé .Bei-v^ick.
— Duc dé ëournoftville. — Duc Doi-la. — Duc d'Estrées, tiiatêchâl de France. — Duc de Prias, conhétablë héréditaire de Castllle. — titres de connétable et d'ainiranle de Câstille siipprimés par Philippe V. — bue de Gandie. — Duc de Giovèriazzd. — Dtic do Gravina. — Duc d'Havre. — 1)uc
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Dta cl ÎB b^llè-blle; leur cïraclèrë.
Siîndii èl 'i6^ sécodd Hts copjbllileincri
— bol! de Tarci*: — bîic de VertigUa d'Uieda; u dïratUon. — Prince de BiBigmiDa
— Remède Iflr ei aant UtcoméDteDt pour In.
de Bulen.— Prince de Cariait. — Prlnee de ClialBla; urertTine. -^Pi de ChilDBr: — Prince de Catllgllone. — Conn^Uble Coloane, — PriDCO Doria. — PrlnCa d« ,Ui;De. — Prince de Huscran; aaO carulèrci bi rorluoe. — Prince de Uïlfihe. — Prince do PnlaKOnlH. — Prince do BobeenuB. — Prince. Ho Sernionell». — Prince de Sulnione. — Prince da Sitrmia. — Prince d'OHEfano. — MBrijnia d'AKiza. — Mnrquia d'Arélone.
— IUri|a» de Lh» BalliaiÈi. .,- Marqots de BodniM. — Marqui» de Cardara;a. — Marquli de Caitel dos Rioa. — Uurquis de CUIel Rodrigo. — Prince Plô. ^ Haïqulï de Csstratadnle, — Macqull de Clarafuenle. — MarqoiB da SaoU-Crui ; ai forlilue. t— Marquia de Lacont, — MAnpiii de LedB. .— Marquis de Martcera, — Marquis de Uondeju». — Marquis du Monlalèert). 7- Uarquls de Peitaire. — Marquis de lllcliehourg. — Hilrquia de RuITec. — Uirc|iils de TorrecUsa; canicière de ion «poDte. ~ Mirqaii de Villena, Bac d'Escaldna i laDilisancei ses aotioni, aoa éloge, aa-raMille. — Marquia Vlii^tinli. — Colliled'ApilIdrt ael.tiili. —Grandeur de U miusod d'Aiellaiia. — Grandeur de la mlliaao de Manritgua do.Lara.
— Canne d'Allamire ; sa famillK j son earaeUre. — Comte d'Aranda. — Comie de Lob ArcoB. — ComLed'Alar^a. — Comie de BaDoa. — Comte de Btiiirenle; gnndenr de la maison de Pimentel; lésai les. — Conlle du Cas-
440 TABLB DSS ÇBAPITBSa.
Aranda. r- Uzeda. •— Pe&ennda. — IIoDd«siar. — B^r. •— Hané. '— Soimone. -* Los Balbaxèfl. — AUamire. — Abraniéf et LifUtrez. — BeaignaDO. ^ Gaslel Rodrigo. — Torrecusa. — Colonne. — Camaraça. — Aguilar. — Aremberg. — Ligne. — Fuensalida. — Saint-Pierre. — l4lma. — Neyera. Santo-Buono. — Surmia. — Lifiarez. — Bafios. G. ~~ Paredes. — Lamonclava. — SaaEstevan del Paerlo. — Monialègre. — Los Arcoa. — Monlijo.
— Baftos D. — Gaslromonte. — Gastiglione. — OUarano. — Gaalel dos Bios. — Morleœarl, éteint. -* Esirées, éteint. — Liria. — Grarina. — Bedmar. — Teisé. — La Mirandole. — Alri. — Cbimay. -^ Monteiliano. — Priegu. — Noailles. — Popoli. — Masseran. — Richebourg. — Ghalaia. — Robeeque. — Maceda. — SoUarino. — San Eatevan de Gormaz. — Boaroonville. — Villars. ^Lede. — Saint-Michel. — Del Arco. — Ruffec — Arion.
— Oubli sur Maocera avec quelque éclaircissemenl. Page 4^06
GHAPtTRK YIIL "— Rang obsenré toujours dans l'ordre de la Toison d'or. — Qncl est l'état de capitaine général des armées d'Espagne. ~~ Hédiannates et J |
lansas des grands. ~- Appointements des maisons royales , des eapitainea *
généraux et des conseils. — Explication sur les serments. — Quelles de ces personnes n'en prêtent point; quelles en prêtent, et entre quelles mains. -^ Bnen-Retiro. — Grisa del Gampo. ** L'Escurial. — Aranjuez. — Le Pardo. — La Sarçnda. — Le Pardillo.. — Don Gaspard Giron; sa naiS" sanee , son caractère. -^ Du marquis de Villagarcias. — De Cucnrani. — De Villafiranca , introducteur des ambassadeurs. — Hyghens , premier médecin du roi d'Espagne ; son caractère. — Hygheos m'engage à conférer secrètement arec le duc d'Ormond; son caractère. -« Legendre, premier chirurgien; son caractère. — Ricoour, premier apothicaire; son caractère.
— Marquis del Surco et sa femme; leur fortune, leur caractère. -^ Valouse; sa fortune, son caractère. — Hersent; son état, 8»n caractère.
— Gardinal Borgia; son caractère. — Garde et livrée. — Armeodarii, lieutenant-colonel du régiment des gardes espagnole»; son caractère. -» TitoladoB. — L'Excellence. •— Gomtesse d'Altamii-e; son caractère. '— Garactère de quelques se&oras de honor. — - Don Domingo Goerra , eonlsssenrde la reine; son caractère. ~ MM. de Saint-Jean père et fils; leur 4 fortune et leur caractère. —> Capitaines des gardes du corps et colonels des régiments des gardes prêtent seuls serment entre les mains du roi d'Espagne. ~ Salazar ; sa fortune et sa réputation 4 87
CuAPiTaz IX. — Miraval , gouverneur du conseil de CastiUe ; son caractère, «r- Caractère du grand inquisiteur. — Conseils. — Deux marquis de Gampo- . llorido extrêmement différents â ne pas les confondre. — Archevêque de Tolède. — Constitution. — Inquisition. — Le nonce ni les évêques n'ont point l'ExceUence. — Premier et luiique exemple en faveur de l'arclievêque de Tolède, de mon temps. — Conseillers et conseil d'État, nuls. — Ce qu'ils étoient. — Don Michel et don Dominguo Guerra; leur fortune et leur caractère. — Fortune et caractère du marquis de Grimaldo et de sa femm«.
— Riperda. — Fortune et caractère du marquis de Castellar et de sa femme. — • Jalousie du P. Daubenton [à l'égard] du P. d'Aubrusselle ; caractère de ce dernier. — Jésuites tous puissants, mais tous ignorants en Espagne, et pourquoi. — Fortune et caractère du chevalier Bourck. — Caractère et fortune du nonce Aldobrandin en Espagne. — Caractère et fortune du colonel Slanbope, ambassadeur d'Angleterre en Espagne. — Bragadino^ ambassadeur de Venise en Espagne. — Ambassadeur de Hollande. — Ambassadeurs de Malte traités en sujets en Espagne. — Guzman , envoyé d« Portugal. — Caractère de Maulevrier. — - Duc d'Ormond; son caractère, sa situation en Espagne. — Marquis de Rivas, jadis Ubilla; sa triste situaUon en Éspague ; je le visite , 206
TABXS DES CHAPITâES. 441
Chapitre X. — SitaatioB de la cour d'Espagne. — Goût et conduite de la reine. — * Elle hait leB Espagnols , qui la Imïssent publiquemeni. — Cabale nationale à la coar d'Espagne. — Fortune de Gaylas. — Importance de la mécanique journalière. — Pian de la reine arrivant à Madrid. — Sa conduite. — Fortune d'Àlbéroni; son règne, sa chute. — Vie journalière du roi et de la reine d'Espagne. — Déjeuner. — Prière. — Travail avec GrimaI(j[o.
— Lever. — Toilette. — Heures des audiences particulières des seigneurs et des ministres étrangers. — De l'audience publique et sa description. •— De l'audience du conseil de Gastille. — Des audiences publiques des ambassadeurs et dfr la couverture des grands. -^ La messe et conression et communion. — Dîner. — Sortie et rentrée de la chasse. — Collation et travail de Grimaldo^ — Temps de la confession de la reine ; sa conlrainle.
— Souper et coucher. — Voyages. -~ La reine présente à toutes les audiences particulières des ministres étrangers et des sujets. — Raisons d« l'explication du détail des journées. Jalousie réciproque du roi et de la reine. — DirflcuUé extrême de la voir en particulier, et de tout commerce d'affaires avec elle seule. — Caractère de Philippe V. — Éducation et sentiments de la reine d'Espagne pour sa famille et pour son pays, -r- FOrlune de Scotti. — Cara^^tère, vie, vues, art, manèges, conduite, pouvoir, contrainte de la reine d'Espagne. — Extinction par la princesse des Urains des étiquettes ; des conseils où le roi se trouvoit; des fonctions des charges principales, qui a toujours duré depuis. — Oubli réparé d'une fonction du grand et du premier écuyer Page 224
CHAxniiE XI. — Chasse. '— L'Atoche. — Impudence monacale. — Le Mail.
— Vie ordinaire de Madrid. — Recaoi ce que c'est. — Usages dans les visites. — Vie des gens employés dans les affaires. — Politesse et dignité .4es Espagnols. — Mesures pour la grandesse et la Toison. — Lettres de M. le duc d'Orléans au roi d'Espagne, et du cardinal Dubois à Grimaldb pour ma grandesse, d'une telle foiblease, que Grimaldo ne voulut pas remettre au roi celle de M. le duc d'Orléans, ni lui parler de celle du cardinal Dubois < • 244
CoAprrRE XII. — 1722. — Échange des princesses (0 janvier). -* Usurpation des Rohan. — Ruses, artifices, manèges du prince de Rohan, tous inutiles auprès du marquis de Santa-Cruz , qui le force â céder sur ses chimères ^dans l'acte espagnol, dont j'ai la copie authentique et légalisée. — Présents *du roi aux Espagnols, pitoyables. — Grands d'Espagne , espagnols, n'en prennent point la qualité dans leurs titres , et pourquoi. — Avances singulières que le cardinal de Rohan me fait faire de Rome ; leur motif. '-- Sottise énorme du cardinal de Rohan partant de Rome. — Échange des princesses dans l'Ile des Faisans. — Présents et prostitution de rang de la reine douairière d'Espagne, â qui je procure im payement sur ce qui lui étoit dû. -^ Je vais faire la révérence à Leurs Majestés Catholiques. — Matière de cette audience. — Conte singulièrement plaisant par où elle ftnit. — Le roi, la reine et le' prince des Asturies vont, comme à la suite du ducdel Arco, voir la princesse à CogoUos. — Je vais saluer la princesse à Cogollos, puis â Lerma, à son arrivée. — Chapelle. — J'y précède tranquillement le nonce , sans faire semblant de rien. — Rare et plaisante ignorance du cardinal Rorgia , qui célèbre le mariage , dont la cérémonie exlérienre est différente en Eàpagne. — Célébration du mariage, l'uprèsdtner du 20 janvier. — Je suis fait grand d'Espagne de la. première classe, eonjointement avec uft de mes fils à mon choix, pour en jouir actuellement l'on et l'autre; et la Toison donnée à l'afné, sans choix — Je donne à l'instant la grandesse au cadet. — Remerctment. — Compliments de toute la cour. — Je me propose, sans en avoir aucun ordre et contre tout
k^i TABLE DÉS CHAPlîkES.
^xènipic eh Espaine. de rendre (oublie le coùciîèr âei Àoces An ^nii et 4c la princesse oes Asiûries ; et.k Veiécute, et je l'obliens. t^-^oiiU et disiiîiçiioji sans éxoinple âù roi d^Espa^^ pour moi ètpouir mou filf, atné âa haï , dont je in]cxcuse par mënngeinent pouf les seigacurs espagnols. — Mesures que ^c prcpds pour éviter que lé co\icuef public nô ciioque^Jes Êspa/^iio.U. --.^in et huilé délestablei^ent taits en Espagne, mais admirablement chez lés seigneurs, j— Jambons dé çocIk^is nourri^ t^e vipères, singulièfëmenî exccljçnls. -r- Evoques debout au bai, en rochet et carnail. ^ Cardinal Borgia n'y pafuti point. —? V^lationj ce qpe c'est, — .J'y. pjrécède encore le nonce, sans faire seinlilanl de rien.,— llaulevrier n'y parotl pojnt, pajli tiirii veinent dès iê matin de ^on quartier pour l^adfid,.qui,ea est fort blâmé. — Conduite réciproque, entre lui, et moi pendant les jpura du màrlagq. — Èiiangë conduite et prétentions de La taré. — Mà.çonduiite à cet égard ; Page 252
tHAPiTRE Xui.,— Mû Conduite éh France siir les ^fàcés r/e^çùés en Espagne. — Parrains de ïnes deux* tiis. —.Princesse des Asluries fort incommopéë. — Inquiétude dq roi et de la reine ^ qui lî^e commî^ndent de là voir tous les jours, contre tout usa;^e en Ëspai;ne. — Ils me confient lés-causés secrél^de leurs alarmés, siir lesquelles jç les rassure. — Couverture dé i^on second ^la.
— te cordon bleii, donné '^" '"" -^'"^ -"-- «- ** »* '- ^•~ ^'^-
liéaas qu'il pouvoil el qu'i de i'brdfc, et liiî proposé ginnde proiiiotton . dotit dti pour Grirtialdô. — L'tifdfe offert «lu cttrAidiii Albane et refusé par liii. — Office an ëardinal Guitltcrio^ â t[tll le f^u roi ravbit promis. — Cbavigriy en Espagne; tnàl reçil j Sdn ftttâctère. — CMngny à Madrid. — Sa mission, et de qiil. — Yistdtl dà duc dé Pârmé là jjlos inepte stir Cdstfd et Abticiglibne. — Fsasiété ptfatlte Se tîbà^tgti^ sur le dac de Partnc. — Cbiivigây chargé par le duc de Ptttriie de pi-bpOSer le t^itusâge aciàel de l'iiifaiit don Garlds â Pâi-ibe âiecsixibillë Itohftnes; dont le duc de Parme auroit le commandement , les subsides > et l'admiiitstratibil dii JeOne
firince. — ^ Cbavipnj s^ns ordre, ni aucune réponse du cardinal ^ubois apr é passage de clbii Carlos éq Italie ; saiis letirç de créance ni, inslrqclipn dii cardinal Duhqis pour la cour d'Espiignej, — bfdré de lui seuiemenî d'j^ servir ie diic dé Parme ^ mais ^ans y ehirér en trob dé âéiàils siir Castro et lionclgiiouc. ~ Tableau de la cpui* irilërieûré d'Espagne. .-^ Gbavigny ae ^ohlrc â Péçqiiet vouloir uii établissement aCtùçl à doh bài'tos en Italie. — Multiplicité i là j'ois des ministres de Franco à, lâ^drid pîibljqtiëment odieuse et suspecté â la cpiir d'Espagne. — Dangers et alisurditè du passage. actuel dé ddii C^rjos çn lîalià. saiis aucun ff dit à éii pquvoi^* ésp<^rer. .— ^HjDière ridicule dé l'induit. —Mop éml)arra8 du silence opiniâtre du cardinal piibpis siirie projet dît passage de dpri Carlos énlialie. -7- Meaufés que je prepds en t'rancc et en .Espagne poiir faire écïiQuer la prpposit^^ du passage de dori Cai'ibs en Italie , qui réussissent, -r Je lueiië Çliàyigii^ aii^marcjuip de (^i'iiùaldOy-ët le présénié âii roi et à la rqihe d'Espagne ,.aé8<)uel s, il est cxlrêniem^iit mal reçu. — Il ééboCie sur lés deux ailairés qu'il iiiè dit l'avoir aiiîoné k Aladrid. .....: ».....«.. ^ .. . 273
CnArn'RE XlY. — Le diic de Bournonville^ nommé à l'am^ssade de j^ra^ice, en csi çxclys., — Je tente eri vain d'obtenir la réslifulipnde l'bonnei:ir dps i>oniie8 grâces de Ledrs ]!i|ajestés Çai^iolique^ au duc de Berwick,, — fë tente en vain d'oineulr la graiiaeçsc pulir.io duc dp ^aint-ÀJgnan. «— Coi^dùile éirai^jge de la princesse des Asturies i^ l'égard de Leurs lyïajestés Caibpliqùes. — Bai de IMniérieur du palais. — L^ ^àiégiiney pçile incomparal)le, — Illuminations ; feux d'artifice admirables. -- Leurs Majeslés Catiioliquea en cérémo-
Table des ciupiTtiEs.
CiuriTU XV. — BueD-Reiiro. — Hortle «l prMiqne eaiomoda dei J«suilëi«nr le jeilne en Espagne. — Je tïui voir 1 i
polileBué de don Gaspai-d Giron. — Eipl
àet cardinaul. — Prisun de Frangoia I' ■
païUculièrei de ma carîoBiW. — Conlel '
Tolède. — DilTÉrence de noire pronont les aulreâ nalions. — Le carême Fart R eicclloiit poisson de mer. — Église m B^piillure da cardinal Porlocarrero. tlifcur. — Chapelle el moase inuSBrabii| uoinei sane aucune dialiiiclion, — Dra Tolùde pour chaque arelievïque ou clia
— Uaras de liufflea eLilc cbameaui. — LaLl de buffle eiqula.: 3 H
tuAFiTHE XTl. — RéceplioD de mon fila alnè i llidi^ccrife da défaut des hablu de la Tulao f lierai ierad'aecompagner [o roi lei jours i Mjuiùre dont le roi prend loujours ion colli
Nulle marque de l'orilre liinï <Gg|(randE o
bii lool à eeui du Saint-Esprit. — Rang da
priiite desAslurics cb( le premier intaniqi
tliovalierg, granils an non, ïuurerls ou i
décuuïerla. — hiirèrcnee Irès-marquéo da
valicrs. — Prétiminalrcs immédîali 1 la i
du grand capitaine devenue celle de l'État.
chovaiicri de la Teiian. — Siagullera respecta rendus à celte 6pi!e. —
Courte dlgrestion sur le grand eonliulnc. — Acculade. — Imposilloh du
tolller. — Réïérencea el emliraisadea. — Visites el répaà, — (:auae dii si
petit nombre de olieialiera de la Xaiaon espagnole. — Eipédlent qui rend
GiiBn lea ordres aneiene el lucralils d'Es|)nEUC compatibles aree ceux de la.
Toison, du Saint-Esprit, etc. — Fâcbeui dégoût donnt sur la Toison 1 Miu-
levrler, qui rrjaiinisans dessein sur La Fare. — Mon Dis aîné l'en retourne
i Padsi voit l'Escarial. — Sottise des moines ^ m
de ririfanl don Philippe. — L'infant don .
Ilrmollon et l'ordnt de Salnl-Iacques. • Jours , 1 Balzalm , de Leurs Uajëstéi Ca sur l'entrée dea eardinaui de Hnbiin et t
de régence. — ^n6j:c du cardinal Du pérllleui fahlBme de cabale. — Lettre sur l'afRiiredii conseil de régence. — Né
— Dubois , par une lettre i part , veut Leurs Uajestéa Cnlbnliques, en qnciqu
naage du tunlimo de cabale pour isoltr — . ..
Artldceade la lettre du cardinal Uuboisimoi. —Sa crainte de mon retour.
— Moyoïis qu'il lente do nie retenir en Espagne. — Autres jlareili arlinccs
éw, cirdinal Dubois , qui me Tait écrire ayec plus d*élendae et de forée par Belle-Ue. — Remarques sur la léltre de Belle-Ile â moi. — Je prends le parti de faire la prétendue cabale , de ne dire que le fait existant , et d'aller à Balxaïm. — Conversation avec Grimaldo • , . Page 836
Cbapithe XYIII. — Voyage à BalzaTm. — Fraîche réception tôt réchauffée.
— Audience i Balzaïm. — Je couche à Ségovie. — Ségovie. — Cordelier de M. de Ghalais. — Je dtne à Balzaïm et suis Leurs Majestés Catholiques à la Granja. — Gomment la Granja devenue Saint-Ildepbonse. — Saint-Ildephonse. — Superbe et riche chartreuse. — Manufactures de Ségovie fort tombées. — Je réponds aux lettres du cardinal Dubois et de Beile-lle. — Bruit ridicule que fait courir mon voyage de Balsaïm. — Hardiesse étrange de Leurs Majestés Catlioliques allant et venant de Balsaïm. — Autres lettres curieuses du cardinal Dubois i moi. — Vif sentiment du duc d'Arcos sur la préséance des cardinaux au conseil de régence. — Cardinaux, chanoines de Tolède, mêlés avec les autres chanoines en leur rang d'ancienneté entre eux 352
Chapitm XIX. — Mon audience de congé. — Singularité unique de celle de la princesse des Astories. — Maulevrier reçoit enfin le collier de l'ordre de la Toison d'or, mais avec un dégoût insigne. — Je pars de Madrid. — Alcala de Henarez. — Guadalajara. — Agreda. — Paropelune. — Roncevaux. — Bayonne. — Réponse curieuse du cardinal Dubois et de Belle-Ile.
— Trois courriers me sont dépêchés. — Je me détourne pour passer â Marmande , où le duc de Berwick étoi( venu m*attendre de Montauban , où il ccimmandoil en Guyenne. — Bordeaux. — Blaye.-^ Loches. — Chastres.—- Belle-Ile vient à Chastres me proposer, de la part du cardinal Dubois, le dépouillement du duc de Noailles et me presser d'y enlrer, auquel je m*op* pose. — Je vais au Palais-Royal. — Long entretien entre le régent, le cardinal Dubois et moi. — Friponnerie sur la restitution aux jésuites du confessionual du roi. — Je me démets de ma pairie à mon fils atné , et lui fais présent des pierreries du portrait du roi d'Espagne. — Je visite pendant la tenue du premier conseil de régence tous ceux qui en étoient sortis, et vais à Fresnes voir le chancelier exilé 363
GiApmia XX.— > Façon plos que singulière dont l'officier dépêché avec le contrat de mariage du roi fut enfin expédié de tout ce que J'avois demandé pour lui. — Mort de Mme de Broglio (Voysin). — Mort du comte de Boulainvilliers ; son caractère. •— Mort et caractère do cofiite de Chamilly. — Mort de Mme de Monchevreuil , abbesse de Saint-Antoine. — Celle abbaye donnée i Mme de Bourbon. — Moii de l'abbé et du marquis de Sainl- Uérem. — Mort du comte de Cheverny ; de l'abbé de Verteuil; de l'évêque de Carcassonne (Grignan) ; de Saint-Fremont ; sa fortune. — Mort du marquis de Montalègre à Madrid , et sa dépouille. — Mort de la princesse Ragotzi (Hesse-Rhinfels); de la duchesse de Zell (Desmiers-Olbreuse) : sa forlune. — Mort du comle d'Althan, grand écuyer el favori de l'empereur.— Mariage du prince palatin de Soultzhach avec rhéritière de Berg-op-Zoom ; du prince de Piémont avec la princesse palatine de Soullzbach ; du marquis de Caslries avec la fille du duc de Lévy ; de Puysieux avec la fille de Souvré ; du duc d'Épernon avec la seconde fille du duc de Luxembourg ; de Mlle d'Ëstrées, déclarée, avec d'Ampus. — P. de Linières, jésuite, confesseur de Madame, fait confesseur du roi, avec des pouvoirs du pape, au refus de ceux du cardinal de Noailles. — ArmenonVlUe garde des sceaux. — Morville secrétaire d'État. — Le chancelier, sur le point immédiat de son exil, marie sa fille au UMrquis de Chastclux. — Caractère de ce gendre. — Cruel bon mot de M. le duc d'Orléans. — Broglio l'alné et Noce exilés. »-
Mme do Soobise gouvcrnonte des enfants de France en Burrifanee de la ducfaesse de'Venladour. — Dodan contrôleur général des finances en la place de La Houssaye. — Pelletier de Soasy se relire à Saint- Victor. — Duc d^Ossone retourné â Madrid. — Translations d'archevêchés et d'évèchés. — Reims donné à l'abbé de Guéméné. — Ruses inutiles des Rohan pour lui procurer Tordre avant l'âge. — Mariage de ma fille avec le prince de Ghimay. — Mariage du comte de Laval avec la sœur de l'abbé de 3aint-Simon; Tun depuis évèque comte de Noyon , puis de Metz , en conservant le rang et les honneurs de son* premier siège ; Taulre depuis maréchal de France. — Mort de Gourlenvaox. — Sa. charge de capitaine des Cent-Sulsses donnée â son fils , à peine hors du berceau , et l'exercice à son trére. -^ La cour retourne pour toujours à Versailles. -> Je m'oppose à l'exil du duc de Noailles, enfin inutilement. — Bassesses du cardinal Dubois pour se gagner le maréchal de Villeroy, inutiles. — Fatuité singulière de ce maréchal. — Comte de la Mothe fait grand d'Espagne. — Mort de Plancy. — Le pape donne â l'empereur l'investiture des Deux-Siciles. — Mort du duc de Marlborough ; de Zondedari, grand maître de Malte. — Manoel lui succède. — Mort de la duchesse de Bouillon (Simiane); de Tépouse du prince Jacques Sobieski Page 874
CBAFrrRE XXI. — Extrême embarras du cardinal Dubois, qui tente encore de se ramener le maréchal de Villeroy, qu'il ne pouvoit perdre, et y emploie le cardinal de Bissy. — Le cardinal de Bissy persuade le maréchal de Villeroy, qui veut prévenir le cardinal Dubois, et va chez lui avec le cardinal , de Bissy , où , passant des complimenta aux injures , il fait la plus terrible scène qui se puisse imaginer au cardinal Dubois. — Le cardinal Dubois , hors de lui , arrive tout de suite dans le cabinet de M. le duc d'Orléaq? > m'y trouve seul , lui conte devant moi la scène qu'il venoit d'essuyer du maréchal de Villeroy , et déclare qu'il faut opter entre l'un ou l'autre. — M. le duc d'Orléans me presse de dire mon avis, — J^opine à l'exil du ma« réchal de Villeroy. — Conférence entre M. le duc d'Orléans, M. le Duc et moi, où il est convenu d'arrêter et d'exiler le maréchal de Villeroy. — M. le duc d'Orléans m'envoie chez le cardinal Dubois , au sortir de notre conférence , examiner et convenir de la mécanique pour arrêter le maréchal de Villeroy. — Compagnie que je trouve chez le cardinal Dubois. --Le doe de Cbarost, en mue, pour être déclaré gouverneur du roi 388
Cbapitrk XXn. — Piège tendu au maréchal de Villeroy, qui y donne en plein. — Le maréchal de Villeroy arrêté et conduit tout de suite à Villeroy. ^- Le roi fort afflgé. — Fuite inconnue de l'évêque de Fréjus , découvert i Bàvile, mandé et de retour aussitôt. — Fureurs du maréchal de Villeroy. •— Le roi un peu apaisé par le retour si prochain de l'évêque de Fréjus. — Mesures i prendre avec cet évêque , et prises en efifet. — Le duc de C3iarost déelaré gouverneur. —Désespoir du maréchal de Villeroy. —II dévoile la cause de la fuite de Fréjus , dont cet évêque se tire fort mal. — Sa joie et ses espérances fondées sur l'éloignement du maréchal. — Maréchal de Villeroy exilé i Lyon, mais avec ses fonctions de gouverneur de la ville et de la province. — Crayon léger de ce maréchal. — Le roi tout consolé du maréchid de Villeroy. — Art et ambition de la conduite de Fréjus. — Cofffirmation et première communion du roi. — Cardinal Dubois, sans plus d'obstacle , tout occupé de se faire brusquement déclarer premier ministre, emploie Belle-Ile pour m'en parler. — Conversation singulière entre M. le duc d'Orléans et moi sur faire un premier ministre, dont je ne suis point d'avis. — Ennui du régent le porte à faire un premier ministre ; à quoi je m'oppose. — Comparaison du feu prince de Conti, gendre du dernier M. le Prince. — Aven sincère de M. le duc d'Orléans. — Considérations futures.
440 TiBLE DES CIUPIT&ES.
— CardiD«l Dalioii bien canna de ion qialLre. — Poibleus incrojable du réBenl. — Bell«-lle reileïD embuacsde. — Rûpunec que Je lui bis. Pagu 3PS
on Blngtill^re el cnriensu enlrell. le due 1er minisiM, dam Je peraisio i n'êira pi»
iicrels el pea fidèki itii lecrei. — Eiem- Il paji dtpult Looli XI — Quel eat le prince qi le. — Le cnrdintl Dnbni Il nielalre accroire qa'i uailer le public. — Con< je voit le cardinal Dubc
:àc Prie.el mittrcise rie. — Liaison intime le PKnœuf. — Elle leu et deH. te Due. — Li icr entièrement H. le t t-«lr« Belle-lie. — Conr ■ndière, [réïorier del'i ■uerrei, d^out i 11. Le Blioe. '- Selle-Ile loujouri n»l atec H- le duc il'OrUana. — Uiriai;e tuluf de Mlle de Beiujoloit ktoc l'intant don Cariai, déclsri. — Uarlage du prince tlectarsl il« Bavjère avec uqb stcliiduckeiBB, Jciipbine. — Fort pour «muter Iç roi. — Horl de Ruffé. — Étrange licence en France. — Uort de Dacier. — Érudition protonde de i% femme, et u madeille. — Uorl, tamilie el cancltre de la duciietie de Lujne* (iligre). — Mort de Bejnold. — Mariage de Pejé aîee une Bile du iH-eniicr tcujer tas
TYPOGRAPHIE DE CH. LAHURE ET C«« Imprimeurs du Sénat et de la Cour de Cassation
nie de Yangirard, 9
PUBLICATIONS I^E CH. LAHCRË,
Imprimeur à Paris, rue de Yaugirard, 0.