‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegence (volume 2)Chapitre 51 sur 200 · DUC DB NAGERA · texte numérisé non relu

DUC DB NAGERA

cette gnmdesse par son mariage avec Anne de Guevara y Maarique, qui en étoit rhéritiëre et fille du défunt mre du dixième comte d'Onate.

Nbvbrs , Maneini. Son père , fils d'une sœur du cardinal Ifazarin , fut duc à brevet. Il ne put ou négligea d'obtenir Tenregistrement de ses lettres quoique la toute-puissante faveur de son OQcle se soit trouvée dans la suite presque la même pour lui par celle de Mme de Montespan , dont il avoit épousé la nièce ,* fille de Mme de Tbianges sa sœur , dont la faveur étoit grande aussi auprès du roi , et a duré autant que sa vie qui a dépassé de plusieurs années le renvoi de Mme de Montespan. M. de Nevers , qui personnellement n'a voit jamais rien mérité du roi , et son fils beaucoup moins encore , fort fftché de ne pouvoir espérer que son fils fût duc , cbercha partout une grandesse à lui faire épouser. Il trouva enfin M. A. Spinola , fille aînée et héritière de J. B. Spinola , qui pour de l'argent s'étoit fait faire prince de l'Empire , en 1677 , par l'empereur Léopold , et depuis , par la même voie , grand d'Espagne par Charles II , dans leurs pressants besoins de finances. Ce mariage ne se fit pourtant célébrer qu'en 1709, deux ans après la mort du duc de Nevers , et son fils qui jusqu'alors avoit porté le nom de comte de Donzy y prit celui de prince deVergagne, mais sans rang ni honneurs qu'à la mort de son beaupère en Flandre , où il étoit lieutenant général et gouverneur d'Ath. La duchesse Sforza, sœur de sa mère, et dans la plus grande et plus longue intimité de Mme la duchesse d'Orléans , profita de la régence de M. le duc d'Orléans , et le fit faire duc et pair sans avoir jamais vu ni cour ni guerre.

NoAiLLBS , idem. Il y a eu tant et tant d'occasions ici de parler et de s'étendre sur le duc de Noailles, qu'il -suffit de dire qu'avec la faveur de sa famille et celle de Mme de Maintenon , dont il avoit épousé l'unique nièce et héritière, fille de son frère, il ne lui fut pas difficile d'obtenir en Espagne tout ce qu'il voulut.

OssuNA , Aeuiia y Tellex Giron. La maison d'Acuna , fort nombreuse en branches tant espagnoles que portugaises, et la maison de Silva, prétendent sortir de la même origine aussi illustre qu'ancienne , et y sont autorisées par les meilleurs auteurs, qui les font masculinement descendre de Fruela, roi de Léon, des Asturies et de Galice, parle ricO'hombre Pelage Pelaez , duquel sont masculinement sortis Gomez Paez de Silva , dont toute la maison de Silva est descendue , et Ferdinand Paez qui le premier prit le nom d' Aeuiia, du lieu d'Acuna-Alta, qu'Alphonse I*' , roi de Portugal , lui avoit donné , et duquel toute sa postérité conserva le nom. La septième génération masculine de ce Ferdinand Paez , seigneur d'Acuna , fut Martin Vasquez de Acuna , qui fut comte de Valence, épousa 1* Thérèse, fille et héritière d'Alphonse Tellez-Giron , dont il eut un fils qui porta le nom de Tellez -Giron; [2*] il épousa rhéritiëre de la maison de Pacheco, et en eut deux fils. Jean, l'alné , porta le nom de Pacheco de sa mère , et Pierre , le cadet , prit le nom de Giron , de la mère de son père. L'atné de ces deux frères est le chef de la branche atnée de toute la maison d'Acuna-Pacheco, ducs d'Escalone. Le cadet, mort, 1466^ maître de Tordre de Gala-

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