‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegence (volume 2)Chapitre 59 sur 200 · Voy. SUT les majorasques t. II, p · texte numérisé non relu

Voy. SUT les majorasques t. II, p

UO MAKQUIS BE SANTA-qRUZ;

aTQit pris, toit beaucoi^» pins pQUsidécabk cpio ç« qu'il ayfiit to|««é prendre à pe roi.

Sou arrière-petit-fiU fut fiût, eu 1473, pomte de Sau-^ste¥au M Puerto , et fut père 4'autre Meudus Rodriguez de BeuaTide? , comte d9 Sau-Bstevw del Puerto , duquel de m&le eu mâle sout sortis lei co|utM de San-Eateveu del Puerto , graud» d-£spagne , qu'où yerra oi-après , q( les marquis de Sauta-Gruz, leurs cadets. Le ciuquièqie cpiute de 8au- Bstevau d^l Puerto, épousa, eu 1^8? Uûe Queva, ^ui lui apporta la terre depuis marquisat 4^ Solera , ce qui lui Qt ajouter le uoiu de l4| Gueva au sieu et ^ ses descendants , comtes de Sau-^stevau* Son aç-; rière- petit- fils, huitième pointe de San-Estevan et premier marquis 4» Solera j eut un frère cadet £[enri de Beuavidez , marquis de Bajona et comte de Ghincbon, capitaine général des galères d'fispagne, et conseil? 1er d'Etat qui épousa Mencia Pimentel, dont le frère unique mourut eàns enfants, et qui devint héritière des marquisats de Santa- Gruz, Ba? joua et Viso par sa mère , héritière de la maison de Bazan , ce qui ftt ajouter le nom de Bazan à celui de Benavidez à leu^: postérité , quelqui^ fois même le prendre seul 4 cause de la grandesse attachée au marquis de Santa-Gruz pour le grand-père paternel de l'héritière de Bazan « épouse d'un Pimentel qui n^avoit eu que cette fille héritière , qui épousa cet H. de Benavidez « lequel en fut grapd d'Espagne et grand-pèrp du marquis de Santa-Gruz que j'ai vu eu Espagne, auquel je reviendrai après cette courte parenthèse.

Le grand-père de l'héritière de Bazan qui épousa le Pimentel, dont la fille héritière porta la grandesse de sa mère à llenri de Benavidez , frère cadet du huitième comte de San-Estevan, ce grand-père, dis-je, étolt Alvar de Bazan, marquis de Santa-Gruz, ou SainterGroix , comme nos François l'appeloient, capitaine général de la mer, spus Philippe II. Ce lut lui qui se rendit maître de l'escadre qu'après la mort d^ cardinal rqi de Portugal, Catherine de Médicis fit équiper pour porter un gipand se* cours en Portugal à Antoine, prieur de Gràto, bâtard du duc de Bej^y second fils du roi Emmanuel de Portugal et d'une juive, qui voulût prouver le mariage de sa mère, ef après la mort du cardin4l-rqi » ^e fit proclamer roi 4 Santarem et Lisbonne, et eut un grand parti. Ses aventures ne sont pas de mon sujet. Catherine de Médicis, qui, pour relever sa naissance , se mit aussi sur les rangs sans nulle apparence de fondement de prétendre à la couronne de Portugal , avoit intérêt d'afficher cette prétention, e\ d'empêcher la ruine du prieur de Grato, pompfant avoir meilleur marché de ce bâtard que de Philippe II. Comme cette vanité de la reine la tQuchoit sensil)lement, et qu'elle étoit tpute-pUissaute eu France, ce fut à qui s^embarqùeroit sur cette escadre de toute la noblesse de la cour, etStrozzi môme, parent proche de la reine, et fort avant dans ses bonnes grâces. Le marquis de Sainte-Croix, ayant battu cette escadre, 26 juillet 1582, fit mettre pied â terre à tout ce qui la montoit, fit égorger de sang-froid dans Tune des Terceires Ph. Strozzi qui la commandoit , toute cette jeune noblesse et tous les officiers, et emmena les vaisseaux et les équipages en Espagne. Une si monstrueuse inhumanité fut détestée dans toute l'Europe, puais plie plut si fort à Phi-

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