‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegenceChapitre 140 sur 232 · ÉTRANGE PENSION AU PREMIER PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

ÉTRANGE PENSION AU PREMIER PRÉSIDENT

H»ge , qu'est-jl possible que les présidents y répondent qui se puisse isouf rir ? En Yoil4 assez sur cet^e étrange affaire qui gagna le mois de mars tlj^. Sa nature. a obligé à un récit de suite et non interrompu î reprenons maintenant les matières accoutumées , et revenons sur nos p^s ftu t" janvier 1715. Toutefois il ne faut pas que Tempressement de finir une si désagréable matière fasse omettre que W. du Maine avoit payé d'ftvancfi le premier président , presque immédiatement avant de Tentamer, Ce magistrat, qui étoit un panier percé qui jetoit à tout, et beaucoup en breloques , avoit toujours grand besoin d'argent , et se gouver- Bûit fort Pfir ce continuel désir. Il avoit quatre cent mille livres de breyet de retenue qu'il ayoit payées 4 son prédécesseur ; il n'eut pas honte d'en demander la jouissance par une nouvelle pension de vingt mille livres , ni le duc du Maine de la solliciter auprès du roi , qui n*étoit plus à portée de refuser quoi qu^ ce fAt à ce très-cber bâtard , et çber en tQU^3 ha sortes.

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